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27.01.2026 à 15:32

Réinventer notre rapport aux animaux – la vidéo du jeudi de l’écologie JNE du 19 juin 2025

dboone

(273 mots)

Sortir de la domination sans partage, c’est un rapport au monde qui nous ouvre un autre regard sur les animaux non-humains qu’ils vivent proches de nous ou une vie sauvage. Comment réinventer un rapport aux animaux qui soit respectueux de leur droit à la vie bonne ?

Les nouvelles connaissances sur les capacités des animaux réinterrogent notre éthique, ne serait-il pas serait de leur accorder des droits ? Comment construire de nouvelles alliances avec les animaux non-humains ?

avec
Charlotte Arnal, autrice du livre Émancipation animale : Petit traité pour faire avancer les droits des animaux, éditions Double Ponctuation
Georges Chapouthier, neurobiologiste et philosophe, auteur de Sauver l’homme par l’animal, éditions Odile Jacob
Benoît Grison, docteur en sciences cognitives, biologiste, auteur du livre Le sourire du chimpanzé, éditions Delachaux & Niestlé)
Rémi Luglia, docteur en Histoire, président de la Société Nationale de Protection de la Nature (SNPN), auteur de Vivre en castor : Histoires de cohabitations et de réconciliation, éditions Quae

La table-ronde  était animée par Isabelle Vauconsant, présidente des JNE et Carine Mayo, secrétaire générale des JNE

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25.01.2026 à 16:35

Tiques et santé – biologie, maladies, maîtrise du risque par Claude Rispe, Laure Bournez, Jonas Durand, Olivier Duron et Magalie René-Martellet

dboone

Texte intégral (750 mots)

En Europe, les tiques sont à l’origine de la majorité des maladies vectorielles transmises à l’être humain, et ce risque sanitaire concerne tous les utilisateurs de la nature. Ce petit livre rédigé par des chercheurs et des vétérinaires fait un point de la situation objectif et modéré. Il commence par le portrait de ces acariens géants, avec une planche anatomique aussi déroutante que le sont ces animaux. Le texte s’attache en particulier à Ixodes ricinus, l’espèce piquant le plus fréquemment les humains (certaines ne s’attaquant jamais à nous, et aucune n’est spécifique à Homo sapiens). Son cycle de vie implique trois hôtes : d’abord généralement un petit animal du genre rongeur pour la larve, puis un plus volumineux (un merle par exemple) pour la nymphe, et enfin un gros mammifère (généralement un cervidé chez les animaux sauvages) pour l’adulte. La femelle, qui a grossi plus de 100 fois, tombe au sol et pond entre 2 000 et 3 000 œufs. Chez la plupart des tiques l’accouplement se déroule sur la victime, pendant le repas de sang de la femelle ; chez Ixodes ricinus il a lieu au sol avant celui-ci. Il existe aussi des reproductions non sexuées par parthénogénèse, pour lesquelles les mâles sont inutiles.

Parmi les espèces les plus originales, les tiques Antricola vivent dans des grottes et ne se nourrissent pas de sang, mais de guano de chauves-souris ! Saviez-vous que certaines sont en voie de disparition ? Cela peut être dû aux bouleversements climatiques, à la disparition du milieu naturel ou de l’espèce hôte, comme pour la tique du rhinocéros Amblyomma rhinocerotis. La question de la sauvegarde d’un tel parasite soulève au passage des questions philosophiques intéressantes. Plus près de chez nous, les chiens, les chats, les vaches ou les chevaux sont tous susceptibles d’être mordus et de contracter des maladies. Pour l’humain, les plus connues sont la borréliose de Lyme (prononcez Laïm) et l’encéphalite à tiques ou TBEV (tick-borne encephalitis virus), en expansion en France, transmissible également avec les produits au lait cru de chèvres infectées. Une rumeur à la limite du complotisme attribue l’apparition de Lyme à un laboratoire nazi installé sur une île de la côte est des États-Unis, mais l’homme des glaces Ötzi, qui date de plus de 3 000 ans, en était déjà infecté !

Ce petit livre assez riche évoque d’autres maladies, notamment tropicales, dues aux tiques et les différentes manières d’y remédier. Avec cette constatation : certaines tiques posent des problèmes mais font partie des écosystèmes et il est inenvisageable de les éradiquer. Les acaricides sont nocifs pour la nature et la santé, et les populations de tiques finissent par faire apparaître des individus résistants. D’autres solutions, comme les prédateurs naturels (guêpes parasitoïdes, nématodes ou champignons entomopathogènes), ou encore des vaccins, pas tous entièrement au point, sont présentées. Les premières mesures à prendre sont préventives : rester dans les sentiers (ce qui est difficile pour les forestiers, photographes et autres professionnels), porter des vêtements couvrants, utiliser des répulsifs, et retirer les éventuelles tiques au plus tôt.

Au final, les auteurs pèsent l’équilibre bénéfice/risque entre les précautions à prendre et la fréquentation de la nature, dont nous avons tant besoin, et dont il ne faut pas se priver. Car s’il est vrai que les risques sanitaires sont réels et les populations de tiques fluctuantes, nous ne constatons pas non plus d’invasions. Des tiques, oui, mais pas de panique !

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Éditions Quæ, 120 pages 17 € – www.quae.com
Contact presse : Juliette Medina. Tél. 06 71 15 24 28 et 01 30 83 34 18 – presse@editions-quae.com
(Marc Giraud)
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22.01.2026 à 16:46

🔐 CA 13/01/26

lsamuel

(66 mots)

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22.01.2026 à 16:23

Hommage à Arnaud Apoteker, pionnier de la lutte contre les OGM

lsamuel

Texte intégral (1753 mots)

Une adhérente des JNE, qui l’a bien connu, rend hommage à Arnaud Apoteker, longtemps pilier de Greenpeace France et initiateur de la campagne de ce mouvement contre les OGM, qui vient de nous quitter le 9 janvier dernier.

par Katia Kanas

Moins de 6 mois après la disparition soudaine de Rémi Parmentier, voilà qu’un autre géant de Greenpeace, compagnon de route et vieil ami nous fausse soudainement compagnie. Arnaud, je le connaissais depuis 35 ans. Je l’ai côtoyé de près pendant 5 ans, et ensuite nous nous sommes vus quelquefois au hasard de réunions Greenpeace, et quelquefois simplement par amitié. Quand Rémi est mort, nous nous sommes longuement parlé au téléphone. Il était bouleversé par la disparition de ce « nasty little agitator » avec lequel il avait collaboré, notamment dans le cadre de conventions internationales sur la biodiversité. Les deux hommes partageaient des qualités et des compétences rares, obstination, diplomatie, expertise, extraordinaire force de travail, et bien sur humour et joie de vivre. Les deux hommes s’appréciaient mutuellement beaucoup. Arnaud et moi nous sommes retrouvés à Amsterdam le 18 septembre dernier pour un hommage à Rémi, et c’est seulement là qu’il m’a appris avoir été victime d’un lymphome, avoir failli mourir et être en rémission. Nous nous sommes alors promis de nous revoir sans tarder, malgré les centaines de kilomètres qui nous séparaient. Raté. Une rechute l’a emporté le 9 janvier dernier.

J’ai rencontré Arnaud en 1991, quand il a rejoint Greenpeace France pour prendre en charge une campagne contre les pesticides, en même temps que je réintégrais cette association que j’avais quittée 5 ans avant. Dans sa besace, une maîtrise des sciences et techniques (MST) de l’environnement, un doctorat en biologie physico-chimique appliquée à ‘université Paris XII (Créteil), un post-doctorat de deux années au département de chimie de l’université d’Arizona à Tucson (Etats-Unis). « Les Etats-Unis, qui restaient fortement marqués par le phénomène hippie, étaient alors très agréables. Et j’y ai découvert la nature en marchant dans le désert, en allant dans les réserves indiennes ou au Mexique. » Il a bourlingué pendant 8 mois en Amérique Centrale puis vécut pendant deux ans en Bolivie, avant de rentrer en France retrouver Josyane, sa compagne, qui attendait un enfant de lui. C’est ce profil de « scientifique, mûri, et sans plan de carrière », dit-il de lui, qui séduit Greenpeace. Mais aussi son engagement de la première heure dans le mouvement écologique ! Comme le raconte David Eloy dans le livre sur les 40 ans de Greenpeace France, « Rémi Parmentier aurait pu croiser Arnaud Apoteker sur la péniche amarrée Pont de l’Alma, QG de la campagne de René Dumont pour les élections présidentielles de 1974. Arnaud a 18 ans, il a déjà lu le rapport du club de Rome sur les limites à la croissance, il est convaincu qu’un monde écologique est forcément plus juste. Il n’a pas l’âge requis pour voter, alors avec ses copains de fac, il colle des affiches dans les Yvelines la « ville de bourgeois » où il habite avec ses parents. »

Pendant plus de 5 ans, lui et moi avons travaillé côte à côte, partageant une petite pièce dans nos bureaux de la rue des Petites Ecuries, dans le 10e arrondissement de Paris. Je me souviens de quelqu’un de discret et lent, des qualités dont je ne voyais pas l’utilité chez Greenpeace, alors ça m’énervait. Mais aussi spécialement gentil, drôle, fiable, et comme tout le monde je ne pouvais que l’aimer. Les centaines de témoignages depuis sa mort disent tous cette gentillesse, cette attention à l’autre, cette patience, ce sens de la pédagogie, cet humour, ce soutien de tous les instants.

En 1993, Arnaud est chargé de campagne sur l’écologie marine et contribue à ce que le moratoire sur la chasse baleinière commerciale, adopté en 1982, soit maintenu et consolidé par la sanctuarisation de l’Antarctique. Il travaille aussi sur le problème des filets dérivants maillants, une technique de pêche non sélective qui décime notamment les dauphins, et qui sera interdite par l’Union européenne en 1994.

A l’été 1995, toute l’équipe de Greenpeace est mobilisée alors que Jacques Chirac, fraîchement élu président de la République, déclare vouloir reprendre les essais nucléaires à Moruroa dans le Pacifique. Arnaud est alors chargé d’ouvrir et d’animer un bureau provisoire à Papeete (Tahiti). C’est là qu’il rencontre un certain José Bové, paysan du Larzac et encore loin de la figure militante qu’il deviendra, venu participer à une action à bord du Rainbow Warrior II, avec qui il évoque le sujet émergent des OGM.

Arnaud est l’une des toutes premières personnes en France à comprendre et à s’inquiéter des OGM. Avec deux ou trois collègues dans d’autres pays, « nous avancions trois arguments pour convaincre Greenpeace de l’importance de lancer une campagne : les OGM présentent des risques avérés pour l’environnement et la biodiversité, c’est une pollution vivante, qui se multiplie par elle-même ; ils représentent des dangers potentiels pour la santé humaine ; ils ouvrent la voie au brevetage du vivant et à l’accaparement des semences ». Greenpeace demeure longtemps sceptique « C’est invisible, on ne peut pas lancer des Zodiacs à l’assaut, il n’y a pas de victimes, et puis les OGM étaient-ils réellement nocifs ? », résume une ancienne collègue. C’est finalement fin 1996 que la campagne internationale est lancée. Au bout de 6 mois, elle devient une campagne prioritaire, et extrêmement populaire, réconciliant Greenpeace avec le public français, 12 ans après l’attentat contre le Rainbow Warrior. Arnaud concentre dès lors toute son énergie sur cette campagne jusqu’en 2011 avec Greenpeace, puis avec le Groupe parlementaire Les Verts/ALE au Parlement européen, dont il devient le responsable de la campagne OGM jusqu’en mars 2015.

En 1999, il écrit un des premiers livres de vulgarisation scientifique sur les OGM : Du poisson dans les fraises, notre alimentation manipulée (éditions La Découverte). Il est administrateur d’Inf’OGM depuis sa création en 1999 jusqu’en 2011. En 2000, il est fait chevalier de l’Ordre National du Mérite. En avril 2006, il s’introduit, avec des Faucheurs volontaires et des militants de la Confédération paysanne, dans l’un des sites de production et de stockage de semences de Monsanto à Trèbes (Aude). Lors du Grenelle de l’environnement, il fait partie du groupe sur l’agriculture et de l’inter-groupe sur les OGM. De 2009 à 2011, il représente Greenpeace au Comité économique, éthique et social du Haut Conseil des biotechnologies. Depuis 2012, il fait aussi partie de l’ENSSER (European Network of Scientists for Social and Environmental Responsibility), une organisation de scientifiques européens militant contre les OGM. Il en devient administrateur en octobre 2018. En juillet 2015, il rejoint le conseil d’administration du CRIIGEN.

Avec son expertise et sa rigueur scientifique, son audace et sa ténacité militante, son humilité et son sens de la pédagogie, son calme et son humour, il deviendra l’expert incontournable, respecté jusque dans les rangs de ses adversaires. « Son engagement a permis des avancées majeures, tels que l’adoption du Protocole de Carthagène, la mise en place de la loi sur les OGM, l’instauration de leur étiquetage ou l’interdiction de la culture du maïs MON810 en France. Il a joué un rôle déterminant dans le recul des OGM dans nos champs et dans nos assiettes », se souvient Rachel Dujardin, ancienne collègue d’Arnaud au sein de Greenpeace France.

En décembre 2015, il devient le coordinateur général du Tribunal International Monsanto qui a eu lieu en octobre 2016 à La Haye (Pays-Bas). Sous l’impulsion de Corinne Lepage, il participe en septembre 2017 à la création de l’association Justice Pesticides, dont il est le délégué général jusqu’en 2022, qui a «pour objet de mettre à la disposition de tous, et en particulier des victimes des pesticides, quelles qu’elles soient (…) l’ensemble des affaires juridiques qui ont trait aux pesticides dans le monde sur un site internet collaboratif ».

Arnaud a également représenté Générations Futures dans les instances officielles, notamment à l’ANSES, sur les dossiers OGM, apportant sa rigueur et son expertise scientifique dans ce cadre. « Depuis qu’il s’était retiré, sa présence et son expérience nous manquaient déjà. Aujourd’hui, il laisse un sacré vide dans nos rangs et pour  la cause. Nous sommes nombreux à avoir appris à ses côtés », conclut justement l’hommage de Générations Futures.

Les JNE adressent leurs condoléances à sa compagne Josyane et à leurs fils Nicolas et Adrien.

Sources
Greenpeace, une histoire d’engagement, David Eloy/Greenpeace, Les liens qui libèrent, 2019 ;
Ecolopedia, le who’s who de l’écologie militante;
Communiqué de presse de Greenpeace France du 15 janvier 2026 ;
Messages pour un monde meilleur, Sylvia Tostain, Mamm éditions, 2011 ;
Hommage de Générations Futures à Arnaud Apotheker, le 12 janvier 2026.

Photo : Arnaud Apotheker @DR

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