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10.02.2026 à 12:28

La montée du masculinisme : une contre-offensive politique réactionnaire

LalaPolit

Le masculinisme n'est pas une simple dérive des réseaux sociaux. C'est une idéologie politique réactionnaire qui s'appuie sur l'inversion victimaire pour contester les luttes féministes, banaliser les violences et légitimer des reculs en matière d'égalité. À l'approche des municipales, refuser de le nommer est un choix politique.

Billet de blog 25 janvier 2026 | tiré du blogue de Lalapolit

Le masculinisme est trop souvent réduit à une colère marginale ou à une dérive des réseaux sociaux. Cette lecture masque une réalité politique plus inquiétante : derrière l'inversion victimaire et les discours sur la « souffrance masculine » se déploie une idéologie réactionnaire structurée, qui conteste les luttes féministes, banalise les violences et prépare des reculs concrets en matière d'égalité. À l'approche des élections municipales, refuser de nommer et de combattre cette offensive n'est pas une neutralité : c'est un choix politique.

Le masculinisme repose sur un postulat central : l'idée que les hommes seraient aujourd'hui victimes d'un système qui favoriserait les femmes. Cette inversion victimaire n'est pas anodine. Elle permet de disqualifier les luttes féministes, de nier les rapports de domination existants et de re-légitimer une hiérarchie entre les sexes sous couvert de « rééquilibrage ». Derrière un vocabulaire emprunté à la psychologie ou à la souffrance sociale, le projet est clair : restaurer un ordre patriarcal présenté comme naturel.

Cette idéologie prospère dans un contexte précis. La crise sociale, la précarisation des parcours, l'effritement des modèles traditionnels de réussite masculine produisent des angoisses réelles. Mais le masculinisme ne propose aucune émancipation collective. Il détourne ces angoisses vers un ennemi commode : les femmes, le féminisme, et plus largement toute remise en cause de l'ordre établi. Là où une analyse politique devrait interroger les rapports de classe, les politiques publiques et les responsabilités structurelles, le masculinisme désigne des coupables et absout le système.

La force du masculinisme tient aussi à sa capacité à se rendre fréquentable. Il se présente comme un simple « contre-discours », un appel à la nuance face à des féministes jugées excessives. Cette stratégie de banalisation est centrale. En installant une fausse symétrie entre féminisme et masculinisme, il transforme une lutte pour l'égalité en un conflit d'opinions équivalentes. Or il n'y a pas de symétrie possible : le féminisme combat un système de domination ; le masculinisme cherche à le préserver.

Il serait pourtant erroné de réduire le masculinisme à une bataille de mots. Les discours qu'il promeut produisent des effets politiques concrets. Ils nourrissent le harcèlement, la haine en ligne, la délégitimation de la parole des femmes, et créent un climat où les violences sexistes et sexuelles sont minimisées, excusées, voire justifiées. Ce n'est pas un dérapage : c'est une cohérence idéologique. En contestant la légitimité même des luttes féministes, le masculinisme sape les outils de protection et de justice.

La responsabilité collective est engagée. La complaisance médiatique, le traitement sensationnaliste, l'absence de contradiction politique sérieuse contribuent à installer ces discours dans le débat public. À force de vouloir « entendre toutes les voix », on finit par offrir une tribune à des idéologies qui nient l'égalité et fragilisent la démocratie.

À l'approche des élections municipales, il n'est plus possible de se réfugier derrière l'ambiguïté ou la prudence de façade. Le masculinisme n'est pas un sujet secondaire : il interroge la capacité des équipes municipales à défendre concrètement l'égalité, à protéger les habitantes et à refuser la banalisation des idéologies de domination. Les listes qui prétendent gouverner ne peuvent plus éluder cette question.

Un engagement clair est désormais nécessaire. Cela suppose de soutenir sans condition les associations féministes locales, de garantir des moyens pérennes pour la prévention et la prise en charge des violences sexistes et sexuelles, de former les agent·es municipaux et les élu·es, et de porter une parole politique ferme face aux discours antiféministes. Cela implique aussi de refuser toute complaisance électorale avec des rhétoriques réactionnaires, même lorsqu'elles se parent du langage du « bon sens » ou de la fausse neutralité.

Les élections municipales ne sont pas seulement un scrutin de proximité : elles dessinent le cadre politique du quotidien. Elles diront si l'égalité entre les femmes et les hommes est un principe réellement défendu ou un slogan opportun. Face à la montée du masculinisme, l'heure n'est plus aux postures. Elle est au choix politique clair, assumé et féministe.

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10.02.2026 à 12:27

RDC : Les minerais de sang

Paul Martial

La catastrophe de Rubaya met en lumière les conditions inhumaines des mineurs artisanaux qui extraient les minerais essentiels aux nouvelles technologies.

Le mercredi après-midi, puis à nouveau le jeudi matin, un pan de la colline où se situe la mine de Rubaya, à 70 kilomètres de la ville de Goma, dans l'est de la République démocratique du Congo, s'est effondré, ensevelissant des dizaines de mineurs artisanaux. Les premières estimations font état de deux cents morts, un bilan qui risque d'être bien plus lourd tant le nombre de puits ensevelis est important.

Sous le joug des milices

Cet éboulement est certes la conséquence des pluies diluviennes qui se sont abattues sur le site, mais aussi de l'absence totale de mesures de sécurité visant à consolider le périmètre où hommes, femmes et enfants travaillent sans relâche, charriant toute la journée des sacs de terre et de coltan, minerai essentiel à l'industrie électronique.

Depuis 2024, cette zone est sous le contrôle du M23, un mouvement rebelle créé et armé par le Rwanda, le pays voisin. La milice a mis en place des structures étatiques parallèles : un « ministère » chargé des exploitations minières délivre, contre paiement, des permis aux creuseurs. Le gouverneur du M23, Eraston Bahati Musanga, accompagné de soldats lourdement armés, s'est rendu sur la mine le lendemain du drame. Il a déclaré : «  Avec ce qui vous est arrivé, nous demandons à la population d'être vigilante. C'est bien de vouloir gagner de l'argent, mais vous ne pourrez pas l'utiliser si vous n'êtes pas vivants. »

Comme si les creuseurs avaient le choix. Mais il est vrai qu'en matière d'argent le gouverneur s'y connait, les permis délivrés rapportent à la milice des centaines de milliers d'euros.
Surexploités et sous-payés

Pas un centime, en revanche, n'a été dépensé pour améliorer les conditions de vie et de travail des mineurs. Lors de la catastrophe, aucun secours n'est venu en aide aux creuseurs, qui ont dû eux-mêmes tenter d'extraire leurs collègues ensevelis.

Ce drame illustre les conditions de travail scandaleuses des mineurs et leur exploitation par une chaîne d'intermédiaires : du sponsor qui finance les outils jusqu'aux responsables de comptoirs, en passant par les négociants. Les autorités, qu'elles soient celles de Kinshasa ou du M23, contraignent les creuseurs à vendre leur production à vil prix. Les intermédiaires, seuls à posséder un Metorex — appareil servant à mesurer la teneur du minerai —, trichent systématiquement sur les poids et sous-évaluent les concentrations. Parfois, les minerais contiennent aussi du cuivre, ce qui augmente leur valeur sans que les mineurs en soient informés.

Sous le contrôle du M23, les marges de négociation sont quasi nulles. Les creuseurs doivent se contenter des sommes qu'on leur propose. Ils ne récupèrent en moyenne que 6 % de la valeur des minerais, expédiés ensuite au Rwanda, finançant ainsi le régime autocratique de Paul Kagamé, qui agit en toute impunité grâce à la complaisance des grandes puissances occidentales.

Paul Martial

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10.02.2026 à 12:26

De l'assassinat du fils de Kadhafi au risque d'une reprise de la guerre

La Rédaction de Mondafrique

De l'héritier réformateur plein de promesses au paria menaçant, le parcours tortueux de Saïf al-Islam Kadhafi résume les contradictions libyennes. C'est la fin d'un symbole. Les réactions polarisées à sa mort, à Zintan, dans le cadre d'une exécution ciblée, attestent des risques élevés de relance du conflit dans un pays au bord du gouffre.

Tiré de MondAfrique.

La scène, décrite par des sources proches de l'entourage familial, est celle d'un assassinat politique ciblé. Mardi 3 février 2026, vers 14h30, quatre assaillants masqués font irruption dans une résidence de la périphérie de Zintan, dans l'ouest de la Libye. Les caméras de surveillance sont neutralisées, les gardes mis hors d'état de nuire. Un échange de tirs éclate dans le jardin. Quand le silence revient, Saif al-Islam Kadhafi, fils de l'ancien Guide et figure à la fois honnie et adulée, gît, mortellement touché. Son geôlier devenu son protecteur dévoué, Ahmed el-Ajmi el-Atri, est légèrement blessé. Les agresseurs disparaissent.

Célérité inhabituelle de l'enquête

L'annonce de sa mort, dans la soirée, a envoyé une onde de choc à travers un pays déjà fracturé, ravivant les fantômes du passé et menaçant de réduire à néant des processus politiques fragiles. Le bureau du procureur général, Sedig Essour, a réagi avec une célérité inhabituelle, dépêchant sur place une équipe complète d'enquêteurs et d'experts. Dans un communiqué détaillé publié à l'aube du 4 février, il a confirmé la thèse de l'assassinat par « projectiles mortels » et promis une enquête rapide. Cette réactivité témoigne de la dangerosité politique extrême d'un dossier qui plonge ses racines dans des décennies tumultueuses d'histoire libyenne.

Pour comprendre le choc que représente cet acte, il faut remonter le fil de la vie de l'homme qui en a été la cible. Né le 25 juin 1972 dans le complexe militaro-politique de Beb al-Azizia à Tripoli, Saif al-Islam, deuxième fils de Mouammar Kadhafi et de sa seconde épouse Safia Farkash, a très tôt été projeté sur le devant de la scène. Après des études d'architecture en Libye, il obtient un doctorat en économie à la London School of Economics en 2000 – un diplôme dont la légitimité fut ensuite contestée à cause des diverses donations libyennes dont a bénéficié l'université. Sans formation militaire, il reçoit le grade de commandant et prend, en 1998, la tête de la Fondation Kadhafi pour le Développement.

Un héritier qui tente de moderniser le système

C'est par cette fondation qu'il bâtit sa réputation d'interlocuteur international et de médiateur. Tour à tour, il négocie la libération d'otages allemands aux Philippines (2000), contribue au règlement financier et politique de l'attentat de Lockerbie, œuvre à la libération des infirmières bulgares accusées d'avoir contaminé des enfants au VIH à Benghazi (2007), et joue un rôle dans les négociations secrètes aboutissant à l'abandon du programme d'armes de destruction massive de la Libye en 2003.

En interne, il se présente comme le visage de la modernisation, portant le projet « Libye de demain » (Libya al-Ghad) qui promet une nouvelle constitution, une économie diversifiée et une ouverture relative. Il parvient même à faire nommer le réformateur Choukri Ghanem au poste de Premier ministre. Mais ses ambitions se heurtent au mur des conservateurs du régime et à l'autorité absolue de son père. Son discours critique de 2008 provoque la fermeture de sa chaîne de télévision. Nommé coordinateur du Comité populaire général en 2009, il devient officiellement la deuxième figure du régime, mais sans pouvoir réel sur un système verrouillé.

2011, la guerre « jusqu'au dernier homme »

Le tournant décisif survient en février 2011. Alors que la révolution éclate, beaucoup espèrent qu'il choisira la conciliation. L'espoir est de courte durée. Le 20 février, face aux caméras, l'héritier réformateur se mue en porte-parole de la répression. Il promet que son père « combattra la révolution jusqu'au dernier homme » et menace : « Nous nous battrons jusqu'au dernier homme, à la dernière femme, à la dernière balle. » Qualifiant les membres du Conseil national de transition d'« ordures », il enterre son image d'ouverture. La Cour pénale internationale émet un mandat d'arrêt contre lui en mai 2011 pour crimes contre l'humanité.

Capturé en novembre 2011 près d'Oubari, il est emprisonné à Zintan, ville qui le protège et refuse de le livrer. Un tribunal libyen le condamne à mort par contumace en 2015, un verdict critiqué par l'ONU pour son manque d'équité. Sa libération en juin 2017 par la brigade Abou Bakr al-Siddiq, proche du maréchal Khalifa Haftar, reste entourée de mystère. Son gardien, Ajmi al-Atiri, devenu son protecteur, déclare alors : « La majorité des Libyens regrette l'ancien régime. Saif al-Islam jouera un rôle clé pour unifier la Libye. » Une alliance tacite avec Haftar est évoquée.

L'éclipse puis le retour : tensions avec Haftar

Pendant près de dix ans, il maintient un silence relatif, avant de refaire surface en juin 2021 dans une interview au New York Times. Le ton n'a pas changé : les révolutionnaires sont des « terroristes, démons et idiots », les Printemps arabes une erreur commise par des « Arabes stupides ». Il ne renie rien du règne paternel, ne concédant que de légers « écarts » dans les années 80. Il dépose sa candidature à la présidentielle en novembre 2021, mais elle est rejetée à cause de ses condamnations pénales, avant d'être rétablie par un tribunal de Sebha, illustrant la bataille juridique autour de son statut.

Les années qui suivent le voient manœuvrer dans un paysage de plus en plus hostile. Après les inondations meurtrières de Derna en septembre 2023, il fustige « l'effondrement de l'État post-2011 » et la corruption des gouvernements. Le printemps 2024 marque la rupture publique avec son ancien protecteur putatif Khalifa Haftar. Des milices de Zintan, pourtant pro-Haftar, annoncent leur soutien à Saïf al-Islam. En réponse, Haftar fait arrêter Ali Bousbayha al-Hasnawi, un chef tribal et médiateur pro-Kadhafi, provoquant des protestations dans le Sud. La photo d'un Saïf al-Islam souriant, levant le pouce devant les montagnes de Zintan, en juin 2024, apparaît alors comme un défi.

C'est dans ce contexte de tension extrême que le drame se noue. Dans les jours précédant l'assassinat, des personnalités de Zintan, comme Abdallah Naker, réclamaient publiquement son arrestation. Selon ses partisans, ses déplacements entre le djebel Nefoussa et la région d'Al-Hamada, axe stratégique vers le sud et les frontières algérienne et tunisienne, étaient étroitement surveillés. Les forces de Haftar auraient resserré « un étau » autour de lui, tentant à plusieurs reprises de le capturer. Quelques jours avant sa mort, son avocate libanaise révélait qu'il craignait d'être « liquidé » par le maréchal.

Un choc et des réactions polarisées

Les accusations ont fusé immédiatement après l'annonce de son décès. Le camp des partisans de Kadhafi et son équipe politique ont pointé du doigt sans ambages des « milices militaires relevant de Khalifa Haftar ». L'analyste politique Abdessalam al-Rajhi a estimé que cette accusation n'était pas une surprise, citant un ancien commandant de Zintan, Ibrahim al-Madani, qui affirmait dans une vidéo avoir reçu l'ordre explicite d'assassiner Saïf al-Islam. « Le camp d'Al-Rajma craignait ses déplacements dans le Sud, où il dispose de soutiens », a déclaré Rajhi, évoquant les arrestations de dizaines de ses partisans et la mise à l'écart d'Hassan al-Zadma, responsable sécuritaire dans le Sud, pour ses contacts supposés avec Kadhafi.

En face, les dénégations ont été tout aussi fermes. La 444e brigade, faction affiliée au gouvernement d'unité nationale dans l'ouest, a nié toute implication, affirmant ne pas être déployée à Zintan. Le silence a été la règle du côté des institutions officielles : le gouvernement d'unité nationale, le Conseil d'État suprême, la Chambre des représentants de Tobrouk n'ont pas commenté. Le camp de l'Est, de Haftar au gouvernement parallèle d'Osama Hammad, est resté muet. Seul Mohamed Bayaou, chef de l'Institution libyenne des médias affiliée à l'Est, a brisé ce silence, de façon glaçante, en qualifiant la mort de Saïf al-Islam de « délivrance pour lui et peut-être pour le pays », rejetant la responsabilité sur ses conseillers.

Pour certains analystes, les motivations sont à chercher dans un calcul politique froid. Les intérêts de Khalifa Haftar et du chef du gouvernement de Tripoli, Abdelhamid Dbeibah, auraient convergé pour écarter un rival encombrant. Sa base de soutien, même réduite, parmi les nostalgiques de l'ancien régime et certaines tribus du Sud (Wirfalla, Zintan), faisait de lui un obstacle électoral potentiel pour les deux hommes. D'autres, comme l'ancien membre du Conseil national de transition Mahmoud Chamam, évoquent des « marques d'appareils extérieurs », qui auraient pu chercher à semer un trouble profitable à certaines puissances étrangères.

Un avenir plus incertain que jamais

L'assassinat survient à un moment critique. La Libye est engagée dans de fragiles pourparlers parrainés par l'ONU, avec des consultations à Tunis, Paris et d'autres capitales, dans l'espoir d'établir une feuille de route électorale. L'envoyé spécial des Nations unies Hanna Tité doit justement présenter son bilan devant le Conseil de sécurité le 18 février. La mort violente d'une personnalité aussi chargée de symboles risque de tout compromettre.

Les observateurs redoutent trois conséquences majeures. Premièrement, un creusement des divisions communautaires et régionales. Ali al-Sallabi, conseiller du Conseil présidentiel pour la réconciliation, a immédiatement mis en garde contre la réouverture de « la plaie du tribalisme et du régionalisme ». Deuxièmement, une entrave au processus électoral. Si Saïf al-Islam n'était pas le favori, sa présence dans l'équation politique contraignait ses rivaux et offrait une voix, certes controversée, à une partie de l'électorat. Son élimination modifie brutalement les calculs. Enfin, le risque d'un cycle de violence est réel. Son équipe politique a averti que ce crime « ne passerait pas inaperçu », laissant craindre des représailles de la part de ses partisans tribaux ou des milices qui le soutenaient.

Face à ce péril, des appels à la raison et à la justice se font entendre. Des figures comme l'ancien président du Conseil d'État suprême Khaled El-Mechri et le conseiller de Saïf al-Islam Abdallah Othman ont exigé une enquête « urgente et transparente ». « Le meurtre en dehors de la loi est un crime injustifiable », a martelé al-Mechri.

Alors que les experts en balistique et médecine légale examinent la scène de crime de Zintan, une question plus vaste et plus sombre plane sur la Libye. Il ne s'agit plus seulement de savoir qui a tiré, ou si la ville qui abritait Saïf al-Islam depuis quatorze ans l'a finalement trahi. La question, désormais, est de savoir si les institutions fantomatiques du pays et la communauté internationale parviendront à empêcher que cet assassinat ne devienne le prélude d'un nouveau chapitre de chaos, anéantissant les derniers espoirs de consensus dans un pays épuisé par près de quinze ans de conflits.

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