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10.02.2026 à 14:03

L'Erreur éolienne

Claude Charron

Hydro-Québec veut lancer au printemps 2026 un appel d'offres pour un approvisionnement de 6 400 MW d'énergie éolienne supplémentaire. Confiée à des promoteurs privés depuis 25 ans au nom du développement régional, la filière éolienne coûte des milliards aux abonnés de la société d'État, en plus d'impacter négativement les populations riveraines.

Pas à n'importe quel prix

Contrairement à ce qu'affirme l'industrie, l'éolien coûte cher. Les 45 parcs éoliens actuels, d'une capacité de 4 000 MW, ne peuvent produire plus de 1 350 MW compte tenu d'un facteur d'utilisation (F.U.) maximal de 35%. Cette production a généré jusqu'à présent des pertes de $10 milliards, lesquelles s'élèveront à terme, en 2041, à plus de $25 milliards selon Hydro-Québec.(1) Depuis plus de dix ans, 10-15% de notre facture d'électricité sert à éponger une partie de la dette éolienne ; HQ en assume le reste en diminuant ses transferts vers le Trésor public. Cela n'est d'ailleurs pas étranger au fait que sa dette soit passée de $46 milliards à $65 milliards (+40%) au cours des 5 dernières années. Les coûts de transport et d'équilibrage ne cessent de grimper à mesure que l'énergie éolienne menace la stabilité et la sécurité du réseau. Lors des vagues de froid de janvier 2026, les éoliennes étaient à l'arrêt, obligeant HQ à puiser dans ses réserves ou à s'approvisionner à fort coût sur les marchés. Enfin, les coûts d'opportunité reflètent l'ampleur des pertes : des milliards qui pourraient servir à réparer nos infrastructures qui tombent en ruine (hôpitaux, écoles, routes, etc.) ou à dépolluer nos cours d'eau.

Le gouvernement et HQ affirment que l'appel d'offres contribuera à rapprocher la production des centres de consommation et donc à en réduire les coûts. Pourtant le facteur d'utilisation dans les régions agricoles n'est que de 20-25% comparativement à plus de 35% pour les meilleurs gisements éoliens déjà identifiés (Baie-James, Côte-Nord, etc.), qui présentent en plus des économies d'échelle importantes. Encore faut-il en démontrer la nécessité et l'acceptabilité sociale... Depuis longtemps réclamée, la propriété publique de l'énergie éolienne permettrait de renouer avec la nationalisation de l'électricité pour assurer de nouveau la cohésion et la prospérité collective, contrairement à la formule actuelle, qui génère une dette profitant exclusivement aux promoteurs privés.

HQ et la CAQ tentent de justifier cet appel d'offres en arguant d'une pénurie d'énergie. Si pénurie il y a, pourquoi signe-t-on avec le Massachusetts et New-York des contrats de livraison totalisant 20 TWh/année, soit l'équivalent de la production combinée de tout le parc éolien québécois et du barrage La Romaine, et cela à un prix inférieur au prix de revient total de l'éolien ? Nous payons ainsi plus cher notre électricité pour que les Américains puissent continuer de consommer à rabais pendant que des entreprises québécoises réclament une partie de cette énergie pour se développer. De plus, HQ se dit prête à octroyer d'importants blocs d'énergie à des compagnies étrangères pour produire de l'hydrogène à un coût sept fois plus élevé que l'hydro-électricité. (TES, Hy2gen)

L'appel d'offres fait également miroiter d'alléchantes redevances aux municipalités, sous réserve d'une participation financière du milieu. Les riverains, eux, dénoncent plutôt une tentative d'acheter l'acceptabilité sociale. Une étude menée par l'Institut de recherche et d'informations socioéconomiques, l'IRIS, (2) conclut pourtant que le jeu n'en vaut pas la chandelle. Ces redevances, sauf exceptions, ont peu d'impact sur le budget municipal et entrent en contradiction directe avec les intérêts des citoyens, qui financent ce transfert de richesse par une hausse de leur facture d'électricité. La création d'un Fonds National Éolien permettrait de combler les besoins des municipalités en situation précaire. Il n'est pas normal de perdre de l'argent en confiant à l'entreprise privée le vent, une richesse collective au même titre que l'eau des barrages. Le rôle de nos élus n'est pas de promouvoir, de financer et d'imposer des projets diviseurs et coûteux.

Pas n'importe où

De la frontière américaine jusqu'à Lotbinière, l'appel d'offres cible les terres les plus productives de la vallée du Saint-Laurent, dans des régions habitées de façon extensive. L'Union des producteurs agricoles (UPA-Montérégie) a dénoncé cette pratique comme étant incompatible avec la priorité stratégique du gouvernement d'accroître l'autonomie alimentaire (Politique bioalimentaire 2025-2035). La Commission de protection du territoire agricole (CPTAQ) a également rendu une décision défavorable au promoteur éolien dans le projet des Jardins de Napierville vu son emprise sur le territoire agricole qui ne représente que 2% du territoire québécois. Les éoliennes industrielles projetées (6-7 MW) culminent à plus de 200 mètres (660 pieds, plus haut que la Place Ville-Marie) et sont visibles à plus de 30 km, sans aucune mesure d'atténuation possible. L'effet d'encerclement, l'effet d'écrasement et la covisibilité de ces projets sont autant de situations menaçantes pour les riverains, qui voient les paysages auxquels ils s'identifient disparaître sous les turbines. Pour ajouter à la balafre paysagère, des milliers de kilomètres de nouvelles lignes de transport seraient nécessaires pour transporter cette énergie, transformant ainsi des milieux de vie de qualité en une vaste zone industrielle. De surcroît, le bruit généré par les éoliennes de grande puissance voyage plus loin, en plus de multiplier la production d'infrasons aux effets délétères pour l'homme et les animaux. Pourtant, les distances minimales de protection, déjà insuffisantes pour les éoliennes de 2 MW, restent pratiquement inchangées. Quant aux impacts psycho-sociaux, majeurs et accablants, ils ne sont pas non plus pris en compte dans les études environnementales, une triste réalité rencontrée dans plusieurs communautés aux prises avec des éoliennes industrielles. C'est donc en toute connaissance de cause qu'Hydro-Québec privilégie un scénario catastrophe : voisins qui ne se parlent plus, familles déchirées, amitiés brisées, élus divisés, commerces boycottés... ; même les enfants s'insultent dans les cours d'école. Et que dire de cette autre source de stress que constitue la dévaluation marchande des résidences ? À la question « Habiteriez-vous à moins de 2 km d'une ou de plusieurs éoliennes de 200 mètres de haut ? », la municipalité de Kingsey Falls, fief des frères Lemaire, fondateurs de Boralex, le promoteur éolien qui se vantait de ne pas implanter d'éoliennes en milieu habité, la MRC de Memphrémagog et ses grosses fortunes rassemblées autour du lac, et la famille Desmarais, propriétaire du Domaine Sagard dans Charlevoix, ont toutes répondu non.

Les MRC arguent qu'elles n'ont pas le choix de tenir compte des orientations gouvernementales visant à favoriser la transition énergétique. Quand le territoire devient méconnaissable, que la communauté s'entredéchire et perd son âme, la principale préoccupation de nos élus doit être de rétablir la cohésion sociale et d'appliquer le premier principe de la Loi sur le développement durable : « la protection et l'amélioration de la santé et de la qualité de vie ».

Pas n'importe comment

Des dizaines de lobbyistes de l'éolien investissent tous les paliers de gouvernement, occupant plus de 95% de l'espace décisionnel qui échappe au simple citoyen. Pour définir ce qui est bon pour leurs citoyens, les élus font ainsi confiance à des personnes pour qui le profit est le motif principal. Les promoteurs exigent des conseils municipaux un cadre légal calqué sur leurs besoins. Les MRC créent et intègrent des régies privées qui utilisent la richesse foncière des citoyens pour financer des projets éoliens, sans mandat de la population, sans information, sans consultation. Sourdes aux doléances de leurs citoyens, les municipalités se placent dans une position de soumission contraire à la recherche constante de l'intérêt public. Elles s'en remettent exclusivement au discours des promoteurs et à la politique de l'État, qui a érigé l'éolien en dogme. « La filière éolienne démontre que l'État a mis tout son poids afin de s'assurer de trouver la formule la plus flexible et implacable pour forcer l'implantation d'une production privée d'énergie renouvelable au Québec. Le citoyen se trouve ainsi éjecté du triangle de la justice négociée entre les trois parties que sont l'État, la municipalité et le promoteur, ce qui remet en question les fondements mêmes de la démocratie municipale. » (3)

Plusieurs mauvaises décisions du gouvernement actuel ont miné sa crédibilité. La vision affairiste et productiviste des élus en place s'est incrustée jusqu'au sein de la direction d'HQ, créant un problème de gouvernance. À preuve les nombreux pdg qui ont récemment quitté la direction d'HQ, la dette qui explose, les pannes qui se multiplient, nos ressources bradées à vil prix. HQ nous expose non seulement à un fiasco environnemental et à un élargissement du gouffre financier, mais à un drame humain inacceptable. L'éolien a certes une place dans le bouquet énergétique du Québec, mais pas à n'importe quel prix, n'importe où et n'importe comment.

Un moratoire immédiat sur l'éolien s'impose. Une transition énergétique réfléchie ne peut être ni bousculée, ni enfoncée dans la gorge des citoyens. Autant le Québec a besoin d'une nouvelle direction politique, autant il a besoin d'une consultation élargie sur son avenir énergétique (PGIRE, BAPE générique, etc.) afin de faire des choix éclairés qui tiennent compte des aspirations, des valeurs et des besoins de ses citoyens.

Nous voulons que nos enfants grandissent dans un milieu de vie accueillant, qu'ils souhaitent y demeurer et qu'ils n'aient pas un jour à nous dire : « Ne prétendez pas que vous ne saviez-pas. »

Claude Charron, comité des riverains des éoliennes de L'Érable (CRÉÉ)
Membre de Vent d'élus

(1)Michel Morin, $23 milliards sur 25 ans pour l'éolien déjà en place, JDM, 9 avril 2016
Pierre Couture, $2.7 milliards pour brancher les éoliennes au réseau d'Hydro-Québec, TVA Nouvelles, 28 novembre 2018,
(2) IRIS, Énergie éolienne au Québec : une filière en manque de planification et de transparence, 26 novembre 2025
(3) Marie -Claude Prémont, La justice négociée de l'énergie éolienne au Québec, Cahiers de droit, juin 2019, page 365

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10.02.2026 à 14:03

Consultation sur le PL1

Climat Québec

Climat Québec dénonce la constitution provincialiste de la CAQ qui deviendrait une reconnaissance, de facto, de la Constitution canadienne

Québec, le mercredi le 4 février 2026 — Climat Québec a présenté aujourd'hui son mémoire sur le projet de loi 1 du ministre Jolin-Barrette de la CAQ, portant sur la Constitution de la province du Québec. Martine Ouellet, cheffe de Climat Québec, accompagnée de Marie-Claude Archambault et Jean Cloutier, ont pris part aux travaux de la commission parlementaire.

Traitement discriminatoire lors des consultations parlementaires

D'entrée de jeu, Climat Québec dénonce le traitement discriminatoire réservé par la commission à certains intervenants. Pourquoi Climat Québec n'a-t-il pas bénéficié d'une plage complète de 30 minutes, comme plusieurs autres groupes ? Pourquoi le parti avait-il été jumelé, sans son consentement, à un autre parti avec lequel il ne partage ni la vision ni l'analyse. Il a fallu des démarches répétées pour éviter cette association. Sur quels critères objectifs la commission se base-t-elle pour décider qui mérite plus de temps de parole et qui en mérite moins ? Est-ce que les élus des partis siégeant à l'Assemblée nationale utiliseraient leur pouvoir pour minimiser voire bloquer l'espace parlementaire aux partis émergents pour freiner la concurrence ? Ces pratiques fragilisent la qualité du débat démocratique et la crédibilité des consultations.

Une constitution provinciale juridiquement subordonnée

Sur le fond, Climat Québec a rappelé un élément central largement occulté dans le débat public : pour être légale, une constitution provinciale doit être compatible avec la Constitution canadienne. Ainsi, l'adoption d'une constitution de la province du Québec équivaut implicitement à reconnaître la Constitution canadienne, un geste politique majeur qu'aucun gouvernement du Québec n'a posé jusqu'à présent, tous partis confondus.

« Le projet de loi 1 pose un geste lourd de conséquences. En adoptant une constitution provinciale, le gouvernement reconnaît de facto la Constitution canadienne, sans jamais l'assumer clairement. Pour Climat Québec, c'est une entourloupe dangereuse pour l'avenir de la libération du Québec. » a déclaré Martine Ouellet, cheffe de Climat Québec.


Une constitution en 2026 ne peut ignorer la crise climatique

« En 2026, une constitution qui ne reconnaît pas explicitement la crise climatique passe à côté de sa responsabilité première : protéger l'avenir collectif. Inscrire la lutte aux changements climatiques dans la constitution, c'est donner une boussole claire à l'État pour toutes ses décisions. » a déclaré pour sa part Marie-Claude Archambault

Climat Québec a également insisté sur un enjeu incontournable : une constitution adoptée en 2026 ne peut faire abstraction du dérèglement climatique. Cette crise est une réalité tangible. S'il est trop tard pour l'empêcher, il est encore possible d'éviter le pire, à condition d'agir maintenant. À l'instar de nombreuses organisations signataires d'une lettre ouverte, Climat Québec a inscrit explicitement cette responsabilité dans son Projet de Constitution initiale et transitoire de la République du Québec.

L'article 29 y stipule que :

« Le gouvernement et l'Assemblée nationale doivent favoriser la réduction de la crise climatique, la pérennité du vivant et le maintien de la biodiversité lors de leurs prises de décision. »

En conclusion, Climat Québec réaffirme que le Québec mérite mieux qu'une constitution provinciale juridiquement subordonnée au Canada. Le parti propose une démarche en trois période : un Projet de Constitution initiale et transitoire de la République du Québec, assumé et cohérent, qui place la démocratie, le bien commun et la responsabilité climatique au cœur de l'action publique, voté à l'Assemblée nationale. Une Assemblée constituante indépendante parcourant toutes les régions du Québec pour élaborer la Constitution définitive et permanente de la République du Québec ; Une Constitution définitive et permanente de la République du Québec, soumise au peuple par référendum.


À propos de Climat Québec : Climat Québec est un parti politique indépendantiste dédié à la justice climatique qui propose que l'État de la République du Québec prenne toutes ses décisions à travers le prisme du climat dans une perspective d'équité sociale et économique.

Hyperlien :Mémoire de Climat Québec sur le PL1 sur la Constitution de la province du Québec soumis à la Commission des institutions.

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10.02.2026 à 13:57

La complainte de l'illustre inconnu qui fait écran à la mobilisation sociale

Marie-Ève Mathieu

Le CAP écologique (comité d'action politique) de QS entend proposer une motion d'urgence, reproduite ici en fin de texte, lors du prochain CN (conseil national) qui aura lieu le 21 février prochain. Le but est d'infléchir le cours de la discussion durant une des rares instances regroupant un nombre important de membres du parti.

Pour les lecteurs et lectrices qui sont moins familiers avec les structures, le Conseil national se tenait traditionnellement en alternance avec le congrès se réunissant généralement aux deux ans. Si un congrès pouvait permettre la rencontre de plus de cinq cents personnes, le conseil, quant à lui, avait des visées plus modestes et pouvait en réunir environ la moitié. Depuis la réforme des statuts qui a lieu en novembre 24, on tient les conseils nationaux en ligne et avec un nombre encore plus restreint de membres délégués.

Le prochain CN de février devrait recevoir, si tout va bien, une centaine de personnes. On aura droit à un mot du comité d'éthique, au discours des porte-paroles, au rapport du comité de coordination central (CCN), de l'aile parlementaire et finalement du comité électoral. Le premier moment où on pourra entendre la parole venant de la base commence à 14h. Il s'agit d'un vague atelier sur la conjoncture. Et le seul vote que l'on tiendra concerne le bloc 1 sur les cibles de représentativité des candidatures. Il y sera demandé que l'on autorise une exception à une décision de prioriser les femmes et les personnes non binaires pour donner Gouin à une vedette inconnue. Quel oxymore renversant ! On demande aux membres un chèque en blanc, car si le membre ordinaire est laissé dans l'ignorance, le comité électoral, lui, a tout réfléchi. Comprenez, ce monsieur doit mettre sa vie entre parenthèses, c'est pour cela qu'il a besoin d'un château fort, sinon sa carrière pourrait en souffrir. Si ce n'est pas une gifle à toutes les femmes qui se sont présentées en 2022, je ne sais pas ce que c'est. Ces femmes étaient infirmières, médecins, professeures, avocates, entre autres. Ce n'étaient pas des carrières assez prestigieuses ? Et, le parti compte refaire le pari Marissal ?

Cette base qui, depuis 2006, posait les pancartes, faisait les téléphones et le porte-à-porte et qui, aussi, contribuait au financement en donnant son 100$, en plus de son temps et de bonne volonté.
Depuis Saguenay, il est de bon ton de nous peindre comme des récalcitrants ou de nous diminuer comme faisant partie d'une franche extrémiste. Parmi ces « radicaux » se trouvent des membres fondateurs qui ont donné 20 ans de militance au parti pour se rendre compte que des postures traditionnelles de la gauche, comme de vouloir contrôler ses ressources premières, protéger l'environnement, miser sur le transport collectif et défendre une véritable égalité entre les genres sont devenues des anathèmes. Ils et elles n'ont pas changé de posture, c'est simplement que la course vers la respectabilité électoraliste, censée nous permettre de gagner tellement de sièges, a déplacé tout le parti plus à droite.

Donc, la tentative de faire voter la motion d'urgence cherche à recréer un semblant de discussion entre les membres, mais surtout de permettre de renouer avec ce qui préoccupe les mouvements sociaux. Cette motion a été écrite en parallèle de celle que vient de se voter le conseil central du Montréal métropolitain de la CSN. La leur comprend deux parties, d'abord une lutte contre les projets de lois autoritaires et antisyndicales (la loi 1, 3, 7, 9, entre autres), ensuite, une demande de réinvestissement massif dans le filet social. Celle du CAP écologiste touche la question des lois liberticides. Il est à noter que le conseil central va plus loin que nous dans ses revendications. Nous sommes conscients du fossé qui le sépare des positions présentes de QS, lequel n'a demandé que le retrait de la loi 1 et aimerait qu'on gèle les augmentations de loyer au niveau de l'inflation et qu'on détaxe les produits d'hygiène. Avec les économies sur le savon, je pense que je vais pouvoir m'acheter un capuccino.

Si les syndicats se lancent dans une démarche de grève sociale pour défendre les droits des travailleurs et des travailleuses, leur liberté d'association, voire leur liberté d'expression, nous devons les appuyer. C'est à côté d'eux qu'il faut se tenir, bien plus que dans les couloirs de l'Assemblée nationale où nous n'arrivons pas à faire des gains signifiants devant une CAQ encore fortement majoritaire.

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Proposition du COCO du CAP ÉCOLOGISTE.

1. Proposition d'urgence : Pour une campagne nationale de Québec solidaire contre les lois liberticides du gouvernement Legault
a. ATTENDU QUE :
i. Depuis 2025, le gouvernement de la Coalition avenir Québec a multiplié les lois et projets de loi portant atteinte aux droits fondamentaux, notamment : le projet de loi 1, dit « loi constitutionnelle », qui vise à affaiblir les contre-pouvoirs juridiques et à restreindre la capacité de contestation démocratique ; les projets de loi 3 et 9, qui s'attaquent directement au droit syndical, à l'autonomie des organisations des travailleuses et des travailleurs ainsi qu'au droit de grève ; les réformes touchant l'intégration et l'immigration, qui renforcent une logique coercitive et assimilationniste au détriment des droits des personnes migrantes ;
ii. Face à cette offensive, une mobilisation sociale réelle s'est développée, notamment par l'action des syndicats, des regroupements communautaires, des organisations féministes, écologistes et de défense des droits. Celle-ci s'est concrétisée par la grande manifestation du 29 novembre réunissant plus de 50 000 personnes, ainsi que par l'émergence d'appels à une escalade des moyens de pression, incluant la perspective d'une grève sociale ;
iii. Dans le contexte actuel, l'absence d'une initiative politique claire de Québec solidaire risquerait de laisser le terrain à la droite, à la démobilisation ou à la récupération institutionnelle du mécontentement social ;
iv. Le renforcement de la crédibilité de Québec solidaire passe par son implication dans un soutien actif aux luttes de la majorité populaire contre les lois liberticides du gouvernement Legault ;
v. Québec solidaire a un rôle unique à jouer pour relier les mobilisations sociales à une alternative politique crédible, sans se substituer aux mouvements, mais en amplifiant leur portée et en contribuant à faire reculer le gouvernement ;
vi. Cette implication concrète dans les luttes sociales constitue un instrument essentiel pour permettre à Québec solidaire d'élargir ses appuis électoraux.
b. IL EST PROPOSÉ QUE QUÉBEC SOLIDAIRE :
i. Lance une campagne nationale contre les lois liberticides du gouvernement Legault. Cette campagne visera la dénonciation du virage autoritaire du gouvernement de la CAQ et le retrait complet des lois liberticides (PL 1, PL 3, PL 7 et PL 9). Elle permettra à Québec solidaire de s'inscrire activement dans la construction d'un front social et populaire de résistance pour la défense des droits collectifs. Elle positionnera Québec solidaire comme le pôle politique de la résistance sociale et démocratique face aux politiques autoritaires et antisyndicales du gouvernement Legault.

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