Comme tous les nationalistes européens, Marine Le Pen est embarrassée par l’offensive impérialiste de Donald Trump. Depuis un an, le RN se laisse pourtant amadouer par la campagne idéologique menée en Europe par les supporteurs du président américain, dont la France est une cible prioritaire.
Selon l’armée américaine, Bilal Hasan Al-Jasim était directement lié à l’homme qui a mené une attaque ayant tué trois Américains, dont deux militaires, en décembre en Syrie.
De nombreuses personnes ont défilé dans les capitales du Groenland et du Danemark, unies par un même rejet des visées expansionnistes de Donald Trump sur l’île inuite.
Le président américain a promis, samedi, d’appliquer une vague de droits de douane de plus en plus élevés contre plusieurs de ses alliés européens, dont la France, jusqu’à ce que les Etats-Unis soient autorisés à racheter le territoire autonome danois. Un coup de canif de plus dans l’Alliance transatlantique.
Le président américain a justifié, samedi, ses menaces, estimant que les pays européens qui y ont envoyé du personnel militaire « se livrent à un jeu très dangereux » et « ont pris un risque qui n’est ni tenable ni viable ». Il n’a pas précisé sur quelle base juridique il entendait appliquer ces nouveaux droits de douane.
Vendredi, le chef de l’Etat américain a remercié le gouvernement iranien d’avoir annulé « toutes les pendaisons prévues » de manifestants, après avoir menacé Téhéran de « sérieuses conséquences » si la répression des manifestations venait à continuer.
Réagissant aux arguments de Donald Trump justifiant l’intervention américaine au Venezuela, Thomas Clay, professeur de droit, rappelle dans une tribune au « Monde » l’existence d’un mode de résolution pacifique des litiges commerciaux, destinés justement à éviter les conflits armés pour des raisons économiques.
Premier producteur mondial de pétrole brut, les Etats-Unis continuent pourtant d’en importer. Un paradoxe qui s’explique par un point-clé : pour l’économie américaine, l’enjeu n’est pas uniquement le volume disponible mais aussi la qualité du pétrole.
L’intervention des Etats-Unis au Venezuela montre l’influence de cette justice commerciale internationale, souligne la docteure en droit dans un entretien au « Monde ». Caracas avait en effet été condamnée à verser 8 milliards de dollars après la nationalisation des activités des compagnies pétrolières américaines.