13.01.2026 à 12:18
Dans un ouvrage intime, pédagogique et politique, l’autrice et illustratrice Cécile Cée raconte comment la banalité de l’inceste s’immisce dans la vie d’une famille (la sienne) à travers les parcours des différent·es membres.
Dans cette bande dessinée, la journaliste Marine Courtade voyage aux quatre coins de la France pour recueillir la parole de ses oncles et tantes, à propos de leur propre père, auteur d’inceste sur elle. Ce faisant, elle met au jour la mécanique du silence et de l’omerta autour de l’inceste à l’oeuvre dans sa famille.
Dans cet ouvrage de référence sur l’inceste, l’anthropologue s’intéresse aux incesteurs : qui sont-ils ? Que font-ils aux incesté·es ? Pourquoi ? Elle décrit comment le silence familial autorise ces crimes.
Dans ce livre, où elle accuse son beau-père, Olivier Duhamel, d’avoir agressé sexuellement son frère jumeau, Camille Kouchner décrit tous les ingrédients typiques de la famille incestueuse. On y trouve les baignades, nu·es dans la piscine ; l’absence de cadre autour de la sexualité ; un fonctionnement en vase clos ; l’injonction au silence ; le déni de la mère et le secret gardé pendant des décennies.
Blagues salaces, remarques et regards « menaçants », parentification sexualisée… Dans cet épisode, la journaliste féministe définit ce que désigne le terme « incestuel », « cette ambiance générale qui a le parfum de l’inceste, mais sans passage à l’acte pénalement répréhensible ».
Ce film montre avec intelligence les mécanismes du silence qui entoure l’inceste. On y retrouve tous les stigmates de ce que l’on appelle « l’incestuel » : l’absence de porte dans la salle de bain ou le déni familial au moment de la révélation.
Un site gratuit de ressources sur l’inceste, avec des articles, des livres, des podcasts, des liens, etc., www.crimscollectif.com
→ Prévention à destination des enfants, des parents, des enseignant·es et de toute la société