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15:36 France   Parole à Marine Le Pen au procès en appel des assistants parlementaires du FN

Une prestation capitale pour son destin politique : la cour d'appel de Paris a entamé mardi après-midi l'interrogatoire de Marine Le Pen au procès des assistants parlementaires du Front national, où elle joue sa candidature à la présidentielle de 2027.

Sous les grandioses boiseries de la première chambre du palais de justice, la leader d'extrême droite, veste bleu marine à manches mi-longues sur chemisier bleu ciel échancré, est montée à la barre quelques instants après la reprise de l'audience à 13H30. Son interrogatoire est prévu pour durer jusqu'à mercredi soir.

L'échange avec la présidente Michèle Agi a débuté sur le point très technique de la mutualisation des assistants parlementaires d'eurodéputés.

« Je note que sur toute cette période de dix ans, le Parlement européen ne nous a jamais ni conseillé ni reproché d'avoir eu des assistants qui manifestement travaillaient avec plusieurs députés et cette connaissance était portée, à mon avis, à l'information du Parlement européen », a déclaré la présidente des députés RN de 57 ans.

La justice reproche à Marine Le Pen, au Rassemblement national (alors appelé Front national) et à dix autres cadres le paiement entre 2004 et 2016 de salariés du parti, qui traversait alors des difficultés financières en raison de mauvais résultats électoraux, avec de l'argent du Parlement européen.

Sur les 25 condamnés en première instance, seule la moitié a fait appel.

Les faits constituent « une succession de cas en réalité très différents les uns des autres, qui durent, ce qui me concerne, sur douze ans, puisque j'ai été douze ans eurodéputée », a soutenu Mme Le Pen au début de son interrogatoire.

Le 31 mars 2025, le tribunal correctionnel de Paris l'a déclarée coupable et notamment condamnée à cinq ans d'inéligibilité avec exécution immédiate, l'empêchant en l'état de se présenter à la prochaine présidentielle. Un coup de tonnerre au moment où la candidate potentielle survolait les intentions de vote pour le premier tour.

En première instance, les juges ont établi le préjudice économique du Parlement de Strasbourg à 3,2 millions d'euros, une fois déduit 1,1 million d'euros de fonds indûment versés mais déjà remboursés par une partie des prévenus.

- Télescopage judiciaire -

Au moment où l'extrême droite a le vent en poupe, avec le nombre sans précédent de 120 députés RN à l'Assemblée nationale, Mme Le Pen, rattrapée par les pratiques des années de vaches maigres du parti, pourrait voir sa quatrième candidature à l'élection présidentielle empêchée par la justice et devoir céder la place à son poulain Jordan Bardella.

Mardi, la cour d'appel a commencé la journée par l'interrogatoire du député de l'Yonne Julien Odoul, mis en grande difficulté sur la réalité de son emploi d'assistant parlementaire d'une eurodéputée frontiste en 2014-2015.

Ayant rejoint le parti d'extrême droite en 2014, le prévenu disposait d'un contrat de travail comme assistant parlementaire de l'eurodéputée Mylène Troszczynski. Et ce, alors que l'organigramme du Front national publié à l'hiver 2015, qui éveillera l'attention du Parlement européen, le présentait comme « conseiller spécial » au cabinet de la présidente du parti, Marine Le Pen.

Malgré le contrat le mettant théoriquement au service de l'eurodéputée, sur les premiers mois, « je n'ai pas travaillé pour Mylène Troszczynski car elle ne me donnait pas de travail », a affirmé à la barre Julien Odoul, 40 ans.

Sur une période d'un an et demi, il n'aura que douze communications avec sa supérieure théorique. De leur trois appels, le plus long sera d'une durée de quatre minutes et dix-sept secondes. « Rétrospectivement, elle n'avait pas besoin de mes services », a-t-il dit regretter.

Se présentant comme désœuvré, débarquant dans un parti désorganisé, Julien Odoul a soutenu s'être alors mis informellement au service de Marine Le Pen car « Mylène Troszczynski m'avait dit de me rendre utile au sein du siège du Front national ».

Dans un télescopage du calendrier judiciaire, au moment même où Mme Le Pen était à la barre sur l'île de la Cité, la 17e chambre correctionnelle du tribunal de Paris, dans le nord-est de la capitale, l'a relaxée dans une autre affaire dans laquelle elle était mise en cause.

Une ancienne étudiante de l'Institut d'études politiques de Bordeaux la poursuivait pour injure publique pour l'avoir associée en mars 2019 dans un tweet à l' « islam radical » en commentaire d'une photographie où elle était voilée.

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15:27 Kremlin   Groenland: Moscou reste évasif sur les ambitions de Trump

Le Kremlin, accusé par Washington d'être une menace pour le Groenland, est resté pour l'heure évasif sur les ambitions de Donald Trump, qui réitère bruyamment depuis trois semaines sa volonté de s'emparer de ce territoire autonome danois.

Mardi, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a déclaré que le Groenland n'était pas « une partie naturelle » du Danemark mais une « conquête coloniale ». A l'inverse, quatre jours plus tôt, le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, avait lui affirmé que Moscou partait du principe que le Groenland était une « partie du Royaume du Danemark ». « La situation est inhabituelle et je dirais même extraordinaire du point du vue du droit international », avait ajouté M. Peskov, alors que le président Vladimir Poutine n'a lui pas réagi publiquement sur le sujet à ce stade.

Donald Trump a justifié sa volonté de prendre le contrôle du Groenland pour des raisons de « sécurité nationale » face la menace posée, selon lui, par les ambitions de la Russie et la Chine dans l'Arctique. « Le Danemark ne peut pas protéger ce territoire contre la Russie ou la Chine », a assuré M. Trump dans une lettre adressée au Premier ministre norvégien.

Lundi, Dmitri Peskov a déclaré « ne pas commenter » les « projets » de la Russie concernant le Groenland, tandis que Sergueï Lavrov a démenti toute ambition russe de « conquérir » ce territoire. « A Washington, ils savent parfaitement que la Russie et la Chine n'ont pas de tel projet », a souligné mardi M. Lavrov.

Jeudi, la diplomatie russe s'était pour sa part dite sérieusement inquiète de l'annonce de l'envoi de troupes supplémentaires de l'OTAN au Groenland, dénonçant une « militarisation accélérée du Nord » sous « le prétexte imaginaire d'une menace croissante de Moscou et de Pékin ».

« Désarroi complet »

Si le Kremlin, attentiste, ne semble pas avoir encore défini clairement sa position officielle à l'égard des velléités de Trump au Groenland, la division entre les Européens et les Etats-Unis, avec l'avenir de l'OTAN en arrière-plan, semble jouer en sa faveur. « La rupture de l'unité entre l'Europe et les États-Unis est bien sûr positive du point de vue des intérêts russes, car elle rend difficile la mise en œuvre d'une politique anti-russe unifiée », souligne auprès de l'AFP l'expert Vassili Kachine, de l'École supérieure d'économie (HSE) de Moscou.

Selon lui, le fait que Washington envisage « d'annexer » un territoire d'un membre de l'UE et de l'OTAN, le Danemark, et d'imposer des sanctions économiques contre plusieurs pays européens s'y opposant, alimente l'idée d'une reprise d'un dialogue entre les Européens et Moscou pour faire contre-poids. Néanmoins, il n'est selon lui pas certain que cette divergence aura « des conséquences positives immédiates pour la politique russe, par exemple en Ukraine », mais c'est un « mouvement dans la bonne direction » pour Moscou, qui souhaite l'affaiblissement, voire « l'effondrement » de l'OTAN selon M. Kachine.

Pour sa part, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré lundi que Trump « entrerait dans l'Histoire » s'il prenait le contrôle du Groenland, tout en refusant de dire si ce serait « bien ou mal ». Les médias pro-Kremlin se sont entre-temps délectés du différend. Le tabloïd Moskovski Komsomolets s'est réjoui dimanche de voir l'Europe plongée dans un « désarroi complet » face à cette crise.

En mars 2025, Vladimir Poutine avait déclaré que les « projets sérieux » de Trump concernant le Groenland avaient « des racines historiques anciennes ». S'il avait assuré que la question du Groenland ne concernait pas la Russie, il s'était dit « préoccupé par le fait que les pays de l'OTAN considèrent de plus en plus le Grand Nord comme un tremplin pour d'éventuels conflits ».

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15:05 Conflits   Trump propose un « Conseil de paix » concurrent de l'ONU, totalement à sa main

Donald Trump veut créer un « Conseil de paix » à sa main pour œuvrer à la résolution des conflits dans le monde en concurrence avec l'ONU, avec un ticket d'entrée d'un milliard de dollars pour un siège permanent, selon une « charte » dont l'AFP a obtenu une copie.

De quoi s'agit-il ?

La Maison Blanche avait annoncé qu'en vertu du plan pour mettre fin à la guerre dans le territoire palestinien de la bande de Gaza soutenu par Washington, un « Conseil de paix » présidé par Donald Trump serait formé.

Depuis le weekend dernier, divers pays ont dévoilé avoir reçu une invitation pour y participer, notamment la France, l'Allemagne, le Canada, la Russie et la Chine. Mais le projet de « charte » révèle une initiative et un mandat bien plus vastes que la seule question de Gaza, et semble en faire un véritable substitut des Nations unies.

La mission

« Le Conseil de paix est une organisation internationale qui vise à promouvoir la stabilité, à rétablir une gouvernance fiable et légitime, et à garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par des conflits », peut-on lire dans le préambule de ce texte envoyé aux États « invités » à y siéger.

Le texte de huit pages critique les « approches et institutions qui ont trop souvent échoué », dans une allusion claire à l'ONU, et appelle à avoir « le courage » de s'en « écarter ». Il souligne « la nécessité d'une organisation de paix internationale plus agile et efficace ».

Trump tout puissant

Donald Trump sera le « premier président du Conseil de paix », dont les pouvoirs prévus sont très étendus: il est seul habilité à « inviter » d'autres chefs d'Etat et de gouvernement à l'intégrer et peut révoquer leur participation sauf en cas de « veto par une majorité des deux tiers des États membres ».

Le conseil exécutif, dirigé par M. Trump, comportera sept membres parmi lesquels le secrétaire d'Etat Marco Rubio, l'émissaire spécial Steve Witkoff, le gendre de M. Trump Jared Kushner, et l'ex-Premier ministre britannique Tony Blair.

Ticket d'entrée

« Chaque Etat membre exerce un mandat d'une durée maximale de trois ans à compter de l'entrée en vigueur de la présente charte, renouvelable par le président.

Ce mandat de trois ans ne s'applique pas aux Etats membres qui versent plus d'un milliard de dollars comptant au « Conseil de paix » au cours de la première année suivant l'entrée en vigueur de la Charte, ajoute le texte, sans précisions.

Quels pays ont dit oui ?

Le roi du Maroc Mohamed VI rejoindra le conseil en tant que « membre fondateur », a indiqué la diplomatie marocaine.

En Hongrie, le Premier ministre, Viktor Orban, a accepté dès dimanche l'invitation « honorable » de son allié Donald Trump d'être « membre fondateur » du « Conseil de paix ».

En Arménie le Premier ministre, Nikol Pashinyan, a déclaré mardi sur Facebook avoir accepté l'invitation américaine.

Au Bélarus, le ministère des Affaires étrangères a dit sur la plateforme X que le pays était « prêt à participer au 'Conseil de la paix' » en « espérant que son mandat serait largement accru par rapport à ce qui est proposé par cette initiative ».

Quels pays ont dit non ?

La France « ne peut donner (une) suite favorable » à ce stade à l'invitation, a indiqué lundi l'entourage du président Emmanuel Macron. « Je vais mettre 200% de droits de douane sur ses vins et champagnes. Et il y adhérera », a rétorqué M. Trump.

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a dit mardi avoir reçu une invitation, mais « n'imagine pas » y participer au côté de la Russie.

Quels pays réservent leur réponse ?

Donald Trump a confirmé lundi soir avoir invité son homologue russe, Vladimir Poutine, à rejoindre le « Conseil ». Moscou a ainsi dit vouloir « clarifier toutes les nuances » de cette proposition avec Washington avant de se prononcer. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a aussi été invitée et réserve sa réponse, a déclaré lundi un porte-parole à Bruxelles.

Le gouvernement allemand a exprimé la nécessité de se « coordonner » avec ses partenaires. La Chine « a reçu l'invitation de la partie américaine », a indiqué un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, sans préciser si elle allait y répondre favorablement ou non.

Au Canada, la ministre des Affaires étrangères, Anita Anand, a déclaré à l'AFP: « Nous examinons la situation. Mais nous n'allons pas payer un milliard de dollars ». En Suisse, le ministère des Affaires étrangères a déclaré que ce pays allait « analyser attentivement la proposition et mènera des échanges avec les parties concernées afin d’arrêter sa position ».

En Australie, le Premier ministre, Anthony Albanese, a indiqué que son gouvernement « n'a(vait) pas eu le temps d'étudier » la demande de Donald Trump. Singapour a déclaré que le gouvernement « étudiait l'invitation ».

Quels pays invités ?

La Maison Blanche n'a pas publié la liste des pays invités. Mais de nombreuses capitales ont fait savoir que leur dirigeant avait reçu un carton d'invitation.

Parmi les autres pays qui ont confirmé avoir reçu une invitation figurent l'Italie, la Norvège, la Suède, la Finlande, l'Albanie, l'Argentine, le Brésil, le Paraguay, l'Égypte, la Jordanie, la Turquie, la Grèce, la Slovénie, la Pologne ou encore l'Inde et la Corée du Sud.

Quand ?

Selon la « charte » du « Conseil de paix », elle est censée « entrer en vigueur » quand seuls « trois Etats » l'auront signée.

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15:00 Diplomatie   G7, Groenland, Russie: Macron face au défi de ne pas rompre le fil avec Trump

Dans un message privé, Emmanuel Macron a proposé à Donald Trump un sommet du G7 à Paris avec la présence des Russes, toujours en quête d'un équilibre incertain pour contenir les poussées de fièvre de l'imprévisible diplomatie américaine, entre confrontation et accommodements.

« Mon ami », commence le président français dans un message qui n'aurait pas dû être publié mais a été révélé mardi par son homologue américain. « Nous sommes totalement alignés sur la Syrie », poursuit-il. « Nous pouvons faire de grandes choses en Iran. Je ne comprends pas ce que tu fais au Groenland. »

Emmanuel Macron propose alors d'« organiser une réunion du G7 à Paris jeudi après-midi », et se dit prêt, « en marge » de ce sommet, à « inviter les Ukrainiens, les Danois, les Syriens et les Russes ».

Une présence officielle de ces derniers à Paris serait inédite depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine il y a bientôt quatre ans - la Russie ayant été expulsée du G8, redevenu G7, à la suite de l'annexion de la Crimée par Moscou en 2014, même si Donald Trump a plusieurs fois exprimé le vœu de la réintégrer.

La réponse du président américain n'a pas été rendue publique, et rien ne dit à ce stade que ce sommet se fera. Le Kremlin a assuré n'avoir reçu aucune invitation.

Emmanuel Macron estime avoir appris à gérer sa relation avec Donald Trump lors du premier mandat à la Maison Blanche et depuis son retour il y a un an. Face à des tensions à nouveau au plus haut en raison de la volonté américaine de s'emparer du Groenland et des menaces de taxes douanières accrues contre les Etats européens qui s'y opposent, le président français tente de jouer sur les codes de la diplomatie disruptive de son homologue.

« Le président Trump aime faire des opérations. J'ai un peu le même tempérament, donc je comprends très bien », avait reconnu Emmanuel Macron en octobre au sujet de ses « coups » qui sèment souvent la sidération. Accusé d'être trop accommodant il y a deux semaines sur le Venezuela, il est monté en première ligne en dépêchant des militaires sur l'île arctique aux côtés de l'Allemagne notamment. Puis il a été le plus ferme des dirigeants de l'UE à s'élever contre les menaces douanières.

Président dont « personne ne veut »

Parallèlement, Paris a été le premier grand pays à dire clairement « non » à l'invitation américaine à un « Conseil de la paix » qui ressemble à un substitut de l'ONU, mais totalement à la main de Donald Trump. Ce dernier a réagi en moquant son homologue français, dont « personne ne veut car il va bientôt terminer son mandat », et en agitant le spectre de droits de douane de 200% sur les vins et champagnes.

Hasard du calendrier, cette séquence intervient le jour de la diffusion, prévue mardi sur la chaîne France 2, d'un documentaire dans lequel on voit Emmanuel Macron appeler le dirigeant américain en mai depuis Kiev pour lui dire que le président ukrainien a accepté sa proposition de cessez-le-feu. « Prix Nobel pour ça ! », « tu es le meilleur », répond l'intéressé.

Les deux hommes, qui avaient cassé les codes, chacun à sa manière, pour arriver aux affaires en 2017, avaient d'abord noué une relation particulière, entre séduction et rapports de force. Mais la vraie-fausse idylle a depuis connu des hauts mais aussi beaucoup de bas. A tel point qu'Emmanuel Macron est régulièrement accusé, en France et parfois en Europe, d'en faire trop pour plaire à Donald Trump.

L'ex-président François Hollande a estimé que son successeur avait tort de vouloir ménager l'Américain « pour essayer de l'influencer » et de « tout faire pour (le) garder sur le terrain européen ».

C'est bien la stratégie d'Emmanuel Macron: « garder Trump au plus près de nous » lorsque les intérêts européens sont en cause. « Gérer ses à-coups » et les poussées de tensions, quitte à avaler des couleuvres, quand monter au créneau serait peine perdue. « Il pense qu'il faut choisir ses batailles », résume Célia Belin, chercheuse au groupe de réflexion Conseil européen pour les relations internationales. « C'est un principe de réalité: quand la gesticulation ne sert à rien, ça nous rend à la limite plus faibles. »

Selon elle, « l'Europe a besoin que la France », pays doté de l'arme nucléaire et porteuse par tradition gaulliste d'une voix à part, « se mette plus en avant dans la confrontation avec Trump ».

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