Lien du flux RSS
Premier quotidien francophone au Liban : toute l'actualité de la politique, l'économie, la culture et la société au Liban, au Proche-Orient et dans le monde

DERNIÈRES ACTUS CI-DESSOUS EN CLAIR

▸ les 5 dernières parutions

17:40 Gaza    L'Unicef annonce une première livraison de feutres et crayons pour enfants en deux ans

img

L'Unicef a annoncé vendredi à l'AFP avoir fait entrer dans la bande de Gaza des cahiers d'activités, crayons, feutres et autres ustensiles de dessin, affirmant qu'il s'agit de la première livraison de matériel récréatif pour enfants en plus de deux ans dans le territoire palestinien dévasté par la guerre.

« Depuis le 15 janvier, 5.168 kits d'activité récréative ont été autorisés à entrer, destinés à plus de 375.000 enfants, dont environ 1.000 enfants en situation de handicap », précise le Fonds des Nations unies pour l'enfance dans un communiqué. Ces livraisons interviennent alors que les autorités israéliennes imposent d'importantes restrictions sur l'entrée de biens dans le territoire palestinien en raison, affirment-elles, de préoccupations sécuritaires.

Depuis le début de la guerre déclenchée par l'attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas sur Israël le 7 octobre 2023, les organisations humanitaires présentes à Gaza dénoncent régulièrement des entraves majeures à l'acheminement des biens nécessaires à leurs opérations d'aide, y compris du matériel destiné à des activités pour enfants.

Interrogé par l'AFP, l'organisme du ministère israélien de la Défense supervisant les activités civiles dans les Territoires palestiniens (Cogat) a dit ne pas être en mesure de commenter dans l'immédiat. L'annonce de l'Unicef intervient alors que les Etats-Unis ont annoncé mi-janvier le lancement de la phase 2 du plan de paix du président américain Donald Trump pour Gaza sur fond de trêve fragile en vigueur depuis octobre.

Cette phase prévoit notamment la poursuite de l'amélioration de la situation humanitaire dans la bande de Gaza, dont la remise en route progressive des services publics, mais sans précision sur le système scolaire, largement paralysé depuis plus de deux ans. Jeudi, lors de la présentation à Davos (Suisse) du plan américain pour un « Nouveau Gaza », qui transformerait le territoire palestinien dévasté en un complexe luxueux de gratte-ciels en bord de mer, la question de l'éducation n'a pas été mentionnée dans les « priorités des 100 prochains jours ».

En visite à Gaza cette semaine, un responsable de l'Unicef, Ted Chaiban, a toutefois appelé à l'autorisation rapide de l'entrée de l'ensemble du matériel destiné aux activités éducatives et récréatives liées à la petite enfance, y compris les fournitures scolaires. Pour l'heure, des responsables humanitaires ont assuré à l'AFP ne pas avoir obtenu d'Israël les autorisations pour faire entrer du matériel scolaire. Des correspondants de l'AFP dans la bande de Gaza ont dit avoir vu des fournitures scolaires vendues sur le marché privé, à prix d'or.

Vous avez déjà un compte? Connectez-vous ici

Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats

17:37 Réformes   Trou financier : le FMI réclame plus de clarté sur la hiérarchie des responsabilités, reconnaît Salam

img

Le Fonds monétaire international veut que le Liban intègre « des dispositions plus claires sur la hiérarchie des responsabilités » dans le projet de loi sur le rétablissement de l’ordre financier et la restitution des dépôts, communément appelée « loi sur le trou financier ».

Le chef du gouvernement, dont les propos sont rapportés par l'agence Reuters, fait référence à un principe défendu par le FMI avant de répartir la charge du remboursement des dépôts, à savoir que les actionnaires des banques soient les premiers à être ponctionnés avant de calculer la participation des déposants et de l’État aux pertes, conformément aux standards internationaux dans ce domaine.

« Nous voulons engager un dialogue avec le FMI. Nous voulons améliorer les choses. Il s’agit d’un projet de loi. Ils souhaitent que la hiérarchie des responsabilités soit plus claire. Les discussions sont toutes positives », a déclaré le Premier ministre en marge de la réunion annuelle du Forum économique mondial de Davos, en Suisse, avant son départ pour la France. « Nous voulons un programme du FMI et nous voulons poursuivre nos discussions jusqu’à ce que nous y parvenions », a-t-il poursuivi ajoutant : « La pression internationale est réelle… Plus nous tardons, plus l’argent des gens s’évapore ».

Un tunnel « profond et sombre »

C’est la première fois que le chef du gouvernement évoque aussi clairement ce point que le Fonds monétaire avait déjà défendu par le passé et qui est la raison centrale de son opposition à l’approche du projet notamment défendu par le gouverneur de la Banque du Liban, Karim Souhaid. Ce dernier impose des audits et un examen de la qualité des actifs, mais laisse subsister une partie des fonds propres des banques. Le FMI insiste pour que le principe soit appliqué avant toute chose et sans ambiguïté.

Dans un entretien donné au site Bloomberg la veille, Nawaf Salam avait réagi aux informations de presse parues la semaine dernière indiquant que le FMI avait rejeté le projet. « Le terme 'rejet' est exagéré. Le FMI a dit qu’il ne pouvait pas approuver le projet tel quel et a recommandé certains amendements (…) Notre objectif est d’avoir un programme acceptable et une loi qui convienne au FMI, mais ce n’est pas un diktat. Nous négocierons et nous sommes confiants de trouver des solutions appropriées sur les points en suspens et sur lesquels le Fonds monétaire a des réserves », avait-t-il insisté sans toutefois évoquer les points d’achoppements.

Également présent à Davos, le ministre des Finances Yassine Jaber a déclaré à Reuters qu’il était essentiel de sauver un système bancaire vidé de sa substance et d’empêcher le pays de s’enfoncer davantage dans une économie paralysée, fonctionnant uniquement avec une économie du cash. Ne pas agir, a-t-il ajouté, laisserait le Liban « piégé dans un tunnel profond et sombre » sans possibilité de retour vers un système fonctionnel.

« Le Liban est devenu une économie de cash, et la vraie question est de savoir si nous voulons rester sur la liste grise (du Groupe d’action financière sur la laquelle le Liban a été réinscrit en 2024, Ndlr) ou avancer à l’aveugle vers la liste noire », a conclu Jaber.

Vous avez déjà un compte? Connectez-vous ici

Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats

17:24 Conflit   Israël cherche à garantir que les Palestiniens sortant de Gaza soient plus nombreux que ceux qui y retournent

img

Israël souhaite restreindre le nombre de Palestiniens entrant dans la bande de Gaza via le poste-frontière avec l’Égypte afin de s’assurer que davantage de personnes soient autorisées à en sortir qu’à y entrer, ont indiqué plusieurs sources informées avant la réouverture prévue du passage la semaine prochaine.

Ali Chaath, président d’un comité palestinien de transition soutenu par les États-Unis pour l’administration temporaire de Gaza, a annoncé jeudi que le poste-frontière de Rafah – de fait la seule voie d’accès pour la quasi-totalité des plus de deux millions d’habitants de l'enclave – rouvrirait la semaine prochaine.

La frontière aurait dû rouvrir lors de la première phase du plan du président Donald Trump visant à mettre un terme à la guerre, conformément à un cessez-le-feu conclu en octobre entre Israël et le Hamas. Plus tôt ce mois-ci, Washington avait annoncé que le plan était désormais entré dans sa deuxième phase, au cours de laquelle l’État hébreu devrait retirer davantage de troupes de Gaza et le Hamas céder le contrôle administratif du territoire. Le côté gazaoui du passage est sous contrôle militaire israélien depuis 2024.

Les sources qui se sont exprimées sous couvert d’anonymat en raison de la sensibilité du sujet ont indiqué qu’il n’était pas encore possible de savoir comment Israël prévoyait d’imposer des limites au nombre de Palestiniens entrant dans Gaza en provenance d’Égypte, ni quel ratio de sorties par rapport aux entrées il entendait atteindre. Des responsables israéliens se sont déjà exprimés par le passé sur le fait d’encourager l’émigration des Palestiniens de Gaza, tout en niant vouloir procéder à un transfert forcé de la population. Les Palestiniens sont particulièrement sensibles à toute suggestion selon laquelle les Gazaouis pourraient être expulsés, ou que ceux qui partiraient temporairement pourraient se voir interdire de revenir.

Il est prévu que le poste-frontière de Rafah soit géré par des Palestiniens affiliés à l’Autorité palestinienne basée à Ramallah et supervisé par du personnel de l’Union européenne, comme cela avait été le cas lors d’un précédent cessez-le-feu de plusieurs semaines entre Israël et le Hamas début 2023.

Le bureau du Premier ministre israélien n’a pas immédiatement répondu à une demande d'éclaircissement et l’armée a refusé de s'exprimer, renvoyant les questions vers le gouvernement. Selon ces sources, Israël souhaite également établir un point de contrôle militaire à l’intérieur de Gaza, près de la frontière, par lequel tous les Palestiniens entrant ou sortant devraient passer et être soumis à des contrôles de sécurité. Des responsables israéliens avaient insisté pour la mise en place d’un tel poste de contrôle afin de filtrer les mouvements des Palestiniens, a-t-on précisé de mêmes sources.

L’ambassade des États-Unis en Israël n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire concernant un éventuel soutien américain aux restrictions israéliennes sur les entrées de Palestiniens à Gaza ou la création d’un poste de contrôle pour filtrer les passages.

Dans le cadre de la première phase du plan Trump, l’armée israélienne avait partiellement retiré ses forces à l’intérieur de Gaza mais conservait le contrôle de 53 % du territoire, y compris l’ensemble de la frontière terrestre avec l’Égypte. La quasi-totalité de la population vit dans le reste de l'enclave sous contrôle du Hamas, principalement dans des tentes de fortune ou des bâtiments endommagés.

Le gouvernement israélien s’est opposé à plusieurs reprises à la réouverture de la frontière, certains responsables estimant que le Hamas doit d’abord restituer la dépouille d’un policier israélien détenu à Gaza. Des responsables américains affirment en privé que c’est Washington, et non Israël, qui pilote le déploiement du plan présidentiel pour mettre fin à la guerre.

Cette information est une traduction de l'agence Reuters

Vous avez déjà un compte? Connectez-vous ici

Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats

17:00 Justice   Détournement de fonds : cinq députés adressent une série de questions à l’exécutif concernant les enquêtes lancées en France

img

Cinq députés libanais issus de la contestation – Mark Daou, Paula Yacoubian, Michel Douaihy, Firas Hamdan et Halimé Kaakour – ont adressé une série de questions au gouvernement concernant des procédures judiciaires lancées en France sur une affaire présumée de détournement de fonds survenue ces dernières années, impliquant une acquisition réalisée par Bank Audi, sans plus de détails.

La série de question est adressée au Premier ministre Nawaf Salam, au ministre des Finances Yassine Jaber, au ministre de la Justice Adel Nassar, au gouverneur de la Banque du Liban (BDL) Karim Souhaid, ainsi qu'à la commission de contrôle des banques, l'Inspection centrale et « les parquets compétents ».

Les députés demandent notamment si les autorités libanaises ont pris les mesures légales et de contrôle nécessaires, d'examiner « l'usage éventuel d’entités offshore » et la dissimulation de l’identité du « bénéficiaire effectif » des opérations suspectes dont il est question, ou encore d'identifier « les risques pour la lutte contre le blanchiment d’argent », alors que le Liban est toujours sur la « liste grise » du Groupe d'action financière (GAF), où il a été réinscrit en 2024.

Les députés veulent aussi « savoir si la Banque du Liban, la Commission de contrôle des banques et l’Inspection spéciale ont procédé à un examen de la transaction et ont agi dans le cadre de leurs compétences » et s'enquièrent sur le rôle joué « par le ministère de la Justice et des parquets pour assurer la coopération judiciaire internationale et l’échange d’informations avec les autorités françaises, afin de protéger les intérêts du Liban et de garantir que l’État ne reste pas simple spectateur de dossiers traités à l’étranger sans suivi interne strict ». Le communiqué n'est pas plus précis sur les affaires qui intéressent les députés.

Courant janvier, Karim Souhaid s'est rendu en France où il a eu une série de réunions avec la juge d’instruction française Clémence Olivier à Paris pour « échanger des informations extrêmement sensibles » liées aux poursuites judiciaires concernant la BDL. Celles-ci concernent plusieurs affaires de détournements présumés de ses fonds survenues ces dernières années, dont celles impliquant la société Forry Associates, dans laquelle l’ex-gouverneur Riad Salamé et certains membres de sa famille sont poursuivis au Liban et à l’étranger.

Quelques jours plus tôt, le gouverneur Souhaid avait tenu une conférence de presse pendant laquelle il avait annoncé ce déplacement en France, ainsi que le fait que la Banque centrale allait se joindre aux poursuites dans plusieurs affaires de détournements présumés de ses fonds depuis le début de la crise.

Si le gouverneur n’a pas été plus précis selon nos informations, cette démarche entrerait dans le cadre de l’enquête préliminaire ouverte en septembre dernier par le Parquet national financier (PNF) à Paris contre l’ancien Premier ministre Nagib Mikati et ses proches, sur la base d’une plainte d’associations anticorruption qui visait les conditions d’entrée des frères Mikati au capital de Bank Audi en 2010 et les conditions d’obtention de 300 millions de dollars de crédits consentis par la banque elle-même.

Vous avez déjà un compte? Connectez-vous ici

Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats
5 / 5

 

  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Public Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Centrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique du Nord ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
CADTM
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
Global.Inv.Journalism
 
  MÉDIAS D'OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Catastrophes naturelles
Conspis
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Information
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
🌞