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16.01.2026 à 11:25

A Paris, la bataille des municipales vire au coup de billard à trois bandes

FRANCE24

Depuis l'entrée en campagne de l'eurodéputée d'extrême droite Sarah Knafo, les premières tendances dessinent un affrontement classique dans la course à l'Hôtel de Ville. D'un côté, une droite rassemblée derrière Rachida Dati, également ministre de la Culture d'un gouvernement macroniste. De l'autre, une candidature de gauche hors LFI, unie pour la première fois dès le premier tour, portée par le socialiste Emmanuel Grégoire. A droite, les intentions de vote oscillent entre 26% et 28%, contre 30% à 33% à gauche, selon les sondages Ifop et Elabe publiés samedi, qui n'ont toutefois pas de valeur prédictive. Mais derrière le tandem de tête, le ballet des prétendants s'anime, comme le montre la progression de deux points (16%) de Pierre-Yves Bournazel, candidat Horizons soutenu par Renaissance, désormais probable "faiseur de roi". "La vraie question est de savoir où va aller l'électorat macroniste au second tour. Est-ce qu'il va choisir Bournazel s'il se maintient ? Est-ce qu'il va choisir l'alternance avec Dati ou aller vers Grégoire ?", interroge Philippe Moreau-Chevrolet, professeur de communication politique à Sciences-Po Paris, qui parie sur une triangulaire. Paramètre non négligeable, la candidate insoumise Sophia Chikirou recule à 10-11 %, mais demeure en position de se hisser au second tour. A l'extrême droite, Sarah Knafo pourrait elle provoquer une quinquangulaire. Créditée de 8 à 9% dans le sillage d'Eric Zemmour, arrivé en troisième position dans la capitale à la présidentielle de 2022, elle mord sur l'électorat Dati même si elle se défend de vouloir "faire perdre la droite". "Si la droite parvient à s'unir face à une gauche divisée, elle l'emporte. Dans le cas contraire, la gauche gagne", estime le constitutionnaliste Benjamin Morel. "Cohabitation" Interrogé par l'AFP, le directeur général de l'Ifop Frédéric Dabi se dit lui "très frappé par l'incertitude" du scrutin. "En 2014, la victoire d'Hidalgo ne faisait aucun doute et on voyait très mal en 2020 comment les ravages de la division dans l'opposition pouvaient la faire perdre", rappelle-t-il. Si le sondeur se "méfie des additions", une élection "n'étant pas de l'arithmétique", la somme des voix à gauche reste "bien loin des scores précédents" et la dynamique Grégoire apparaît "encore faiblarde". Au second tour, un peu probable duel Dati-Grégoire se jouerait dans un mouchoir de poche, les candidats étant à quasi égalité. Mais une fusion des listes n'est pas gage de victoire, observe Anne-France Taiclet, maîtresse de conférences à Paris 1 Panthéon-Sorbonne. "Knafo et Chikirou sont des potentiels d'alliance pour Dati et Grégoire, mais d'alliance à double tranchant qui peut donner des effets de déplacement de l'électorat vers le centre", incarné par Bournazel, analyse-t-elle. Benjamin Morel croit lui en la possibilité d'une quadrangulaire, voire d'une quinquangulaire si l'appel au "vote utile" n'est pas suivi. L'équation est d'autant plus serrée qu'elle relève d'un jeu à somme nulle: Grégoire pâtit de l'"usure du pouvoir" quand Dati subit la concurrence de Bournazel et Knafo, dont la campagne "La ville heureuse" s'efforce de normaliser l'image de Reconquête, malgré la condamnation de son président Eric Zemmour pour contestation de crime contre l'humanité. Selon Philippe Moreau-Chevrolet, la logique voudrait pourtant qu'il y ait alternance. "Ca fait plus de 20 ans que la gauche est au pouvoir, l'électorat exprime clairement un besoin de changement et les Français ne sont pas trop regardants sur la situation judiciaire des candidats", observe-t-il, faisant référence au renvoi devant le tribunal de Rachida Dati pour corruption et trafic d'influence. Si cette dernière paye sans doute selon lui "le fait d'avoir beaucoup d'ennemis dans son camp", le nouveau mode de scrutin, qui uniformise le poids des voix entre arrondissements, pourrait remobiliser à droite tout en avantageant la médiatique Dati, dans la mesure où les Parisiens participent plus directement à l'élection de leur maire. Mais ce système pourrait tout autant déboucher sur une "cohabitation", selon Philippe Moreau-Chevrolet, les Parisiens glissant un bulletin à droite pour l'Hôtel de Ville tout en reconduisant leurs maires d'arrondissement de gauche.

16.01.2026 à 11:23

Au lycée, les téléphones dans des mallettes pour mieux se concentrer

FRANCE24

"Mes notes ont augmenté", poursuit la lycéenne aux cheveux retenus par un bandeau, qui prépare un bac professionnel Agora (Assistance à la gestion des organisations) au lycée de Montsoult (Val d'Oise). "Avant, je tournais autour des 8, 9, 10. Maintenant, je suis plus autour des 14" de moyenne. Dans ce lycée professionnel, qui accueille 600 élèves, souvent en difficulté voire en décrochage scolaire et socialement défavorisés, l'interdiction du téléphone en cours, inscrite dans le règlement intérieur, peinait à être respectée. L'équipe pédagogique a décidé l'an dernier de faire déposer le portable dans une boîte en classe, une expérimentation pérennisée cette année grâce à une aide de la région dans le cadre d'un dispositif "Zéro portable en cours". Il a permis de financer des mallettes pour chaque salle de classe. Les élèves peuvent récupérer leur téléphone après le cours et l'utiliser dans le reste de l'établissement. "J'ai géré beaucoup moins d'incidents de portables" et "ça a été accepté dans l'ensemble, à partir du moment où la règle a été collective", constate la proviseure, Françoise Rossi. "climat apaisé" 14H15, début du cours d'espagnol, 24 élèves de terminale entrent dans la classe et s'installent. Leur professeure passe entre les tables avec une mallette souple noire, qui comporte un emplacement numéroté par élève pour ranger son téléphone. Chacun y glisse le sien, le cours commence. L'enseignante Christine Antunes distribue des dictionnaires papier aux élèves, dont l'utilisation est peu familière à certains, "à force d'utiliser le téléphone portable notamment", glisse-t-elle. Pour elle, la collecte des portables a "apaisé le climat scolaire" car "beaucoup d'altercations étaient dues à l'utilisation des téléphones". "C'était des élèves qui essayaient de tricher"" ou "qui ont filmé parfois ce qui se passait en classe". "Il y avait toujours la petite main qui était dans le sac pour essayer de regarder un contenu, de taper un message...". Aujourd'hui, "on voit que les élèves sont beaucoup plus concentrés", observe-t-elle. Un constat partagé par Lina et ses camarades. "Il n'est plus dans ma poche, déjà. Je n'ai plus cette habitude de penser à mon téléphone", explique Wiâm, 18 ans, qui reconnaît passer "beaucoup d'heures" sur TikTok, Spnapchat, Instagram ou Youtube. 12 heures par jour Lina avoue aussi être "tout le temps sur son téléphone" sauf en cours, et passer "11 heures facile" voire 12 par jour sur son écran, surtout sur les réseaux sociaux. Maintenant, en cours, "elle est plus concentrée sur le tableau" que sur l'appareil. A côté d'elle, Nisa, 18 ans, adepte de TikTok et Snapchat, trouve "difficile de laisser" son téléphone, sur lequel elle est constamment "quand elle ne dort pas". Mais depuis elle a appris à "gérer", explique la jeune fille aux yeux maquillés de noir. Quant à une interdiction généralisée du téléphone au lycée, à laquelle le gouvernement travaille, "ce serait très compliqué", estime Wiâm. Lina, elle, pense que "les gens ne vont pas le respecter du tout". La proviseure est aussi dubitative. "Ça demande une autre gestion si on veut l'interdire sur l'ensemble de l'établissement", estime-t-elle. "Il faut gérer les flux d'entrée et de sortie des élèves", et "est-ce que, dans ce cas-là, il ne faut pas basculer sur des casiers nominatifs d'élèves?", se demande-t-elle. Mais "600 casiers d'élèves, je ne sais même pas comment je l'organise dans l'espace...". Christine Antunes craint, elle, que cela renforce l'absentéisme, déjà élevé dans ce lycée. L'important est de "continuer le travail d'éducation et de prévention", car "le problème, c'est que quand ils rentrent chez eux, ils reprennent leurs habitudes", souligne-t-elle.

16.01.2026 à 11:17

Droits de douane, voitures électriques...: Carney annonce des accords et un nouveau partenariat avec Pékin

FRANCE24

"Le Canada et la Chine ont conclu un accord commercial préliminaire, mais historique, visant à éliminer les obstacles au commerce et à réduire les droits de douane", a dit M. Carney lors d'un point presse en marge de sa visite, la première d'un chef de gouvernement canadien depuis huit ans. M. Carney a aussi annoncé que son pays autoriserait l'entrée au Canada de 49.000 véhicules électriques fabriqués en Chine, à des droits de douane préférentiels de 6,1%, soit un retour au niveau antérieur aux mesures de rétorsion mutuelles selon lui. Lors de leur rencontre plus tôt dans la journée, le président chinois Xi Jinping a aussi pris l'engagement de dispenser de visa les Canadiens venant en Chine, a déclaré M. Carney, sans préciser si cette disposition s'appliquait aux seuls touristes ou non. Ces annonces concrétisent ce que M. Carney et M. Xi, au début de leurs entretiens, ont présenté comme l'avènement d'un nouveau partenariat, après des années de fâcherie entre leurs pays soumis aujourd'hui aux pressions américaines. "Je suis extrêmement heureux que nous allions de l'avant avec notre nouveau partenariat stratégique", a dit Mark Carney. Son hôte au Palais du peuple a parlé de "nouveau chapitre" ouvert en octobre lors de leur rencontre en marge d'un sommet Asie-Pacifique en Corée du Sud. "Investissements considérables" Ces discussions, saluées à l'époque comme un "tournant" par M. Carney, ont ouvert la voie au réchauffement matérialisé cette semaine en Chine. M. Xi avait alors invité M. Carney en Chine. Depuis, les échanges entre les deux gouvernements pour "restaurer et relancer la coopération dans différents domaines (...) ont produit des résultats positifs", a déclaré vendredi M. Xi. "J'en suis heureux", a-t-il dit. M. Carney est arrivé mercredi en Chine avec pour objectif de tourner la page de relations dégradées et de stimuler les échanges commerciaux. Les rapports sino-canadiens se sont fortement détériorés en 2018 avec l'arrestation par les autorités canadiennes d'une responsable du géant chinois Huawei à la demande des Etats-Unis, suivie de l'emprisonnement de deux ressortissants canadiens en Chine, accusés d'espionnage par Pékin. Depuis l'été 2024, Ottawa et Pékin s'affrontent sur le front commercial: surtaxes canadiennes sur les véhicules électriques et l'acier chinois, et ripostes chinoises sur des produits agricoles canadiens, dont le canola, un oléagineux utilisé pour l'alimentation et les biocarburants, dont le Canada est l'un des principaux producteurs mondiaux. "Le Canada s'attend à ce que la Chine réduise les droits de douane sur les graines de canola canadiennes d'ici au 1er mars", a dit M. Carney vendredi aux journalistes. Quant aux véhicules électriques, malgré les inquiétudes du secteur automobile canadien, M. Carney a dit espérer dans les trois prochaines années des "investissements chinois considérables" créateurs d'emplois au Canada. Face à Trump Il a répété la nécessité de réduire la dépendance vis-à-vis du grand voisin américain, premier partenaire commercial loin devant la Chine. Chine et Canada ont en commun de subir les effets des politiques agressives du président Donald Trump depuis son retour à la Maison Blanche en janvier 2025. M. Carney a fait voeu de voir le Canada doubler ses exportations vers des pays autres que les Etats-Unis d'ici à 2035. Un nouveau partenariat entre les deux pays contribuera à "améliorer le système multilatéral, un système qui a été mis à rude épreuve ces dernières années", a dit M. Carney vendredi au début de ses discussions avec M. Xi. "Nous nous concentrons sur des domaines où nous pouvons réaliser des progrès historiques: l'agriculture, l'énergie et la finance. C'est là que nous pouvons obtenir les résultats les plus rapides", a-t-il dit. "Développer de manière saine et stable les relations sino-canadiennes sert les intérêts communs de nos deux pays et contribue à la paix, à la stabilité et à la prospérité mondiale", a souligné M. Xi.
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