12.01.2026 à 11:29

"Les manifestations en Iran se poursuivent malgré une répression policière brutale, qui s'est intensifiée ces derniers jours et a fait plusieurs centaines de morts, selon diverses ONG", titre El País. À l'origine de ce mouvement "initialement déclenché à Téhéran le 28 décembre" [La Libre], "des commerçants dénonçant la cherté de la vie et la dépréciation de la monnaie". […]
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"Les manifestations en Iran se poursuivent malgré une répression policière brutale, qui s'est intensifiée ces derniers jours et a fait plusieurs centaines de morts, selon diverses ONG", titre El País. À l'origine de ce mouvement "initialement déclenché à Téhéran le 28 décembre" [La Libre], "des commerçants dénonçant la cherté de la vie et la dépréciation de la monnaie".
Une situation suivie de près par l'Union européenne et la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen. "L'Europe se tient aux côtés du peuple iranien dans son combat légitime pour la liberté", a déclaré l'Allemande sur X dimanche après-midi. Selon l'ONG Iran Human Rights, la répression du mouvement a causé "la mort d'au moins 192 manifestants", relaie Le Monde. Et l'organisation "avertit que le nombre réel de victimes pourrait être beaucoup plus élevé".
Lors de sa "première prise de parole après trois nuits de manifestations intenses contre les autorités [dimanche]" [France info], le président iranien Massoud Pezeshkian a accusé les "'ennemis de l'Iran' de vouloir 'semer le chaos et le désordre' dans le pays en ordonnant des 'émeutes'". Ciblés, les États-Unis affichent leur soutien aux manifestants. "Le président Donald Trump a déclaré que les États-Unis 'sont prêts à aider' car l'Iran 'aspire à la liberté", note la BBC.
"Plus de deux mille personnes ont défilé à Paris à l'appel des partisans du fils de l'ancien chah d'Iran, pour soutenir le mouvement de contestation en cours", écrit France 24, mentionnant également la réunion de "milliers de personnes à Londres". La chaîne de télévision paneuropéenne Euronews témoigne quant à elle d'une "autre manifestation […] dans la capitale allemande, Berlin".
"Les manifestants, dont beaucoup sont des Iraniens vivant à l'étranger ou des personnes d'origine iranienne, affirment qu'ils ont le devoir de manifester et de montrer leur soutien à distance, alors que les Iraniens du pays, de tous âges et de toutes origines, continuent de descendre dans la rue pour se battre pour leur liberté", complète le média.
"Les organisations de défense des droits humains peinent à contacter leurs interlocuteurs […] en raison de la coupure totale d'Internet dans le pays et préviennent que le bilan des victimes risque de s'alourdir encore" [The Guardian]. Selon la chaîne qatarie Al-Jazira citée ce lundi matin par Le Monde, "le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghtchi, a [indiqué] que l'accès à Internet serait bientôt rétabli en Iran".
"De plus, la publication de reportages, de photos et de vidéos sur les manifestations de masse est interdite", souligne la Tagesschau. "Cette mesure alimente également les craintes que le régime de Téhéran n'utilise ce black-out, comme il l'a fait lors de précédentes manifestations, pour réprimer brutalement les protestations", poursuit la chaîne allemande.
La répression en cours suscite l'inquiétude de la communauté internationale. Face à cette situation chaotique décrite comme "l'un des plus grands défis lancés aux autorités iraniennes depuis la révolution islamique de 1979" [Euronews], "la haute représentante de l'Union européenne [pour la politique étrangère et la sécurité], Kaja Kallas, s'apprête à proposer de nouvelles sanctions contre l'Iran" [Politico].
La cheffe de la diplomatie européenne "a précisé que ces sanctions s'ajouteraient aux sanctions 'radicales' déjà en vigueur concernant la prolifération nucléaire et le soutien de Téhéran à la Russie". "Cette proposition marque la réponse la plus forte à ce jour d'un responsable de l'UE à la répression sanglante menée par l'Iran", ajoute le média européen.
En parallèle, le président américain Donald Trump a affirmé que le régime iranien "avait contacté Washington pour 'négocier' et qu'une rencontre était 'en cours de préparation'. Plus tôt, [le milliardaire] avait déclaré que l'armée américaine étudiait des 'options très fortes'" [Ouest-France]. Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, "a [déjà] prévenu qu'en cas d'attaque des États-Unis sur l'Iran, la république islamique visera l'armée et le transport maritime américains", relate RTL.
Dans ce contexte particulièrement sensible, le fils de l'ancien chah et figure de l'opposition iranienne en exil aux États-Unis, Reza Pahlavi, "a affirmé dimanche être 'prêt à retourner en Iran' à la première opportunité et à y mener une transition politique" [TF1]. Décrit comme un personnage "controversé" [France info], cet homme de 65 ans "représente aujourd'hui un espoir pour une partie des Iraniens". Le gouvernement, qui affirme ce matin que "la situation est désormais totalement sous contrôle" [Le Figaro], a décrété hier soir "trois jours de deuil national pour les 'martyrs' de la 'résistance'" [Le Parisien].
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09.01.2026 à 11:58

"Après 25 ans de négociations, enfin le dénouement. Les pays membres de l’Union européenne (UE) ont approuvé ce vendredi la signature du traité de libre-échange avec les pays du Mercosur, malgré l’opposition de la France" [Le Parisien]. "Une procédure écrite va être lancée pour confirmer formellement ce vote", précise Le Monde. En dépit des "concessions […]
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"Après 25 ans de négociations, enfin le dénouement. Les pays membres de l’Union européenne (UE) ont approuvé ce vendredi la signature du traité de libre-échange avec les pays du Mercosur, malgré l’opposition de la France" [Le Parisien]. "Une procédure écrite va être lancée pour confirmer formellement ce vote", précise Le Monde.
En dépit des "concessions 'incontestables' de Bruxelles, la France votera 'contre' l'accord commercial entre l'Union européenne (UE) et quatre pays du Mercosur, vendredi 9 janvier", avait déjà tranché Emmanuel Macron [Le Monde]. "La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, [pourrait se rendre] au Paraguay [le 12 janvier] pour signer l'accord" [Politico].
"L’Autriche, la Hongrie, la Pologne et l’Irlande ont également suivi la position de la France, votant contre la signature du traité", indique Le Parisien. L'Humanité précisait déjà ce matin que ces États seraient trop "peu nombreux pour pouvoir constituer une minorité de blocage (quatre États représentant au moins 35 % de la population de l'UE)".
Pour rappel, "l'accord Mercosur a été conclu en décembre 2024 par la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, avec l'Argentine, le Brésil, le Paraguay et l'Uruguay, dans le but de créer une zone de libre-échange d'environ 700 millions de personnes de part et d'autre de l'Atlantique après plus de 25 ans de négociations" [Euronews].
Sur X, Emmanuel Macron avait annoncé dès hier que "la France a décidé de voter contre la signature de l'accord entre l'Union européenne et les pays du Mercosur". "Face à la pression [des agriculteurs], Emmanuel Macron a fini par céder", avance L'Humanité.
Une majorité qualifiée soutenant l'accord, c'est désormais "la première fois que la France est mise en minorité au Conseil […] un nouveau coup dur pour le président Macron, aux prises avec une profonde crise politique dans son pays, et sous la pression des syndicats d'agriculteurs depuis plusieurs jours", explique Euronews. France 24 reconnaît que "la France s'est isolée en disant que cet accord était 'épouvantable'".
Lâchée par l'Italie "prête à donner son aval, potentiellement décisif" insiste Le Monde, la France a échoué à former une minorité de blocage "après une série de concessions de la part de la Commission européenne, notamment des garanties renforcées pour surveiller les perturbations du marché et des paiements anticipés en espèces pour les agriculteurs" [Euronews].
"Et si la France ne s'avouait pas vaincue ?", s'interroge Le Parisien. Selon le média régional, "la France serait [toutefois] en mesure de saisir, seule, la Cour de justice de l'Union européenne pour vérifier la conformité du controversé traité avec le droit de l'UE", notamment sur "la méthode de ratification choisie par Bruxelles.".
Un point de tension déjà appuyé par "quelque 150 eurodéputés issus de cinq groupes politiques rassemblant 21 nationalités différentes [qui] ont déposé l'an dernier une résolution demandant un avis juridique de la Cour sur l'accord UE-Mercosur" [Les Échos]. "Ils estiment que la Commission européenne a outrepassé son mandat 'en divisant l'accord entre ses parties commerciales et politiques, afin de contourner l'approbation des Parlements nationaux au cours du processus de ratification'".
"Cette proposition de saisine des juges européens, qui devait être inscrite à l'ordre du jour du Parlement en novembre dernier, avait été recalée pour des raisons de procédure. Mais le Parlement va néanmoins devoir l'adopter ou la repousser lors d'une prochaine session plénière", complète le quotidien économique. Car l'institution aura quoi qu'il arrive son mot à dire dans le processus final de décision.
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08.01.2026 à 12:59

"Des tracteurs d'agriculteurs membres de la Coordination rurale sont entrés dans Paris ce jeudi 8 janvier avant l'aube, certains présents à la tour Eiffel, afin de porter les revendications de la profession", annonce TF1 Info. "Ils sont une centaine à être entrés par le sud de la capitale" mais "'la plupart sont bloqués aux portes […]
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"Des tracteurs d'agriculteurs membres de la Coordination rurale sont entrés dans Paris ce jeudi 8 janvier avant l'aube, certains présents à la tour Eiffel, afin de porter les revendications de la profession", annonce TF1 Info.
"Ils sont une centaine à être entrés par le sud de la capitale" mais "'la plupart sont bloqués aux portes de la [ville]', a indiqué le ministère de l’Intérieur" [Ouest-France], qui précise que "seule une vingtaine de tracteurs ont pénétré dans Paris intra-muros. Le reste des tracteurs est aux portes de Paris".
En cause : "l'adoption prochaine par l'Union européenne du Mercosur, le traité de libre-échange avec l'Amérique du Sud, qui cristallise le ressentiment" [France info].
"La situation qu'on voit depuis cette nuit, ce matin, n'est pas acceptable, […] je n'ai qu'une chose à dire, tout ça est illégal, nous ne laissons pas faire et nous ne laisserons pas faire", s'est indignée Maud Bregeon, la porte-parole du gouvernement, relaie France info dans un autre article. Témoin de cette tension, "un accueil hostile a été réservé [ce matin] à la présidente de l'Assemblée, sortie [du Palais Bourbon] sous les huées et les sifflets des agriculteurs", quelques heures avant sa rencontre avec les syndicats [Le Monde].
"Un arrêté de la préfecture de police mercredi soir avait en effet interdit aux tracteurs l'accès à certaines zones sensibles de la capitale, notamment l’Élysée, Matignon, le Parlement, les ministères de l'Agriculture et de la Transition écologique, ou le marché de Rungis, entre autres", rapportent Les Echos.
François Walraet, secrétaire général de la Coordination rurale, assure "qu'en France, on ne peut discuter et obtenir des choses que quand on arrive sur un rapport de force […] Sinon, tant qu'on n'est pas dans un rapport de force intense, on n'a toujours que des réponses vagues, des réponses floues.", relate France info.
"Une cellule interministérielle de crise a été activée, mercredi en fin de journée, 'pour faire le point' sur les actions des agriculteurs", a appris Le Monde auprès de l'entourage du ministre de l'Intérieur.
Les agriculteurs protestent en premier lieu "contre l’accord de libre-échange entre l’UE et des pays du Mercosur" [Ouest-France]. Source de vives tractations, ce dernier "permettrait notamment à l’UE d’exporter davantage de voitures, machines, vins et spiritueux. Dans le sens inverse, il faciliterait l’entrée en Europe de viande, sucre, riz, miel et soja sud-américains, ce qui alarme les filières concernées", rappelle Le Huffington Post.
Les agriculteurs protestent aussi "contre la gestion par l'État de l'épizootie de dermatose nodulaire bovine (DNC) qui a attisé la colère agricole début décembre dans le sud-ouest de la France", souligne Ouest-France.
Face à la colère des agriculteurs, le gouvernement tente de temporiser : "le Premier ministre Sébastien Lecornu a notamment reçu les syndicats lundi et mardi et promis des annonces 'concrètes' d'ici vendredi", notent Les Echos. "Mercredi soir, Emmanuel Macron s'est également montré ferme sur le dossier de la taxe carbone européenne aux frontières. Le chef de l’État plaide pour l'exclusion des engrais de ce mécanisme qui augmenterait drastiquement les coûts pour les agriculteurs".
Ces derniers jours, et notamment au terme d'une réunion des ministres de l'Agriculture des Vingt-Sept mercredi 8 janvier, "la Commission européenne a multiplié les annonces financières et réglementaires […] pour amadouer les agriculteurs et faire passer la pilule du traité commercial avec les pays du Mercosur" [Les Echos].
Elle s'est notamment "engagée à baisser les droits de douane sur l’engrais azoté et l’ammoniac, le temps de mener à bien le parcours législatif qui lui permettra, a-t-elle annoncé, de suspendre la taxe carbone aux frontières sur les engrais, avec effet rétroactif au 1er janvier" [Le Monde]. "Sur la question des pesticides interdits en Europe, la Commission a rappelé qu’elle travaillait déjà à une possible révision des règles sur les résidus de pesticides dans les produits importés". L'exécutif européen a également proposé "une rallonge budgétaire dans la future PAC, en débloquant 45 milliards d’euros de manière anticipée dès 2028" [BFM TV].
La signature de l'accord sur le Mercosur "devrait aboutir, vendredi 9 janvier, à l’issue d’une réunion des ambassadeurs de l’UE, qui précède une signature formelle programmée le 12 janvier. Le front commun des opposants à ce traité de libre-échange n'aura tenu que le temps de la trêve des confiseurs. L’espoir de la France de coaliser autour d’elle une minorité de blocage a fait long feu, l’Italie ayant finalement choisi de soutenir l’accord" [Le Monde].
D'après Ouest-France, "la France devrait voter vendredi à Bruxelles contre l’accord de libre-échange avec le Mercosur […] selon un ministre. Mais la position française définitive sera donnée par le Premier ministre et le président, selon la porte-parole du gouvernement". "La possibilité d’une abstention de la France […] est également évoquée". Ce jeudi matin, le vice-Premier ministre irlandais a quant à lui assuré "que son pays allait voter contre l'accord" [BFM TV].
Toutefois, "le traité de libre-échange doit encore être approuvé par le Parlement européen", rappelle Le Monde. "Et tous les experts de l’hémicycle strasbourgeois le disent : s’il y a une majorité pour, elle sera très serrée". Ce n’est pas tout. "À plus court terme, le Parlement européen pourrait ''saisir la Cour de justice de l’Union européenne' et ainsi 'interrompre la procédure d’adoption du Mercosur'", rappelle la porte-parole du gouvernement citée par Le Monde.
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