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Avec 83 500 détenus en France continentale en octobre 2025, la question de la sortie de prison est souvent présenté comme un angle mort des politiques publiques. Le média Marcelle s'intéresse à l'association lyonnaise Le Mas, dont le dispositif Latitude accompagne d'anciennes détenues.
L'article donne longuement la parole aux professionnelles de terrain – éducateurs, juristes, assistante sociale – qui détaillent leurs méthodes. « Pas de réinsertion sans toit, sans droit et sans humain (…)
Avec 83 500 détenus en France continentale en octobre 2025, la question de la sortie de prison est souvent présenté comme un angle mort des politiques publiques. Le média Marcelle s'intéresse à l'association lyonnaise Le Mas, dont le dispositif Latitude accompagne d'anciennes détenues.
L'article donne longuement la parole aux professionnelles de terrain – éducateurs, juristes, assistante sociale – qui détaillent leurs méthodes. « Pas de réinsertion sans toit, sans droit et sans humain », insiste la coordinatrice du programme Virginie Macon. « L'objectif est de donner les clés à ces personnes pour qu'elles se débrouillent à leur sortie », explique une assistante sociale.
Le média pointe les obstacles concrets auxquels font face les ex-détenues, comme l'accès au logement, qui peut prendre des années pour un logement pérenne, un an et demi en moyenne pour un hébergement temporaire. « Dans les départements où il n'existe pas de dispositif comme Latitude, rien n'est fait. Pourtant, on n'est pas sortant de prison toute sa vie. Même si cette étiquette pèse », résume Virginie Macon.
21.01.2026 à 12:25
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« Nous avons observé des accouchements le long des routes migratoires, aux frontières, pendant les expulsions, voire en mer ou dans les forêts d'oliviers », décrit à *Nawaat* le porte-parole du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), Romdhane Ben Amor. Le tout, dans des conditions souvent extrêmement précaires, entretenues par la peur d'être arrêtées et expulsées. Ces femmes doivent, comme titre le média tunisien, « survivre dans l'ombre ».
Le site indépendant se (…)
« Nous avons observé des accouchements le long des routes migratoires, aux frontières, pendant les expulsions, voire en mer ou dans les forêts d'oliviers », décrit à Nawaat le porte-parole du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), Romdhane Ben Amor. Le tout, dans des conditions souvent extrêmement précaires, entretenues par la peur d'être arrêtées et expulsées. Ces femmes doivent, comme titre le média tunisien, « survivre dans l'ombre ».
Le site indépendant se penche sur le sort des mères migrantes, venues de pays subsahariens, qui accouchent durant leur exil. L'Organisation mondiale contre la torture (OMCT) dénonce le fait que « de plus en plus de femmes vivant dans des campements de fortune accouchent hors des structures hospitalières, sans hygiène ni soins obstétricaux et néonataux adéquats, et sans prise en charge rapide en cas de complications ». Parmi les femmes enceintes en exil suivies par des organisations humanitaires, seulement un peu plus de la moitié ont eu accès à un suivi médical durant leur grossesse.
En Tunisie, cette situation va de pair avec un discours hostile de la part du pouvoir et une criminalisation de l'aide aux migrantes. Le président Kais Saied et ses soutiens voient en l'augmentation des naissances sur son territoire le résultat de l'action de « forces complotistes dont l'objectif serait de “changer la composition démographique de la Tunisie” et “son identité arabo-musulmane” », écrit Nawaat. Le tout, alimentant un racisme qui marginalise encore plus ces femmes et leurs enfants.
De ce fait, ces dernières font face à « des délais d'attente prolongés, des consultations expéditives, une priorité donnée aux citoyens tunisiens en cas de pénurie de traitements, notamment pour le VIH, et des coûts de soins plus élevés ». Les discours xénophobes creusent encore le fossé entre les citoyennes tunisiennes et ces femmes, en termes d'accès aux soins.
21.01.2026 à 12:25
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