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Les jihadistes belges prisonniers en Syrie depuis la chute du groupe Etat islamique ne pourront pas revenir dans leur pays, une position réaffirmée jeudi par la Belgique en pleine confusion liée aux combats entre l'armée syrienne et les forces kurdes qui contrôlaient les camps de prisonniers.
Interrogé au Parlement belge, le ministre des Affaires étrangères Maxime Prévot a indiqué que « 19 Belges dont 9 hommes » étaient encore localisés dans ces camps par les autorités belges. Et « l'accord de gouvernement prévoit que, dans l'intérêt de notre sécurité nationale, les combattants terroristes ne peuvent pas revenir dans notre pays », a-t-il insisté.
Maxime Prévot a jugé « très problématique » la situation actuelle dans le nord-est de la Syrie où les combats ont repris ces derniers jours dans les zones contrôlées par la minorité kurde. Il a appelé le pouvoir syrien en place depuis un an « respecter les droits de tous les Syriens », ainsi que la « transition pacifique et inclusive » qu'il promettait.
Aujourd'hui, le nouveau pouvoir islamiste syrien veut étendre son autorité sur l'ensemble du territoire national et exige la dissolution des puissantes forces kurdes, lâchées par Washington. Mercredi, l'armée syrienne est entrée dans l'immense camp de détention d'al-Hol (nord-est), qui abrite des familles de jihadistes de l'EI et dont les forces kurdes s'étaient retirées la veille, selon un correspondant de l'AFP sur place. Maxime Prévot n'a pas précisé si des Belges se trouvaient encore dans ce camp, ou celui de Roj (toujours sous le contrôle des forces kurdes), mais il a fait état d'évasions à la faveur des combats. « Certains prisonniers se sont échappés », mais « une grande partie d'entre eux a déjà été retrouvée », a-t-il poursuivi.
A partir de 2012, quelque 400 Belges étaient partis rejoindre les rangs des combattants jihadistes en Syrie. Certains sont morts, d'autres sont revenus et ont été condamnés par la justice belge. Deux opérations de rapatriement organisées par l'Etat belge en 2021 et 2022 n'ont concerné que des femmes et des enfants.
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