15.01.2026 à 11:17

Venezuela, Groenland, Cuba, Panama, Canada, Gaza, Iran, Champs-Élysées, arc de triomphe…
À qui le tour ?
Le monde le regarde estomaqué à coup de clics, des milliards de clics.
Et nous, la France ? Horreur ! Il ne nous prend même plus au téléphone. Comme une danseuse entretenue que son bourgeois abandonne, la France frissonne. Elle le supplie de rester, je te ferai ce que tu voudras. Macron se couche. De la Hongrie à l'Italie, l'extrême droite européenne fait allégeance à MAGA. Plus malin, le RN cache sa joie en rêvant d'un ICE à la française. Sur les hauts plateaux télévisés, l'éditocratie s'interroge gravement : comment survivre dans un monde post-américain ?
Mais rien de bien nouveau. Trump ne fait qu'accomplir et poursuivre le destin divin de l'Amérique. Sa destinée manifeste. C'est Dieu en personne qui lui dicte le chemin. Comme vous mettez Waze pour suivre votre route, Donald met Dieu. Il l'a dit lors de son investiture le 20 janvier 2024 : « et nous poursuivrons notre destinée manifeste jusqu'aux étoiles, en lançant des astronautes américains pour planter la bannière étoilée sur la planète Mars. »
Continuer la lecture…12.01.2026 à 17:35

Si les migrations existent depuis l'aube de l'humanité, elle ne concernent pourtant qu'une petite partie des êtres humains : environ 3,5 % de la population mondiale à l'heure actuelle.
Néanmoins, ces dernières décennies, les conséquences de la révolution industrielle et de la dérégulation néolibérale ont fait légèrement augmenter le nombre de flux migratoires. On comptait environ 77 millions de personnes migrantes dans le monde en 1965, 140 millions en 1997 et 281 millions en 2020.
En 1998, le gouvernement de Lionel Jospin régularisait 80 000 sans-papiers en réponse aux lois Debré-Pasqua qui avaient précédemment durci les conditions d'entrée et de séjour en France. La même année, Manu Chao sortait son premier album depuis la fin de la Mano Negra. Il s'appelait Clandestino, et le premier titre s'appelait « Clandestino ». Un succès au-delà des frontières que vous raconte cette semaine Olivier Besancenot.
Continuer la lecture…11.01.2026 à 18:15

Les riches ont-ils mérité leur richesse ? La taxe « Zucman » est-elle confiscatoire ? Taxer les riches aura-t-il pour effet de les faire fuir à l'étranger ? Faut-il avoir peur de la dette ?
Voilà autant d'idées reçues en économie sur lesquelles nous avons tous plus ou moins une opinion, mais à propos desquelles on a souvent du mal à argumenter le soir du réveillon lorsqu'on se retrouve à dîner face à son beau-frère de droite.
Après ses agapes de fin d'année, Laurence De Cock s'est donc dit qu'il fallait un professeur d'économie un tout petit peu pédagogue pour nous expliquer tout cela clairement et nous donner des billes pour la prochaine réunion de famille.
Voilà ainsi révélées les vraies raisons de la présence de Thomas Porcher dans cette émission. Car s'il y a bien un professeur qui prend son métier à cœur, c'est lui. Professeur d'économie à la Paris School of Business, il est surtout connu pour ses nombreuses interventions médiatiques en tant qu'« économiste de gauche » et pour être la seule personne autorisée à contredire Dominique Seux chaque vendredi matin sur France Inter.
Il a aussi publié une bande dessinée avec Ludivine Stock et Raphaël Ruffier-Fossoul, L'économie pour les 99 %, pour essayer de combattre les idées reçues en économie. Et combattre les idées reçues en économie, c'est ce qu'il est venu faire au micro de Laurence De Cock dans ce nouvel épisode de « Si j'aurais su ».
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