Catherine
Stéphane Signoret, membre de la Compagnie des négaWatts, présentera les travaux de l'Association négaWatt quant aux énergies de l'avenir et répondra aux questions de l'auditoire. (37 mots)
Stéphane LB
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Stéphane LB
Et lorsqu'on relit les premiers travaux de négaWatt, on se rend compte que la vision que nous portions il y a 25 ans en tant que pionniers a non seulement été validée au fil des années mais reste aujourd'hui toujours aussi pertinente. Grâce à une équipe très largement bénévole, nous avons posé les fondements d'une nouvelle façon de penser l'énergie (plus globale, priorisant les usages et soucieuse des ressources planétaires), partout où cela était possible. Notre démarche a toujours été indépendante d'intérêts politiques ou financiers, au service de l'intérêt général. Tout cela a été rendu possible grâce au soutien indéfectible de nos adhérents, donateurs, et mécènes dont vous faites partie. Nos 25 ans résonnent comme l'heure d'un bilan, forcément, mais aussi d'un nouveau souffle. Fin 2026, l'Association négaWatt publiera son 6e scénario de prospective énergétique. Cela s'inscrit dans un paysage bouleversé, où le consensus politique autour de l'environnement et de l'écologie s'effrite alors même que de nouveaux défis apparaissent et que l'urgence climatique se fait toujours plus prégnante. Nous souhaitons maintenir le cap de la mobilisation d'expertise et de la production de travaux de qualité pour nourrir un débat démocratique auquel nous refusons de renoncer. Pour résister face aux vents contraires, nous aurons aussi besoin d'alliances plus larges. C'est dans cette optique que nous rejoignons le Pacte du pouvoir de vivre ►, collectif d'organisations de la société civile unies pour proposer des réponses aux enjeux environnementaux, sociaux, économiques et démocratiques. Si vous partagez comme nous la conviction qu'un autre avenir est possible et que l'expertise indépendante est indispensable pour se mettre enfin sur le chemin de la transition, soutenez-nous en adhérant à l'Association négaWatt, ou en faisant un don ! Un grand merci par avance, Hélène Gassin, présidente de l'Association négaWatt Texte intégral (634 mots)
Catherine
A l'approche des élections municipales, un constat est de plus en plus largement partagé : les collectivités locales sont en première ligne en matière de transformation écologique. Derrière les stratégies nationales, parfois élaborées du point de vue des grandes villes, se cache la réalité du terrain. La soirée sera donc organisée autour de trois tables-rondes : la lutte contre l'artificialisation des sols et la sobriété foncière, et le déploiement des énergies renouvelables et l'implication citoyenne pour les deux premières, les métaux critiques et les "nouvelles mines" pour la dernière. Dans celle-ci, Judith Pigneur, Cheffe de projet sobriété matériaux pour Association négaWatt, interviendra aux côtés d'Emilie Normand, Doctorante à l'IFP Energies nouvelles sur les impacts hydriques des métaux critiques. Le débat sera animé par Pablo Gomez. (159 mots)
Stéphane LB
📷 Adobe stock / Lev Karavanov (103 mots)
Stéphane LB
1️⃣ Tous les usages électriques ne contribuent pas à la décarbonation L'augmentation de la consommation électrique ne signifie pas automatiquement réduction des émissions : certains usages (centres de données…) peuvent accroître la demande sans bénéfice climatique. 2️⃣ Une électrification indispensable… mais qui ne couvrira pas tous les usages À l'horizon 2040, 50 à 65 % de la demande énergétique ne pourra pas être électrifiée, notamment dans l'aviation, le maritime, certains usages industriels et une partie des bâtiments. 3️⃣ L'électrification ne remplace pas les économies d'énergie D'ici 2040, l'atteinte des objectifs climatiques repose impérativement sur une baisse drastique de la consommation d'énergie finale (–30 à –55 % par rapport à 2019) et les politiques de sobriété, d'efficacité énergétique et de rénovation des bâtiments en conditionnent la faisabilité, les coûts et la sécurité d'approvisionnement. 4️⃣ Plus d'électricité, surtout renouvelable L'électrification implique une hausse massive de la production d'électricité d'ici 2040 (+50 à +100 % selon les scénarios), reposant quasi exclusivement sur les énergies renouvelables, seules capables d'être déployées à l'échelle et au rythme requis. 5️⃣ Mieux piloter l'électrification dans le cadre européen Un objectif global d'électrification, s'il devait être retenu, ne peut donc à lui seul piloter la transition à l'horizon 2040. Texte intégral (502 mots)
Dans une récente note, l'Association négaWatt analyse la place centrale de l'électrification dans l'atteinte de l'objectif européen de -90 % de gaz à effet de serre d'ici 2040, au travers de l'étude de 6 scénarios compatibles avec cet objectif.
Si tous s'accordent sur une forte hausse de la part d'électricité, l'étude révèle des trajectoires en réalité très divergentes. Ces différences de parcours ont des conséquences majeures sur le climat, les coûts du système et l'indépendance énergétique de l'Union européenne.
Principaux enseignements :
Les alternatives décarbonées comme la biomasse, l'hydrogène ou les carburants de synthèse resteront des ressources rares et au potentiel limité, ce qui rend la maîtrise des besoins énergétiques déterminante pour réussir la sortie des énergies fossiles.
Elles restent donc des piliers structurants du cadre post-2030.
Sans un déploiement suffisamment rapide des renouvelables, l'électrification risque de prolonger le recours aux combustibles fossiles dans le système électrique, en contradiction avec les objectifs climatiques et de souveraineté énergétique.
L'électrification doit impérativement s'inscrire en soutien d'objectifs volontaristes en matière d'économies d'énergie et de développement des énergies renouvelables, qui demeurent les piliers fondamentaux du futur cadre énergie-climat post-2030.
Stéphane LB
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Stéphane LB
Le débat public consacré au projet de Schéma de développement décennal du réseau (SDDR) de RTE Réseau de Transport d'Electricité, organisé par "Le réseau électrique en débat" sous l'égide de la Commission nationale du débat public (CNDP), s'est achevé mi-janvier. Le réseau de transport d'électricité est une infrastructure cruciale pour la transition énergétique : 1️⃣ Son évolution est essentielle pour soutenir les transformations de la consommation et de la production dans les territoires, garantir leur cohérence à l'échelle nationale, assurer la solidarité entre territoires et l'intégration dans le système électrique européen. 2️⃣ Il rend possible l'électrification, levier majeur de la décarbonation porté par les progrès des énergies renouvelables, des options de flexibilité et de stockage, et des solutions d'électrification des usages. Dans le contexte géopolitique, ce réseau constitue aussi un atout pour la réindustrialisation, au service de notre souveraineté. Consciente de cette dimension stratégique, l'Association négaWatt a naturellement contribué à ce débat public. Elle a notamment été sollicitée sur la consommation d'électricité ►, puis sur les priorités de raccordement au réseau ►. Elle a aussi remis un cahier d'acteur (voir ci-dessous), pour porter notamment trois messages principaux : ▶️ Nous saluons l'ambition du SDDR, et soutenons la volonté d'inscrire le nouveau cycle d'investissement dans une double anticipation : ▶️ Nous nous inquiétons du dimensionnement du SDDR, et plus largement de la stratégie d'électrification, sur une projection de demande électrique en forte rupture à la hausse, qui mobilise en pratique des volumes trop importants pour se concrétiser. ▶️ Cette stratégie d'optimisation appelle une planification qui doit se refléter dans les priorités de raccordement de grands projets. Texte intégral (655 mots)
Dans le cadre du débat public organisé par la Commission nationale du débat public autour du réseau électrique de demain (Branché sur demain : le réseau électrique en débat), l'Association négaWatt a remis son cahier d'acteur.
Ainsi, la hausse que RTE considère nécessaire à la décarbonation dans son Bilan prévisionnel 2025 n'est pas réaliste. La réussite de l'électrification, et à travers elle de la décarbonation et de la réindustrialisation, repose sur une modération des volumes par la mobilisation des potentiels d'efficacité et de sobriété énergétiques.
La logique de file d'attente actuelle ne permet ni sélection ni priorisation.
Pour assurer l'équilibre du développement des projets sur le territoire, maîtriser le déploiement et garantir l'atteinte des objectifs assignés à l'électrification, les pouvoirs publics doivent assumer une régulation, en soutenant les projets alignés avec ces orientations aux dépens de ceux qui ne le sont pas.
Stéphane LB
Voir également le replay du webinaire Électrification : quelles leçons tirer du black-out ibérique ? (75 mots)
Stéphane LB
Dans ce nouveau webinaire, elle s'est intéressée au paradoxe d'une France qui n'a jamais disposé d'autant d'électricité décarbonée, mais qui peine à accélérer l'électrification des usages. Les analyses présentées, s'appuyant sur la trajectoire de référence proposée pour la décarbonation par RTE dans son Bilan prévisionnel 2025, ont comporté deux volets : 1️⃣ Le premier porte sur l'analyse de la trajectoire de forte hausse de la demande électrique présentée par RTE comme indispensable à l'atteinte des objectifs de décarbonation et de réindustrialisation. 2️⃣ Le second porte sur les conditions économiques de mobilisation de l'électrification. Intervenant·es : Texte intégral (585 mots)
Soulignant à quel point cette trajectoire marque une forte rupture avec la tendance plutôt baissière de la consommation, l'Association négaWatt considère que les hypothèses de croissance de certains usages (taux de réalisation de projets industriels, niveau de ventes de SUV électriques…) sur lesquelles elle repose ne sont pas réalistes.
Elle appelle à raisonner en taux de pénétration de l'électricité plutôt qu'en croissance en volume, et s'appuyer sur l'efficacité et la sobriété énergétiques pour atteindre plus facilement les objectifs.
Rappelant quelques statistiques sur l'état des prix de l'électricité en France pour les entreprises et pour les ménages par rapport aux autres pays européens, l'analyse montre notamment que les entreprises bénéficient déjà d'une électricité très compétitive, surtout les industries les plus consommatrices – qui ont par ailleurs été fortement protégées pendant la crise de 2022-2023.
Elle montre aussi que ce supposé avantage compétitif n'a pas empêché la France de se désindustrialiser, y compris par rapport à des pays européens où l'électricité est plus chère.
Plus largement, la clé de l'électrification n'est pas le coût de l'électricité mais la facture électrique, et même le coût global, incluant l'investissement dans de nouveaux véhicules ou de nouveaux équipements industriels.
Là encore, la sobriété et l'efficacité sont des facteurs essentiels pour accélérer l'électrification en maîtrisant l'ensemble des dépenses, et favoriser un juste partage des coûts et des bénéfices.
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