23.01.2026 à 09:16
23.01.2026 à 08:00
Les mois de décembre 2025 et janvier 2026 ont été chargés en procédures judiciaires pour les médias indépendants. Tandis qu'une rédaction du pays d'Arles est confrontée à un « procès-bâillon » intenté par l'extrême droite, trois autres médias locaux ont récemment célébré une victoire. Leur point commun : des plaignants identifiés comme de droite ou d'extrême droite.
Le cadeau de Noël est inhabituel. « Le 22 décembre 2025, alors que la bruine tombait comme le soir à la fin d'une tournée de (…)
Les mois de décembre 2025 et janvier 2026 ont été chargés en procédures judiciaires pour les médias indépendants. Tandis qu'une rédaction du pays d'Arles est confrontée à un « procès-bâillon » intenté par l'extrême droite, trois autres médias locaux ont récemment célébré une victoire. Leur point commun : des plaignants identifiés comme de droite ou d'extrême droite.
Le cadeau de Noël est inhabituel. « Le 22 décembre 2025, alors que la bruine tombait comme le soir à la fin d'une tournée de distribution de notre numéro d'hiver, nous sommes allés chercher un courrier chez un huissier de justice », racontait début janvier la rédaction du journal L'Arlésienne. L'équipe de ce mensuel indé basé à Arles (Bouches-du-Rhône) découvre avec horreur une assignation à comparaître « pour diffamations ». Cette plainte est portée par de la mairie de la commune de Beaucaire (15 000 habitants) et de son ancien maire, le vice-président du Rassemblement national Julien Sanchez. Comme une punition du Père Fouettard.
Le média ne se serait donc pas tenu sage, en révélant, à l'automne 2025, la manière dont la municipalité d'extrême droite met des bâtons dans les roues des commerces « tenus par des Maghrébins ou des Latino-Américains ». « Alors, voilà, le Rassemblement national n'aime pas qu'on enquête sur ses pratiques et utilise ce qu'on appelle dans le milieu : les procès-baillons. […] Comme contre nos collègues de L'Empaillé, La Marseillaise, StreetPress et bien d'autres », dénonce ainsi la rédaction du pays d'Arles. On aurait du mal à la contredire. Il suffit de prendre l'exemple de StreetPress : en décembre 2025, le média listait ses « treize procès sur le dos » de part de médias ou figures de droite ou d'extrême droite. Ayant copublié l'enquête de L'Arlésienne, le média ajoute même un quatorzième procès à son agenda déjà bien chargé.
Mais la nouvelle année s'accompagne aussi de bonnes nouvelles. Le 9 janvier 2026, le journal occitan L'Empaillé célébrait sa « victoire ! » après l'abandon des poursuites lors de son procès pour diffamation face à la mairie RN de Perpignan. Puis, une semaine plus tard, le 17 janvier, c'était au tour d'un autre indé montpelliérain, Le Poing, de confirmer sa relaxe trois mois plus tôt, « à la suite d'une plainte pour diffamation de Dorian M., néonazi ». Jamais deux sans trois : Rue89 Lyon a annoncé mardi 20 janvier une décision de justice similaire face aux accusations de diffamation du multimillionnaire et candidat de droite aux municipales, Jean-Michel Aulas, et de son fils Alexandre. À l'inverse du Poing, le tribunal de Lyon a cette fois condamné le père et son fils « à rembourser [les] frais de justice » du média.
Ces joies seront de courte durée pour les lecteurs des indés. Quelques heures plus tard, Rue89 Lyon précisait que les Aulas « ont annoncé leur volonté de faire appel […] selon plusieurs confrères ». Le même jour, L'Arlésienne indiquait le report de son procès du 21 janvier « dans un délai de 2 à 4 semaines », prolongeant un peu plus sa galère. Et après eux, d'autres procès-bâillons viseront vraisemblablement d'autres médias indépendants. Il est plus que jamais temps de les soutenir.
22.01.2026 à 17:30
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22.01.2026 à 12:21
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21.01.2026 à 12:25
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Avec 83 500 détenus en France continentale en octobre 2025, la question de la sortie de prison est souvent présenté comme un angle mort des politiques publiques. Le média Marcelle s'intéresse à l'association lyonnaise Le Mas, dont le dispositif Latitude accompagne d'anciennes détenues.
L'article donne longuement la parole aux professionnelles de terrain – éducateurs, juristes, assistante sociale – qui détaillent leurs méthodes. « Pas de réinsertion sans toit, sans droit et sans humain (…)
Avec 83 500 détenus en France continentale en octobre 2025, la question de la sortie de prison est souvent présenté comme un angle mort des politiques publiques. Le média Marcelle s'intéresse à l'association lyonnaise Le Mas, dont le dispositif Latitude accompagne d'anciennes détenues.
L'article donne longuement la parole aux professionnelles de terrain – éducateurs, juristes, assistante sociale – qui détaillent leurs méthodes. « Pas de réinsertion sans toit, sans droit et sans humain », insiste la coordinatrice du programme Virginie Macon. « L'objectif est de donner les clés à ces personnes pour qu'elles se débrouillent à leur sortie », explique une assistante sociale.
Le média pointe les obstacles concrets auxquels font face les ex-détenues, comme l'accès au logement, qui peut prendre des années pour un logement pérenne, un an et demi en moyenne pour un hébergement temporaire. « Dans les départements où il n'existe pas de dispositif comme Latitude, rien n'est fait. Pourtant, on n'est pas sortant de prison toute sa vie. Même si cette étiquette pèse », résume Virginie Macon.
21.01.2026 à 12:25
21.01.2026 à 12:25
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« Nous avons observé des accouchements le long des routes migratoires, aux frontières, pendant les expulsions, voire en mer ou dans les forêts d'oliviers », décrit à *Nawaat* le porte-parole du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), Romdhane Ben Amor. Le tout, dans des conditions souvent extrêmement précaires, entretenues par la peur d'être arrêtées et expulsées. Ces femmes doivent, comme titre le média tunisien, « survivre dans l'ombre ».
Le site indépendant se (…)
« Nous avons observé des accouchements le long des routes migratoires, aux frontières, pendant les expulsions, voire en mer ou dans les forêts d'oliviers », décrit à Nawaat le porte-parole du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), Romdhane Ben Amor. Le tout, dans des conditions souvent extrêmement précaires, entretenues par la peur d'être arrêtées et expulsées. Ces femmes doivent, comme titre le média tunisien, « survivre dans l'ombre ».
Le site indépendant se penche sur le sort des mères migrantes, venues de pays subsahariens, qui accouchent durant leur exil. L'Organisation mondiale contre la torture (OMCT) dénonce le fait que « de plus en plus de femmes vivant dans des campements de fortune accouchent hors des structures hospitalières, sans hygiène ni soins obstétricaux et néonataux adéquats, et sans prise en charge rapide en cas de complications ». Parmi les femmes enceintes en exil suivies par des organisations humanitaires, seulement un peu plus de la moitié ont eu accès à un suivi médical durant leur grossesse.
En Tunisie, cette situation va de pair avec un discours hostile de la part du pouvoir et une criminalisation de l'aide aux migrantes. Le président Kais Saied et ses soutiens voient en l'augmentation des naissances sur son territoire le résultat de l'action de « forces complotistes dont l'objectif serait de “changer la composition démographique de la Tunisie” et “son identité arabo-musulmane” », écrit Nawaat. Le tout, alimentant un racisme qui marginalise encore plus ces femmes et leurs enfants.
De ce fait, ces dernières font face à « des délais d'attente prolongés, des consultations expéditives, une priorité donnée aux citoyens tunisiens en cas de pénurie de traitements, notamment pour le VIH, et des coûts de soins plus élevés ». Les discours xénophobes creusent encore le fossé entre les citoyennes tunisiennes et ces femmes, en termes d'accès aux soins.
21.01.2026 à 09:54
21.01.2026 à 09:54
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