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19:24 Diplomatie   Groenland : les pays menacés par Trump font bloc, l'UE cherche la riposte

Les huit pays européens menacés de surtaxes douanières par Donald Trump, en raison de leur opposition à ses velléités de s'emparer du Groenland, ont assuré dimanche qu'ils resteraient unis, l'Union européenne examinant les différentes ripostes possibles.

Une réunion d'urgence des ambassadeurs des Vingt-Sept a débuté à Bruxelles en fin d'après-midi, selon plusieurs sources diplomatiques. Si elle ne devrait pas donner lieu à des annonces immédiates, elle doit permettre un échange de vues après les nouvelles menaces du locataire de la Maison Blanche qui ont suscité de très vives réactions, Bruxelles évoquant le risque d'une « spirale dangereuse ».

Le président français Emmanuel Macron a fait savoir dimanche matin qu'il comptait demander l'activation de l'instrument anti-coercition de l'UE en cas de nouveaux droits de douane américains. Cet outil, dont la mise en œuvre requiert la majorité qualifiée des pays de l'UE, permet, entre autres, le gel de l'accès aux marchés publics européens ou le blocage de certains investissements.

De son côté, la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni, en déplacement à Séoul, a affirmé avoir parlé à M. Trump pour lui notifier l' »erreur » que constituaient selon elle ces menaces de surtaxes.

L'ordre mondial « tel que nous le connaissons » et « l'avenir » de l'Otan sont en jeu face aux menaces de surtaxes douanières de Donald Trump, a estimé Lars Lokke Rasmussen ministre des affaires étrangères du Danemark, assurant ne pas douter d'un « soutien européen fort ».

« Unis et coordonnés »

« Les menaces douanières sapent les relations transatlantiques et risquent de conduire à un dangereux engrenage. Nous continuerons à rester unis et coordonnés dans notre réponse. Nous sommes déterminés à défendre notre souveraineté », ont déclaré le Danemark, la Finlande, la France, l'Allemagne, les Pays-Bas, la Norvège, la Suède et le Royaume-Uni.

La veille, M. Trump avait haussé le ton à la suite de l'envoi de militaires européens sur l'île, territoire autonome danois, dans le cadre de manœuvres danoises. Ces huit pays « se sont rendus au Groenland dans un but inconnu » et, en « se livrant à ce jeu très dangereux, ont pris un risque inacceptable », a-t-il dit.

Il a menacé de leur imposer de nouveaux droits de douane jusqu'à ce qu' »un accord soit conclu pour la vente complète et intégrale du Groenland ». Une surtaxe de 10% à partir du 1er février, qui pourrait monter à 25% au 1er juin.

Au-delà du recours à l''instrument anti-coercition, véritable « arme nucléaire économique » selon les termes de l'eurodéputée Valérie Hayer, une autre réponse possible pour les 27 serait de réactiver les mesures de représailles prévues sur une liste comprenant 93 milliards d'euros de marchandises américaines.

Cette riposte, un temps envisagée, avait été suspendue après la conclusion, à l'été 2025, d'un accord commercial entre Washington et Bruxelles.

L'accord, qui doit examiné par les eurodéputés dans les jours qui viennent, n'est désormais plus du tout du goût des eurodéputés. L'Allemand Manfred Weber, chef de la droite au Parlement européen, a clairement indiqué qu'un feu vert n'était, en l'état, pas envisageable.

« Le PPE (droite) est favorable à l'accord commercial UE-USA mais, étant données les menaces de Donald Trump concernant le Groenland, une approbation n'est pas possible à ce stade », a-t-il écrit sur X.

Échange entre Rutte et Trump

Cet accord, négocié âprement depuis des mois, prévoit le principe d'une surtaxe de 15% sur toutes les importations européennes aux États-Unis. Il évite le spectre des 30%, un temps brandi par Donald Trump.

Depuis son retour au pouvoir il y a un an, M. Trump parle régulièrement de prendre le contrôle de l'immense île située entre l'Amérique du nord et l'Europe, invoquant des raisons de sécurité nationale face aux avancées russes et chinoises en Arctique.

Cette « dispute » territoriale entre les États-Unis et le Danemark, deux pays membres de l'Otan, est inédite, et menace l'Alliance atlantique dans son existence, 77 ans après sa création en 1949. Très prudent sur ce dossier qui le place dans une position extrêmement inconfortable, son secrétaire général, Mark Rutte, a annoncé dimanche soir qu'il avait échangé avec Donald Trump

« J'ai discuté avec le président des États-Unis de la situation sécuritaire au Groenland et dans l'Arctique. Nous poursuivrons nos efforts sur ce sujet et je me réjouis de le rencontrer à Davos en fin de semaine », a-t-il simplement indiqué sur X M. Rutte, sans autre précisions sur le contenu de cet échange téléphonique très attendu.

Samedi, plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés, notamment à Copenhague et à Nuuk en scandant « le Groenland n'est pas à vendre ». Selon le dernier sondage publié en janvier 2025, 85% des Groenlandais sont opposés à leur rattachement aux États-Unis. Seuls 6% y sont favorables.

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19:21 Cessez-le-feu   Syrie : l'émissaire américain estime que l'accord et la trêve sont un « tournant décisif »

L'émissaire américain Tom Barrack a salué l'accord de trêve annoncé dimanche entre le président syrien Ahmed el-Chareh et le leader kurde Mazloum Abdi, après l'avancée des forces gouvernementales dans les zones kurdes du nord et de l'est du pays.

« Cet accord et ce cessez-le-feu représentent un tournant décisif, avec d'anciens adversaires privilégiant le partenariat plutôt que la division », a déclaré M. Barrack sur X. L'émissaire américain a rencontré M. al-Chareh à Damas dimanche et M. Abdi la veille à Erbil, en Irak.

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L'émissaire américain Tom Barrack a salué l'accord de trêve annoncé dimanche entre le président syrien Ahmed el-Chareh et le leader kurde Mazloum Abdi, après l'avancée des forces gouvernementales dans les zones kurdes du nord et de l'est du pays.

« Cet accord et ce cessez-le-feu représentent un tournant décisif, avec d'anciens adversaires privilégiant le partenariat plutôt que la division », a déclaré M. Barrack sur X. L'émissaire américain a rencontré M. al-Chareh à Damas dimanche et M. Abdi la veille à Erbil, en Irak.

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18:58 France   Ordonnance budgétaire ou 49.3 : Lecornu à l'heure du choix

Proche d'obtenir un accord de non-censure avec les socialistes sur le budget, Sébastien Lecornu doit désormais choisir l'outil constitutionnel à activer pour le mettre en place, entre l'article 49.3, qu'il avait promis d'éviter, et l'ordonnance budgétaire, procédure inédite et risquée.

« Le Premier ministre n'a pas fait le choix entre le 49.3 et les ordonnances. Il choisira en fonction des discussions de ce week-end, et particulièrement celles avec le Sénat, notamment sur les collectivités territoriales », a fait savoir dimanche son entourage.

Une source de l'exécutif envisageait la tenue d'un Conseil des ministres lundi après-midi. Cette réunion pourrait permettre au gouvernement de délibérer d'un éventuel recours au 49.3, avant la reprise théorique des débats budgétaires à l'Assemblée mardi. Après trois mois de discussions au Parlement et des débats interrompus jeudi soir à l'Assemblée nationale faute d'accord, le chef du gouvernement s'apprête en tout cas à reprendre la main.

La Constitution lui offre deux options. La première est devenue habituelle pour permettre l'adoption des précédents budgets: il s'agit de l'article 49.3, qui permet au gouvernement de faire adopter un texte sans vote en engageant sa responsabilité. La seconde est inédite : c'est l'ordonnance budgétaire (article 47), qui permet la mise en place du projet budgétaire initial sans passer devant le Parlement.

« L'image négative » du 49.3

Dans les deux cas, le Premier ministre devrait s'exposer à une motion de censure. Via le 49.3, une censure emporterait aussi le budget. L'ordonnance, elle, permet de doter la France d'un budget même si le gouvernement tombe.

Interrogée dimanche sur le sujet sur RTL, M6 et Public Sénat, la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet (Renaissance) a refusé de donner sa préférence entre ces deux armes, qui sont « à la main du gouvernement ». « Quand on fait de la politique, il faut tenir les engagements qu'on prend », a-t-elle toutefois glissé, avouant qu'elle « partage(ait) » le constat d'échec de la méthode du Premier ministre, qui avait promis de ne pas utiliser l'article 49.3.

« L'ordonnance est méconnue puisque jamais utilisée. Le 49.3 a une image négative », a énuméré dans La Voix du Nord le ministre des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous. « Ce n'est pas tranché, et que ce soit l'un ou l'autre, de toute façon, ils se baseront sur le même texte de compromis », a-t-il ajouté.

Cette analyse diffère de l'interprétation la plus répandue, selon laquelle seul le texte initial pourrait être transcrit dans une ordonnance budgétaire. Cela rend cette option potentiellement très risquée pour le Premier ministre car elle viendrait balayer l'ensemble des négociations des derniers mois.

Encore du flou

En parallèle, Sébastien Lecornu devrait rapidement détailler le contenu des mesures du budget final aux parlementaires, selon la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin. Car s'il a déjà fait quelques annonces vendredi - hausse de la prime d'activité, repas à un euro pour les étudiants, pas d'augmentation de la fiscalité des ménages... -, le flou persiste encore sur de nombreux points chauds.

Il va notamment devoir en dire plus sur la manière dont il entend financer les concessions faites aux socialistes tout en restant sous un déficit public à maximum 5% du PIB, un objectif difficile à atteindre. Cela passera notamment par le maintien d'une surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, dont le rendement n'est pas encore fixé.

Le Premier secrétaire du PS Olivier Faure a annoncé qu'il proposerait à ses députés « de ne pas censurer » le gouvernement si le Premier ministre évacuait le « flou », et à condition que « le financement de toutes ces victoires obtenues ne se fasse pas sur le dos des Français ».

« Elles se feront sur le dos des Français », a au contraire fustigé dimanche sur BFMTV Manuel Bompard, coordinateur de LFI, regrettant qu'il n'y ait « rien sur le patrimoine des ultrariches » et promettant le dépôt d'une motion de censure quelle que soit l'option retenue.

François Hollande a clairement plaidé pour le 49.3 : « S’il ne faisait pas le compromis, s’il allait vers l’ordonnance, il prendrait un risque », a estimé sur Radio J l'ancien président socialiste, redevenu député. A droite, Xavier Bertrand (LR) a qualifié, sur France 3, « ce budget de « raté », mais, après des mois de tractations et d'enlisement, « il est temps de passer à autre chose et qu'il soit adopté ».

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18:56 France   Rassemblements à Paris et Berlin pour dénoncer la répression des manifestations en Iran

De nouveaux rassemblements ont eu lieu dimanche en France et en Allemagne pour dénoncer la répression du mouvement de contestation en Iran, ont constaté des journalistes de l'AFP.

A Paris, quelques milliers de personnes ont défiler dans l'ouest de la capitale française en brandissant des drapeaux de la monarchie iranienne, renversée par la révolution islamique de 1979, mais aussi des drapeaux israéliens et américains.

Sur des pancartes, on pouvait lire « Gardiens de la révolution = terroristes », « Non à l'islamisme en Iran » ou encore l'acronyme MIGA (« Make Iran Great Again ») lancé par Donald Trump.

Beaucoup arboraient des portraits de Reza Pahlavi, le fils du chah qui, de son exil aux Etat-Unis, se pose en figure de la contestation. La foule a également scandé « Pahlavi va revenir ! ».

Plusieurs responsables politiques, tels que Valérie Pécresse (LR, droite), Bruno Retailleau (LR) ou encore l'ancien Premier ministre socialiste Manuel Valls, étaient présents.

« Le feu couve sous la cendre »

Au même moment, dans le centre de Paris, une trentaine de militants vêtus de noir, un tissu rouge accroché sur le cœur, se sont étendus, inertes, de longues minutes sur un grand drap rouge au pied de la fontaine des Innocents pour dénoncer le « massacre » en Iran.

« Le but est de parler des victimes iraniennes de cette répression, de leur rendre hommage et de garder l'opinion publique internationale alerte pour que les yeux ne se détournent pas de ce qu'il s’y passe », a expliqué à l’AFP la réalisatrice iranienne Sepideh Farsi, membre du collectif Neda d'Iran à l'origine de ce rassemblement.

Si la brutalité de la répression a entraîné un « repli » des manifestations, « le feu couve sous la cendre », et « clairement les gens vont ressortir quand ça se calmera », a-t-elle estimé.

Dans le nord de la France, à Lille, une centaine de manifestants se sont rassemblés sur le parvis de la gare pour « être la voix » des protestataires iraniens et « demander des actes » de soutien aux pays occidentaux.

Des photos du guide suprême Ali Khamenei et d'autres dirigeants iraniens ont été « symboliquement brûlées ».

A Berlin, 2.000 personnes ont manifesté en solidarité avec les protestataires iraniens, à l'appel d'une alliance d'organisations de la société civile et du parti d'extrême gauche Die Linke.

En Iran, « les morts sont trop nombreux pour être comptés », a déploré Maryam Palizban, la porte-parole de l'alliance, avant le rassemblement.

« La République islamique éteint les lumières pour perpétrer des violences. Nous devons faire plus de bruit que leurs ténèbres pour que la voix du peuple iranien ne s'éteigne pas », a-t-elle ajouté.

« Une intervention militaire extérieure est sans doute souhaitée mais je ne vois pas comment une telle chose pourrait se produire sans aggraver encore la situation dans notre pays », a de son côté dit à l'AFP Farbod Firoozi, un homme de 30 ans d'origine iranienne vivant dans la capitale allemande.

L'Iran a été secoué durant près de trois semaines par une vague de manifestations déclenchée à Téhéran par des commerçants en colère contre le coût de la vie avant de prendre une ampleur majeure, défiant ouvertement le pouvoir.

La répression a fait des milliers de morts, selon des groupes de défense des droits humains.

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