Journal de la Fédération de l'Isère du Parti Communiste Français
Publié le 17.01.2026 à 02:27
Manuel Pavard« En mars, votons pour le développement et la gratuité des transports publics ». La phrase, affichée dans la salle Edmond-Vigne comme sur leurs différents supports de communication, résume parfaitement l’ambition des organisateurs du meeting fontainois. À savoir faire de cette revendication un enjeu central du scrutin à venir. Et élire dans les conseils municipaux comme au conseil métropolitain des candidats portant une telle mesure, avec toute la palette des nuances possibles.
Des slogans qui annoncent la couleur, en vue des élections municipales et métropolitaines de mars 2026.Plusieurs collectifs — dont celui de Grenoble — militant pour la gratuité des transports en commun, aux quatre coins de la France, se sont associés en 2016 au sein d’une coordination devenue en 2024 l’Union pour la gratuité et le développement des transports publics (UGDT). Laquelle regroupe des syndicats, partis politiques et associations. Si ces collectifs locaux ont connu des fortunes diverses — et pour certains de réels succès — au cours de la dernière décennie, l’UGDT aire grenobloise mise, elle, beaucoup sur les élections municipales et métropolitaines.
« La gratuité des transports publics doit devenir un droit »
« On est nous aussi en campagne », explique une organisatrice à la tribune, en référence aux nombreux militants de l’UGDT faisant par ailleurs campagne pour une liste dans leurs communes respectives. L’idée derrière ce meeting du jeudi 15 janvier, c’est que « les listes de gauche et écologistes inscrivent dans leur programme la gratuité des transports publics. Celle-ci doit devenir un droit, comme la santé ou l’éducation », affirme-t-elle.
Militants politiques, syndicaux et associatifs ont pris place sur les fauteuils de la salle Edmond-Vigne, à Fontaine, pour assister au meeting de l’UGDT.Pour ses partisans, la gratuité est en effet une « urgence sociale et économique », mais aussi « écologique et sanitaire ». « La tarification sociale est un échec », constate Jérôme Serodio, membre de l’UGDT, rappelant qu’en moyenne, « une personne sur trois ne bénéficie pas des aides sociales auxquelles elle a droit ». Au contraire, la gratuité permet à la fois « d’éliminer le non-recours aux tarifs sociaux » et de « garantir un accès immédiat sans stigmatisation ».
Plutôt que de pointer sans cesse le coût de cette mesure, il faudrait plutôt évaluer celui du « tout-voiture, bien plus lourd pour la société », martèle le militant. Entre la pollution de l’air (100 milliards d’euros par an), les accidents de la route (50 milliards), les embouteillages (10 milliards) et le dérèglement climatique (10 à 50 milliards), « l’inaction nous coûte plus de 180 milliards d’euros chaque année », calcule-t-il. Contre environ 10 milliards pour la gratuité des transports en commun.
Deux leviers pour le financement
Appelant à repenser nos déplacements et à se tourner vers une « sobriété heureuse », l’UGDT, peu emballée par les voitures électriques, détaille les bénéfices collectifs potentiellement engendrés par cette décision : moins de maladies respiratoires, moins de stress, plus de bien-être, des économies publiques réalisées, un air plus sain, des villes apaisées…
La gratuité des transports publics, une urgence sociale et écologique.« La gratuité, associée à une offre de qualité, est le levier le plus puissant pour changer durablement les comportements », estime Jérôme Serodio, exemples à l’appui. Parmi les villes l’ayant mise en place, Dunkerque a ainsi enregistré une fréquentation de +100 % en deux ans, la moitié des nouveaux usagers venant de la voiture. Même succès à Montpellier, avec +30 % dès la première année de gratuité.
« La gratuité oblige à investir et à développer le réseau »
Quid du financement ? C’est une question de « justice sociale », indique le militant. « Il s’agit de faire contribuer ceux qui bénéficient le plus de la mobilité : entreprises, économie locale. » Concrètement, l’UGDT a identifié deux leviers : porter le versement mobilité à 3,2 % (comme en Île-de-France) et capter les plus-values foncières liées à l’amélioration de la desserte.
Jérôme Serodio tient en outre à réfuter l’une des principales idées reçues : la gratuité dégraderait la qualité des services. En réalité, « c’est tout l’inverse, souligne-t-il. La gratuité oblige à investir et à développer le réseau », l’afflux d’usagers imposant d’augmenter les moyens. Là encore, les exemples sont éloquents. À Dunkerque, l’expérimentation est synonyme de nouveaux bus et extension du réseau tandis qu’à Montpellier, elle va de pair avec hausse des fréquences et modernisation du matériel.
Une « mesure totémique » à Montpellier
La cité héraultaise fait d’ailleurs souvent figure de référence dans le domaine, étant la plus grande collectivité française à avoir instauré la gratuité totale des transports collectifs. Et ce, en trois phases : d’abord, en 2020, la gratuité pendant le week-end ; puis, en 2021, pour les moins de 18 ans et les plus de 65 ans ; enfin, en décembre 2023, la généralisation à l’ensemble des habitants de la métropole de Montpellier.
Intervenant en visio, Julie Frêche, vice-présidente de la métropole de Montpellier, en charge du transport et des mobilités actives, vante une « mesure totémique » pour la collectivité et la population du territoire. Dès la première étape de mise en œuvre du dispositif, l’intercommunalité a eu le souci « d’emporter l’adhésion des gens », assure l’élue socialiste. « La gratuité des transports était inscrite sur les bulletins de vote aux municipales », ajoute-t-elle.
Julie Frêche, vice-présidente de la métropole de Montpellier en charge des transports et des mobilités actives, a témoigné en visio de l’expérience de Montpellier, qui a mis en place la gratuité des transports en commun.Julie Frêche bat également en brèche les principales critiques adressées initialement par ses détracteurs. La gratuité des transports s’est ainsi accompagné d’un développement du réseau de tramway et bus : « On a augmenté l’offre de 11 % », se félicite-t-elle. Quant à l’insécurité, celle-ci a « reculé de 34 % dans les transports en commun ». Côté financement, le coût de 30 millions d’euros pour la métropole est à mettre en parallèle des « 8 à 9 millions d’euros de recettes pour les non-Montpelliérains » ou des quelque 80 millions d’euros annuels que nécessite l’entretien des routes.
Le rapport très « politique » de la Cour des comptes
La vice-présidente n’hésite pas à tacler le récent rapport très « politique » de la Cour des comptes. Comme toujours, les magistrats financiers « ne raisonnent que du point de vue des finances », sans égard pour l’intérêt général. Le tout « à un moment où les élus ne peuvent pas leur répondre, se trouvant en période électorale », déplore Julie Frêche.
D’autres élus ou représentants de collectifs ont témoigné en visio de la situation de leurs collectivités (Lyon, Aubagne, Rouen, Arras, Lille, Lens) appliquant ou ayant appliqué la gratuité totale ou partielle. Avec à chaque fois un même bilan largement positif de l’expérimentation de cette mesure. Et même quelques points inspirants. Ainsi, à Lens, la gratuité totale, effective depuis le 1er janvier 2026, sur le réseau de transports publics s’étend même au TER — dans une trentaine de gares du territoire — pour les habitants.
« Une politique de liberté »
Invitées à Fontaine par l’UGDT, Margot Belair et Jacqueline Madrennes ont quant à elles pris la parole en tant qu’initiatrices de la tribune cosignée en août dernier pour le développement et la gratuité des transports le week-end. Pour l’adjointe à l’urbanisme à la ville de Grenoble, « la gratuité totale n’est pas un interrupteur on/off qu’on allume, il peut y avoir des étapes, comme la gratuité le week-end » — à l’image de ce qu’a fait la métropole de Montpellier qui a, elle aussi, commencé par l’expérimenter le week-end, rappelle-t-elle.
Les conseillères métropolitaines Margot Belair et Jacqueline Madrennes, aux côtés de Jérôme Serodio, militant de l’UGDT.Cette décision, poursuit Margot Belair, est liée au coût des déplacements. « Quand on hésite à se déplacer pour aller voir sa famille ou pour une sortie culturelle, quand des jeunes restent coincés dans leur quartier le week-end, ce n’est pas un choix, c’est une assignation à résidence, assène l’élue écologiste. La gratuité des transports en commun, particulièrement le week-end, c’est une politique de liberté. »
« Parler de gratuité à la Métro, c’est un gros mot »
Les deux conseillères métropolitaines ne sont pas non plus très tendres envers le Smmag et son président Sylvain Laval — dont elles n’oublient pas les propos critiques tenus l’été dernier — ni vis-à-vis de l’exécutif métropolitain. « On avait un réseau très en avance et qui se dégrade maintenant, comme les conditions de travail des agents », dénonce Margot Belair.
Jacqueline Madrennes sort également la sulfateuse : « Parler de gratuité à la Métro, c’est un gros mot », s’insurge-t-elle. L’adjointe à la maire d’Échirolles à l’éducation, à la culture, au travail de mémoire, au périscolaire et à la restauration, regrette que « la seule boussole de la métropole [soit] l’attractivité et l’innovation ». Et que cette dernière n’ait « pas de vision systémique » sur les transports et la mobilité. Sur la même longueur d’ondes que Margot Belair, Jacqueline Madrennes va même plus loin, rappelant qu’elle s’est positionnée de longue date « pour la gratuité totale ».
Les militant-es de l’UGDT aire grenobloise ont présenté les enjeux de la gratuité, avant d’échanger avec les invités et le public.De fait, le débat entre gratuité totale et partielle est loin d’être anodin. Si certains défendent une mise en place progressive, d’autres, dans le public, relèvent les limites de cette option. C’est notamment le cas d’un participant qui s’interroge : « Les usagers continueront-ils de payer un abonnement mensuel à M’Tag ? » Car en théorie, avec la gratuité le week-end, « seuls ceux qui n’ont pas d’abonnement mensuel seraient concernés »… D’où — entre autres raisons — la préférence donnée par nombre de militants de gauche à la gratuité totale des transports publics, « sans conditions ».
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Publié le 16.01.2026 à 13:24
Didier GosselinDans un communiqué du 14 janvier, la Confédération paysanne rappelle le contexte de cette répression contre ses militants : « Dans le cadre du mouvement agricole dont la colère s’exprime depuis plusieurs semaines, plus de 150 paysan·nes de la Confédération paysanne venu·es de toute la France, dont une importante délégation des DROM (départements et régions d’outre-mer), ont envahi pacifiquement le 14 janvier le ministère de l’Agriculture pour l’occuper. Cinquante-deux paysan·nes ont été interpellés et tous et toutes ont été placé·es en garde à vue, dont les trois porte-parole nationaux et le président de la chambre d’agriculture de Guyane. Quatre militants isérois en font partie. Encore une fois, les manifestant·es ont été nassé·es par les forces de l’ordre, dont la BravM. À plusieurs reprises, les journalistes ont été empêchés de filmer cette manifestation pacifique organisée par la Confédération paysanne, un syndicat agricole représentatif ! »
Un rassemblement spontané s’est donc tenu devant la sous-préfecture de La Tour-du-Pin, à 18h30, ce jeudi 15 janvier, en parallèle de celui organisé à Grenoble le même jour. Marie Allagnat, paysanne-boulangère locale, a pris la parole au nom de la Confédération paysanne pour dénoncer « la répression et le mépris du gouvernement envers le monde paysan ». Mépris qui « concerne aussi et de façon exacerbée les paysan·nes des départements, territoires et régions d’outre-mer, trop souvent mis à part, sans prise en compte des spécificités de leurs territoires ».
« Une atteinte grave à notre souveraineté alimentaire »
« La colère qui s’exprime depuis des semaines dans l’Hexagone, sur la gestion de la crise de la dermatose nodulaire et l’accord UE-Mercosur, fait écho aux difficultés que rencontrent les paysan·nes des DROM. Cette action d’occupation des locaux du ministère visait à dénoncer cette situation », a expliqué la militante.
Selon la Confédération paysanne,« les paysan·nes des DROM subissent depuis des décennies une posture condescendante et néocoloniale de la part de l’État français. En première ligne des accords de libre-échange, les territoires des DROM subissent les nombreuses importations déloyales en provenance de pays aux conditions sociales et environnementales de production largement moins-disantes. La signature de l’accord de libre-échange UE-Mercosur sera une nouvelle atteinte grave à notre souveraineté alimentaire », a ajouté le syndicat.
« Deux poids, deux mesures »
La Conf’ demande « en urgence la refonte des aides du POSEI, le Programme d’options spécifiques à l’éloignement et à l’insularité. Elles doivent être rendues accessibles à toutes et tous, en particulier pour les producteur·rices de la souveraineté alimentaire locale. Ces aides POSEI doivent être plafonnées et redistribuées équitablement pour lutter contre la concentration des aides dans les mains de quelques grands groupes agroindustriels et familles. Il faut mettre fin aux rentes d’une poignée d’acteurs, notamment dans les filières banane et canne-sucre-rhum. L’augmentation significative dès 2026 des enveloppes agricoles pour la Guyane et Mayotte, à la hauteur des besoins en développement agricole de ces territoires, est au aussi urgente. »
Différentes prises de parole ont également dénoncé avec force le « deux poids, deux mesures » dans la gestion de la crise agricole actuelle. La répression vise en effet essentiellement la Confédération paysanne pour la discréditer et la marginaliser. Et ainsi permettre à la FNSEA, co-gestionnaire de la politique agricole française et dont les grandes exploitations bénéficient très largement des mannes financières de la PAC, d’apparaitre comme le fer de lance de la contestation afin de mieux masquer sa responsabilité dans la dégradation de la souveraineté alimentaire française.
Une cinquantaine de manifestants devant la préfecture, à Grenoble

Une cinquantaine de personnes se sont également réunies ce jeudi soir à Grenoble, devant la préfecture de l’Isère, en soutien aux 52 militants de la Confédération paysanne placés en garde à vue.
Des manifestants qui, à l’instar du sénateur écologiste de l’Isère Guillaume Gontard, présent au rassemblement, ont eux aussi pointé le « deux poids, deux mesures » entre la Conf’ et la FNSEA, tout en fustigeant une « criminalisation insupportable ».
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Publié le 14.01.2026 à 17:42
Les faits avaient suscité un torrent d’indignation, la section PCF Fontaine rive gauche du Drac condamnant alors un « acte lâche [visant] à intimider toute la communauté musulmane ». Le 19 septembre 2025, les fidèles fréquentant la salle de prière musulmane Eugénie-Cotton, rue Marguerite-Tavel, avaient découvert des ossements de porc et du saucisson déposés devant la porte d’entrée et une inscription raciste et islamophobe -« Charlie (sic) Martel 732, islam dehors » — taguée sur une fenêtre. Une affaire qui a vu le nom de Franck Sinisi apparaître dans le radar des enquêteurs de la police judiciaire (PJ).

L’ancien conseiller municipal d’extrême droite de Fontaine a ainsi été placé en garde à vue dans leurs locaux, ce mardi 13 janvier, indique le procureur de la République de Grenoble Étienne Manteaux, confirmant les informations du Parisien.
Son ADN retrouvé sur un des os
Si le mis en cause a nié toute implication, les indices recueillis ont, eux, parlé : son ADN a été retrouvé sur un des os, précise le magistrat. Franck Sinisi a donc été présenté au parquet, ce mercredi 14 janvier, à l’issue de sa garde à vue. « Il est convoqué à l’audience correctionnelle du 10 avril 2026 pour provocation publique à la haine ou à la violence en raison de la religion », annonce le procureur.
Les investigations menées par la PJ s’avèrent d’ailleurs particulièrement accablantes pour le suspect. « Des recherches en sources ouvertes de ses comptes mettent en évidence des messages haineux à l’encontre de la communauté musulmane en 2024 et 2025 », souligne ainsi Étienne Manteaux.
Il proposait de « récupérer les dents en or » des Roms
L’ex-conseiller municipal avait en outre déjà eu maille à partir avec la justice pour des faits similaires. En février 2017, celui qui était alors élu sous l’étiquette Front national avait provoqué une intense polémique, en pleine séance du conseil municipal, par ses propos visant les Roms. Il suggérait en effet de « récupérer leurs dents en or » afin de financer leur hébergement.
Lors du jugement en première instance, en 2017, un rassemblement de protestation contre les propos de Franck Sinisi avait été organisé devant le palais de justice de Grenoble.Exclu du FN, avant de rejoindre le mouvement d’extrême droite Civitas, Franck Sinisi avait été jugé pour « incitation à la haine raciale » par le tribunal correctionnel de Grenoble. Puis définitivement condamné, en 2019, par la cour d’appel, à deux mois de prison avec sursis et quatre ans d’inéligibilité. Le préfet de l’Isère l’avait enfin déclaré démissionnaire d’office de son mandat, en 2020.
Cet article Fontaine. Os de porc devant une mosquée : l’ex-élu d’extrême droite Franck Sinisi jugé en avril 2026 est apparu en premier sur Travailleur alpin.
Publié le 14.01.2026 à 17:10
Edouard SchoeneClaudine Didier, tête de liste (PCF) a engagé les prises de paroles. « Nous entrons aujourd’hui dans une nouvelle étape de la campagne municipale. Après plus d’un an de travail collectif, nous pouvons vous annoncer que notre liste est complète et que notre programme est finalisé. C’est un moment important pour nous, parce que ce projet est le fruit d’un vrai travail d’alliance entre les forces de gauche, les écologistes, les Insoumis et des citoyennes et citoyens engagés. Une alliance construite dans le dialogue, le respect et avec une priorité commune : être utiles aux habitants de Fontaine. Dès le départ, nous avons fait un choix clair : placer la démocratie participative au cœur de notre projet municipal. Nous voulons une ville qui se décide avec ses habitants, pas sans eux. Une ville où la transparence n’est pas un slogan, mais une méthode de travail », insiste la candidate.
Claudine Didier.Quant aux premières décisions qui seront prises en cas d’élection, Claudine Didier indique que « nous lancerons un audit interne financier et organisationnel, pour disposer d’un état des lieux clair et partagé. Les résultats seront discutés avec les services municipaux et le CCAS, dans un esprit de confiance et de respect du travail des agents. Nous mettrons également en place de véritables instances de démocratie participative, permettant aux habitants de s’informer, de débattre et de peser sur les décisions. Pas de participation de façade : les choix municipaux se feront en concertation. »
Claudine Didier, Slimane Raïs et Frank Bonnaud, dans leurs interventions respectives, ont précisé que six priorités seraient soumises aux électeurs, le détail des engagements futurs devant être pris après l’audit financier de la ville.
Slimane Raïs, la France insoumise.Slimane Raïs (LFI) : « Dès la rentrée 2026, nous agirons pour des mesures simples et justes. À la cantine, nous mettrons en place un tarif symbolique pour le premier quotient familial parce que l’alimentation et l’école ne doivent jamais devenir un facteur d’exclusion. Et nous supprimerons les pénalités automatiques en cas d’annulation : la mairie doit accompagner les familles, pas les sanctionner. En parallèle, nous bâtirons un vrai service public de l’enfance. »
Pour la santé, l’équipe municipale, dès son élection, recrutera un médecin généraliste puis engagera la construction d’un centre municipal de santé avec l’ARS, le département, la région et les partenaires. « Et nous utiliserons les leviers municipaux : mobiliser des locaux existants de la Ville, notamment sur la place des Écrins ou La Chapotière. »
Franck Bonnaud, Les Ecologistes.Frank Bonnaud (EELV) énonce diverses actions pour permettre aux Fontainois d’affronter le réchauffement climatique, dont la rénovation des écoles, la réouverture du centre de loisirs de Saint-Nizier. Il insiste aussi sur une mesure importante à mettre en œuvre, « la création de places de logements pour les familles en grande précarité ».
Quant à la question importante de la métropole et des élus métropolitains, les réponses ont été claires. Claudine Didier : « Dès début du mandat de la métropole, je laisserai ma place à une autre membre de notre équipe municipale. Je ferai pleinement confiance aux élu·es métropolitain·es de notre majorité, et leur travail sera partagé pour des décisions collectives, toujours dans l’intérêt de Fontaine. » Les candidats unanimes ont énoncé que le cumul élu métropolitain – adjoint au conseil municipal sera exclu. Aussi bien les conseillers communautaires que les adjoints devront se consacrer à leurs mandats respectifs, suffisamment lourds. Les débats sur les orientations à défendre au sein de la métropole seront débattus entre élus et lors de concertations avec les habitants.
Anne Hazobit.À l’élection municipale de Fontaine, certaines listes se présentent sans étiquettes. La liste de gauche est au contraire identifiée et rassemble des partis de gauche PCF-LFI-EELV et des citoyens.
Pour Claudine Didier, « le « sans étiquette », c’est l’absence de transparence. Nous avons fait un travail exigeant, depuis des mois avec militants et citoyens de gauche pour élaborer un programme. » Slimane Raïs estime que « se présenter sans sans logo c’est une posture, souvent une imposture » . Il précise que l’équipe Longo sortante avait les logos du centre droit et que certains élus sont clairement de droite extrême. Anne Hazobit (EELV) s’en réjouit : « Nous affichons qui nous sommes. Nous pouvons être fiers du travail des élus de nos partis », tandis que Laurent Richard (PCF) le souligne : « Quand la gauche est unie elle est gagnante. La mairie de Fontaine, actuelle est celle d’un système qui a montré ce qu’il est. Nous affichons notre modèle démocratique, nous nous inscrivons dans une tradition. »
Laurent Richard et Renaud Lugli (PCF).Cet article Municipales. La méthode de travail de la liste « Fontaine nous rassemble » est apparu en premier sur Travailleur alpin.
Publié le 14.01.2026 à 17:09
Edouard SchoeneNicolas Offenstadt, professeur des universités (histoire du monde contemporain, historiographie) à l’École d’histoire de la Sorbonne (EHS) et à l’Institut d’histoire moderne et contemporaine (IHMC), spécialiste du Moyen Âge, de la Première guerre mondiale et de la RDA — où il pratique régulièrement l’urbex -, sera l’invité de l’Université Grenoble Alpes (UGA), qui consacre une journée au thème « l’Allemagne en Europe hier et aujourd’hui », jeudi 22 janvier. Rendez-vous à la MSH-Alpes, 1221 rue des Universités, à Gières, de 15h à 19h30.
La conférence de Nicolas Offenstadt, venu évoquer son dernier ouvrage, Histoire globale de la RDA (éditions Tallandier, 2026), sera suivie d’une discussion avec le public. Puis d’échanges avec Jessica Engel, consule générale d’Allemagne à Lyon, à l’occasion de la Journée de l’amitié franco-allemande.
La couverture de son dernier livre, paru en 2026 aux éditions Tallandier.Le lendemain, vendredi 23 janvier, l’historien présentera son livre, à 19h, à la librairie Le Square, 2 place du Dr Martin, à Grenoble. Pendant des années, Nicolas Offenstadt a sillonné l’ex-RDA pour écouter ses habitants, observer les traces de ce monde éphémère, et ramasser ses archives abandonnées. « Son ambition est de reprendre l’histoire de cette nation dans une perspective globale mais aussi de rendre compte de la façon dont ses citoyens ont subi, modelé ou rejeté les contraintes d’un régime autoritaire, jusqu’à la chute finale », indique l’éditeur.
« Le livre s’inscrit aussi dans le présent »
Pourquoi avoir choisi ce sujet d’étude finalement peu courant ? « D’abord l’histoire de la RDA elle-même demeure passionnante : comment le projet de construire une ‘autre’ Allemagne après le nazisme s’est-il développé, entre le stalinisme, la guerre froide et la tradition du socialisme allemand, ensuite comment les citoyens de RDA ont eu a/ et pu composer avec un régime autoritaire et répressif, avec des évolutions dans le temps tout en bénéficiant aussi de garanties sociales », explique l’auteur.
Enfin, poursuit-il, « ce livre rend compte de la richesse des publications et des débats en Allemagne souvent ignorés du public français ». Et Nicolas Offenstadt de conclure : « Le livre s’inscrit aussi dans le présent car l’Allemagne de l’Est aujourd’hui est un bastion de l’extrême droite (AFD). Comment le comprendre ? Quels liens avec la RDA et son histoire, et surtout avec les années d’unification où tout son héritage fut liquidé ? »
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Publié le 14.01.2026 à 16:39
Maryvonne MathéoudTrois thèmes ont été abordé dans la soirée : les enjeux sportifs et éducatifs des Jeux olympiques et paralympiques, les enjeux économiques et sociaux (enjeux environnementaux et démocratiques à travers l’exemple des transports ferroviaires, ces mêmes enjeux à travers l’exemple du logement en zone de montage.
En introduction, Nicolas Bonnet pose la question : « Quel message politique la France doit porter pour ces Jeux olympiques et paralympiques (JOP) ? Nous vivons des situations catastrophiques avec la montée des guerres partout dans le monde. Les questions de l’olympisme sont des questions de paix, de lien entre les êtres humains par le sport, de partage, de solidarité, de fraternité. Ces valeurs progressistes ont été portées lors des JOP de Paris. La cérémonie d’ouverture a marqué les esprits et a été critiquée par les plus conservateurs et l’extrême droite au niveau mondial. »
Le deuxième problème soulevé est que le sport est en souffrance dans toute la France par un manque budgétaire criant. Sous investissement du gouvernement en direction des collectivités et sous investissement des communes.
« Nous nous sommes engagés à Paris en 2024 pour le sport pour tous, source d’émancipation. Le coût de la licence est la première barrière pour l’accès au sport. Quelles seront les retombées des JOP, en quoi les JOP vont permettre plus d’accès aux sports à toutes et tous par exemple : est ce que les enfants et les familles de nos villes en Isère vont pourvoir accéder aux sports de la neige ? L’héritage des JOP ne peut pas être que matériel », indique Nicolas Bonnet
Réduire l’empreinte carbone
Les autres sujets sont les enjeux environnementaux et sociaux. Il faut réfléchir à réduire l’empreinte carbone avec des aménagements qui prennent en compte le réchauffement climatique et le respect de l’environnement. Pour le Comité international olympique, la France est le pays où il y a le plus d’infrastructures pour la pratique des sports d’hiver avec quelques manques comme le patinage de vitesse – qui seront sans doute organisés aux Pays-Bas, compte tenu de l’infrastructure disponible dans ce pays.
« Pour les JOP de Paris nous avons investi fortement pour le traitement de l’eau dans la Seine et un demi million de personnes s’y sont baignées. Nous avons défini une charte sociale (zéro mort au travail) porté par la CGT bâtiment puis par Bernard Thibaut. Les questions des travailleurs sans papier, de l’interim, de la sous traitance ont été traitées. Un des héritage des JOP de Paris est que nous avons élargi la charte sociale pour toutes les commandes publiques », explique Nicolas Bonnet.
L’accès aux sports, une volonté politique
Reste la question de la difficulté d’avoir accès à une pratique sportive. « Il y a plusieurs raisons ; le manque de temps libre (aménagement du temps de travail, retraite à 60 ans…), le coût de la pratique du sport, le manque d’équipements sportifs, le manque d’animateurs », note Nicolas Bonnet. L’école est le premier lieu où tous les enfants ont accès au sport gratuitement. D’où l’intérêt des classes découvertes. « L’un des héritage des JOP pourrait être que tous les enfant aillent en classe de mer ou de montagne. »
Ce qui implique une volonté politique. « Pour les JOP de Paris il y a eu un héritage construit par la ville de Paris la Seine-Saint-Denis, mais pas par l’État, déplore Nicolas Bonnet, pour les gouvernement de droite il s’agit d’abord de faire passer les intérêts privés avant les intérêts collectifs. »
Pour Gilles Fournel la CGT prend à bras le corps les enjeux des JOP 2030 afin qu’ils correspondent aux standards sociaux de la France comme ça était le cas pour Paris. La charte sociale, partie intégrante du dossier de candidature pour les JOP à Paris, a permis la réussite des jeux dans des conditions très correctes.
Charte sociale
Les JO de 2024 ont été préparés en dix ans sur une commune. Pour 2030, le contexte est largement différent avec des délais beaucoup plus restreints et avec deux régions pour une seule candidature. C’est dans ces conditions que la chartre sociale doit être validée par les organisateurs. « Ce n’était pas le cas pour Paris, puisqu’elle était incluse dans le dossier candidature et avec un contexte politique et économique largement dégradé depuis », déplore Gilles Fournel. Sur la charte des jeux de 2024, il y a eu des avancées considérable sur la sécurisation des chantiers et les conditions de travail.
« Concernant la question sécuritaire, elle a été démesurée. On a eu des moments ou la ville était complètement fermée. Il y a eu des questions de liberté problématiques. On a eu 15 000 militaires et une base militaire construite à Paris. Les gouvernements de droite veulent mettre en avant de nouvelles règles pour restreindre les libertés. Ce n’est pas forcement lié à l’olympisme mais au pouvoir »,rappelle Gilles Fournel.
Aux JOP de Paris il y a eu un réel engouement très important pour les jeux paralympiques. Mais pour développer la pratique du sport paralympique il faut investir massivement. C’est un rapport de force politique et économique.
Pour les retombées positives des JO il faut tenir compte des retombées écologiques et sociales pour le plus grand nombre. Par exemple, 40 % des enfants d’Autrans ne peuvent pas accéder aux pratiques du ski.
Rénover les logements en montagne
Autre problème, il faut réfléchir aux transports moins coûteux et moins polluant, penser à la gestion des parkings, réorganiser le transport ferroviaire. Il faudra gérer les installations démesurées pour les villages. La loi montagne doit être au service de la population locale. Les citoyens doivent être associer aux décisions et aux projets de la montagne. Le sujet de la démocratie locale et central, c’est essentiel pour défendre et faire vivre ces structures.
Pour Henriette Picchioni, quel sera l’héritage des JOP de 2030 ? Il faut préserver la nature notamment en rénovant des bâtiments (objectif : rénover 2500 logements d’ici 2030) et en construisant des logements écologiques, avec une isolation performante pour l’hiver mais aussi pour les grandes chaleurs. Puis après les JO il faut les rendre accessibles à tous surtout aux saisonniers et aux jeunes qui travaillent dans les villages et qui peinent à se loger mais aussi des logements intergénérationnels. Les logements seront à la vente ou à la location. Il faut également développer des espaces publics tels que des crèches, des parcs, des écoles, des commerces…. À Villard-de-Lans il y a 60 % de résidences secondaires. Un projet à l’étude prévoit de mettre en location ces logements en échange de services.
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Publié le 13.01.2026 à 17:17
Edouard SchoeneHervé Derriennic, coprésident de l’association Centre de santé Saint-Bruno, se montre dubitatif devant les derniers développements de ce dossier : « En fin de mandat, la municipalité déciderait de ‘parachuter’ un centre de santé dans le quartier Flaubert : achat d’un local et lancement d’un Appel à manifestation d’intérêt auprès de médecins et professionnels de santé, dont les conclusions ne seraient connues qu’au terme de six à huit mois. Ni un habitant, ni un médecin n’est mobilisé à ce jour. »
Et de s’interroger : « Quels sont les éléments objectifs qui justifient ce projet à deux stations de tram des centres de santé de la Villeneuve, dans un quartier encore en construction pour dix ans (moins de 30 % des logements prévus dans la zone sont construits). Et la démarche de santé communautaire apparaît oubliée. »
De nombreux atouts pour le projet de Saint-Bruno
Oui, plusieurs nouveaux centres de santé sont nécessaires à Grenoble, réaffirme l’association. Néanmoins, celle-ci ne comprend pas que le projet de Saint-Bruno se retrouve aujourd’hui en seconde position, sans garantie de subvention au cours du prochain mandat. Et ce, d’autant qu’elle dispose d’atouts incontestables :
- un soutien de 1500 pétitionnaires et de multiples démarches en cours pour associer corps médical, associations, citoyens
- un argumentaire d’urgence d’un centre avec un nombre important de ménages pauvres
- un préaccord pour l’acquisition d’un bâtiment place Saint-Bruno
- un projet de travaux conforme à la subvention municipale
- un projet de centre de santé communautaire
Les porteurs de projet et des habitants du quartier devant l’espace diocésain Saint-Bruno, sur la place éponyme, où l’association espère implanter son futur centre de santé communautaire.Forte de ces différents éléments, l’association a demandé à Éric Piolle, par une lettre ouverte datée du 19 décembre, de se positionner pour que le centre de santé Saint-Bruno soit immédiatement retenu par la ville, pour bénéficier des 800 000 euros de subvention dédiés à cet effet dans le budget. Mais à ce jour, pas de réponse ni de proposition de rendez-vous de la part du maire de Grenoble.
Les porteurs de projet terminent leur plaidoyer en interpellant directement la ville. « Les habitants attendent une réponse favorable de la municipalité, marque de confiance dans l’avenir de leur quartier », assènent-ils.
Le PCF Grenoble soutient la création d’un centre de santé à Saint-Bruno
La section de Grenoble du PCF a publié, le 4 janvier, un communiqué de soutien à l’association pour la création d’un centre de santé communautaire à Saint-Bruno. Après avoir repris les arguments développés par les porteurs de projet, elle conclut : « Un centre de santé communautaire porte une autre idée de la santé. Une santé de proximité, non marchande où les professionnels peuvent travailler en équipe et où le patient est un acteur de sa santé. Ces structures offrent aussi de meilleures conditions de travail aux soignants ce qui est un levier pour attirer et maintenir des médecins dans les quartiers qui en ont le plus besoin. » Pour les communistes grenoblois, c’est ainsi « un choix politique fort à un moment où notre système de santé est en panne, où l’Etat se désengage, où la médecine libérale recule dans les quartiers populaires et où la prévention reste trop souvent le parent pauvre des politiques de santé ».
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