14.01.2026 à 23:23

L’année 2026 a commencé de façon fracassante avec le kidnapping du président en exercice du Venezuela, Nicolas Maduro, et l’annonce d’autres ingérences américaines imminentes. À la tête de la première puissance mondiale, l’empereur Trump multiplie les déclarations ébouriffantes, piétinant toujours plus le droit international. Ira-t-il jusqu’à s’emparer du Groenland, violant la souveraineté du Danemark, membre de l’OTAN ? Qu’est-ce que cette agitation extraordinaire dit au sujet de l’empire américain, dont l’hégémonie se voit désormais âprement disputée sur la surface du globe ? Pour en discuter, Aude Lancelin a reçu Annie Lacroix-Riz, historienne, notamment auteur de « Aux origines du plan Marshall. Le mythe de l’aide américaine » (Armand Colin), Nicolas Conquer, ex porte-parole des Républicains Overseas, auteur de « Vers un Trump français? » (Fayard) et Éric Branca, journaliste et historien, auteur de « L’Ami américain : Washington contre de Gaulle » (Perrin)
12.01.2026 à 21:45

La France ne se droitise pas. Elle se tait. Et ce silence électoral c’est aujourd’hui celui des jeunes, des classes populaires, des précaires, qui laissent à d’autres le pouvoir de parler politiquement à leur place. À un électorat plus vieux, plus favorisé, plus conservateur, qui bientôt peut-être placera à l’Élysée un pouvoir dont la majorité réelle du pays ne veut pas. Telle est la thèse de Vincent Tiberj dans un livre paru aux PUF, « La droitisation française, mythe et réalités ». Un essai important, qui renverse la vision trop simple que l’on peut se faire d’un pays en train de basculer massivement à l’extrême droite. Sociologue, professeur à Sciences Po Bordeaux, il était l’invité d’Aude Lancelin et François Bégaudeau dans le 11ème épisode de l’Explication sur QG !
08.01.2026 à 21:10

On entend souvent dire que la France serait irréformable, qu’elle dépenserait « un pognon de dingue » pour son modèle social et que la dette publique serait un fardeau. Christophe Ramaux conteste frontalement ce récit. Économiste, maître de conférences à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et membre des Économistes atterrés, il défend une idée centrale : l’État social n’est pas un coût, mais notre principal actif.
Auteur de L’État social, Pour une économie républicaine et Penser l’alternative, il montre comment l’État-providence, la protection sociale, les services publics limitent la domination du capital, soutiennent l’activité privée et réduisent les inégalités.
Dans Quoi qu’il en coûte, il est revenu sur la dette, la dépense publique, les politiques menées depuis 2017 par Macron, les retraites et les impasses de l’austérité, pour défendre une économie démocratique fondée sur l’emploi et la justice fiscale