23.01.2026 à 09:16
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20.01.2026 à 12:35
La petite musique guerrière se fait pressante, ces derniers mois. « À l'heure où les désastres humanitaires s'enchaînent en Ukraine, Palestine et Iran, notamment, l'émotion devant les saccages militaires fait tout autant consensus que la demande de s'armer davantage en retour », constate *La Brèche*. Pourtant, le journal rappelle que d'autres voix s'élèvent : « Le 21 juin, plus de 4 000 personnes ont manifesté au salon du Bourget » à Paris, afin de « relancer un antimilitarisme populaire. » (…)
- Société / National, Mouvements sociaux, Conflits, Défense
La petite musique guerrière se fait pressante, ces derniers mois. « À l'heure où les désastres humanitaires s'enchaînent en Ukraine, Palestine et Iran, notamment, l'émotion devant les saccages militaires fait tout autant consensus que la demande de s'armer davantage en retour », constate La Brèche. Pourtant, le journal rappelle que d'autres voix s'élèvent : « Le 21 juin, plus de 4 000 personnes ont manifesté au salon du Bourget » à Paris, afin de « relancer un antimilitarisme populaire. »
Il ne s'agit pas pour autant de prôner un pacifisme béat. Quelle que soit la réponse aux guerres en cours « aucune n'a le pouvoir de simplement suspendre la violence », reconnaît la philosophe Déborah V. Brosteaux. « Cependant, tout le problème est que les gouvernements occidentaux ne se contentent pas de répondre à une demande de soutien légitime : [...] on nous annonce qu'on entre dans une nouvelle ère dopée par la mobilisation militaire. On attend de nous qu'on s'enthousiasme pour cet horizon guerrier. »
Elle appelle les citoyens de pays producteurs d'armes à en dénoncer les effets sur les civils, et à se dresser contre « la vaste absence d'empathie » pour la mort des soldats « assimilés [...] à l'ennemi ». La Brèche se veut toutefois « lucide » : l'évolution de la politique d'armement d'une échelle nationale à une échelle européenne rend presque impossible la pression citoyenne, et l'antimilitarisme des années 1970 a largement perdu en popularité. Mais, selon Déborah V. Brosteaux, des mouvements similaires semblent renaître « dans la lignée de ceux de contestation au drame de Gaza ».
20.01.2026 à 09:29
16.01.2026 à 18:50
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L'actualité d'Africa Corps (ex-Wagner) et sa médiatisation pourraient laisser croire que le mercenariat étranger est un phénomène récent en Afrique. Dans *The Conversation*, Christophe Premat, maître de conférences en études culturelles, spécialiste des théories postcoloniales et des relations France-Afrique, se penche sur l'évolution post-coloniale du mercenariat à travers la figure du mercenaire Bob Denard (de son vrai nom Gilbert Bourgeaud). Il montre ainsi que, « bien avant le groupe (…)
- Société / Français, National, Conflits, Histoire, Bénin, Comores
L'actualité d'Africa Corps (ex-Wagner) et sa médiatisation pourraient laisser croire que le mercenariat étranger est un phénomène récent en Afrique. Dans The Conversation, Christophe Premat, maître de conférences en études culturelles, spécialiste des théories postcoloniales et des relations France-Afrique, se penche sur l'évolution post-coloniale du mercenariat à travers la figure du mercenaire Bob Denard (de son vrai nom Gilbert Bourgeaud). Il montre ainsi que, « bien avant le groupe russe Wagner, l'Afrique a été un terrain d'intervention privilégié pour des mercenaires européens. »
Au cœur des affrontements au Congo dans les années 1960, puis aux Comores, Denard « a donné corps aux logiques de la Françafrique [...] dans ces zones grises où se mêlent autorité étatique, diplomatie secrète et interventions paramilitaires ».
Christophe Premat s'intéresse notamment au traitement audiovisuel du personnage : alors que dans le film Mister Bob (2011) il est présenté comme « un officier de l'ombre », les documentaires sur les Comores révèlent un mercenaire dont les interventions « ont contribué à militariser la vie politique, à institutionnaliser une dépendance à des réseaux extérieurs ».