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Monde Numérique

Jerôme Colombain

mis en ligne le 16.01.2026 à 11:00

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1 - 🎤 Interview - Robots compagnons et montres connectées pour enfants : la vision de TCL (Christophe Yérolimos, TCL)

Au CES, TCL dévoile sa vision de la robotique domestique et des objets connectés pour enfants. Robots compagnons, montres connectées et nouveaux usages dessinent un marché en forte croissance en Europe.

Interview : Christophe Yérolimos, TCL France

Punchlines

  • La robotique va devenir un marché commercial.

  • La montre connectée rassure les parents.

  • 2026 sera l’année de la kids watch.

Vous présentez au CES un petit robot compagnon baptisé AiMe. À quoi sert-il concrètement ?

AiMe est un robot compagnon conçu pour interagir avec les enfants. Il ne rend aucun service domestique et ne range rien. Il est là pour discuter, partager des émotions, réagir et créer une relation ludique et affective avec l’enfant.

Pensez-vous que ce type de robot peut trouver son public en Europe ?

Il y a un consensus sur le fait que la robotique va devenir un vrai marché. Cela commencera en Chine, puis en Amérique du Nord, et arrivera progressivement en Europe. Chez TCL, nous voulons être un acteur de ce marché, pas seulement sur le companionship mais sur d’autres usages de la robotique.

TCL est aussi très présent sur les montres connectées pour enfants. À quoi répond ce produit ?

La montre pour enfants est avant tout faite pour rassurer les parents. Les enfants n’ont pas le droit d’avoir un smartphone à l’école primaire, mais les parents veulent pouvoir les contacter et savoir où ils sont. La montre permet la géolocalisation et la communication, avec des appels limités à une liste définie par les parents.

Comment rendez-vous la montre attractive pour les enfants ?

Il faut que ce soit ludique pour que les enfants aient envie de la porter. Nous avons intégré des jeux, des interactions et des fonctions basées sur l’intelligence artificielle, comme la reconnaissance d’objets ou de fleurs via l’appareil photo, ainsi que la vidéoconférence.

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mis en ligne le 16.01.2026 à 07:00

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2 - 🔎 Zoom - L’IA va-t-elle faire nos courses à notre place ?

Cette semaine, Google a annoncé un nouveau protocole pour l'intelligence artificielle, UCP, qui pourrait bouleverser le commerce en ligne. Derrière cette annonce technique se joue peut-être une bataille stratégique majeure pour l’avenir du e-commerce.

Un langage universel pour le commerce en ligne

L’intelligence artificielle promet depuis des mois de transformer nos façons d’acheter en ligne. Mais pour passer des intentions aux actes, il fallait résoudre un casse-tête technique : permettre aux IA de dialoguer directement avec les sites marchands sans passer par des clics humains ou des intégrations complexes. C’est précisément l’objectif du Universal Commerce Protocol (UCP), un nouveau langage universel porté par Google, et déjà soutenu par de grands acteurs du commerce et du paiement, de Carrefour à Shopify, en passant par Walmart, Target, Visa ou Mastercard.

Des agents IA capables d’acheter à notre place

Ce protocole permettrait à des agents IA comme Gemini d’explorer des catalogues, comparer des offres, appliquer des promotions et finaliser des achats de manière autonome, avec des garanties de sécurité comme les paiements tokenisés et la validation cryptographique du consentement. Une infrastructure pensée pour un commerce « agentique », où l’IA ne se contente plus de conseiller, mais agit directement au nom du consommateur.

Des risques techniques et économiques bien réels

Mais cette fluidité soulève de nombreuses questions. En ouvrant leurs systèmes à des agents autonomes, les commerçants augmentent leur surface d’attaque et s’exposent à des risques inédits : erreurs de configuration démultipliées à grande vitesse, pertes financières instantanées, nouveaux défis de gouvernance et de responsabilité. D’autant que Google n’est pas seul : OpenAI, avec le soutien de Stripe, prépare un protocole concurrent, annonçant une véritable guerre des standards.

Jusqu’où déléguer nos décisions d’achat ?

Au-delà de la technique, c’est notre rapport à la consommation qui est interrogé. Jusqu’où sommes-nous prêts à déléguer nos décisions à des algorithmes ? Le shopping restera-t-il un acte humain, fait de comparaison et d’irrationnel, ou deviendra-t-il une simple ligne optimisée dans un budget automatisé ?

Un épisode de Monde Numérique assisté par l'IA Notebook LM de Google.

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mis en ligne le 15.01.2026 à 07:00

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3 - 🎤 Interview - Créer des objets connectés grâce à l’IA (Thomas Serval, Baracoda)

Depuis vingt ans, Baracoda conçoit des objets connectés. Avec l’IA générative, l’entreprise franchit un cap décisif en automatisant la conception de produits physiques. Thomas Serval explique comment cette approche peut bouleverser l’innovation industrielle.

Interview : Thomas Serval, cofondateur et dirigeant de Baracoda

Punchlines

  • L’IA générative peut remplacer la majorité des métiers de la conception d’objets connectés.
  • La conception de six mois peut désormais se faire en quelques jours.
  • Un seul ingénieur peut suffire là où il en fallait vingt-cinq.
  • La fabrication d’objets peut être démocratisée.

Peut-on parler de no-code appliqué aux objets physiques ?

Absolument. Après vingt ans à concevoir des objets connectés, on a identifié des erreurs récurrentes autour de la connectivité, de la cybersécurité, de la donnée ou du respect de la vie privée. Nous avons construit une plateforme interne et, avec l’IA générative, nous avons compris que des agents intelligents pouvaient remplacer la plupart des métiers liés à la conception, au développement et à la fabrication des objets connectés.

À qui s’adresse cette plateforme ?

Elle s’adresse aux créateurs, aux innovateurs, aux designers et aux centres de R&D des grandes entreprises. L’objectif est de démocratiser la fabrication d’objets et de permettre à beaucoup plus d’acteurs de passer de l’idée au produit.

Concrètement, comment passe-t-on d’une idée à un objet fonctionnel ?

On part d’une expression de besoins en langage naturel, dans plus d’une centaine de langues. Le système pose ensuite des questions pour identifier les angles morts, comme le coût, l’autonomie ou les composants. À partir de là, il recommande un microprocesseur, génère le code, le routage de la carte électronique et les briques logicielles nécessaires pour l’application et le cloud.

Quel impact cela a-t-il sur les délais de conception ?

Habituellement, concevoir un objet connecté prend environ six mois, auxquels s’ajoutent trois mois d’industrialisation. Avec cette approche, les six mois de conception deviennent quelques jours.

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mis en ligne le 14.01.2026 à 07:00

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4 - 🎤 Interview - Twake.ai, l’alternative souveraine aux suites collaboratives américaines (Alexandre Zapolski, Linagora)

Au CES de Las Vegas, le français Alexandre Zapolski défend une vision européenne et souveraine du numérique. Avec Twake.ai, Linagora propose une suite collaborative open source, enrichie par l’IA, pensée pour garder les données des entreprises sous leur contrôle.

Interview : Alexandre Zapolski, président de Linagora

Punchlines

  • La souveraineté numérique devient un enjeu stratégique.
  • Les alternatives aux GAFAM sont désormais crédibles.
  • Chaque entreprise peut avoir son propre modèle d’IA.
  • Les données ne sortent jamais de l’entreprise.

Concrètement, que permet de faire Twake.ai au quotidien ?

C’est une suite collaborative complète, augmentée par l’IA. Par exemple, une visioconférence est automatiquement transcrite, résumée et stockée dans le drive. Les contenus sont indexés dans une base vectorielle, ce qui permet de retrouver de l’information à partir des emails, des documents ou des échanges, grâce à un modèle de langage intégré.

Peut-on vraiment qualifier Twake.ai de solution souveraine pour les entreprises ?

Oui, on ne peut pas faire plus souverain que Twake.ai. Tout repose sur des logiciels open source, y compris ce que nous développons nous-mêmes. Les sources sont accessibles publiquement et n’importe qui peut installer la solution sur son propre environnement on-premise. Cela permet de garder un contrôle total sur les données, sans dépendance à un acteur extérieur.

Comment utilisez-vous l’IA sans exposer les données des entreprises ?

Nous utilisons des modèles comme Mistral, que nous affinons avec les données de l’entreprise. Cela permet de créer un modèle d’IA contextualisé, propre à chaque organisation, sans que les données ne sortent de son périmètre. C’est un point fondamental, car la conservation des données est devenue un enjeu majeur, y compris aux États-Unis.

Les entreprises sont-elles plus réceptives aujourd’hui au discours sur la souveraineté ?

Oui, clairement. Il y a une prise de conscience très forte autour de la dépendance aux GAFAM et des lois extraterritoriales américaines. De plus en plus de dirigeants cherchent des solutions résilientes et indépendantes. Twake.ai est aujourd’hui identifiée comme une alternative sérieuse et industrielle, notamment par les grandes entreprises et les PME.

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mis en ligne le 13.01.2026 à 07:15

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5 - 🎤 Interview – La longévité, nouvelle frontière de la tech (Arnaud Auger, Cathay Innovation)

La santé sort des cabinets médicaux pour s’installer dans nos objets du quotidien. Au CES, Arnaud Auger décrypte la montée en puissance des wearables, de l’IA et de la longévité comme nouvelle frontière technologique.

Interview : Arnaud Auger, Directeur Cathay Innovation & spécialiste du "bio-hacking"

Punchlines

  • La santé arrive directement chez le consommateur.
  • L’IA aide à comprendre et à agir plus tôt.
  • La longévité est la grande tendance de la décennie.
  • La prévention devient accessible au grand public.
  • Il faut choisir entre vie privée et vie tout court.

Vous êtes connu pour votre intérêt pour les wearables et le biohacking. Que pensez-vous de ce CES 2026 ?

C’est extrêmement intéressant de voir que la plus grande conférence tech au monde parle de longévité comme de la méga tendance qui va définir la prochaine décennie. La longévité ne concerne pas seulement la santé digitale, mais aussi la prévention, la détection précoce et les traitements de précision. Elle englobe aussi l’environnement, les textiles, la nourriture ou le sport.

Qu'est-ce que cela change, selon vous, en matière d'accès à la santé ?

Avant, il fallait attendre d’aller chez le médecin ou à l’hôpital pour parler santé. Aujourd’hui, on a de la santé directement dans nos équipements, et même à la maison. La santé va directement chez le consommateur, et avec l’intelligence artificielle, on peut mieux comprendre ses données et agir plus tôt.

Qu'apporte l’intelligence artificielle ?

L'IA permet de mieux comprendre nos données de santé. Avant, par exemple, j’avais beaucoup de données, mais il fallait des tableaux complexes pour les comprendre. Aujourd’hui, l’IA simplifie l’analyse et vous dit concrètement quoi faire. Même pour les médecins, disposer de l’historique médical du patient via l’IA peut permettre des diagnostics plus précis et éviter des erreurs de traitement.

Mais cette évolution pose la question de la confidentialité des données de santé. Faut-il s’inquiéter ?

Il existe de plus en plus de solutions pour que les données restent en local ou soient mieux sécurisées. Mais au fond, il y a un choix à faire : est-ce que vous préférez votre vie privée ou votre vie tout court ?

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mis en ligne le 13.01.2026 à 07:00

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6 - 🎤 Interview – Body Scan 2, la balance qui anticipe les maladies chroniques (Caroline Lagarde, Withings)

Présentée au CES de Las Vegas, la nouvelle balance connectée de Withings veut transformer la simple pesée en véritable bilan de santé préventif. . Grâce à des capteurs avancés et à l’analyse de plus de 60 biomarqueurs, la balance ambitionne de détecter très tôt les premiers signaux faibles des maladies chroniques.

Interview : Caroline Lagarde, responsable produit chez Withings

Punchlines

  • La balance capte plus de 60 biomarqueurs.
  • Nous détectons les risques avant les symptômes.
  • La santé cardiovasculaire est au cœur du produit.
  • Toutes les mesures sont encore réversibles.
  • L’objectif est le dépistage, pas le diagnostic.

A quoi sert Body Scan 2 ?

On s’est rendu compte que notre mode de vie s’est beaucoup dégradé. On mange sur le pouce, on dort moins, on est sous pression. Résultat : de nombreuses maladies chroniques se développent silencieusement pendant des années. Body Scan 2 a été conçue pour détecter les premiers signes avant-coureurs avant qu’il ne soit trop tard.

Qu’apporte concrètement cette nouvelle balance par rapport aux modèles précédents ?

À chaque pesée, on réalise un scan complet de la santé cardiovasculaire et métabolique. En plus du poids et de la composition corporelle segmentale, on ajoute des métriques comme le risque d’hypertension, l’âge vasculaire et désormais l’âge du cœur. Cela repose sur différents capteurs au niveau des pieds, des doigts et des pouces, capables de capter plus de 60 biomarqueurs.

Ces données sont-elles vraiment fiables et utiles pour les médecins ?

Oui, elles sont fiables. Toutes nos métriques sont développées et validées avec des médecins, notamment en milieu hospitalier. Notre objectif est le screening : informer les personnes de leur état de santé pour qu’elles puissent agir et, si nécessaire, consulter leur médecin, qui réalisera ensuite les examens complémentaires.

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mis en ligne le 12.01.2026 à 07:00

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7 - 🎤 Interview - CES 2026 : de la voiture autonome à la brique Lego intelligente (Julien Villeret, EDF)

Voiture autonome, IA embarquée, Lego connectés… Julien Villeret, directeur de l’innovation d’EDF, revient sur les tendances du CES 2026. Une édition sans révolution mais riche en signaux faibles.

Interview : Julien Villeret, directeur de l’innovation d’EDF

En partenariat avec EDF

Punchlines

  • L’IA embarquée dans les voitures arrive enfin sur nos routes
  • Lenovo veut devenir l’Apple du PC
  • Le CES 2026 ? Une édition itérative, pas disruptive
  • L’énergie est tristement absente cette année
  • Lego lance une brique intelligente vraiment bluffante

Comment résumeriez-vous cette édition 2026 du CES ?

Je dirais que c’est une édition itérative. On y retrouve les tendances de l’an dernier, légèrement améliorées, mais sans réelle disruption. Rien de renversant, juste une poursuite des innovations amorcées. C’est assez classique au CES : une année très forte sur un sujet — comme l’IA en 2025 — suivie d’une ou deux éditions plus calmes. Celle-ci était dans la continuité.

Qu’est-ce qui vous a marqué malgré tout ?

Deux choses principalement. D’abord, l’accélération de la voiture autonome. On y est. Nvidia a annoncé une nouvelle plateforme open source avec Mercedes pour lancer en 2026 une voiture autonome de niveau 2+… mais uniquement aux États-Unis, faute de réglementation en Europe. Leur IA est multimodale et censée fonctionner sans cartographie locale, un vrai bond si ça se confirme. Ensuite, Lenovo m’a surpris. D’habitude vu comme un “pousseur de boîtes”, ils ont présenté une stratégie ambitieuse avec leur IA Quira embarquée dans leurs équipements. Une tentative claire de monter en gamme, de remonter la chaîne de valeur, à la manière d’Apple.

Et côté énergie, votre domaine de prédilection ?

Grosse déception. L’énergie et l’écologie étaient quasiment absentes cette année. Quelques gadgets par-ci par-là, mais rien de structurant. Une petite mention tout de même pour GeoWind, une start-up qui propose une éolienne verticale individuelle, à installer sur une terrasse ou un toit. Ce n’est pas révolutionnaire, mais c’est bien de voir que certains essaient encore d’innover dans ce secteur.

Un coup de cœur plus inattendu pour finir ?

Oui, pour la nouvelle brique intelligente de Lego ! Une “smart brick” avec processeur, Bluetooth, batterie, accéléromètre… Bref, une brique qui rend le jouet interactif. Ils vont lancer des kits Star Wars où les briques communiquent entre elles et les personnages réagissent grâce à des tags NFC. Ce n’est pas juste du plastique connecté, c’est une vraie innovation hardware à un prix abordable. Et ça parle autant aux enfants qu’aux adultes — les “kidultes” représentent 30 % des ventes de Lego ! C’est un bel exemple de tech ludique et universelle.

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mis en ligne le 10.01.2026 à 07:00

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8 - 📆 L'HEBDO 10/01 - Récap CES 2026 : beaucoup de promesses, peu de révolutions

Le CES 2026 de Las Vegas s’achève sur une impression contrastée : moins de révolutions spectaculaires, mais toujours autant de questions de fond sur l’avenir de la tech. Téléviseurs géants, IA omniprésente, robots hésitants et voitures autonomes bien réelles : décryptage sans langue de bois.

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Innovation incrémentale

Le CES 2026 n’a pas tenu toutes ses promesses en matière d’innovations spectaculaires, mais l’événement reste un formidable révélateur de tendances. Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) le bilan est sans concession : beaucoup d’innovations incrémentales, peu d’effet “waouh”, mais une effervescence toujours bien réelle autour de l’intelligence artificielle, de la robotique et de la mobilité autonome.

Téléviseurs, ordinateurs et objets insolites

Écrans géants de plus de 130 pouces, interfaces toujours plus complexes, IA embarquée pour améliorer le son et l’image : les téléviseurs font le show, mais la simplicité reste le grand absent. Côté ordinateurs, les mini-PC séduisent tandis que Lenovo affiche clairement ses ambitions dans l’IA embarquée.
Robots humanoïdes, aspirateurs “intelligents” et gadgets parfois déroutants rappellent que la démonstration technologique prime encore souvent sur l’usage réel.

Voitures autonomes et IA “physique”

Le CES 2026 marque une nouvelle étape pour la voiture autonome, avec des annonces majeures de Zoox, Uber, Nvidia ou encore Mercedes. L’IA dite “physique”, capable d’interagir avec le monde réel, s’impose comme un concept clé, même si sa maturité reste à prouver. Entre promesses industrielles et réalités réglementaires, l’autonomie progresse… mais pas partout au même rythme.

Lunettes connectées, e-santé et longévité

Les lunettes connectées progressent discrètement, tandis que la e-santé et la longévité s’affirment comme des piliers majeurs du salon. Objets de mesure, analyse des données personnelles et arrivée annoncée de services d’IA dédiés à la santé posent une question centrale : jusqu’où sommes-nous prêts à aller dans le partage de nos données pour améliorer notre qualité de vie ?

Le regard de Julien Villeret, directeur de l’innovation d’EDF [PARTENARIAT]

Pour Julien Villeret, le CES 2026 est une édition “itérative” : peu de ruptures, mais une consolidation des grandes tendances. Il revient sur les avancées en matière de voitures autonomes, les stratégies industrielles autour de l’IA, la relative déception sur les innovations énergétiques et son coup de cœur pour les Lego intelligents, symbole d’une tech plus ludique et accessible.

Ecouter également : À bord de Zoox, le taxi autonome d’Amazon


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mis en ligne le 09.01.2026 à 07:00

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9 - ⭐️ CES 26 Jour #5 – Gadgets futuristes et innovations insolites

Cinquième jour au CES de Las Vegas. L’heure du bilan approche, mais avant de refermer cette édition 2026, place à une sélection de produits qui illustrent parfaitement l’ADN du salon : un mélange de technologies très sérieuses, de concepts futuristes… et d’idées parfois complètement décalées.

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L’informatique en mode métamorphose

Les ordinateurs restent une valeur sûre du CES, et Lenovo a frappé fort cette année. Le constructeur chinois a impressionné avec un concept de PC portable à écran extensible : d’un simple raccourci clavier, l’écran OLED se déploie latéralement pour passer de 16 à 24 pouces. Une démonstration spectaculaire de ce que peuvent offrir les dalles souples et motorisées, même si ce Legion Pro Rollable reste pour l’instant un pur prototype de salon. Autre idée audacieuse : le HP Eliteboard G1A. Sous ses touches se cache un véritable PC, équipé d’un processeur Ryzen et d’un NPU dédié à l’IA. Léger, ultra-compact, capable d’alimenter deux écrans 4K, il promet une nouvelle façon de travailler en mobilité… et, cette fois, le produit sera bien commercialisé.

Téléviseurs extrêmes : la quête de la finesse absolue

Côté écrans, LG a une nouvelle fois joué la carte du spectaculaire avec un téléviseur ultra-fin de moins d’un centimètre d’épaisseur, le Wallpaper OLED Evo W6. Fixation murale magnétique, connectique déportée dans un boîtier externe et transmission sans fil des flux 4K : l’objet frôle la prouesse d’ingénierie. À ce niveau de sophistication, la technologie devient presque un élément de design… même si le prix, lui aussi, tutoie les sommets.

Robots domestiques : rêve ou illusion ?

Les robots ont été omniprésents dans les allées du CES 2026. LG a notamment présenté le CLOiD, un robot humanoïde capable, en théorie, de plier le linge, préparer le petit déjeuner et servir de centre de contrôle pour la maison connectée. L’IA « physique » promise laisse entrevoir un futur fascinant, mais, comme souvent au CES, on reste face à une démonstration plus qu’à un produit réellement prêt à entrer dans les foyers.

Samsung, de son côté, a profité du salon pour annoncer l’abandon définitif de son robot Bollie, pourtant très remarqué il y a quelques années. Un rappel que, dans l’univers des robots domestiques, l’innovation se heurte encore à la réalité industrielle.

Compagnons IA : entre fascination et malaise

Autre grande tendance de cette édition : les assistants de compagnie. Razr a dévoilé un étonnant avatar holographique, baptisé Projet Ava, destiné aux gamers, capable de commenter une partie en temps réel et de suggérer des stratégies grâce à une caméra intégrée. Derrière l’effet “waouh”, la question de la vie privée s’impose immédiatement : accepterons-nous demain d’être observés en permanence par nos assistants numériques ?

Plus troublant encore, ce cadre photo intelligent, de la marque chinoise Vinabot, capable de donner vie à des personnes disparues ou à des figures historiques, grâce à l’IA et au clonage vocal. Une technologie qui fascine autant qu’elle dérange, tant elle brouille les frontières entre souvenir, hommage… et illusion numérique.

Quand Lego passe à l’ère intelligente

Enfin, impossible de ne pas évoquer l’une des annonces les plus surprenantes du CES : Lego Smart Play. Des briques connectées, sans écran ni smartphone, capables de réagir aux mouvements, aux figurines et à l’environnement sonore. Une façon inédite de mêler jeu physique et interaction numérique, qui montre que même les icônes du jouet traditionnel se réinventent à l’ère de l’IA et de l’électronique embarquée.

Le CES, laboratoire de l’imagination technologique

Cette cinquième journée illustre parfaitement ce qu’est aussi le CES de Las Vegas : un immense terrain d’expérimentation. Tous les produits présentés ne verront pas le jour, loin de là. Mais chacun raconte quelque chose de notre rapport à la technologie : notre envie de mobilité extrême, notre fascination pour les robots, notre curiosité pour les compagnons artificiels… et notre goût intact pour les objets qui font rêver, sourire ou débattre.

Rendez-vous pour le grand débrief final de cette édition 2026, avec Bruno Guglielminetti, pour tirer les enseignements de cette semaine hors norme au cœur de la tech mondiale.

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mis en ligne le 08.01.2026 à 07:00

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10 - ⭐️ CES 26 Jour #4 - La tech au service de la longévité

Au CES de Las Vegas, les startups restent au cœur de l’innovation. De la santé connectée aux robots humanoïdes, plongée dans l’effervescence de l’Eureka Park.

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Au CES 2026 de Las Vegas, près de 1 400 startups investissent l’Eureka Park, vitrine mondiale de l’innovation émergente. La délégation française French Tech est un peu moins fournie que lors des grandes années, mais la diversité technologique est bien au rendez-vous, face à une présence asiatique toujours plus offensive, notamment chinoise.

Longévité : la nouvelle tendance phare de la tech

Cette édition met en lumière une tendance forte : la longévité. Au-delà de la e-santé classique, objets connectés, applications et équipements promettent de vivre plus longtemps et en meilleure santé. Biohacking, wearables, prévention, intelligence artificielle et santé personnalisée deviennent des thèmes centraux. Arnaud Auger, de Cathay Innovation, décrypte cette « consumerisation » de la santé, où les outils autrefois réservés aux experts arrivent chez le grand public.

Les professionnels de santé au rendez-vous

Le CES est aussi un terrain d’exploration pour les professionnels de santé. Une délégation de l’AFIB (Association française des ingénieurs biomédicaux) est venue repérer des innovations concrètes, notamment françaises : dispositifs pour personnes malvoyantes, mobilité des fauteuils roulants, dépistage du cancer du sein ou solutions hospitalières émergentes. Mais entre innovation et adoption, les obstacles restent nombreux : modèle économique, validation clinique et lourdeurs administratives.

Robots de service : un marché à venir

Enfin, impossible d’ignorer les robots humanoïdes, omniprésents cette année. S’ils fascinent, leur maturité interroge encore. Exemple avec Starbot, un robot serveur destiné à la restauration : prometteur, déjà en test sur le terrain, mais encore loin d’une perfection industrielle. Le CES demeure ainsi un immense laboratoire, où l’innovation se cherche autant qu’elle se montre.


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mis en ligne le 07.01.2026 à 07:00

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11 - ⭐️ CES 26 Jour #3 - TV, robots, lunettes connectées... Au cœur du Convention Center de Las Vegas

Le CES 2026 est officiellement lancé à Las Vegas. Direction le Las Vegas Convention Center, le plus vaste hall du salon, récemment réaménagé, où se concentrent les géants de l’électronique grand public. Des stands monumentaux et une impression générale de continuité : l’innovation progresse, mais sans rupture spectaculaire.

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Téléviseurs : la reine du CES reste l’écran

Côté télé, les constructeurs convergent vers les technologies RGB mini-LED et micro-LED, synonymes de couleurs plus pures, de forte luminosité et de réduction des halos lumineux. Samsung, LG, Sony, TCL ou Hisense rivalisent aussi sur la taille, avec des écrans géants dépassant les trois mètres de diagonale, véritables démonstrateurs technologiques.

Lunettes connectées : nouveautés chez Meta

Autre tendance très attendue : les lunettes connectées. Meta mène la danse avec les Ray-Ban Meta, intégrant un écran discret, un bracelet haptique et de nouvelles fonctions comme le téléprompteur ou la messagerie par écriture manuscrite. Navigation piétonne en réalité augmentée et sous-titres en temps réel illustrent une AR plus mature, même si ces modèles ne sont pas encore disponibles en Europe. TCL, pionnier du secteur, poursuit ses travaux de miniaturisation de ses lunettes à réalité augmenté Ray Neo, tout en proposant parallèlement des lunettes de divertissements à écrans personnels immersifs.

Robots : humanoïdes, aspirateurs et compagnons

Les robots occupent toujours une place de choix au CES. Humanoïdes encore largement téléopérés, robots aspirateurs capables de ramasser des objets ou de monter les escaliers, et même robots compagnons pour enfants, comme le TCL AiMe. Bref, la robotique avance à plusieurs vitesses.

IA domestique : vers une maison pilotée par l’écran

L’intelligence artificielle s’impose comme le prolongement naturel de la domotique. Réfrigérateurs, téléviseurs, chauffage ou éclairage deviennent les éléments d’un même écosystème intelligent. Les grands groupes imaginent une maison pilotée par des assistants et des écrans omniprésents, avec la télévision comme hub central.

Mobilité : Sony accélère avec l’Afeela

Enfin, le CES confirme son virage vers la mobilité. Sony expose un nouveau prototype de berline développé avec Honda, la future Afeela. Un concentré de technologies mêlant divertissement, capteurs et IA conversationnelle, qui symbolise l’ambition du salon au-delà de l’électronique domestique.

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mis en ligne le 06.01.2026 à 18:30

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12 - ⭐️ CES 26 - À bord de Zoox, le taxi autonome d’Amazon

Depuis les rues de Las Vegas, Jérôme Colombain et Bruno Guglielminetti embarquent dans un véhicule sans volant ni conducteur. Une immersion sonore et visuelle au cœur de l’une des expériences les plus marquantes du CES.

Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)

Une première mondiale grandeur nature

À Las Vegas, la mobilité autonome sort du laboratoire. À l’occasion du CES, Jérôme Colombain et Bruno Guglielminetti montent à bord d’un véhicule 100 % autonome développé par Zoox, filiale de Amazon. Un taxi électrique sans volant, sans pédales et sans chauffeur, désormais autorisé à circuler en conditions réelles sur le Strip.

Sensations et conduite autonome

Accélérations franches, arrêts précis, respect strict du code de la route : la Zoox s’intègre naturellement dans la circulation dense de Las Vegas. Le véhicule, autonome de niveau 4, s’appuie sur des lidars et une cartographie très fine de la ville pour gérer feux, piétons et autres usagers, au point que les passagers finissent par oublier qu’aucun humain ne conduit.

Amazon, le cloud et la mobilité de demain

Derrière Zoox, c’est toute la stratégie d’Amazon qui se dessine. Comme Waymo pour Google, l’enjeu dépasse le simple transport de passagers : collecte de données, intelligence artificielle et puissance du cloud AWS sont au cœur de cette révolution. Une étape de plus vers un futur fait de véhicules autonomes, de logistique robotisée et de services sans conducteur.

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