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21.01.2026 à 16:43

Près de Douai, la voiture électrique 100% française devient réalité

FRANCE24
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Annoncé en 2021,le site AESC Envision, cofinancé par des fonds européens (480 millions d'euros sur 1,3 milliard), atteindra mi-2026 son premier gigawatt-heure, de quoi équiper environ 20.000 véhicules. En pleine accélération, "le site compte produire 10 GWh par an, l'équivalent des batteries pour 180.000 à 200.000 véhicules", a expliqué mercredi son directeur Ayume Kurose, dont la moitié sera destinée aux voitures Renault. AESC, filiale japonaise du chinois Environ, a déjà embauché 900 personnes et escompte un effectif de 1.200. Très automatisée, cette usine flambant neuve démarrée en mars 2025 profite du savoir-faire d'AESC, fabricant de batteries depuis 2010 qui possède plusieurs sites en Asie et en Europe. Avec ses six lignes de production, ce site français, son plus important, affiche un taux de rebut de seulement 5%. Un taux très faible par rapport aux deux autres gigafactories qui viennent de démarrer dans les Hauts-de-France, celle d'ACC (coentreprise de Stellantis, Mercedes et TotalEnergies) et celle du français Verkor. L'enjeu est crucial; la lenteur du décollage d'ACC ralentit la production de certains modèles de Stellantis. Le site d'AESC Envision a investi plus de dix hectares que lui a vendus Renault, son voisin, dont la "Manufacture" est désormais entièrement consacrée aux modèles électriques. - Petit train - C'est ici qu'est produite la Renault 5 électrique, devenue en un an la plus vendue des voitures électriques en France et deuxième en Europe. "Déjà 38.000 immatriculation en France", s'est félicité le ministre de l'Industrie Sébastien Martin. A terme un petit train transportera les batteries d'AESC vers la chaîne de montage de Renault. "Pour soutenir la cadence de Renault, nous produisons H24", a expliqué le directeur du site d'AESC. Le constructeur français a lui aussi accéléré pour accompagner l'essor de sa R5 électrique, avec 900 recrutements supplémentaires, dont des salariés venus d'autres sites de Renault dans le monde et des salariés étrangers. Fin 2025, l'usine est même passée aux 3x8 avec une demi-équipe de nuit. "Nous sommes compétitifs: il est possible en France de produire des voitures électriques. Nous avons investi sur ce site plus de 500 millions d'euros, et nous avons les deux tiers de nos fournisseurs dans un rayon de 300 km", a souligné le directeur général de Renault François Provost. "Un écosystème s'est monté ici", a renchéri le ministre, venu visiter les deux sites. "On a connu des années difficile, mais on retrouve une bonne dynamique avec la R5. Ca fait du bien à tout le monde", s'est félicité Laurent Bobb, un opérateur qui travaille sur le site de Douai depuis 1988. Une interrogation toutefois, celle de la technologie des batteries: l'usine d'AESC produit des batteries NMC (nickel-manganèse-cobalt), plus compactes mais "30% plus chères que les batteries LFP" (lithium-fer-phosphate), a expliqué M. Provost. La faute notamment à l'envolée du prix du cobalt. Les batteries LFP présentent aussi "une sécurité accrue" et Renault "en maîtrise mieux la chaîne de valeur". Aussi les R5 électriques seront-elles plutôt équipées de batteries LFP, que fournit une usine polonaise du groupe coréen LG, a expliqué un responsable de l'usine. Les batteries NMC de AESC Envision, qui ont l'avantage d'être plus recyclables, devraient en revanche équiper les modèles plus haut de gamme et grande route que la R5, explique Renault, sachant que l'usine de Douai produit cinq autres modèles électriques, dont la Megane, la Scenic et la Nissan Micra.

21.01.2026 à 16:43

Derniers hommages à Rome au célèbre couturier Valentino

FRANCE24
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Des roses blanches et des lys bordaient le chemin menant à la salle sobre du siège de la fondation Valentino, où était exposé son cercueil en bois, avec ses proches assis de chaque côté. Le créateur, qui a lancé sa maison de couture en 1960, a habillé certaines des femmes les plus célèbres au monde, de Julia Roberts et Sharon Stone à Elizabeth Taylor et Nancy Reagan. A côté du cercueil fermé, surmonté d'une seule rose rouge, était assis le partenaire de Valentino, Giancarlo Giammetti. Le créateur était "une personne extrêmement professionnelle, très méticuleuse dans son travail, mais aussi "un rêveur", a déclaré M. Giammetti aux journalistes. "Je l'ai rencontré quand il avait 26 ans, il était donc encore assez jeune pour rêver, et nous avons essayé de le laisser faire jusqu'à la fin", a-t-il ajouté. Le directeur artistique de Valentino, Alessandro Michele, qui avait auparavant rendu hommage à la "sensibilité rare" du créateur, était également présent. Un autre participant aux funérailles tenait dans ses bras l'un des carlins adorés de Valentino. Même si Valentino aimait le blanc, il était surtout connu pour ses robes d'un rouge vif, le "rouge Valentino". "C'est un rouge avec une très légère touche d'orange et de magenta", créé après que le créateur a vu une femme vêtue d'une robe rouge à l'opéra de Barcelone et "s'en est inspiré", a précisé Mme Carraro à l'AFP. les couturières en deuil Les couturières de l'atelier Valentino, situé à côté de la Fondation, se sont jointes aux centaines de personnes venues rendre hommage. Lucia Laporta a déclaré à l'AFP qu'elle et les autres couturières avaient "toujours peur" lorsqu'elles présentaient leur travail, car Valentino était "très strict", mais qu'il était aussi "un grand maître, toujours gentil avec nous". Les vitrines de la boutique Valentino étaient recouvertes de stores occultants, sur lesquels était inscrit en blanc la devise du créateur : "J'aime la beauté. Ce n'est pas ma faute". "Je voulais vraiment être ici, je devais être ici. J'admire Valentino depuis si longtemps, car il ne se contentait pas de créer des choses, il était la beauté, il était l'amour, il était la passion", a déclaré à l'AFP Maotzin Contreras-Bejarano, une Mexicaine toute de noir vêtue mais les lèvres du célèbre rouge. Le créateur venait d'"une époque où les choses étaient faites avec le cœur et l'âme". Il incarnait "ce que le monde de la mode a perdu: aujourd'hui, tout n'est plus qu'une question d'argent", a-t-elle ajouté. Le cercueil du créateur est exposé pendant deux jours à la Fondation Valentino Garavani et Giancarlo Giammetti, dans le centre historique de Rome, avant ses funérailles religieuses qui auront lieu vendredi dans la ville. La mort de Valentino survient quelques mois seulement après le décès d'un autre grand nom italien, Giorgio Armani. A côté des fleurs déposées devant la Fondation, un billet suggérait que les deux créateurs allaient désormais dessiner des vêtements pour les anges. Silvia Bocchino, 55 ans, a déclaré avoir pris un jour de congé et s'être rendue à Rome, car elle estimait qu'il était de son "devoir" de lui rendre hommage. "Valentino a toujours été une légende pour moi, un modèle. Je suis née dans les années 70 et j'ai été témoin de son ascension", a-t-elle déclaré. Elle possédait "quelques petites choses" du créateur, achetées "avant tout pour avoir la sensation de toucher la beauté". Valentino "a marqué de son empreinte ce que signifie être Italien, la façon dont nous sommes connus dans le monde", a-t-elle déclaré à l'AFP.

21.01.2026 à 16:39

Gaza: un collaborateur de l'AFP et deux autres journalistes tués dans une frappe israélienne

FRANCE24
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La frappe a eu lieu dans le secteur d'al-Zahra et les corps des trois journalistes ont été "transférés à l'hôpital des Martyrs d'al-Aqsa, à Deir el-Balah", indique un communiqué de la Défense civile, organisation de premiers secours opérant sous le contrôle du mouvement islamiste palestinien Hamas. La Défense civile a identifié les trois journalistes tués comme Anas Ghneim, Mohammed Salah Qashta et Abdoul Raouf Shaath. Ce dernier, journaliste reporter d'images indépendant âgé de 34 ans, collaborait régulièrement avec l'AFP depuis l'évacuation des journalistes employés par l'agence à Gaza début 2024. Une trêve précaire est en vigueur depuis le 10 octobre à Gaza entre Israël et le Hamas, que les deux camps s'accusent mutuellement de violer. L'armée israélienne a déclaré avoir frappé trois "suspects" manoeuvrant un drone dans le secteur, précisant à l'AFP qu'elle faisait bien référence à la mort des trois journalistes. "Des troupes [israéliennes] ont identifié plusieurs suspects qui opéraient un drone affilié au Hamas dans le centre de la bande de Gaza", affirme un communiqué militaire, sans plus de détails sur cette affiliation prétendue. "En raison de la menace que le drone représentait pour les troupes, [les forces israéliennes] ont frappé avec précision les suspects qui l'avaient activé", ajoute l'armée, précisant que "les détails de l'incident sont en cours d'examen". Sur place, un témoin a déclaré à l'AFP que les journalistes utilisaient un drone pour filmer une distribution d'aide humanitaire gérée par une organisation égyptienne lorsqu'un véhicule qui les accompagnait a été ciblé par une frappe aérienne. La Défense civile avait de son côté fait mention d'une frappe de drone israélien sur "un véhicule civil". "Crime de guerre" Abdoul Raouf Shaath n'était pas en mission pour l'AFP au moment de la frappe, mais son dernier reportage pour l'agence a été publié lundi. Il avait commencé à travailler avec l'AFP en février 2024. Le Hamas, qui a pris le pouvoir dans la bande de Gaza en 2007, a dénoncé un "crime de guerre", soulignant que les trois journalistes avaient été tués dans l'exercice de leur fonction. Il n'a pas revendiqué une quelconque affiliation entre ces trois hommes et le mouvement, comme il le fait habituellement lorsqu'un de ses membres est tué. Le fragile cessez-le-feu à Gaza, première étape du plan de Donald Trump visant à mettre fin à la guerre, est émaillé d'incidents quotidiens, tandis que la situation humanitaire dans le territoire reste critique. Près de 470 Palestiniens ont été tués depuis le début de la trêve, selon le ministère de la Santé de Gaza placé sous l'autorité du Hamas. L'armée israélienne a pour sa part fait état de trois soldats tués, depuis la même date. Selon l'ONG de défense de la liberté de la presse Reporters sans frontières (RSF), les forces israéliennes ont tué au moins 29 journalistes palestiniens dans la bande de Gaza entre décembre 2024 et décembre 2025. Et depuis le début de la guerre, déclenchée par l'attaque du Hamas en Israël le 7 octobre 2023, le bilan est de plus de 220 journalistes tués par Israël, faisant du territoire palestinien l'endroit de loin le plus meurtrier au monde pour la presse sur cette période, affirme RSF. Le 25 août notamment, des frappes israéliennes sur un hôpital du sud de la bande de Gaza avaient coûté la vie à cinq journalistes palestiniens, dont une collaboratrice de l'agence de presse américaine Associated Press (AP).
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