16.01.2026 à 12:38
Léa Deseille

Une nouvelle dynamique sécuritaire pour 2026. La présidente de la Commission européenne a demandé aux Chypriotes, à la tête du Conseil de l'Union européenne pour six mois, d'élaborer une stratégie de défense. "Dans le contexte actuel de sécurité et de défense, nous avons décidé qu’il était temps, durant votre présidence, de mettre en place une […]
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Une nouvelle dynamique sécuritaire pour 2026. La présidente de la Commission européenne a demandé aux Chypriotes, à la tête du Conseil de l'Union européenne pour six mois, d'élaborer une stratégie de défense. "Dans le contexte actuel de sécurité et de défense, nous avons décidé qu’il était temps, durant votre présidence, de mettre en place une nouvelle stratégie européenne de sécurité", a-t-elle déclaré lors d’une allocution à Limassol le 15 janvier, où elle participait au lancement de la présidence chypriote du Conseil, rapporte Politico.
Elle a déclaré que l’objectif serait de "rassembler toutes les connaissances nécessaires pour appréhender les changements et les besoins géostratégiques", mais aussi d’évaluer les "changements géopolitiques afin d’apporter une réponse appropriée", note Euractiv.
D'après le média chypriote, O Phileléftheros, Ursula von der Leyen a salué "des progrès plus importants dans le domaine de la défense" en 2025 "qu'au cours des dernières décennies". Mais elle souhaite aller plus loin.
Toutefois, l'Allemande n'a donné aucune précision sur la forme que prendrait cette "nouvelle stratégie européenne de sécurité", "estimant qu'il était prématuré de le faire", avance Politico. "Au début des travaux, il n’est pas judicieux de limiter ou d’élargir explicitement les différents sujets", a-t-elle expliqué. "Mais l’objectif est… de rassembler toutes les connaissances nécessaires pour appréhender les changements, notamment géostratégiques et géopolitiques, de notre monde, et d’y apporter une réponse appropriée", a-t-elle ajouté.
Si de nouveaux investissements devraient prendre forme dans les six prochains mois, le voyage de la présidente de la Commission européenne à Chypre a également été l'occasion de poursuivre les plans déjà en place, comme le programme SAFE. Il "est l'un des principaux volets du programme "Préparation 2030" de l'UE, qui vise à injecter des centaines de milliards d'euros dans la défense avant la fin de la décennie", rappelle Euronews.
"Nous avons approuvé un premier lot de plans SAFE (Security Action for Europe) pour la Belgique, la Bulgarie, le Danemark, l’Espagne, la Croatie, Chypre, le Portugal et la Roumanie ; les autres suivront peu après", a détaillé Ursula von der Leyen dans une déclaration relayée par Le Soir. "Cette décision ouvre la voie à une première vague de prêts à long terme à taux avantageux, qui peuvent monter jusqu’à 8,34 milliards pour la Belgique". "Pour la Belgique, il s’agira de systèmes intégrés de défense aérienne et antimissile, de systèmes de combat terrestre, de munitions, de drones et de systèmes de contre-mesure aérienne", poursuit le quotidien belge, citant le ministre de la Défense Theo Francken.
Si la Commission européenne a validé ces plans, le processus n'est pas terminé. "Le Conseil de l’UE dispose de quatre semaines pour adopter les décisions de mise en œuvre et, une fois approuvées, les gouvernements de l’UE finaliseront les accords de prêt", détaille The Resident. "Les premiers paiements sont prévus pour mars", ajoute le quotidien portugais, précisant que Lisbonne devrait recevoir 5,8 milliards d'euros.
"Outre le programme SAFE, la Commission offre également aux États membres la possibilité de ne pas prendre en compte temporairement les dépenses de défense dans le calcul de leur solde budgétaire", écrit Le Soir. Cette mesure pourrait "mobiliser 650 milliards d’euros supplémentaires", estime le quotidien.
Selon Euractiv, ces annonces de renforcement des moyens militaires s'inscrivent dans un contexte tout particulier : les menaces répétées de rachat du Groenland par Donald Trump. "Les questions arctiques et la sécurité dans l’Arctique sont des sujets essentiels pour l’Union européenne et revêtent une importance capitale à nos yeux", a tenu à rappeler la présidente de la Commission européenne.
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15.01.2026 à 13:00
Manon Mazuir

"La France, la Suède, l'Allemagne et la Norvège ont annoncé mercredi [14 janvier] qu'elles allaient déployer du personnel militaire sur l'île pour une mission de reconnaissance", annonce Le Monde. Le quotidien précise que "cette 'exploration du Groenland' aura lieu de jeudi à samedi". "D'après une source au sein du ministère français des Armées, la mission […]
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"La France, la Suède, l'Allemagne et la Norvège ont annoncé mercredi [14 janvier] qu'elles allaient déployer du personnel militaire sur l'île pour une mission de reconnaissance", annonce Le Monde. Le quotidien précise que "cette 'exploration du Groenland' aura lieu de jeudi à samedi".
"D'après une source au sein du ministère français des Armées, la mission s'inscrit dans le cadre de l'exercice danois 'Arctic Endurance'" [Le Huffington Post]. Selon le média, qui cite le ministère allemand de la Défense, ces soldats sont déployés "en vue d'éventuelles contributions militaires destinées à soutenir le Danemark dans la garantie de la sécurité dans la région, par exemple dans le domaine des capacités de surveillance maritime".
Copenhague "a commencé à déployer des renforts militaires sur l’île inuite, mercredi soir" [Le Monde]. Côté français, "une quinzaine de soldats […] spécialistes de haute montagne" sont déjà présents à Nuuk, la capitale du Groenland, a affirmé ce jeudi Olivier Poivre d'Arvor, ambassadeur pour les pôles et les océans sur France info.
Selon les premiers éléments communiqués par le ministère des Armées au Monde, à ce stade, "il s'agit seulement d’un déploiement de troupes dans le cadre de ce qui est qualifié d''exercice interallié'. Les Français, comme tous les pays européens, […] ne souhaitent toutefois aucune escalade avec Washington".
"C'est la première action concrète depuis les menaces de Donald Trump", note L'Express. Cet exercice militaire fait suite à une réunion, mercredi 14 janvier à la Maison-Blanche, "entre représentants de haut rang américains, danois et groenlandais lors de laquelle des 'divergences fondamentales' ont été constatées", rappelle l'hebdomadaire.
"Il est clair" que le président américain"nourrit le souhait de s'emparer du Groenland", a prévenu le ministre danois des Affaires étrangères, Lars Løkke Rasmussen, à l'issue de la rencontre avec son homologue groenlandaise Vivian Motzfeldt, le secrétaire d'État américain Marco Rubio et le vice-président américain J.D. Vance [TFI info]. Donald Trump, qui n'a pas participé à la réunion, a de son côté déclaré qu'il avait "de très bonnes relations avec le Danemark" et qu'il "pense qu'une solution sera trouvée", relate Courrier international.
À l'issue de la réunion du 14 janvier, les gouvernements du Groenland, du Danemark et des États-Unis ont toutefois convenu de "mettre en place un 'groupe de travail' de haut niveau afin de trouver une 'voie commune à suivre'" [Euronews]. Selon Lars Løkke Rasmussen, les deux parties "étudieront s'il est possible de tenir compte des préoccupations du président, tout en respectant les lignes rouges du Royaume du Danemark".
"Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump évoque régulièrement la prise de contrôle du Groenland […] et a assuré qu'il s'en emparerait 'd'une manière ou d'une autre'", rappelle Courrier International. "Pour justifier sa prétention […], l'administration Trump a déclaré à plusieurs reprises que les Européens, et en particulier le Danemark, ne peuvent pas garantir la sécurité du territoire ni de l'Arctique contre les acteurs malveillants [que sont] la Russie et la Chine, suggérant que seuls les États-Unis peuvent le faire" [Euronews].
Le milliardaire lie notamment ce désir "au développement de son bouclier antimissile naissant, le Dôme d’Or [Golden Dome]", explique Politico. Quelques heures avant la rencontre américano-danoise, il avait effectivement "répété sur son réseau Truth Social que les États-Unis avaient 'besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale. Il est vital pour le Dôme d’Or que nous construisons'" [Le Huffington Post].
L'Express explique que "le Groenland offre […] trois avantages stratégiques majeurs : le contrôle des routes commerciales du Grand Nord, la sécurisation des chaînes d’approvisionnement en minerais critiques, et la projection militaire et la dissuasion face à la Russie et à la Chine".
"Ces envois de soldats apparaissent plutôt comme une façon de faire du signalement stratégique, en soutenant la souveraineté danoise sur le Groenland tout en montrant que les Européens sont capables de s’organiser rapidement pour contribuer à la sécurité de ce territoire", analyse Le Monde.
"Nous allons montrer aux États-Unis que l’Otan est présente [les troupes envoyées au Groenland proviennent toutes de pays membres], que le Danemark a terriblement augmenté ses capacités de surveillance du Groenland et que l’Union européenne apporte son concours pour assurer la sécurité nationale de l’ensemble de la région mais aussi des États-Unis", a déclaré Olivier Poivre d'Arvor au micro de France info.
La France, qui ouvrira par ailleurs "un consulat au Groenland le 6 février" pour "accroître sa présence diplomatique" [France info], organisait ce matin "un Conseil de défense consacré aux manifestations en Iran réprimées par les autorités et aux menaces américaines de prise de contrôle du Groenland" [Le Figaro].
La Russie a réagi à l'envoi d'une force militaire en exprimant "sa 'grave préoccupation' face à la présence accrue d'alliés de l'Otan au Groenland", relate le média danois Berlingske. "'Au lieu de mener un travail constructif dans le cadre d'institutions existantes, en particulier le Conseil de l'Arctique, l'Otan a choisi la voie d'une militarisation accélérée du Nord et renforce là-bas sa présence militaire sous le prétexte imaginaire d'une menace croissante de Moscou et de Pékin', a dénoncé dans un communiqué l'ambassade russe à Bruxelles" [BFM TV].
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14.01.2026 à 12:56
Agathe Grinon

"Nous choisissons le Danemark. […] Nous choisissons l'Union européenne et l'Otan", a affirmé le Premier ministre groenlandais, hier, "lors d'une conférence de presse à Copenhague, tenue avec la Première ministre danoise Mette Frederiksen", rapporte The Copenhagen Post. Cette rencontre entre les deux homologues s'est déroulée en amont d'un déplacement à Washington prévu ce mercredi 14 […]
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"Nous choisissons le Danemark. […] Nous choisissons l'Union européenne et l'Otan", a affirmé le Premier ministre groenlandais, hier, "lors d'une conférence de presse à Copenhague, tenue avec la Première ministre danoise Mette Frederiksen", rapporte The Copenhagen Post. Cette rencontre entre les deux homologues s'est déroulée en amont d'un déplacement à Washington prévu ce mercredi 14 janvier.
Comme le rappelle 20 minutes, les ministres des Affaires étrangères du Danemark et du Groenland s'entretiendront aujourd'hui à la Maison-Blanche avec le vice-président américain J.D. Vance "pour une réunion sous haute tension sur l’avenir de ce territoire autonome". Cette entrevue est à l'initiative du ministre des Affaires étrangères du Danemark, Lars Løkke Rasmussen, et de son homologue groenlandaise, Vivian Motzfeldt, "après que le président américain [a] intensifié ses menaces" [Euronews].
Donald Trump a récemment multiplié les déclarations sur "l'idée d'acheter ou d'annexer ce territoire autonome, et il a encore attisé les tensions cette semaine en déclarant que les États-Unis s'en empareraient 'd'une manière ou d'une autre'" [Le Monde]. Cette proposition avait déjà été évoquée "en 2019, durant son premier mandat", rappelle The Guardian.
"Les envies prédatrices du président américain - prises au sérieux après l'opération au Venezuela - suscitent une activité diplomatique intense, aussi bien en bilatéral avec Washington qu'au sein de l'Alliance atlantique", commentent Les Echos.
The Economist a indiqué la semaine dernière que "les responsables américains ont envisagé de proposer à l'île un accord dit 'Compact of Free Association' (COFA) […] qui permet aux forces armées américaines d'opérer librement dans les pays signataires, avec en prime un commerce exempt de droits de douane".
Dans ce contexte, Jens-Frederik Nielsen, le Premier ministre groenlandais, s'est prononcé en ces termes : "nous sommes maintenant confrontés à une crise géopolitique […]. Une chose doit être claire pour tout le monde : le Groenland ne veut pas être la propriété des États-Unis" [Le Monde].
De son côté, Mette Frederiksen, la Première ministre danoise, a averti que si "les États-Unis prenaient le contrôle de l'île par la force, ce serait la fin de l'alliance de défense transatlantique sur laquelle l'Europe compte pour la sécurité depuis des décennies", explique la BBC.
Les deux dirigeants tiennent à faire front uni face aux États-Unis, et notamment "lorsque leurs ministres des Affaires étrangères rencontreront [ce jour] le vice-président J.D. Vance et le secrétaire d'État Marco Rubio", indique The New York Times. Le journal américain rapporte par ailleurs les propos de la Première ministre Mette Frederiksen sur cette solidarité : "nous arrivons ensemble, nous restons ensemble, et nous partons ensemble". Cette unité est décrite par le média danois Politiken comme "leur arme la plus puissante pour la réunion décisive à Washington".
La presse européenne revient sur la raison de l'entêtement autour du Groenland. D'une part, "l'emplacement du Groenland est très stratégique, situé sur la route la plus courte pour les missiles entre la Russie et les États-Unis. C’est donc un élément crucial du bouclier antimissile américain", explique Le Monde. D'autre part, "le réchauffement climatique ouvre de nouvelles voies autour de la plus grande île non continentale du monde, qui intéressent Russes et Chinois" [Les Echos].
Le Groenland est donc un enjeu géopolitique majeur et le président Donald Trump a avancé l'argument selon lequel si "les États-Unis ne prennent pas le Groenland, alors la Chine ou la Russie le feront", note la BBC. Le média anglais souligne la lucidité des Européens sur le sujet, qui "ont soutenu d'une seule voix la souveraineté danoise sur le Groenland [et] se sont également efforcés de proposer des mesures militaires pour renforcer la présence de l'Otan autour de l'île et dans l'Arctique".
Toujours dans l'optique de renforcer la présence européenne dans la région, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a affirmé ce 14 janvier sur RTL que "le premier consulat français au Groenland ouvrira ses portes le 6 février prochain". Par ailleurs, quelques heures avant la rencontre, le Danemark a annoncé renforcer "'sa présence militaire au Groenland' et [mener] un 'dialogue continu' avec l'Otan pour renforcer la présence de l'Alliance en Arctique" [Le Figaro].
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