10.02.2026 à 12:36
Comptes rendus de lecture du mardi 10 février 2026

Les gens du pays viennent aussi d'ailleurs
Ruba Ghazal
La porte-parole féminine de Québec Solidaire et députée de Mercier à l'Assemblée nationale Ruba Ghazal nous raconte dans cet essai son cheminement depuis son arrivée au Québec avec ses parents et sa famille, anciens réfugiés palestiniens, à l'âge de dix ans, jusqu'à aujourd'hui, son apprentissage du français, son intégration à sa nouvelle culture, ses relations familiales et de couple, son parcours professionnel, sa volonté de faire du Québec un pays et ses valeurs nettement progressistes. Elle nous rappelle que nous ne saurions envisager démographiquement l'avenir économique et politique du Québec sans l'immigration. C'est en somme seulement de manière inclusive, avec les Québécois et Québécoises de toutes les origines, que nous parviendrons un jour à faire l'indépendance. J'ai beaucoup aimé.
Extrait :
Si je suis devenue souverainiste convaincue, moi, l'enfant de la loi 101 qui ne parlait pas un mot de français en arrivant au Québec, c'est parce que j'ai été entourée, tout au long de mon parcours d'intégration, de gens bienveillants qui m'ont offert des clés pour comprendre l'importance de l'avoir, ce pays.
Pour elles toutes
Gwenola Ricordeau
Cet ouvrage ouvertement engagé à l'endroit des femmes et qui s'articule autour de l'abolitionnisme pénal et de la prison m'a ouvert les yeux sur des réalités que je n'avais jusqu'alors qu'entrevues : le caractère récent et essentiellement punitif de la prison, les effets négatifs du système pénal sur les femmes, comme victimes directes ou indirectes, son manque de résultats au regard de la criminalité, et les avenues que nous devrions envisager en matière de justice. C'est un ouvrage un peu technique qui mériterait d'être vulgarisé, mais c'est très instructif.
Extrait :
Mon cœur se serre avec elles toutes qui ne disent rien. Celles qui ne disent rien parce que la police n'a rien fait la dernière fois, parce qu'on ne les a pas crues lorsqu'elles étaient enfants, parce que ce n'est pas si grave et qu'il avait peut-être le droit. Celles qui ne disent rien car elles savent qu'on ne les croira pas, car elles sont trop tox, trop vieilles, pas assez jolies, pas assez sexy, trop grosses, trop handicapées, pas assez féminines. Celles qui ne disent rien car elles ont peur qu'on ne les croie pas, parce qu'elles n'écrivent pas assez bien, parce qu'elles ne sont pas blanches, parce qu'elles ne se souviennent plus très bien. Celles qui ne disent rien parce que c'est leur père, parce qu'il est policier, parce qu'il est riche et qu'il prendra un avocat, parce qu'il est français et qu'elles ne le sont pas. Celles qui ne disent rien parce qu'elles ont peur qu'on leur réponde qu'il n'y a pas idées de sortir la nuit, de sortir dans cette tenue, de sortir toute seule. Qu'il n'y a pas idée de boire, d'inviter un homme chez soi, d'aller sur un site de rencontres. Celles qui ne disent rien parce que « pourquoi le dire maintenant » ? Celles qui ne disent rien car elles se demandent si ce n'est pas un peu leur faute, celles qui ne disent rien parce qu'elles l'aiment. Mon coeur se serre avec elles toutes qui ne disent rien.
Au nom de la race
Marc Hillel
Je ne sais plus depuis combien de temps ce livre, acheté d'occasion, reposait dans ma bibliothèque. Publié plus de trente ans après la Seconde Guerre mondiale, il nous décrit comment la Schutzstaffel (SS) se livrait sous l'Allemagne nazie à l'élevage humain et au rapt des enfants de « sang pur » à travers l'Europe. Le Lebensborn nazi avait alors pour but d'accélérer la création et le développement d'une race aryenne parfaitement pure et dominante… Un ouvrage fouillé avec de nombreux témoignages durs et poignants. J'ai bien aimé.
Extrait :
On commença à murmurer qu'il s'agissait, en réalité, d'une organisation ultra-secrète de la SS, créée par Himmler dans le dessein de fabriquer des enfants blonds aux yeux bleus, à partir d'hommes et de femmes sélectionnés parmi les meilleurs spécimens nordiques de l'Allemagne – rumeur qui naturellement s'amplifia au fur et à mesure qu'augmentèrent le nombre des cliniques et l'importance de l'Office L, finalement installé à Munich. Bientôt « chacun connaissait quelqu'un qui avait entendu parler d'une fille ayant accepté d'offrir un enfant au Führer grâce à un arrangement avec le Lebensborn ».
Écrits profanes
Sor Juana Inés de la Cruz
Traduit de l'espagnol
Née au Mexique en 1645, Sor Juana Inés de la Cruz fut une poète et une grande intellectuelle de son temps, l'une des premières américaines sûrement à revendiquer le droit à l'éducation pour les femmes. Ses écrits, comme le récit de son existence, nous illustrent une fois de plus combien affligeante aura été la condition des femmes pendant très longtemps. Ces écrits profanes regroupent surtout des poèmes, mais un peu de prose aussi.
Extrait :
Le gentil page vous dira
qu'après avoir lu votre message
je l'ai déchiré
pour ne pas révéler son secret.
J'ai même fait plus, je vous assure,
puisque j'ai aussi avalé
bravement les morceaux de papier
car je respecte les secrets
et même en morceaux
je les veux près de mon cœur.
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10.02.2026 à 12:36
La gauche n'est pas un gros mot
Je suis de gauche et je l'assume pleinement. Je ne m'en suis jamais caché. Je ne planque pas mes convictions dans une enveloppe brune, coincée au fond d'un tiroir, entre un vieux passeport périmé et une vieille facture d'Hydro. Je n'ai jamais compris cette façon de garder un mystère sur ses positions politiques. Mais je n'ai jamais compris non plus cette étrange volonté de marginaliser celles et ceux qui affirment leurs convictions. Ceux et celles dont les idées dérangent.
Être de gauche aujourd'hui dérange, manifestement. Comme si défendre le bien commun au-dessus des intérêts particuliers relevait d'un vice ou d'une faute idéologique. Comme si s'inquiéter des inégalités, des solidarités et du vivre ensemble était devenu suspect. Comme si exiger que les riches paient leur juste part d'impôt n'était pas l'une des exigences les plus responsables d'une démocratie. Comme si évoquer le conflit de classe qui explique nos rapports sociaux, politique et économique, menaçait de provoquer une révolution dans nos rues. La politique pourtant n'est rien d'autre qu'une manière d'habiter le monde ensemble et avec toutes et tous.
Alors pourquoi vouloir réduire au silence ce qui dérange ?
C'est dans cet esprit que, dans le balado de Rémi Villemure, bientôt en ligne, j'affirmais que par les temps qui courent, ou la droite surdomine largement la scène politique et les tribunes, toutes les gauches sont les bienvenues. Toutes. Même celles qui dérangent. Même celles qui trébuchent. Même celles qui parlent fort dans les réseaux sociaux, selon certains, ou pas comme il faut selon d'autres. La barque sur laquelle nous avançons collectivement, au Québec comme presque partout en occident, penche tellement vers la droite que l'équilibre devient précaire. On peut se demander si nous ne frôlons pas déjà le naufrage. Certains diront que l'eau est entrée depuis longtemps. L'avènement de Trump n'en serait que le résultat.
Dans un tel contexte, ou plusieurs discours dominants flirtent avec la simplification brutale, la désignation de boucs émissaires et une obsession quasi maladive pour la peur de l'autre, il est parfaitement normal que des voix de gauche paraissent plus radicales qu'avant. Depuis un certain 11 septembre, le décor a changé. Le centre s'est déplacé. Quand la norme glisse vers la droite, une droite identitaire, ce qui hier semblait raisonnable apparaît aujourd'hui comme excessif. Ce n'est pas nécessairement la gauche qui se radicalise, c'est souvent le cadre qui se resserre autour d'elle. Dans des temps marqués par des accents qui se trumpisent et parfois se fascisent, sonner l'alarme n'est pas un excès, c'est un réflexe de survie démocratique.
Or, que fait-on trop souvent de ces voix qui alertent ? On les caricature. On les diabolise. On les marginalise. On les exclut subtilement du débat public en parlant à leur place, sur elles, mais rarement avec elles. Le résultat est prévisible. Plus on tente de les faire taire, plus elles paraissent radicalisées. Non pas parce qu'elles changent fondamentalement de discours, mais parce que l'espace pour l'exprimer se rétrécit dangereusement.
L'exemple récent de l'émission Zone Info, animée par Gérald Fillion, est révélateur. On y a demandé à deux panelistes, Karima Brikh et Christine St-Pierre de commenter les propos de trois voix de la gauche qui soupçonne le chef du PQ de trumpisation. Peu importe la qualité des réponses offertes, ce n'est pas mon sujet, il manquait l'essentiel. Les principaux concernés. Il aurait fallu inviter Alexandre Dumas, Marie Eve Cotton ou Jonathan Durand Folco. Trois figures crédibles de l'espace public, reconnues pour leurs parcours, leurs livres, leurs diplômes et surtout la rigueur de leurs arguments. En leur absence, l'émission n'a pas seulement manqué d'équilibre, elle a ouvert la porte à la confusion et à la chicane. Une chicane inutile.
Un vrai débat, un débat sérieux, dans cette même émission, aurait simplement mis en scène les deux visions. À chacune de défendre le fonds de son hypothèse, par des arguments, des faits, des comparaisons, des citations, des dates. Un débat peut être houleux, sans jamais tomber dans le manque de respect, dans le mépris. Or, juste le fait de ne pas inviter les personnes, ou du moins une des trois personnes qualifiées comme appartenant à la gauche radicale, au panel, c'est un mépris en soi. Tous les spectateurs de cette émission ne connaissent pas nécessairement Dumas, Cotton et Durand Folco.
Ce genre d'erreur n'est jamais anodine. Il traduit une méfiance. Donner la parole à la gauche, qualifiée de radicale, serait un danger. Depuis la pandémie, cette façon sélective de donner la parole, dans nos grands médias, a pris des proportions inégalées. Cette exclusion prive le Québec des voix importantes, différentes mais riches d'enseignement. Le public aurait gagné à l'entendre et l'écouter pour faire des choix plus éclairés.
L'histoire déborde de moments où l'on a laissé faire l'instrumentalisation des peurs, au nom du calme, de la modération ou d'une prétendue neutralité. On sait très bien ce que cela a donné. Les pires horreurs du vingtième siècle ne sont pas nées d'un excès de vigilance, mais bien de son absence. La plupart des guerres, des dérives autoritaires et des catastrophes politiques sont le fruit d'opinions publiques endormies, rendues manipulables dès que la pluralité des voix n'est plus la règle d'une information.
Tout étant relatif, il devient alors légitime de se demander si ce n'est pas la droitisation galopante des discours dominants qui brouille nos repères. Nos définitions de ce qui est raisonnable, extrême ou acceptable, semblent de plus en plus déformées. Ce qui relevait hier d'une social-démocratie assumée est aujourd'hui soupçonné d'extrémisme. Ce glissement n'est pas neutre. Il redessine les frontières du débat et pousse la gauche à se justifier d'exister.
La question mérite donc d'être posée clairement. Est-ce qu'une pluralité des voix, peu importe ses appartenances idéologiques, est réellement la bienvenue dans les débats publics dans nos grands médias ? Ces voix existent parce qu'elles représentent une partie bien réelle de l'opinion publique. Elles représentent celles et ceux qui refusent que la peur dicte l'ensemble de nos débats, de nos décisions politiques et de nos interventions médiatiques. Les ignorer, c'est nier une réalité sociale et politique incontournable.
Nos grands médias accordent-ils à la gauche la place qui lui revient pour assurer des débats équilibrés ? La réponse est clairement non. Tellement non que ce constat devrait, en soi, devenir un sujet de débat public. Non pas pour flatter un camp, mais pour préserver ce qui reste d'un espace démocratique vivant, pluraliste et capable de se regarder lucidement dans le miroir.
Si QS, un parti progressiste de gauche, est si bas dans les sondages, ce n'est pas à cause qu'il est déconnecté de la réalité des québécois, bien au contraire. Ce n'est pas non plus parce que la gauche n'a pas encore trouvé la bonne stratégie pour toucher un plus grand nombre d'électeurs. Au-delà du parti, partout dans le monde, les idées de gauches souffrent d'un manque de visibilité, souffrent d'une marginalisation, voire de diabolisation, savamment voulues. L'exemple de Zone info nous a donné une petite démonstration.
À cette émission, comme à pleines d'autres, de me donner tort.
Mohamed Lotfi
2 Février 2026
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10.02.2026 à 12:32
Environnement « Et » la pollution mentale ?

Il est une forme de pollution dont on parle peu en matière d'environnement, et qui pourtant subordonne toutes les autres. La pollution mentale, parce qu'elle nous empêche de prendre les mesures nécessaires pour lutter efficacement contre les graves défis et problèmes environnementaux qui nous assaillent, devrait aussi se retrouver au sommet de nos préoccupations quant à notre avenir.
(Ce texte a d'abord été publié dans l'édition de février du journal Ski-se-Dit.)
Cette pollution de l'esprit a d'importantes conséquences sur notre capacité à comprendre le monde, par le raisonnement, à discerner le vrai du faux, à prendre la juste mesure des choses. Si elle se décline sur plusieurs formes, à différents niveaux, c'est d'abord sous son aspect scientifique que nous allons l'aborder.
De façon générale, la pollution mentale désigne l'excès d'informations, de stimulations négatives ou de sollicitations inutiles qui surchargent le cerveau, générant des idées confuses et créant un état d'épuisement qui rendent la concentration difficile. Elle a d'abord des impacts sur la santé, engendrant du stress, de l'anxiété et éventuellement des troubles cognitifs, mais aussi, comme mentionné plus haut, sur notre façon d'appréhender le monde.
Un article publié sur le sujet l'été dernier dans le trimestriel Confluence Magazine nous explique que « malgré le principe selon lequel nous n'utilisons que 8 à 10 % de nos capacités mentales, la quantité de données visuelles à laquelle le cerveau humain est de nos jours exposé en permanence ne doit pas être sous-estimée, alors que tant de personnes, en particulier les enfants, regardent la télévision, jouent à des jeux vidéo et surfent sur Internet ». (Les images et le contenu violents diffusés en grande quantité sur les réseaux sociaux et à la télévision auraient même des effets néfastes sur la mémoire selon l'universitaire Brad Bushman qui s'est beaucoup penché sur les agressions et la violence dans les médias.)
Surdose d'informations
Nous sommes en effet bombardés au quotidien d'images, de vidéos et d'informations, très souvent de façon fragmentaire, sans que nous ayons le temps, l'énergie ou l'intérêt de nous y arrêter. L'abondance d'informations de tout genre et de tout horizon, parfois offensante, la plupart du temps non sollicitées et superflues, surcharge notre cerveau, nous rendant difficile la mémorisation, dans ce fouillis, d'éléments dont nous aimerions nous rappeler. Leur analyse aussi, ce qui est d'autant plus grave.
Incapables bien souvent, dans ce contexte, de filtrer l'information, en conservant d'une part ce qui nous est utile et en rejetant le reste, et d'autre part en conservant ce qui est crédible et en rejetant ce qui ne l'est pas, nous pouvons ainsi tomber dans un relativisme qui nous amène à penser que tous les points de vue s'équivalent et que les données empiriques, utiles à la connaissance et à l'analyse, ne constituent qu'une opinion parmi tant d'autres.
Outre la quantité grandissante d'images, de vidéos ou d'informations de tout genre qui pullulent dans les médias sociaux, mais aussi dans les médias en général, l'augmentation de la désinformation et de la mésinformation au cours des dernières années dans les médias sociaux et sur le Web vient aussi amplifier cette forme de pollution. Les algorithmes, aussi, bien sûr.
Négationnisme
Que l'on ait porté au pouvoir, aux États-Unis et dans certains autres pays, des gens qui nient l'impact des changements climatiques et la crise écologique en général, constitue un problème majeur en matière d'environnement, le premier obstacle en fait, mais non le seul, à l'urgente mise en place de solutions viables pour assurer notre survie sur la planète.
Le consensus scientifique sur le changement climatique est pourtant extrêmement élevé, avec des études récentes indiquant que plus de 99 % des climatologues dans le monde affirment que le réchauffement observé depuis l'ère préindustrielle est d'origine humaine. Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) nous confirme depuis 1988 que l'activité humaine en est la cause principale, un point de vue soutenu par des milliers d'études évaluées par des pairs et des organisations scientifiques mondiales. Ce consensus, basé sur de fortes preuves, comme l'augmentation rapide des températures et des concentrations de gaz à effet de serre, n'a même cessé de se renforcer au fil du temps.
Malgré ce fort consensus, le pourcentage de ce qu'on appelle les climato-sceptiques – qui sont en fait des climato-négationnistes – continuerait de croître dans le monde, selon des données colligées à la fin de 2024, et atteindrait les 39 %. S'il est en général moins élevé dans les pays occidentaux, il n'a tout de même pas empêché des dirigeants climato-négationnistes, comme Donald Trump aux États-Unis, d'y accéder au pouvoir. Avec les conséquences que l'on sait sur la lutte aux changements climatiques, entre autres aspects de la crise écologique, avec la revalorisation des énergies polluantes, les déréglementations, le retrait des États-Unis de nombreuses organisations lies à l'environnement, incluant la Convention-cadre sur les changements climatiques (CCNUCC), et l'augmentation des dépenses militaires.
La réalité du réchauffement climatique et de la crise écologique en général bute, chez de trop nombreuses personnes, sur la difficulté de faire le tri parmi une trop grande quantité d'informations, et d'accorder aux faits, aux sources crédibles et valables, une place centrale dans leur raisonnement. Ce n'est bien sûr rien d'irréversible…
Que faire ?
Eh bien d'abord prendre conscience que cette pollution des esprits constitue un obstacle important à la mise en place de solutions pour lutter contre la crise écologique. Il nous faut agir, comme nous le pouvons, pour que les populations ne constituent pas elles-mêmes, par cette pollution mentale, un soutien à des politiciens climato-négationnistes ; puis, dans la même veine, en poussant plus loin cette logique, qu'ils réalisent que les mesures qui s'imposent pour faire face aux changements climatiques et à la crise écologique, sont des mesures radicales qui nécessitent un changement de paradigme. Bref, qu'il nous faut sortir du capitalisme, de la croissance sans fin et sans buts du capital, et envisager sérieusement des mesures de décroissance, des mesures de décroissance qui visent un juste partage des ressources entre les pays et les populations riches et pauvres.
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