Les longs manteaux collant aux corps élancés des mannequins étaient accompagnés d'un original chapeau en coton, accroché sur l'épaule.
Les classiques trenchs étaient surmontés d'une capeline imperméable rouge, jaune ou mauve, comme pour de jeunes cardinaux se protégeant du monde extérieur.
Les chemises avaient une coupe classique mais leurs manches fleurissaient hors des manteaux, agrémentées de boutons de manchettes colorés.
On vit une époque où "l'on sait si peu, on ne peut pas prédire le futur. Alors nous avons besoin de clarté, de précision dans les vêtements", a expliqué la créatrice Miuccia Prada après le défilé.
"Nous voulions nous concentrer sur l’essentiel, sur de belles choses qui paraissent familières mais à reconsidérer", a commenté son cocréateur Raf Simons. "Nous avons inversé le langage formel de certains objets que nous connaissons si bien — une nouvelle silhouette, une chemise classique transformée (...) Vous connaissez toutes les pièces. Mais le résultat final, non".
Le défilé évoquait les vestiges d'un ancien palais, au coeur de la fondation Prada. Devant le musée, un millier de fans attendaient les stars présentes, dont le rappeur américain Jack Harlow, l'acteur thaïlandais Win Metawin ou la chanteuse coréenne Karina.
Le chanteur de reggaeton Rauw Alejandro a salué une collection aux "couleurs éclatantes" avec des détails charmants comme les portefeuilles (parfois doubles) laissés négligemment dans les poches arrière des mannequins de Prada, qui réalise une grande partie de son chiffre d'affaires dans la maroquinerie de luxe.
Trilogie du désert
A quelques pas de la fondation Prada, dans le quartier populaire de Corvetto, la créatrice française Emma Rowen Rose avait ensablé le sol d'une ancienne église pour y présenter sa collection inspirée de la trilogie du désert, du peintre Salvador Dali.
A la lueur de bougies, les Apollons et Vénus du tableau de Dali laissaient entrevoir leurs formes à travers des crinolines drapées et parfois transparentes, mais durcies par de larges épaulettes, la signature de Rowen Rose.
La jeune styliste a aussi ré-imaginé les (faux) cuirs plissés remarqués sur les vestes et pantalons de sa dernière saison. Crocodile, zèbre? Non, les motifs géométriques et les différentes teintes de sable faisaient référence cette année aux falaises de Wadi Rum, en Jordanie, a-t-elle indiqué à l'AFP.
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Les longs manteaux collant aux corps élancés des mannequins étaient accompagnés d'un original chapeau en coton, accroché sur l'épaule.
Les classiques trenchs étaient surmontés d'une capeline imperméable rouge, jaune ou mauve, comme pour de jeunes cardinaux se protégeant du monde extérieur.
Les chemises avaient une coupe classique mais leurs manches fleurissaient hors des manteaux, agrémentées de boutons de manchettes colorés.
On vit une époque où "l'on sait si peu, on ne peut pas prédire le futur. Alors nous avons besoin de clarté, de précision dans les vêtements", a expliqué la créatrice Miuccia Prada après le défilé.
"Nous voulions nous concentrer sur l’essentiel, sur de belles choses qui paraissent familières mais à reconsidérer", a commenté son cocréateur Raf Simons. "Nous avons inversé le langage formel de certains objets que nous connaissons si bien — une nouvelle silhouette, une chemise classique transformée (...) Vous connaissez toutes les pièces. Mais le résultat final, non".
Le défilé évoquait les vestiges d'un ancien palais, au coeur de la fondation Prada. Devant le musée, un millier de fans attendaient les stars présentes, dont le rappeur américain Jack Harlow, l'acteur thaïlandais Win Metawin ou la chanteuse coréenne Karina.
Le chanteur de reggaeton Rauw Alejandro a salué une collection aux "couleurs éclatantes" avec des détails charmants comme les portefeuilles (parfois doubles) laissés négligemment dans les poches arrière des mannequins de Prada, qui réalise une grande partie de son chiffre d'affaires dans la maroquinerie de luxe.
Trilogie du désert
A quelques pas de la fondation Prada, dans le quartier populaire de Corvetto, la créatrice française Emma Rowen Rose avait ensablé le sol d'une ancienne église pour y présenter sa collection inspirée de la trilogie du désert, du peintre Salvador Dali.
A la lueur de bougies, les Apollons et Vénus du tableau de Dali laissaient entrevoir leurs formes à travers des crinolines drapées et parfois transparentes, mais durcies par de larges épaulettes, la signature de Rowen Rose.
La jeune styliste a aussi ré-imaginé les (faux) cuirs plissés remarqués sur les vestes et pantalons de sa dernière saison. Crocodile, zèbre? Non, les motifs géométriques et les différentes teintes de sable faisaient référence cette année aux falaises de Wadi Rum, en Jordanie, a-t-elle indiqué à l'AFP.