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14.01.2026 à 20:05

«La Palestine n’est pas un souvenir, elle est au cœur de tout» — Ziad Majed

David Dufresne
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Le Proche-Orient n’est ni une énigme insoluble ni un chaos éternel. Dans cet entretien dense et pédagogique, le politiste Ziad Majed démonte un siècle de récits tronqués, de mythes géopolitiques et de simplifications dangereuses. De la Palestine à l’Iran, du Liban aux révolutions arabes, il restitue les continuités historiques, les ruptures fondatrices et les responsabilités internationales.

Une lecture indispensable pour comprendre pourquoi cette région reste au cœur du basculement mondial.

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Texte intégral (1376 mots)

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On aurait pu intituler cet épisode « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le Proche-Orient ». Car notre invité, le politiste franco-libanais Ziad Majed, ne fait pas mystère de l’objectif de son dernier ouvrage : en bon professeur, il propose d’offrir une entrée pédagogique à cette région du monde, dont le destin est intimement lié à celui de l’Occident. En remontant au début du siècle dernier, et à travers des escales autour d’événements clés, l’auteur aide à mieux comprendre les enjeux de la nouvelle séquence qui s’est ouverte au lendemain du 7 octobre 2023, et éclaire le rôle que les puissances occidentales ont joué — et continuent de le faire — au Proche-Orient.


Sarra Grira / Orientxxi.info

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La rencontre avec Ziad Majed

Le Proche-Orient agit comme un révélateur mondial : «le droit international a été exclu de notre région», avant d’être progressivement fragilisé ailleurs, faisant de Gaza un miroir de l’ordre international en crise.

La question palestinienne s’inscrit dans une histoire longue amorcée à la fin du XIXe siècle, bien avant 1948, et devient rapidement une question internationale structurante.

L’idée d’un Proche-Orient incompréhensible relève d’un mythe politique : «l’histoire de la Palestine et du Proche-Orient est accessible», à condition de rompre avec la paresse intellectuelle et le refus d’affronter l’histoire coloniale.

La chute de l’Empire ottoman constitue un premier moment fondateur, suivie par la Nakba de 1948, qui «va avoir des conséquences sur toute la région et sur toute la culture politique», bien au-delà du seul cadre israélo-palestinien.

La guerre de 1973 marque un basculement décisif : «c’était la dernière guerre entre États arabes et Israël», ouvrant une ère de conflits non étatiques et la montée en puissance des monarchies pétrolières du Golfe.

La centralité palestinienne s’impose malgré les tentatives répétées de l’effacer : «à chaque moment où on pensait que la Palestine était devenue secondaire, elle revient et s’impose».

L’Iran incarne une trajectoire marquée par des blessures démocratiques anciennes, de 1906 à 1953, puis par une révolution confisquée : «la société iranienne s’exprime politiquement depuis des décennies».

Le régime iranien instrumentalise la Palestine pour sa stratégie régionale tout en écrasant ses oppositions internes : «ils soutiennent des mouvements de résistance, mais pour leur propre hégémonie».

Le confessionnalisme ne suffit pas à expliquer les conflits : «la grille sunnite-chiite n’explique pas grand-chose», les dynamiques étant d’abord politiques, sociales et géostratégiques.

Le Hezbollah a perdu sa prétention protectrice : «ses armes n’ont pas protégé le Sud Liban», et son engagement régional l’a exposé à une défaite militaire majeure.

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13.01.2026 à 10:39

«Le capitalisme est à bout de souffle, et nous avec» — Monique Pinçon-Charlot

David Dufresne
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Ils ne paient pas d’impôts, mais ils achètent les médias, les lois, et même l’avenir de la planète. Monique Pinçon-Charlot, sociologue des riches, démasque l’oligarchie française : une caste qui s’enferme dans ses ghettos dorés, manipule la démocratie, et accélère le chaos climatique. « Le capitalisme est à bout de souffle, et nous avec », lance-t-elle, impitoyable. Des cercles secrets aux fraudes fiscales géantes, des présidents milliardaires à la mainmise sur Paris, elle révèle comment une poignée d’hommes et de femmes a confisqué le pouvoir, l’espace, et jusqu’à l’air que nous respirons.

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Texte intégral (1907 mots)

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C’est un livre fondateur sur la domination sociale. Un coup de projecteur inédit sur ceux qu’on n’interroge jamais : les riches. En 1989, avec Dans les beaux quartiers, Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon imposent une rupture : pour la première fois, la bourgeoisie devient objet d’étude en chair et en réseaux. Trente-six ans plus tard, le texte reparaît — chez Rue de l’échiquier et Les Voix urbaines, augmenté d’une préface du génial Éric Vuillard — et sa charge reste intacte.

Les « ghettos du gotha » ont pris le pouvoir sur la ville, les quartiers se ferment, les corps se trient. La sécession spatiale des élites est un fait. Au Poste, Monique Pinçon-Charlot, bien connue de nos services, venue en 2023 pour «Le Méprisant de la République», revient sur cette première immersion, sur l’évolution du terrain, sur les limites d’un monde désormais bunkérisé.

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La rencontre avec Monique Pinçon-Charlot

La sociologue explique que le concept de séparatisme s’impose aujourd’hui car «nos recherches sur le séparatisme des riches dans l’espace urbain n’ont pas pris une ride» et que ce terme éclaire mieux la rupture civique opérée par les élites. «Ils ne contribuent pas à la solidarité nationale»

Elle décrit le passage d’une classe dominante à une structure plus fermée encore, affirmant que «ce n’est même plus une classe dominante, c’est une oligarchie», caractérisée par la captation des titres de propriété et du pouvoir politique. «C’est une petite caste qui s’approprie toutes les richesses»

Le séparatisme est aussi spatial : ghettos du Gotha, cercles fermés, quartiers protégés, où l’entre-soi devient une arme sociale durable. «Tout change pour que rien ne change»

Elle montre que les riches pensent de manière relationnelle, à l’inverse des classes populaires fragmentées, ce qui leur permet de coordonner intérêts économiques, politiques et culturels. «Ils sont toujours en train de mettre les choses en relation»

La guerre de classe est explicitement assumée par les dominants, rappelant une phrase fondatrice pour ses travaux. «La guerre de classe existe et ce sont les riches qui la mènent»

Monique Pinçon-Charlot insiste sur la reproduction sociale intégrale, combinant capital économique, social, culturel et symbolique. «On ne peut pas rester riche tout seul»

Elle analyse la mainmise des milliardaires sur les médias comme un substitut au parti unique. «Ils ont remplacé le parti unique par la pensée unique»

L’extrême droite apparaît comme une alliée structurelle des intérêts oligarchiques, hier comme aujourd’hui. «La collaboration avec l’extrême droite est ancienne»

Sur l’écologie, elle établit une responsabilité directe des plus riches dans le chaos climatique. «Les 10 % les plus riches sont responsables de près de la moitié des émissions»

Enfin, elle remet en cause l’état réel de la démocratie contemporaine. «Nous ne sommes plus en démocratie»

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12.01.2026 à 10:52

«Frontières» épinglé, la garde à vue de la Conf’ Paysanne et un roman graphique police/justice

David Dufresne
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Deux invités, un même fil rouge : l’exercice du pouvoir sans contre-pouvoir réel. Ana Pich raconte ce qu’elle voit, carnet à la main, dans les tribunaux où la police est jugée par la justice. Stéphane Galais revient sur son interpellation au pied de l’Arc de Triomphe et sur la répression des luttes paysannes. En toile de fond, un scandale médiatique : Frontières épinglé pour s’être fait passer pour Au poste. Une matinale sur l’impunité, la répression et les dérives de l’information.

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Texte intégral (3884 mots)

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Avec Ana Pich, à 7h30, autrice de «Sans foi ni loi, la police face à la justice» (Florent Massot) on a vu comment la police est jugée.

A 8h30, Stéphane Galais, porte parole de la Confédération paysanne, interpellé violemment vendredi, et mis en garde à vue à Paris. Avec lui, on est revenu sur cet événement, le Mercosur, la DNC, et et que faire de la lutte avec des gens qui ne sont pas des camarades (Coordination rurale).

Retour aussi sur Frontières, tout juste épinglé par le Conseil de déontologie journalistique et de médiation pour avoir usurpé notre identité: le média d’extrême droite s’était fait passer pour Au Poste lors des universités d’été de LFI en aout 2025

Chaque lundi matin, Au Poste tente de mettre un peu de trouble dans l’ordre médiatique dominant. «France Déter» accueille des invité·e·s, tient des revues de presse particulières, donne le temps des nuages et des luttes, explore le passé, étrille le présent.
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La rencontre avec Ana Pich et Stéphane Galais

La dessinatrice Ana Pich décrit un sentiment d’impunité omniprésent dans les audiences correctionnelles, incarné par cette phrase prononcée par un policier poursuivi pour violences : « Je suis flic, il ne peut rien m’arriver », une assertion répétée devant les juges et intégrée comme une évidence par les prévenus.

Elle explique que les procès observés ne représentent qu’une infime partie des violences policières, après une série de filtres judiciaires — classements sans suite, non-lieux, abandons de poursuites — décidés en amont par le parquet, rendant l’audience publique trompeuse quant à l’ampleur réelle des faits.

Un argument revient systématiquement dans les défenses policières : « l’effet tunnel », présenté comme une conséquence du stress opérationnel, utilisé pour justifier des tirs, des coups ou des décisions mortelles, notamment dans les affaires de maintien de l’ordre.

Ana Pich insiste sur la fidélité absolue de son travail de dessinatrice d’audience, réalisé en direct, où chaque planche repose sur la retranscription exacte des paroles prononcées, constituant un matériau brut permettant une lecture sociologique du fonctionnement judiciaire.

Elle revient sur des drames emblématiques comme la noyade de Steve Maia Caniço, rappelant que seul le commissaire a été poursuivi puis relaxé, tandis que l’ensemble de la chaîne de commandement et les policiers ayant chargé ont bénéficié de non-lieux.

De son côté, le porte parole de la Confédération paysanne Stéphane Galais raconte son interpellation violente au pied de l’Arc de Triomphe, dénonçant un deux poids deux mesures entre les mobilisations agricoles soutenues par la FNSEA et celles de la Confédération paysanne, pourtant connues et encadrées.

Il affirme que la répression vise prioritairement les forces syndicales minoritaires et progressistes, rappelant des pratiques récurrentes de nasses, de gardes à vue et d’entraves au droit de manifester à l’encontre de son organisation.

Le porte-parole démonte l’accord Mercosur, expliquant que même une hypothétique réciprocité des normes ne suffirait pas à compenser un différentiel structurel massif, conduisant mécaniquement à la destruction des marchés paysans et au renforcement de l’agro-industrie.

Il clarifie les convergences ponctuelles avec d’autres organisations agricoles, affirmant l’absence totale de rapprochement idéologique avec l’extrême droite et rappelant la nécessité de combattre ses idées dans les territoires ruraux.

L’émission revient enfin sur le scandale Frontières : le média s’est fait passer pour Au poste afin d’obtenir des interviews lors des Amfis de la France insoumise, utilisant un tract du média pour entretenir la confusion. Le Conseil de déontologie journalistique et de médiation a conclu que « l’obligation déontologique de ne pas recourir à des méthodes déloyales dans la collecte de l’information n’a pas été respectée », épinglant Frontières pour usurpation d’identité et pratiques trompeuses.

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