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17.01.2026 à 19:23

Le maire PS de Montpellier Michaël Delafosse brigue un nouveau mandat en position de force

FRANCE24
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Sorti vainqueur d'une quadripartie il y a six ans, M. Delafosse a annoncé sa nouvelle candidature au journal Midi Libre et dans une lettre de deux pages adressée aux Montpelliérains. "Montpellier a connu une phase de très grande transformation. Ce qui nous attend aujourd'hui, c'est une consolidation de la politique écologique et sociale", a également confié à l'AFP, peu avant l'annonce officielle, ce professeur d'histoire-géographie de 48 ans, père de deux enfants. "La situation politique est très différente de celle de 2020, avec une affirmation assez importante du maire sortant, qui à l'époque se présentait en challenger", analyse pour l'AFP Emmanuel Négrier, directeur du Centre d'études politiques et sociales de l'Université de Montpellier. "Il y a eu une consolidation de la gouvernance Delafosse. Symétriquement, la droite est en relative perdition, avec des scores cumulés qui n'atteindraient pas ceux de Michaël Delafosse", a-t-il ajouté. D'autre part, "la gauche +non-delafossienne+ a aussi ses divisions, notamment chez les écologistes, dont Michaël Delafosse a repris une partie des politiques". Le sortant se plaît a assurer que ses principaux engagements de 2020 sont "devenus réalité", dans cette ville de plus de 300.000 habitants, en croissance démographique continue mais confrontée à un niveau de pauvreté élevé. Gratuité des transports Son fait d'arme le plus emblématique: l'instauration de la gratuité des transports en commun pour les 500.000 habitants de la Métropole, sur laquelle aucun de ses concurrents ne veut faire marche arrière, et la construction d'une cinquième ligne de tram, inaugurée en décembre. Militant socialiste depuis l'adolescence, Michaël Delafosse assume également des prises de positions sur la sécurité et la laïcité qui font parfois grincer les dents dans son camp: sur ces sujets, "la gauche ne doit pas faire l'autruche", dit-il. Comme en 2020, il trouvera sur son chemin le richissime homme d'affaires et patron du club de rugby local Mohed Altrad, arrivé troisième il y a six ans. "Cette ville a besoin qu'on la relève. Montpellier a besoin d'un bâtisseur", a lancé l'entrepreneur septuagénaire lors du lancement de sa campagne jeudi soir, devant 500 sympathisants. Pour sa nouvelle campagne, Delafosse pourra compter sur le soutien réitéré de forces de gauche (PCF, PRG...) et d'écologistes (exclus d'EELV), ainsi que sur l'ex-députée LFI Muriel Ressiguier. "Aucun accord" avec LFI Mais il devra faire face à la candidature de la députée LFI Nathalie Oziol, qui projette une lumière nationale sur le scrutin, qualifiant le maire de "macroniste local". "Je n'ai pas répondu aux sirènes du pouvoir quand on me proposait d'être ministre", rétorque l'intéressé, qui assure qu'il ne fera "aucun accord avec LFI, ni au premier, ni au second tour". Avec un autre candidat déclaré, le député écologiste Jean-Louis Roumégas, la pierre d'achoppement principale porte sur un projet d'unité de traitement "CSR" (pour combustibles solides de récupération) porté par la Métropole, que dirige également M. Delafosse, que l'écologiste qualifie "d'incinérateur à plastique". Le centre droit sera représenté par une notaire peu connue mais partie très tôt en campagne, Isabelle Perrein, tandis que pour le Rassemblement National, la députée européenne France Jamet, amie d'enfance de Marine Le Pen, a annoncé vendredi avoir été officiellement investie, après s'être déjà présentée en 2014. Cette année-là, c'est le dissident socialiste Philippe Saurel qui avait été élu. Défait en 2020, il n'exclut pas non plus de retenter sa chance.

17.01.2026 à 19:19

Ligue 1: Lens, secoué par Auxerre, garde la tête grâce à Saïd

FRANCE24
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Ce succès acquis dans la douleur permet aux Sang et Or (43 points) de remonter sur le trône du championnat et d'en déloger le Paris Saint-Germain (42 pts). Les joueurs de Pierre Sage glanent une dixième victoire consécutive et égalent la meilleure série de l'histoire du club, établie dans les années 1960, dans un contexte moins relevé. Les Artésiens suivent ainsi l'objectif nouveau fixé par leur entraîneur: "Gagner encore sept matches, déjà quatre pour atteindre notre premier objectif, 52 points, et pouvoir regarder l'Europe." Plus que trois, mais cette victoire fut de haute lutte, car malgré ses difficultés cette saison, Auxerre a livré un bon match dans l'Artois, tant dans la prise d'initiatives que dans l'intensité physique, qui ne correspond pas à son classement (17e, 12 pts). Les Auxerrois ont gagné nombre de duels en première période et donné l'impression d'être l'équipe la mieux classée des deux, en se procurant plusieurs situations chaudes, sans parvenir à conclure. Leur plus belle occasion a certainement été une tentative de Naouirou Ahamada (45e), de peu à côté, avec à l'origine un énième duel perdu par un Lensois, en l'occurrence l'habituel roc Samson Baidoo. Saïd en sauveur En face, Lens a disputé l'une de ses pires périodes de ces dernières semaines au niveau de l'engagement et du placement collectif, mais aurait pu obtenir un penalty quand Sinaly Diomandé a déséquilibré Adrien Thomasson, en bonne position pour reprendre une remise de la tête de Wesley Saïd (21e). Lens ne s'est pas magiquement métamorphosé en début de deuxième période, au point où Pierre Sage a décidé de remplacer dès l'heure de jeu son capitaine Adrien Thomasson et le buteur Rayan Fofana, titulaire en l'absence du N.1 au poste Odsonne Édouard. Avare en occasions, le match a basculé lorsque Wesley Saïd a ouvert le score d'une belle reprise de volée, précise et puissante, à la réception d'un centre de Malang Sarr (65e). L'attaquant de soutien est désormais le meilleur buteur des siens en championnat (8 buts), relais, cet après-midi, d'Édouard. Par la suite, Lens a repris confiance et Auxerre a plié. Le club du bassin minier a même eu de nombreuses occasions, parfois nettes, pour enfoncer son adversaire, par Florian Thauvin (73e), Andrija Bulatovic (80e, 90e+3), Mamadou Sangaré (82e, 89e) et Samson Baidoo (83e). Dans ce match où plusieurs tauliers ont déçu, le banc lensois, en particulier Sangaré, Abdallah Sima et Morgan Guilavogui, a été performant sans pour autant être décisif. Grâce à ces trois points obtenus difficilement, Lens repousse néanmoins l'évidence parisienne une journée de plus, et s'approche d'un ticket européen, alors que Pierre Sage ose à peine murmurer l'objectif naissant d'une qualification en Ligue des champions.

17.01.2026 à 19:17

CAN-2025: Maroc-Sénégal, apothéose entre grands favoris

FRANCE24
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"La dernière marche va être difficile" mais "on espère être à la hauteur et rendre heureux nos supporters", a dit samedi Walid Regragui, le sélectionneur du Maroc, qui "rêvait d'être là le 17 (janvier) à la veille de jouer cette finale". Le guide des Lions de l'Atlas depuis 2022, qui a mené son groupe jusqu'en demi-finales de la Coupe du monde la même année, performance inédite pour une sélection africaine, est donc à l'heure au rendez-vous qu'il s'est fixé. Mais cela ne suffit pas. Dans le royaume, plus titré dans la compétition depuis son seul succès il y a cinquante ans, une défaite en finale serait vécue comme un échec. Et peu importe si en face il y a le Sénégal, qualifié pour sa troisième finale en quatre éditions depuis 2019 (titre en 2021). Sans toujours briller, sans jamais trembler, le Maroc, première nation africaine au classement FIFA (11e), et le Sénégal, deuxième équipe du continent (19e), ont écarté tous les obstacles dressés devant eux pour se disputer, au stade Moulay-Abdellah de Rabat, la suprématie continentale. Temps, stades, pelouses: rarement une Coupe d'Afrique s'était jouée dans des conditions aussi proches des standards européens, références dans le football mondial. Aucune surprise Rapport de cause à effet: la compétition n'a réservé aucune surprise, les grosses nations ont toutes été au rendez-vous des phases finales, offrant des quarts, puis des demi-finales idéales pour les spectateurs. Jusqu'à la finale que le Maroc est donc dans l'obligation de remporter à domicile. "C'est l'objectif de tout un peuple, mais ce n'est qu'un match de football. Depuis que je suis arrivé ici, j'essaie de changer les mentalités. L'objectif des grands pays c'est d'être régulier. Mon discours est le même depuis deux ans avec mes joueurs", a relativisé Regragui, 50 ans, qui tente de prendre seul sur ses épaules depuis le début du tournoi, la pression énorme subie par ses joueurs. La gestion de cette pression sera la clé du match selon lui. "Les joueurs ont compris qu'ils devaient se relâcher. Ma seule crainte c'est ça. On va avoir une équipe en face qui est habituée, qui est en confiance (...) Ils sont costauds", a ajouté l'ancien défenseur de Ligue 1 (à Toulouse, Ajaccio et Grenoble). D'abord circonspect devant le jeu proposé par les Lions de l'Atlas et les choix tranchés de leur sélectionneur, le peuple marocain est désormais totalement derrière son équipe, sifflant sans discontinuer dès que ses adversaires touchent le ballon. "Ne pas gâcher la fête" Le Sénégal en a eu un petit aperçu vendredi à son arrivée à Rabat, en provenance de Tanger plus au nord, son camp de base jusque-là. À la gare de Rabat, les Lions de la Teranga se sont retrouvés au milieu d'une foule immense, ce qui a provoqué la colère de leur sélectionneur Pape Thiaw, aux commandes depuis 2024, qui a dénoncé un manque criant de sécurité pour ses joueurs avant de tempérer ses propos. "Jusqu'à aujourd'hui, l'organisation est belle, on en parle partout dans le monde. Merci au Maroc. Mais ce qui s'est passé hier (vendredi) ne doit pas se passer. C'est l'image de l'Afrique ! Je parle en tant qu'Africain", a-t-il dit. Mais "on ne gâchera jamais une fête", a nuancé Thiaw, 44 ans. "On a toujours respecté nos adversaires. Ce sont deux pays frères. Il ne faut pas que tout cela soit gâché sur ces 48 dernières heures", a renchéri à ses côtés le défenseur Moussa Niakhaté, prêt à se donner "à fond" dimanche. Si le Sénégal doit gâcher la fête, c'est sur le terrain qu'il le fera mais les Marocains veulent à tout prix éviter ce scénario.
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