13.01.2026 à 13:09
Lou Caubet

Marine Le Pen "se bat pour sauver son rêve présidentiel", titre Politico. "La cheffe du parti d'extrême droite française […] fera face mardi à un nouveau procès en appel sur le détournement de fonds du Parlement européen dans une affaire qui déterminera si elle peut ou non se présenter à l'élection présidentielle de 2027", résume […]
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Marine Le Pen "se bat pour sauver son rêve présidentiel", titre Politico. "La cheffe du parti d'extrême droite française […] fera face mardi à un nouveau procès en appel sur le détournement de fonds du Parlement européen dans une affaire qui déterminera si elle peut ou non se présenter à l'élection présidentielle de 2027", résume The Irish Times. Jusqu'au 12 février, l'affaire sera discutée devant la Cour d'appel de Paris. Mais "une décision n'est pas attendue avant l'été, bien avant le vote présidentiel de l'année prochaine", précise la BBC.
"Personne n'a oublié ce coup de tonnerre l'an dernier", rappelle Radio France. "En première instance, le 31 mars 2025, [Marine Le Pen] avait été condamnée à quatre ans de prison dont deux ferme, à 100 000 euros d'amende et à cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire", détaille Mediapart. La juge Bénédicte Perthuis, qui a depuis subi des menaces de mort, avait alors souligné que l'intention du tribunal était de “garantir que les élus, comme tout autre citoyen devant la justice, ne bénéficient pas d'un traitement de faveur”, cite El Mundo.
"La formation d'extrême droite a versé au personnel du parti entre 2004 et 2016 des fonds du Parlement européen, période au cours de laquelle il a détourné plus de 4,4 millions d'euros", relaie le Huffington Post, se faisant l'écho de l'agence espagnole EFE. Marine “Le Pen, ainsi que plus de 20 autres personnalités du parti, ont embauché des assistants qui ont travaillé sur ses affaires du parti RN plutôt que pour le Parlement européen qui les a payées", résume la BBC.
Pour le procès en appel, le RN compte opérer un changement de stratégie. Politico évoque une ligne de défense construite sur "des objections juridiques techniques et en arguant que l'interdiction est disproportionnée, plutôt que de sortir l'artillerie lourde et d'insister sur le fait qu'elle est victime d'une attaque politique".
Mais “si le verdict en appel est confirmé et que Marine Le Pen reste exclue de l'élection présidentielle, le chef du parti Jordan Bardella sera alors considéré comme le candidat logique du RN”, résume la Taggeschau. "Le plan B supposé du parti commence à avoir l'air d'un plan A", écrit sobrement Politico. "Cette passation serait inédite pour ce parti qui a toujours été dominé par la famille Le Pen", souligne le quotidien conservateur britannique The Times.
Or la presse européenne est univoque : "la force du jugement de première instance […] ne semble pas avoir diminué le pouvoir électoral des ultras", explique le Huffington Post. "Marine Le Pen n'a pas vu sa popularité s'éroder mais, surtout, l'option de rechange, son dauphin Jordan Bardella, 30 ans, a renforcé sa condition présidentielle au point de dépasser son mentor dans les attentes électorales", complète le média. Les sondages de Verian pour Le Monde et L'Hémicycle publiés au cours du week-end ont révélé que "49 % des Français estiment que l'eurodéputé de 30 ans a 'davantage de chances de remporter l'élection présidentielle', contre 18 % pour Marine Le Pen", rapporte le journal suisse 24 Heures.
La première sentence à l'égard de Marine Le Pen "[avait] suscité la colère de personnalités politiques de la droite populiste internationale. Donald Trump l'a qualifiée de 'chasse aux sorcières' par les 'gauchistes européens'", rappelle The Irish Times.
Or l'hebdomadaire allemand Der Spiegel a révélé “il y a quelques jours que l'administration américaine de Donald Trump aurait menacé de sanctions” les magistrats du tribunal correctionnel de Paris ayant condamné Marine Le Pen en mars dernier [Huffington Post].
Si l'ambassade des États-Unis en France a démenti ces informations, Le Soir précise que "le président du tribunal judiciaire de Paris les juge crédibles". Tandis que "la porte-parole du gouvernement [français], Maud Bregeon, a indiqué que l'exécutif français restait vigilant mais qu'à ce stade, les soupçons d'ingérence n'étaient pas avérés".
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12.01.2026 à 11:29
Florian Chaaban

"Les manifestations en Iran se poursuivent malgré une répression policière brutale, qui s'est intensifiée ces derniers jours et a fait plusieurs centaines de morts, selon diverses ONG", titre El País. À l'origine de ce mouvement "initialement déclenché à Téhéran le 28 décembre" [La Libre], "des commerçants dénonçant la cherté de la vie et la dépréciation de la monnaie". […]
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"Les manifestations en Iran se poursuivent malgré une répression policière brutale, qui s'est intensifiée ces derniers jours et a fait plusieurs centaines de morts, selon diverses ONG", titre El País. À l'origine de ce mouvement "initialement déclenché à Téhéran le 28 décembre" [La Libre], "des commerçants dénonçant la cherté de la vie et la dépréciation de la monnaie".
Une situation suivie de près par l'Union européenne et la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen. "L'Europe se tient aux côtés du peuple iranien dans son combat légitime pour la liberté", a déclaré l'Allemande sur X dimanche après-midi. Selon l'ONG Iran Human Rights, la répression du mouvement a causé "la mort d'au moins 192 manifestants", relaie Le Monde. Et l'organisation "avertit que le nombre réel de victimes pourrait être beaucoup plus élevé".
Lors de sa "première prise de parole après trois nuits de manifestations intenses contre les autorités [dimanche]" [France info], le président iranien Massoud Pezeshkian a accusé les "'ennemis de l'Iran' de vouloir 'semer le chaos et le désordre' dans le pays en ordonnant des 'émeutes'". Ciblés, les États-Unis affichent leur soutien aux manifestants. "Le président Donald Trump a déclaré que les États-Unis 'sont prêts à aider' car l'Iran 'aspire à la liberté", note la BBC.
"Plus de deux mille personnes ont défilé à Paris à l'appel des partisans du fils de l'ancien chah d'Iran, pour soutenir le mouvement de contestation en cours", écrit France 24, mentionnant également la réunion de "milliers de personnes à Londres". La chaîne de télévision paneuropéenne Euronews témoigne quant à elle d'une "autre manifestation […] dans la capitale allemande, Berlin".
"Les manifestants, dont beaucoup sont des Iraniens vivant à l'étranger ou des personnes d'origine iranienne, affirment qu'ils ont le devoir de manifester et de montrer leur soutien à distance, alors que les Iraniens du pays, de tous âges et de toutes origines, continuent de descendre dans la rue pour se battre pour leur liberté", complète le média.
"Les organisations de défense des droits humains peinent à contacter leurs interlocuteurs […] en raison de la coupure totale d'Internet dans le pays et préviennent que le bilan des victimes risque de s'alourdir encore" [The Guardian]. Selon la chaîne qatarie Al-Jazira citée ce lundi matin par Le Monde, "le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghtchi, a [indiqué] que l'accès à Internet serait bientôt rétabli en Iran".
"De plus, la publication de reportages, de photos et de vidéos sur les manifestations de masse est interdite", souligne la Tagesschau. "Cette mesure alimente également les craintes que le régime de Téhéran n'utilise ce black-out, comme il l'a fait lors de précédentes manifestations, pour réprimer brutalement les protestations", poursuit la chaîne allemande.
La répression en cours suscite l'inquiétude de la communauté internationale. Face à cette situation chaotique décrite comme "l'un des plus grands défis lancés aux autorités iraniennes depuis la révolution islamique de 1979" [Euronews], "la haute représentante de l'Union européenne [pour la politique étrangère et la sécurité], Kaja Kallas, s'apprête à proposer de nouvelles sanctions contre l'Iran" [Politico].
La cheffe de la diplomatie européenne "a précisé que ces sanctions s'ajouteraient aux sanctions 'radicales' déjà en vigueur concernant la prolifération nucléaire et le soutien de Téhéran à la Russie". "Cette proposition marque la réponse la plus forte à ce jour d'un responsable de l'UE à la répression sanglante menée par l'Iran", ajoute le média européen.
En parallèle, le président américain Donald Trump a affirmé que le régime iranien "avait contacté Washington pour 'négocier' et qu'une rencontre était 'en cours de préparation'. Plus tôt, [le milliardaire] avait déclaré que l'armée américaine étudiait des 'options très fortes'" [Ouest-France]. Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, "a [déjà] prévenu qu'en cas d'attaque des États-Unis sur l'Iran, la république islamique visera l'armée et le transport maritime américains", relate RTL.
Dans ce contexte particulièrement sensible, le fils de l'ancien chah et figure de l'opposition iranienne en exil aux États-Unis, Reza Pahlavi, "a affirmé dimanche être 'prêt à retourner en Iran' à la première opportunité et à y mener une transition politique" [TF1]. Décrit comme un personnage "controversé" [France info], cet homme de 65 ans "représente aujourd'hui un espoir pour une partie des Iraniens". Le gouvernement, qui affirme ce matin que "la situation est désormais totalement sous contrôle" [Le Figaro], a décrété hier soir "trois jours de deuil national pour les 'martyrs' de la 'résistance'" [Le Parisien].
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09.01.2026 à 11:58
Lou Caubet

"Après 25 ans de négociations, enfin le dénouement. Les pays membres de l’Union européenne (UE) ont approuvé ce vendredi la signature du traité de libre-échange avec les pays du Mercosur, malgré l’opposition de la France" [Le Parisien]. "Une procédure écrite va être lancée pour confirmer formellement ce vote", précise Le Monde. En dépit des "concessions […]
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"Après 25 ans de négociations, enfin le dénouement. Les pays membres de l’Union européenne (UE) ont approuvé ce vendredi la signature du traité de libre-échange avec les pays du Mercosur, malgré l’opposition de la France" [Le Parisien]. "Une procédure écrite va être lancée pour confirmer formellement ce vote", précise Le Monde.
En dépit des "concessions 'incontestables' de Bruxelles, la France votera 'contre' l'accord commercial entre l'Union européenne (UE) et quatre pays du Mercosur, vendredi 9 janvier", avait déjà tranché Emmanuel Macron [Le Monde]. "La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, [pourrait se rendre] au Paraguay [le 12 janvier] pour signer l'accord" [Politico].
"L’Autriche, la Hongrie, la Pologne et l’Irlande ont également suivi la position de la France, votant contre la signature du traité", indique Le Parisien. L'Humanité précisait déjà ce matin que ces États seraient trop "peu nombreux pour pouvoir constituer une minorité de blocage (quatre États représentant au moins 35 % de la population de l'UE)".
Pour rappel, "l'accord Mercosur a été conclu en décembre 2024 par la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, avec l'Argentine, le Brésil, le Paraguay et l'Uruguay, dans le but de créer une zone de libre-échange d'environ 700 millions de personnes de part et d'autre de l'Atlantique après plus de 25 ans de négociations" [Euronews].
Sur X, Emmanuel Macron avait annoncé dès hier que "la France a décidé de voter contre la signature de l'accord entre l'Union européenne et les pays du Mercosur". "Face à la pression [des agriculteurs], Emmanuel Macron a fini par céder", avance L'Humanité.
Une majorité qualifiée soutenant l'accord, c'est désormais "la première fois que la France est mise en minorité au Conseil […] un nouveau coup dur pour le président Macron, aux prises avec une profonde crise politique dans son pays, et sous la pression des syndicats d'agriculteurs depuis plusieurs jours", explique Euronews. France 24 reconnaît que "la France s'est isolée en disant que cet accord était 'épouvantable'".
Lâchée par l'Italie "prête à donner son aval, potentiellement décisif" insiste Le Monde, la France a échoué à former une minorité de blocage "après une série de concessions de la part de la Commission européenne, notamment des garanties renforcées pour surveiller les perturbations du marché et des paiements anticipés en espèces pour les agriculteurs" [Euronews].
"Et si la France ne s'avouait pas vaincue ?", s'interroge Le Parisien. Selon le média régional, "la France serait [toutefois] en mesure de saisir, seule, la Cour de justice de l'Union européenne pour vérifier la conformité du controversé traité avec le droit de l'UE", notamment sur "la méthode de ratification choisie par Bruxelles.".
Un point de tension déjà appuyé par "quelque 150 eurodéputés issus de cinq groupes politiques rassemblant 21 nationalités différentes [qui] ont déposé l'an dernier une résolution demandant un avis juridique de la Cour sur l'accord UE-Mercosur" [Les Échos]. "Ils estiment que la Commission européenne a outrepassé son mandat 'en divisant l'accord entre ses parties commerciales et politiques, afin de contourner l'approbation des Parlements nationaux au cours du processus de ratification'".
"Cette proposition de saisine des juges européens, qui devait être inscrite à l'ordre du jour du Parlement en novembre dernier, avait été recalée pour des raisons de procédure. Mais le Parlement va néanmoins devoir l'adopter ou la repousser lors d'une prochaine session plénière", complète le quotidien économique. Car l'institution aura quoi qu'il arrive son mot à dire dans le processus final de décision.
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08.01.2026 à 12:59
Manon Mazuir

"Des tracteurs d'agriculteurs membres de la Coordination rurale sont entrés dans Paris ce jeudi 8 janvier avant l'aube, certains présents à la tour Eiffel, afin de porter les revendications de la profession", annonce TF1 Info. "Ils sont une centaine à être entrés par le sud de la capitale" mais "'la plupart sont bloqués aux portes […]
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"Des tracteurs d'agriculteurs membres de la Coordination rurale sont entrés dans Paris ce jeudi 8 janvier avant l'aube, certains présents à la tour Eiffel, afin de porter les revendications de la profession", annonce TF1 Info.
"Ils sont une centaine à être entrés par le sud de la capitale" mais "'la plupart sont bloqués aux portes de la [ville]', a indiqué le ministère de l’Intérieur" [Ouest-France], qui précise que "seule une vingtaine de tracteurs ont pénétré dans Paris intra-muros. Le reste des tracteurs est aux portes de Paris".
En cause : "l'adoption prochaine par l'Union européenne du Mercosur, le traité de libre-échange avec l'Amérique du Sud, qui cristallise le ressentiment" [France info].
"La situation qu'on voit depuis cette nuit, ce matin, n'est pas acceptable, […] je n'ai qu'une chose à dire, tout ça est illégal, nous ne laissons pas faire et nous ne laisserons pas faire", s'est indignée Maud Bregeon, la porte-parole du gouvernement, relaie France info dans un autre article. Témoin de cette tension, "un accueil hostile a été réservé [ce matin] à la présidente de l'Assemblée, sortie [du Palais Bourbon] sous les huées et les sifflets des agriculteurs", quelques heures avant sa rencontre avec les syndicats [Le Monde].
"Un arrêté de la préfecture de police mercredi soir avait en effet interdit aux tracteurs l'accès à certaines zones sensibles de la capitale, notamment l’Élysée, Matignon, le Parlement, les ministères de l'Agriculture et de la Transition écologique, ou le marché de Rungis, entre autres", rapportent Les Echos.
François Walraet, secrétaire général de la Coordination rurale, assure "qu'en France, on ne peut discuter et obtenir des choses que quand on arrive sur un rapport de force […] Sinon, tant qu'on n'est pas dans un rapport de force intense, on n'a toujours que des réponses vagues, des réponses floues.", relate France info.
"Une cellule interministérielle de crise a été activée, mercredi en fin de journée, 'pour faire le point' sur les actions des agriculteurs", a appris Le Monde auprès de l'entourage du ministre de l'Intérieur.
Les agriculteurs protestent en premier lieu "contre l’accord de libre-échange entre l’UE et des pays du Mercosur" [Ouest-France]. Source de vives tractations, ce dernier "permettrait notamment à l’UE d’exporter davantage de voitures, machines, vins et spiritueux. Dans le sens inverse, il faciliterait l’entrée en Europe de viande, sucre, riz, miel et soja sud-américains, ce qui alarme les filières concernées", rappelle Le Huffington Post.
Les agriculteurs protestent aussi "contre la gestion par l'État de l'épizootie de dermatose nodulaire bovine (DNC) qui a attisé la colère agricole début décembre dans le sud-ouest de la France", souligne Ouest-France.
Face à la colère des agriculteurs, le gouvernement tente de temporiser : "le Premier ministre Sébastien Lecornu a notamment reçu les syndicats lundi et mardi et promis des annonces 'concrètes' d'ici vendredi", notent Les Echos. "Mercredi soir, Emmanuel Macron s'est également montré ferme sur le dossier de la taxe carbone européenne aux frontières. Le chef de l’État plaide pour l'exclusion des engrais de ce mécanisme qui augmenterait drastiquement les coûts pour les agriculteurs".
Ces derniers jours, et notamment au terme d'une réunion des ministres de l'Agriculture des Vingt-Sept mercredi 8 janvier, "la Commission européenne a multiplié les annonces financières et réglementaires […] pour amadouer les agriculteurs et faire passer la pilule du traité commercial avec les pays du Mercosur" [Les Echos].
Elle s'est notamment "engagée à baisser les droits de douane sur l’engrais azoté et l’ammoniac, le temps de mener à bien le parcours législatif qui lui permettra, a-t-elle annoncé, de suspendre la taxe carbone aux frontières sur les engrais, avec effet rétroactif au 1er janvier" [Le Monde]. "Sur la question des pesticides interdits en Europe, la Commission a rappelé qu’elle travaillait déjà à une possible révision des règles sur les résidus de pesticides dans les produits importés". L'exécutif européen a également proposé "une rallonge budgétaire dans la future PAC, en débloquant 45 milliards d’euros de manière anticipée dès 2028" [BFM TV].
La signature de l'accord sur le Mercosur "devrait aboutir, vendredi 9 janvier, à l’issue d’une réunion des ambassadeurs de l’UE, qui précède une signature formelle programmée le 12 janvier. Le front commun des opposants à ce traité de libre-échange n'aura tenu que le temps de la trêve des confiseurs. L’espoir de la France de coaliser autour d’elle une minorité de blocage a fait long feu, l’Italie ayant finalement choisi de soutenir l’accord" [Le Monde].
D'après Ouest-France, "la France devrait voter vendredi à Bruxelles contre l’accord de libre-échange avec le Mercosur […] selon un ministre. Mais la position française définitive sera donnée par le Premier ministre et le président, selon la porte-parole du gouvernement". "La possibilité d’une abstention de la France […] est également évoquée". Ce jeudi matin, le vice-Premier ministre irlandais a quant à lui assuré "que son pays allait voter contre l'accord" [BFM TV].
Toutefois, "le traité de libre-échange doit encore être approuvé par le Parlement européen", rappelle Le Monde. "Et tous les experts de l’hémicycle strasbourgeois le disent : s’il y a une majorité pour, elle sera très serrée". Ce n’est pas tout. "À plus court terme, le Parlement européen pourrait ''saisir la Cour de justice de l’Union européenne' et ainsi 'interrompre la procédure d’adoption du Mercosur'", rappelle la porte-parole du gouvernement citée par Le Monde.
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07.01.2026 à 12:15
Agathe Grinon

"L'Europe et les États-Unis ont montré un front uni pour l'Ukraine à Paris", note Politico. Rassemblés dans la capitale française ce mardi 6 janvier, "les 35 pays de la Coalition des volontaires ont validé la 'déclaration de Paris', détaillant des garanties de sécurité robustes pour une paix solide et durable" [Le Parisien]. La présidente de […]
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"L'Europe et les États-Unis ont montré un front uni pour l'Ukraine à Paris", note Politico. Rassemblés dans la capitale française ce mardi 6 janvier, "les 35 pays de la Coalition des volontaires ont validé la 'déclaration de Paris', détaillant des garanties de sécurité robustes pour une paix solide et durable" [Le Parisien].
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a salué sur X une "forte démonstration d'unité pour l'Ukraine […] des États membres de l'UE, des alliés de l'Otan et des amis de l'Ukraine". Libération souligne que les "deux émissaires de Donald Trump sur l'Ukraine, Steve Witkoff et Jared Kushner", étaient également présents.
Cette trentaine de dirigeants a signé une déclaration d'intention conjointe qui se résume en un projet pour l'après-guerre, en formulant notamment "des garanties de sécurité pour soutenir l'Ukraine en cas d'accord de paix avec la Russie", explique Politico. Le média détaille ce plan qui comporterait "la surveillance et la vérification d'un futur cessez-le-feu" dirigées par les États-Unis, avec l'Allemagne et le Royaume-Uni en appui. Néanmoins, La Croix souligne que s'ils "ont affiché leur volonté d'être en 'soutien', les États-Unis ne sont pas signataires de la déclaration et les contours de leur engagement militaire demeurent flous".
La déclaration d'intention conjointe mentionne par ailleurs le "déploiement d'une force multinationale après un cessez-le-feu en Ukraine" [France info]. Mais comme le rappelle Euronews, "la Russie ne montre aucun signe de compromis pour conclure un accord de paix et mettre fin à la guerre".
La force multinationale évoquée serait dirigée par la France et le Royaume-Uni. The Guardian souligne que les deux pays "ont déclaré [qu'ils] étaient [prêts] à déployer des troupes en Ukraine au lendemain d'un accord de paix".
Le président français "a affirmé que l'armée française prendra part aux opérations de contrôle de la frontière russo-ukrainienne après la signature d'un cessez-le-feu", rapporte France info, qui rappelle qu'Emmanuel Macron a insisté sur le caractère dissuasif de ce déploiement, affirmant sur France 2 que "ce ne sont pas des forces qu'on engage au combat".
De son côté, le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a détaillé ce déploiement, expliquant qu'il s'agissait de mettre "en place des centres militaires à travers l'Ukraine et [de construire] des installations protégées pour les armes et l'équipement militaire pour soutenir les besoins de défense de l'Ukraine" [Politico].
Le média précise que la "France, le Royaume-Uni et l'Ukraine ont signé mardi [6 janvier] une déclaration distincte exposant ces engagements".
Si la France et le Royaume-Uni sont impliqués dans le déploiement de forces armées, d'autres pays européens se montrent plus réservés. Les Echos soulignent notamment "que certains pays préféreront apporter un appui logistique, comme l'Italie, la Pologne ou la Roumanie, plutôt que des soldats".
Le chancelier allemand Friedrich Merz, "a précisé que la contribution de son pays nécessiterait l'accord du Bundestag et [qu'il] limiterait le déploiement de troupes aux seuls pays voisins de l'Ukraine" [Euronews]. La contribution espagnole n'est pas encore fixée mais le Premier ministre, Pédro Sánchez, s'est réjoui des avancées : "la porte est ouverte pour que 2026 soit l'année de la fin de la guerre. C’est une très bonne nouvelle" [Euronews].
D'autres pays européens, mais aussi voisins, ont affirmé leur collaboration par des contributions spécifiques. Le Premier ministre belge a indiqué sur X que l'aide de son pays "portera en particulier sur la mise à disposition de capacités aériennes et maritimes ainsi que sur des efforts dans le domaine de la formation". Euronews souligne que la Turquie "participera à l'opération en apportant un soutien maritime".
Politico note la retenue d'autres États européens : le "Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a répété que la Grèce ne participerait pas à une force militaire européenne en Ukraine". "Giorgia Meloni a de son côté rappelé dans un communiqué son refus d'envoyer des troupes au sol en Ukraine" [France info].
Les discussions se poursuivent aujourd'hui à Paris entre l'émissaire américain Steve Witkoff et Volodymyr Zelensky, avant que ce dernier rejoigne Chypre, pour assister "à une cérémonie marquant le début de la présidence semestrielle [chypriote] du Conseil de l'UE" [Le Monde].
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06.01.2026 à 13:23
Lou Caubet

"Pas moins de 27 chefs d'État ou de gouvernement, essentiellement européens, sont attendus dans la capitale française. En tout, 35 pays seront représentés" aujourd'hui pour discuter des garanties de sécurité de l'Ukraine [TF1]. "Les dirigeants de l’Otan et de l'Union européenne" font également le déplacement [Le Monde]. En amont du sommet, Emmanuel Macron doit déjeuner […]
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"Pas moins de 27 chefs d'État ou de gouvernement, essentiellement européens, sont attendus dans la capitale française. En tout, 35 pays seront représentés" aujourd'hui pour discuter des garanties de sécurité de l'Ukraine [TF1]. "Les dirigeants de l’Otan et de l'Union européenne" font également le déplacement [Le Monde]. En amont du sommet, Emmanuel Macron doit déjeuner avec "son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky et les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner" [France 24].
La réunion vise à afficher la "convergence" des alliés de l'Ukraine sur les garanties de sa sécurité, précise l'Élysée [France 24]. La discussion, qui vise à prévenir toute nouvelle attaque ou invasion de la part de la Russie en cas d'accord de cessez-le-feu, "prolongera le thème abordé dans la déclaration commune publiée par un groupe de dirigeants européens après leur réunion à Berlin le mois dernier" [Euronews].
Plus précisément, la coalition souhaite trouver un terrain d'entente sur cinq points, explique un responsable de l'Élysée à Politico : "les modalités de surveillance d'un cessez-le-feu […] ; le soutien militaire aux forces armées ukrainiennes ; la 'force de réassurance' multinationale en Ukraine après la guerre ; les engagements à soutenir Kiev en cas de violation du cessez-le-feu par Moscou ; et les accords de coopération à long terme en matière de défense avec l'Ukraine".
Le cessez-le-feu pourrait notamment être "vérifié" par "des moyens techniques, des drones, des satellites" plutôt que par un déploiement militaire terrestre, poursuit France 24. Encore doit-il advenir. En décembre, les conversations entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky puis son homologue russe Vladimir Poutine "n'ont pas permis d'avancer sur les concessions territoriales exigées par Moscou et le statut de la centrale nucléaire de Zaporijjia", rappelle également la chaîne d'information internationale.
"Les tractations se sont poursuivies au niveau des négociateurs, en particulier ukrainiens, européens et américains" pour remédier aux blocages. Mais aujourd'hui, "les discussions achoppent sur deux points : les garanties de sécurité au profit de Kiev et l’avenir du territoire ukrainien passé sous contrôle russe", observe Ouest-France.
Prévue par l'actuel plan de paix soumis en décembre à la Russie, "l'adhésion de l’Ukraine à l'Union européenne représente un autre niveau de garantie", note Euronews. Pour Kiev, "l'inscription d'une date d'adhésion dans le texte final constitue une priorité absolue, car elle pourrait contribuer à atténuer le coût des concessions territoriales et favoriser un résultat positif lors d'un éventuel référendum".
"Les Européens font tout pour essayer de peser sur la résolution du conflit, eux qui restent toujours cantonnés au rôle de spectateur des négociations de paix amorcées entre Washington et Moscou", souligne RFI. Le bloc "vient de conclure, avec beaucoup de difficulté, un accord visant à prêter 90 milliards d'euros à l'Ukraine. Son objectif principal est de mettre fin à la guerre en Ukraine de manière équitable et rapide", rappelle Politico.
Or les "nouvelles tensions transatlantiques" menacent "de faire s'effondrer toute cette structure fragile" [Politico]. Moins de deux jours après l'enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro, Donald Trump a affirmé dimanche que les États-Unis avaient "besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale" [Le Monde]. De quoi susciter de vives protestations du Danemark, à qui appartient ce territoire, et de ses alliés européens.
Euronews souligne que "les documents [discutés ce mardi] devraient être approuvés 'au niveau de tous les dirigeants', et qu'une rencontre avec Donald Trump et les dirigeants européens ne serait programmée qu'ensuite". "Tout ne sera pas divulgué […], secret militaire oblige", précise en revanche RFI.
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19.12.2025 à 12:23
Lou Caubet

Ce jeudi 18 décembre, les négociations au cœur du Conseil européen se résumaient à deux points. D'une part, "convaincre les Vingt-Sept d’utiliser les actifs russes immobilisés pour financer l’effort de guerre ukrainien". De l'autre, faire en sorte que les États membres "mandatent la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, afin qu’elle puisse signer, […]
L’article Conseil européen : les Vingt-Sept valident une aide de 90 milliards d'euros pour l'Ukraine, la signature de l'accord UE-Mercosur reportée est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

Ce jeudi 18 décembre, les négociations au cœur du Conseil européen se résumaient à deux points. D'une part, "convaincre les Vingt-Sept d’utiliser les actifs russes immobilisés pour financer l’effort de guerre ukrainien". De l'autre, faire en sorte que les États membres "mandatent la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, afin qu’elle puisse signer, samedi 20 décembre au Brésil, l’accord de libre-échange avec quatre pays du Mercosur" [Le Monde].
Sur le premier point, "après des heures de discussions à huis clos, les Vingt-Sept ont approuvé un prêt à taux zéro de 90 milliards d’euros, financé directement par le budget de l’UE" [Ouest-France]. Il s'agit d'un "accord essentiel pour éviter une rupture de financement" de l'Ukraine, dont les besoins sont "estimés à 137 milliards d'euros" [France Info]. Prévu pour 2026 et 2027, ce prêt est "le moyen le plus rapide et le plus efficace de couvrir les besoins financiers de l'Ukraine à un moment critique pour le pays" [Euractiv].
Mais ce n'était pas le projet initial : "la Commission européenne et le chancelier allemand Friedrich Merz défendaient depuis septembre un mécanisme fondé sur les 210 milliards d’euros d’avoirs de la banque centrale russe immobilisés dans l'UE" [Ouest France]. Or le Premier ministre belge Bart de Wever "a exigé qu'on lui offre des 'garanties non plafonnées' pour protéger la Belgique et Euroclear, le dépositaire qui détient la majeure partie des actifs russes, [de potentiels représailles russes]" [Euronews]. Ce qui n'a pas été accepté par les autres dirigeants.
De plus, "la Hongrie, la République tchèque et la Slovaquie ne participeront pas à ce programme", précise Euronews. Le Monde souligne que "jamais jusqu’ici, les Vingt-Sept ne s’étaient désolidarisés sur la question de l’assistance financière" à l'Ukraine. Ainsi, "Kiev aura son argent, mais pas tout le symbolisme qui lui était destiné", notamment celui de voir la Russie payer pour l'effort de guerre ukrainien, souligne El País.
Si la décision finale constitue "un revers politique pour Ursula von der Leyen et Friedrich Merz, les deux principaux promoteurs du projet" [Euractiv], elle permet néanmoins à l'Ukraine "de conserver l’un de ses principaux leviers dans les négociations", estime Emmanuel Macron [Le Monde]. Un élément clé, "à l’heure où les États-Unis de Donald Trump tentent de négocier un accord de paix en Ukraine sans y associer les Européens".
"En marge de ce sommet européen entre chefs d’État et de gouvernement jeudi à Bruxelles, des milliers d'agriculteurs sont venus faire entendre leur colère" [Radio France]. Une colère sur laquelle s'appuie aussi le président français, qui a obtenu le report de "la signature en début d’année prochaine [du traité avec le Mercosur]" [Libération].
"Alors que Bruxelles était paralysée par les agriculteurs, la France et la Pologne se sont opposées au Mercosur, mais c'est finalement l'Italienne Giorgia Meloni qui a poussé à retarder l'accord jusqu'en janvier", explique El País. Emmanuel Macron "n’a pas ménagé ses efforts pour garder [la Première ministre italienne] à ses côtés et empêcher ainsi Ursula von der Leyen de s’envoler vers le Brésil" [Le Monde ]. Mais le chef d'État "avait surtout bien conscience que l’affaire pouvait être fatale au gouvernement de Sébastien Lecornu", et il "ne [voulait] pas paraître en perte d’influence à Bruxelles".
"Au Brésil, le président Luiz Inacio Lula da Silva, qui menaçait de rompre les discussions si l’Union n’était pas au rendez-vous prévu, […] a finalement accepté de patienter après que Giorgia Meloni lui eut assuré qu’elle consentirait à l’accord entre l’UE et le Mercosur" conclut Le Monde. Ainsi, "l'affaire est renvoyée à janvier 2026" [Le Monde]. Or "même avec ce délai, il est douteux que le président puisse l'accepter, ce qui va l'isoler sur la scène continentale", juge Libération. Car alors que "la patience du Brésil est à bout, et [que] le Chili vient de basculer à l’extrême droite", cet accord permettrait à l'UE de "concurrencer [enfin] la Chine".
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18.12.2025 à 12:41
Agathe Grinon

"Le sommet européen le plus important depuis le Covid pour l’aide à l’Ukraine", titre Le Parisien ce jeudi 18 décembre pour résumer l'un des principaux enjeux du Conseil européen qui s'est ouvert aujourd’hui et s'achèvera demain, vendredi. Pour le journal, l'UE fait face "à son moment de vérité". Ursula von der Leyen a appuyé la gravité de l’enjeu, […]
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"Le sommet européen le plus important depuis le Covid pour l’aide à l’Ukraine", titre Le Parisien ce jeudi 18 décembre pour résumer l'un des principaux enjeux du Conseil européen qui s'est ouvert aujourd’hui et s'achèvera demain, vendredi. Pour le journal, l'UE fait face "à son moment de vérité".
Ursula von der Leyen a appuyé la gravité de l’enjeu, rapporte Ouest-France : "les dirigeants de l’Union européenne ne quitteront pas le sommet organisé jeudi à Bruxelles sans accord pour financer l’Ukraine". Cette réunion se déroule alors que "Kiev risque d’être à court d’argent dès le printemps", écrit le quotidien régional dans un autre article. Le média allemand Die Welt explique que les besoins financiers de l'Ukraine "pour les deux prochaines années s'élèvent à au moins 134 milliards d'euros".
Deux options s’offrent aux Vingt-Sept pour soutenir leur voisin ukrainien, qu’Euronews résume ainsi : "Plan A : émettre un prêt de réparation sans intérêt basé sur des actifs russes immobilisés. Et plan B : emprunter l'argent conjointement".
Selon Politico, "l'Allemagne ainsi que les pays d'Europe nordique et orientale disent qu'il n'y a pas d'alternative" à l’utilisation des avoirs russes. "Mais ils se heurtent à une résistance de la Belgique et de l'Italie, qui visent un plan B. […] La Bulgarie, Malte, la Hongrie et la Slovaquie sont également contre l'utilisation des actifs".
La Belgique s’oppose notamment à l’utilisation des avoirs russes car "la grande majorité est détenue par Euroclear, basé en Belgique" [Euractiv]. L’État belge est soutenu par Rome, rappelle The Guardian car selon la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, "l'utilisation des actifs de la Russie gelés en Europe […] sans base juridique solide offrirait à Moscou sa première victoire depuis le début de la guerre".
Viktor Orbán est lui plus vindicatif. Selon ses mots, "l'utilisation des actifs russes est une idée stupide" qui ne bénéficie pas du "soutien [nécessaire]". Le Premier ministre hongrois considère cette épineuse question comme "réglée" [Corriere Della Sera]. Cette prise de position illustre son refus "d'approuver toute nouvelle aide à l'Ukraine, quelle que soit la méthode" [Euronews].
Le média international poursuit en expliquant que le plan des avoirs russes "pourrait aller de l'avant avec une majorité qualifiée : un minimum de 15 États membres représentant au moins 65 % de la population totale [de l'UE]. Cela signifie que les sept sceptiques […] - la Belgique, l'Italie, la Bulgarie, Malte, la République tchèque, la Hongrie et la Slovaquie - ne suffisent pas à faire dérailler le plan".
Selon le journal italien, Corriere Della Sera, Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie européenne, a affirmé avant le sommet que Vladimir "Poutine compte sur l’échec [européen]" et que l'UE ne devrait "donc pas lui donner cette satisfaction".
De leur côté, les États-Unis "s’agacent de l’attitude européenne, entité qui parle trop et n’agit pas assez, disent-ils, alors que la Maison Blanche entend accélérer. Le président américain veut une paix avant les élections de mi-mandat (les midterms) en novembre 2026, présume une source ukrainienne", note Le Monde.
L’ombre de Washington plane sur la rencontre européenne alors que de nouveaux "pourparlers entre l’Ukraine et les États-Unis auront lieu vendredi et samedi aux États-Unis, a annoncé ce jeudi 18 décembre 2025 le président ukrainien Volodymyr Zelensky" [Ouest-France].
De son côté, Vladimir Poutine a adressé une énième offensive verbale aux Européens, les qualifiant "de 'petits porcelets' de mèche avec la précédente administration américaine de Joe Biden", évoque Libération. De plus, le chef du Kremlin a "renouvelé son intention de conquérir l'Ukraine, 'sans conditions' par la diplomatie, la sienne, ou la force. S’il le faut, 'la Russie libérera ses terres historiques sur le champ de bataille', a-t-il dit". Dans ce contexte sensible, les prochaines heures pourraient s'avérer décisives.
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17.12.2025 à 11:47
Valentin Ledroit

"Les 'flexibilités' attendues sont arrivées mardi [16 décembre] par la voix de la Commission européenne", avance TF1. Dans l'élan de sa politique de simplification entamée il y a un an, l'exécutif a "comme prévu, […] proposé des assouplissements à la fin de la vente des véhicules thermiques dans l'Union européenne après 2035". "La sortie du […]
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"Les 'flexibilités' attendues sont arrivées mardi [16 décembre] par la voix de la Commission européenne", avance TF1. Dans l'élan de sa politique de simplification entamée il y a un an, l'exécutif a "comme prévu, […] proposé des assouplissements à la fin de la vente des véhicules thermiques dans l'Union européenne après 2035".
"La sortie du thermique devait pourtant incarner l’un des marqueurs forts du grand 'Pacte vert européen'", note Le Figaro. "Mais le contexte a changé, à mesure que le marché de l’automobile a ralenti. L’industrie automobile européenne est 'en danger de mort', avait alerté en mars dernier Stéphane Séjourné".
"Cette décision, qui fait suite au lobbying du chancelier allemand Friedrich Merz et de la Première ministre italienne Giorgia Meloni, sera considérée comme une victoire pour l'industrie automobile européenne", affirme de son côté The Guardian. Les constructeurs automobiles "sont plombés par des ventes durablement atones, tandis que leurs rivaux chinois, dont BYD, voient leurs parts de marché s'envoler avec leurs modèles électriques aux prix attractifs", complète France 24.
"Si la Commission pourrait sauver la face sur le plan industriel, ses ambitions sont clairement revues à la baisse sur le volet environnemental", déplore par ailleurs Libération.
Concrètement, selon les propositions de la Commission européenne, "les constructeurs ne seront plus tenus de réduire les émissions de gaz à effet de serre de leur flotte de véhicules de 100 %, mais de 90 %" par rapport aux niveaux de 2021 [TF1].
Resteront donc 10 %, "assortis de conditions : les constructeurs peuvent vendre des modèles thermiques, des hybrides rechargeables et des modèles à prolongateur d'autonomie seulement si leurs émissions sont compensées". Comment ? En utilisant "des biocarburants – qui posent problème pour les terres cultivables et la souveraineté – ou des carburants synthétiques, ainsi que de l’acier vert européen pour produire les voitures, chacun pondéré différemment", explique Libération. Pour le journal, "les calculs de ces 'crédits' rendent la révision de la réglementation d’une déconcertante complexité […]. De quoi dérouter alors que la Commission promet de la simplification réglementaire à tout-va".
Enfin, la Commission européenne a annoncé une série de mesures pour booster la production de véhicules électriques "passant par l'encouragement au 'verdissement' des flottes d'entreprises (qui va soutenir la demande de véhicules électriques) et des prêts à taux zéro pour la production de batteries", poursuit France 24. Des dispositions auxquelles s'ajoute "l'instauration d'une 'préférence européenne' dans l'automobile [pour laquelle la France plaidait], c'est-à-dire l'obligation pour les industriels bénéficiant de financements publics de se fournir en composants 'made in Europe'".
"L’Europe remet-elle en cause son objectif climatique ? La réponse est non", a commenté le commissaire européen chargé du Marché intérieur, Stéphane Séjourné, lors d'une conférence de presse [TF1].
Une partie de la presse européenne est pourtant loin de partager l'avis du commissaire français. Politico rappelle que "les voitures représentent 16 % des émissions de l'UE, ce qui fait de cette interdiction un pilier important - et certainement le plus visible - de la politique climatique de l'UE visant à réduire à zéro les émissions nettes de gaz à effet de serre d'ici 2050".
Les propositions formulées par la Commission européenne, "qui doivent être approuvées par les gouvernements de l'UE et le Parlement européen, constituent le plus grand recul [des Vingt-Sept] par rapport aux politiques écologiques mises en œuvre au cours des cinq dernières années", abonde The Guardian.
Libération est encore plus catégorique et affirme que "le 'Green Deal' ('Pacte vert' en français) a vécu". Au-delà de cet exemple symbolique, le quotidien affirme que depuis les dernières élections européennes de juin 2024, "la droite comme l’extrême droite, qui en sont sorties renforcées, ont fait du combat contre les réglementations environnementales, et en particulier le 'Green Deal', un axe majeur de leur action politique et de communication".
Pour certains États membres, ces annonces ont un goût de victoire. "L’Allemagne, soutenue par l’Italie ou la Pologne, a pesé pour rouvrir le débat et autoriser après 2035 la vente de véhicules thermiques", tandis que la France et l'Espagne plaidaient pour un maintien de l'objectif initial [Le Figaro].
À Berlin, Friedrich Merz "salue ce changement de cap", écrit La Tagesschau. "Une plus grande ouverture technologique et une plus grande flexibilité sont des mesures appropriées pour mieux concilier les objectifs climatiques, les réalités du marché, les entreprises et les emplois", a indiqué le chancelier allemand.
Politico ne s'étonne pas de cette réaction favorable outre-Rhin : "un peu plus de deux ans après son adoption, l'interdiction des voitures à essence prévue par l'Union européenne pour 2035 est morte. Ses bourreaux : l'Allemagne, berceau de la plus grande industrie automobile européenne, et le Parti populaire européen (PPE), famille politique de centre-droit favorable aux entreprises, dont font partie Ursula von der Leyen et le chancelier allemand Friedrich Merz".
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