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20.01.2026 à 18:37

Macron répond aux menaces de Trump de hausse des droits de douane

FRANCE24
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Emmanuel Macron s'est exprimé au Forum économique mondial de Davos au sujet des menaces douanières de Donald Trump. Dénonçant une "agressivité inutile", il a de nouveau appelé à utiliser le mécanisme anticoercicion de l'Union européenne. #davos #trump #macron
Emmanuel Macron s'est exprimé au Forum économique mondial de Davos au sujet des menaces douanières de Donald Trump. Dénonçant une "agressivité inutile", il a de nouveau appelé à utiliser le mécanisme anticoercicion de l'Union européenne. #davos #trump #macron

20.01.2026 à 18:35

Tunisie: quatre morts dans des pluies "exceptionnelles", situation "critique" dans certaines régions

FRANCE24
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"Nous avons enregistré des quantités exceptionnelles de pluies pour un mois de janvier" dans certaines régions comme Monastir (centre-est), Nabeul (nord-est) et le Grand Tunis, a dit à l'AFP Abderazak Rahal, directeur des prévisions à l'Institut national de la météorologie (INM). De telles valeurs n'ont pas été enregistrées dans ces régions depuis 1950, a-t-il précisé. Quatre personnes sont décédées à Moknine, dans le gouvernorat de Monastir, a indiqué à l'AFP Khalil Mechri, un porte-parole de la Protection civile. Parmi elles figure une quadragénaire emportée par les eaux, a indiqué le directeur régional de la Protection civile, Abderraouf Marouani, sur la radio Mosaïque FM. Des images impressionnantes de rues inondées circulaient sur les réseaux sociaux, montrant aussi de nombreuses voitures bloquées dans des torrents d'eau montant jusqu'aux portières. L'armée, membre de la commission de lutte contre les catastrophes naturelles, participe aux opérations de sauvetage, a indiqué à l'AFP une source au sein du ministère de la Défense qui a requis l'anonymat. Les fortes pluies n'ont quasiment pas cessé depuis lundi soir dans la capitale Tunis et d'autres régions du centre-est. La section locale de l'Ordre des avocats a annoncé la suspension des audiences dans les tribunaux du Grand Tunis au vu de la situation. Les cours ont aussi été suspendus dans les écoles de la capitale et d'autres régions, selon les autorités citées par plusieurs médias locaux. Les transports, publics et privés, étaient également fortement perturbés, voire à l'arrêt. Le village touristique de Sidi Bou Saïd, en banlieue de Tunis, a enregistré 206 mm de précipitations selon Sarhan Rahali, un responsable de l'INM, tandis que dans la ville de Sayada, 250 mm de pluie se sont abattus en quelques heures, selon M. Marouani. Mehrez Ghannouchi, un autre responsable de l'INM, a évoqué sur Facebook une situation "critique" dans certaines régions. Si ces pluies sont record, il est courant que des rues soient envahies par les eaux après des précipitations dans le pays, en raison du mauvais état de nombreuses infrastructures. Les réseaux de drainage et d'évacuation des eaux pluviales sont souvent anciens, sous-dimensionnés ou mal entretenus, surtout dans les zones urbaines en forte expansion. L'urbanisation rapide et parfois anarchique a également réduit les surfaces perméables et accentué le ruissellement, tandis que l'encombrement des canalisations par les déchets limite l'écoulement de l'eau. La Tunisie a traversé ces dernières années des périodes de sécheresse prolongée, aggravées par le changement climatique et marquées par un recul important des réserves d'eau dans les barrages. Cette situation a entraîné un stress hydrique sévère, affectant particulièrement l'agriculture et l'approvisionnement en eau potable, avec des restrictions et des coupures dans plusieurs régions surtout l'été.
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"Nous avons enregistré des quantités exceptionnelles de pluies pour un mois de janvier" dans certaines régions comme Monastir (centre-est), Nabeul (nord-est) et le Grand Tunis, a dit à l'AFP Abderazak Rahal, directeur des prévisions à l'Institut national de la météorologie (INM). De telles valeurs n'ont pas été enregistrées dans ces régions depuis 1950, a-t-il précisé. Quatre personnes sont décédées à Moknine, dans le gouvernorat de Monastir, a indiqué à l'AFP Khalil Mechri, un porte-parole de la Protection civile. Parmi elles figure une quadragénaire emportée par les eaux, a indiqué le directeur régional de la Protection civile, Abderraouf Marouani, sur la radio Mosaïque FM. Des images impressionnantes de rues inondées circulaient sur les réseaux sociaux, montrant aussi de nombreuses voitures bloquées dans des torrents d'eau montant jusqu'aux portières. L'armée, membre de la commission de lutte contre les catastrophes naturelles, participe aux opérations de sauvetage, a indiqué à l'AFP une source au sein du ministère de la Défense qui a requis l'anonymat. Les fortes pluies n'ont quasiment pas cessé depuis lundi soir dans la capitale Tunis et d'autres régions du centre-est. La section locale de l'Ordre des avocats a annoncé la suspension des audiences dans les tribunaux du Grand Tunis au vu de la situation. Les cours ont aussi été suspendus dans les écoles de la capitale et d'autres régions, selon les autorités citées par plusieurs médias locaux. Les transports, publics et privés, étaient également fortement perturbés, voire à l'arrêt. Le village touristique de Sidi Bou Saïd, en banlieue de Tunis, a enregistré 206 mm de précipitations selon Sarhan Rahali, un responsable de l'INM, tandis que dans la ville de Sayada, 250 mm de pluie se sont abattus en quelques heures, selon M. Marouani. Mehrez Ghannouchi, un autre responsable de l'INM, a évoqué sur Facebook une situation "critique" dans certaines régions. Si ces pluies sont record, il est courant que des rues soient envahies par les eaux après des précipitations dans le pays, en raison du mauvais état de nombreuses infrastructures. Les réseaux de drainage et d'évacuation des eaux pluviales sont souvent anciens, sous-dimensionnés ou mal entretenus, surtout dans les zones urbaines en forte expansion. L'urbanisation rapide et parfois anarchique a également réduit les surfaces perméables et accentué le ruissellement, tandis que l'encombrement des canalisations par les déchets limite l'écoulement de l'eau. La Tunisie a traversé ces dernières années des périodes de sécheresse prolongée, aggravées par le changement climatique et marquées par un recul important des réserves d'eau dans les barrages. Cette situation a entraîné un stress hydrique sévère, affectant particulièrement l'agriculture et l'approvisionnement en eau potable, avec des restrictions et des coupures dans plusieurs régions surtout l'été.

20.01.2026 à 18:27

Le pur-sang Calandagan meilleur cheval de course au monde

FRANCE24
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Cette distinction rare attribuée sous l’égide de la Fédération internationale des courses hippiques, récompense la saison 2025 exceptionnelle de ce galopeur, associé au jockey français Mickael Barzalona et entraîné à Chantilly (Oise) par Francis Henri-Graffard, le meilleur professionnel français. Le cheval à la robe baie (marron) marqué d'une pelote blanche en forme de coeur sur la tête défend la casaque historique verte et rouge de la famille Aga Kahn, numéro un des propriétaires de chevaux de course en France, grâce au palmarès de victoires, également son éleveur. Pour s’imposer au sommet du classement mondial, Calandagan a enchaîné les performances face à l’élite internationale. En France, il s’est illustré dans le Grand Prix de Saint-Cloud, a triomphé en Angleterre, aux Émirats Arabes Unis et, surtout en novembre au pays du Soleil Levant en réalisant l'exploit de gagner la Japan Cup, l’une des courses les plus prestigieuses au monde, qui n’avait pas été gagnée par un cheval français depuis 38 ans. Calandagan s'est offert le luxe ce jour-là de réaliser le meilleur chrono mondial en bouclant les 2.400 m du parcours en un temps record de 2 minutes 20 secondes et 3 dixièmes. "Avec Calandagan, la France du galop affirme sa force, son exigence et sa capacité à faire émerger des champions qui marquent l’histoire", a déclaré Guillaume de Saint-Seine, Président de France Galop. "À travers lui, c’est toute la filière française des courses qui s’impose au plus haut niveau de la scène internationale, portée par le talent, l’engagement et la détermination de celles et ceux qui la font vivre", a-t-il ajouté remerciant "l'engagement constant de Son Altesse la Princesse Zahra Aga Khan". Selon France Galop, Calandagan qui poursuit sa carrière cette année "incarne l’excellence de la filière des courses de Galop", un secteur qui irrigue tous les départements français et emploie 40.000 personnes. Il génère chaque année 2,3 milliards d’euros de retombées économiques.
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Cette distinction rare attribuée sous l’égide de la Fédération internationale des courses hippiques, récompense la saison 2025 exceptionnelle de ce galopeur, associé au jockey français Mickael Barzalona et entraîné à Chantilly (Oise) par Francis Henri-Graffard, le meilleur professionnel français. Le cheval à la robe baie (marron) marqué d'une pelote blanche en forme de coeur sur la tête défend la casaque historique verte et rouge de la famille Aga Kahn, numéro un des propriétaires de chevaux de course en France, grâce au palmarès de victoires, également son éleveur. Pour s’imposer au sommet du classement mondial, Calandagan a enchaîné les performances face à l’élite internationale. En France, il s’est illustré dans le Grand Prix de Saint-Cloud, a triomphé en Angleterre, aux Émirats Arabes Unis et, surtout en novembre au pays du Soleil Levant en réalisant l'exploit de gagner la Japan Cup, l’une des courses les plus prestigieuses au monde, qui n’avait pas été gagnée par un cheval français depuis 38 ans. Calandagan s'est offert le luxe ce jour-là de réaliser le meilleur chrono mondial en bouclant les 2.400 m du parcours en un temps record de 2 minutes 20 secondes et 3 dixièmes. "Avec Calandagan, la France du galop affirme sa force, son exigence et sa capacité à faire émerger des champions qui marquent l’histoire", a déclaré Guillaume de Saint-Seine, Président de France Galop. "À travers lui, c’est toute la filière française des courses qui s’impose au plus haut niveau de la scène internationale, portée par le talent, l’engagement et la détermination de celles et ceux qui la font vivre", a-t-il ajouté remerciant "l'engagement constant de Son Altesse la Princesse Zahra Aga Khan". Selon France Galop, Calandagan qui poursuit sa carrière cette année "incarne l’excellence de la filière des courses de Galop", un secteur qui irrigue tous les départements français et emploie 40.000 personnes. Il génère chaque année 2,3 milliards d’euros de retombées économiques.

20.01.2026 à 18:23

La Bourse de Paris recule sur fond de tensions entre Etats-Unis et Union Européenne

FRANCE24
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Le CAC 40 a perdu 0,61% à 8.062,58 points, en recul de 49,44 points. La veille déjà, l'indice vedette parisien s'était fortement replié, perdant 146,92 points (-1,78%), pour s'établir à 8.112,02 points à la clôture, signant sa pire séance depuis le début de l'année. "La nervosité grimpe sur les marchés financiers mondiaux avec l'escalade autour du Groenland", explique Alexandre Baradez, responsable de l'analyse marchés chez IG France. Les tensions entre Américains et Européens sont montées d'un cran au cours du week-end après que Donald Trump a menacé huit pays européens de nouvelles surtaxes douanières en raison de leurs prises de position sur le Groenland, un territoire autonome appartenant au Danemark. Conséquence de ces menaces: le Parlement européen a décidé mardi de suspendre le processus de ratification de l'accord commercial entre l'Union européenne et les Etats-Unis, qui avait été conclu l'été dernier entre Washington et Bruxelles. "La situation peut faire +pschitt+ ou peut totalement dégénérer. Ce qui est sûr c'est que l'incertitude va rester sur les marchés dans les prochains jours", résume Vincent Juvyns, d'ING, interrogé par l'AFP. - Le luxe à nouveau dans le rouge - Les valeurs européennes du luxe, pour qui les Etats-Unis sont un marché crucial, ont encore reculé mardi, après une séance en net recul lundi. A Paris, LVMH a perdu 2,20% à 570,0 euros, Hermès 1,18% à 2.088,00 euros et Kering 2,60% à 269,65 euros. Même mouvement du côté des entreprises du secteur automobile exportant sur le marché américain. Stellantis a perdu 1,69% à 8,08 euros. Donald Trump a aussi menacé mardi d'imposer des droits de douane de 200% sur les vins et champagnes français en réponse au refus d'Emmanuel Macron de rejoindre son "Conseil de paix", qui s'octroie la mission de "promouvoir la stabilité" dans le monde. Les valeurs du secteur n'ont toutefois pas réagi: Rémy Cointreau a pris 0,21% à 39,00 euros, Laurent-Perrier a cédé 0,66% à 90,20 euros, tandis que Pernod Ricard s'est octroyé 1,09%. Le budget en ligne de mire Les discussions autour du budget 2026 à l'Assemblée nationale était l'autre point d'attention du jour. Sébastien Lecornu a engagé mardi après-midi la responsabilité de son gouvernement sur la partie recettes du budget, un premier 49.3 d'une série de trois, qui devrait permettre la promulgation du texte avant la mi-février, sauf censure. "Les choses (...) sont désormais bloquées. Le texte n'est plus votable (...) Or, nous considérons que la France doit avoir un budget", a déclaré le Premier ministre, fustigeant devant les députés les "agissements" de différents groupes. "L'adoption d'un budget pour la France serait forcément une bonne nouvelle pour les marchés. Mais le sujet intéresse peu les investisseurs internationaux pour le moment", relève Vincent Juvyns. Sur le marché de la dette, le rendement de l'emprunt français a atteint 3,53%, contre 3,50% la veille en clôture.
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Le CAC 40 a perdu 0,61% à 8.062,58 points, en recul de 49,44 points. La veille déjà, l'indice vedette parisien s'était fortement replié, perdant 146,92 points (-1,78%), pour s'établir à 8.112,02 points à la clôture, signant sa pire séance depuis le début de l'année. "La nervosité grimpe sur les marchés financiers mondiaux avec l'escalade autour du Groenland", explique Alexandre Baradez, responsable de l'analyse marchés chez IG France. Les tensions entre Américains et Européens sont montées d'un cran au cours du week-end après que Donald Trump a menacé huit pays européens de nouvelles surtaxes douanières en raison de leurs prises de position sur le Groenland, un territoire autonome appartenant au Danemark. Conséquence de ces menaces: le Parlement européen a décidé mardi de suspendre le processus de ratification de l'accord commercial entre l'Union européenne et les Etats-Unis, qui avait été conclu l'été dernier entre Washington et Bruxelles. "La situation peut faire +pschitt+ ou peut totalement dégénérer. Ce qui est sûr c'est que l'incertitude va rester sur les marchés dans les prochains jours", résume Vincent Juvyns, d'ING, interrogé par l'AFP. - Le luxe à nouveau dans le rouge - Les valeurs européennes du luxe, pour qui les Etats-Unis sont un marché crucial, ont encore reculé mardi, après une séance en net recul lundi. A Paris, LVMH a perdu 2,20% à 570,0 euros, Hermès 1,18% à 2.088,00 euros et Kering 2,60% à 269,65 euros. Même mouvement du côté des entreprises du secteur automobile exportant sur le marché américain. Stellantis a perdu 1,69% à 8,08 euros. Donald Trump a aussi menacé mardi d'imposer des droits de douane de 200% sur les vins et champagnes français en réponse au refus d'Emmanuel Macron de rejoindre son "Conseil de paix", qui s'octroie la mission de "promouvoir la stabilité" dans le monde. Les valeurs du secteur n'ont toutefois pas réagi: Rémy Cointreau a pris 0,21% à 39,00 euros, Laurent-Perrier a cédé 0,66% à 90,20 euros, tandis que Pernod Ricard s'est octroyé 1,09%. Le budget en ligne de mire Les discussions autour du budget 2026 à l'Assemblée nationale était l'autre point d'attention du jour. Sébastien Lecornu a engagé mardi après-midi la responsabilité de son gouvernement sur la partie recettes du budget, un premier 49.3 d'une série de trois, qui devrait permettre la promulgation du texte avant la mi-février, sauf censure. "Les choses (...) sont désormais bloquées. Le texte n'est plus votable (...) Or, nous considérons que la France doit avoir un budget", a déclaré le Premier ministre, fustigeant devant les députés les "agissements" de différents groupes. "L'adoption d'un budget pour la France serait forcément une bonne nouvelle pour les marchés. Mais le sujet intéresse peu les investisseurs internationaux pour le moment", relève Vincent Juvyns. Sur le marché de la dette, le rendement de l'emprunt français a atteint 3,53%, contre 3,50% la veille en clôture.

20.01.2026 à 18:17

Le Parlement européen gèle la ratification de son accord commercial avec les États-Unis

FRANCE24
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Le bras de fer entre Donald Trump et l'Europe se poursuit. Le Parlement européen a décidé de suspendre le processus de ratification de l'accord commercial entre l'Union européenne et les Etats-Unis, à la suite des dernières menaces en date de Donald Trump mardi 20 janvier.
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Le bras de fer entre Donald Trump et l'Europe se poursuit. Le Parlement européen a décidé de suspendre le processus de ratification de l'accord commercial entre l'Union européenne et les Etats-Unis, à la suite des dernières menaces en date de Donald Trump mardi 20 janvier.

20.01.2026 à 18:13

Ce que l'on sait de la mort d'El Hacen Diarra, après son interpellation violente à Paris

Pauline ROUQUETTE
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La famille d'El Hacen Diarra, Mauritanien de 35 ans mort d'un arrêt cardiaque pendant sa garde à vue après avoir été violemment interpellé par des policiers pour possession présumée de cannabis, réclame mardi l'arrestation des "policiers impliqués", évoquant des résultats d'autopsie "caractéristiques" d'un étranglement.
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La famille d'El Hacen Diarra, Mauritanien de 35 ans mort d'un arrêt cardiaque pendant sa garde à vue après avoir été violemment interpellé par des policiers pour possession présumée de cannabis, réclame mardi l'arrestation des "policiers impliqués", évoquant des résultats d'autopsie "caractéristiques" d'un étranglement.

20.01.2026 à 18:13

Après un an de Trump, qu’en pensent les Américains sur le plan économique ?

FRANCE24
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Inflation, pouvoir d’achat, coût de la vie… Après un an de Donald Trump au pouvoir, qu’en pensent les Américains ? Notre correspondante Fanny Allard est partie à leur rencontre 
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Inflation, pouvoir d’achat, coût de la vie… Après un an de Donald Trump au pouvoir, qu’en pensent les Américains ? Notre correspondante Fanny Allard est partie à leur rencontre 

20.01.2026 à 18:05

G7, Groenland, Russie: Macron face au défi de ne pas rompre le fil avec Trump

FRANCE24
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"Mon ami", commence le président français dans un message privé qui n'aurait pas dû être publié mais a été révélé mardi par son homologue américain. "Nous sommes totalement alignés sur la Syrie. Nous pouvons faire de grandes choses en Iran. Je ne comprends pas ce que tu fais au Groenland", poursuit-il. Il propose "une réunion du G7 à Paris jeudi après-midi", et se dit prêt, "en marge" de ce sommet, à "inviter les Ukrainiens, les Danois, les Syriens et les Russes". Une présence officielle de dirigeants russes à Paris serait inédite depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine il y a bientôt quatre ans. La Russie a été expulsée du G8, redevenu G7, à la suite de l'annexion de la Crimée par Moscou en 2014, même si Donald Trump a plusieurs fois dit vouloir la réintégrer. La réponse du président américain n'a pas été rendue publique, et le Kremlin a assuré n'avoir reçu aucune invitation. Ce G7 n'est pas "prévu", a d'ailleurs dit Emmanuel Macron à l'AFP Davos, tout en confirmant sa "disponibilité" à l'organiser, alors même qu'il doit participer à un sommet européen à Bruxelles jeudi soir consacré justement à la riposte aux Etats-Unis. Emmanuel Macron estime avoir appris à gérer sa relation avec Donald Trump lors du premier mandat à la Maison Blanche et depuis son retour il y a un an. Face à des tensions à nouveau au plus haut en raison de la volonté américaine de s'emparer du Groenland et des menaces de taxes douanières accrues contre les Etats européens qui s'y opposent, le président français tente de jouer sur les codes disruptifs de son homologue. "Le président Trump aime faire des opérations. J'ai un peu le même tempérament, donc je comprends très bien", avait reconnu Emmanuel Macron en octobre au sujet de ses "coups" qui sèment souvent la sidération. Accusé d'être trop accommodant il y a deux semaines sur le Venezuela, le chef de l'Etat français est monté en première ligne pour défendre la souveraineté du Danemark et du Groenland, en dépêchant des militaires sur l'île arctique. Puis il a été le plus ferme des dirigeants de l'UE à s'élever contre les menaces douanières, en demandant encore mardi d'activer son "instrument anti-coercition", considéré comme le "bazooka" en cas de guerre commerciale. Parallèlement, Paris a été le premier grand pays à dire clairement "non" à l'invitation américaine à un "Conseil de la paix" qui ressemble à un substitut de l'ONU, mais totalement à la main de Donald Trump. Fin de mandat Ce dernier a réagi à ce refus en moquant son homologue français, dont "personne ne veut car il va bientôt terminer son mandat", et en agitant le spectre de droits de douane de 200% sur les vins et champagnes. Donald Trump reste-t-il un allié? "C'est à lui d'apporter la réponse", a estimé Emmanuel Macron à Davos, avant d'ajouter: "c'est pas tout à fait les comportements qui vont avec" un tel statut. Les deux hommes, qui avaient cassé les codes, chacun à sa manière, pour arriver aux affaires en 2017, avaient d'abord noué une relation particulière, entre séduction et rapport de forces. Mais la vraie-fausse idylle a depuis connu des hauts mais aussi beaucoup de bas. A tel point qu'Emmanuel Macron est régulièrement accusé, en France et parfois en Europe, d'en faire trop pour plaire à Donald Trump. L'ex-président François Hollande a estimé que son successeur à l'Elysée avait tort de vouloir ménager l'Américain "pour essayer de l'influencer" et de "tout faire pour garder Donald Trump sur le terrain européen". C'est bien la stratégie d'Emmanuel Macron: "garder Trump au plus près de nous" lorsque les intérêts européens sont en cause, sur l'Ukraine, le Groenland ou le commerce. "Gérer ses à-coups" et les poussées de tensions, quitte à avaler des couleuvres, quand monter au créneau serait peine perdue. "Il pense qu'il faut choisir ses batailles", analyse Célia Belin, chercheuse au Conseil européen pour les relations internationales. "C'est un principe de réalité: quand la gesticulation ne sert à rien, ça nous rend à la limite plus faibles", dit-elle à l'AFP. Selon elle, "l'Europe a besoin que la France", pays doté de l'arme nucléaire et porteuse par tradition gaulliste d'une voix à part, "se mette plus en avant dans la confrontation avec Trump".
Texte intégral (750 mots)
"Mon ami", commence le président français dans un message privé qui n'aurait pas dû être publié mais a été révélé mardi par son homologue américain. "Nous sommes totalement alignés sur la Syrie. Nous pouvons faire de grandes choses en Iran. Je ne comprends pas ce que tu fais au Groenland", poursuit-il. Il propose "une réunion du G7 à Paris jeudi après-midi", et se dit prêt, "en marge" de ce sommet, à "inviter les Ukrainiens, les Danois, les Syriens et les Russes". Une présence officielle de dirigeants russes à Paris serait inédite depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine il y a bientôt quatre ans. La Russie a été expulsée du G8, redevenu G7, à la suite de l'annexion de la Crimée par Moscou en 2014, même si Donald Trump a plusieurs fois dit vouloir la réintégrer. La réponse du président américain n'a pas été rendue publique, et le Kremlin a assuré n'avoir reçu aucune invitation. Ce G7 n'est pas "prévu", a d'ailleurs dit Emmanuel Macron à l'AFP Davos, tout en confirmant sa "disponibilité" à l'organiser, alors même qu'il doit participer à un sommet européen à Bruxelles jeudi soir consacré justement à la riposte aux Etats-Unis. Emmanuel Macron estime avoir appris à gérer sa relation avec Donald Trump lors du premier mandat à la Maison Blanche et depuis son retour il y a un an. Face à des tensions à nouveau au plus haut en raison de la volonté américaine de s'emparer du Groenland et des menaces de taxes douanières accrues contre les Etats européens qui s'y opposent, le président français tente de jouer sur les codes disruptifs de son homologue. "Le président Trump aime faire des opérations. J'ai un peu le même tempérament, donc je comprends très bien", avait reconnu Emmanuel Macron en octobre au sujet de ses "coups" qui sèment souvent la sidération. Accusé d'être trop accommodant il y a deux semaines sur le Venezuela, le chef de l'Etat français est monté en première ligne pour défendre la souveraineté du Danemark et du Groenland, en dépêchant des militaires sur l'île arctique. Puis il a été le plus ferme des dirigeants de l'UE à s'élever contre les menaces douanières, en demandant encore mardi d'activer son "instrument anti-coercition", considéré comme le "bazooka" en cas de guerre commerciale. Parallèlement, Paris a été le premier grand pays à dire clairement "non" à l'invitation américaine à un "Conseil de la paix" qui ressemble à un substitut de l'ONU, mais totalement à la main de Donald Trump. Fin de mandat Ce dernier a réagi à ce refus en moquant son homologue français, dont "personne ne veut car il va bientôt terminer son mandat", et en agitant le spectre de droits de douane de 200% sur les vins et champagnes. Donald Trump reste-t-il un allié? "C'est à lui d'apporter la réponse", a estimé Emmanuel Macron à Davos, avant d'ajouter: "c'est pas tout à fait les comportements qui vont avec" un tel statut. Les deux hommes, qui avaient cassé les codes, chacun à sa manière, pour arriver aux affaires en 2017, avaient d'abord noué une relation particulière, entre séduction et rapport de forces. Mais la vraie-fausse idylle a depuis connu des hauts mais aussi beaucoup de bas. A tel point qu'Emmanuel Macron est régulièrement accusé, en France et parfois en Europe, d'en faire trop pour plaire à Donald Trump. L'ex-président François Hollande a estimé que son successeur à l'Elysée avait tort de vouloir ménager l'Américain "pour essayer de l'influencer" et de "tout faire pour garder Donald Trump sur le terrain européen". C'est bien la stratégie d'Emmanuel Macron: "garder Trump au plus près de nous" lorsque les intérêts européens sont en cause, sur l'Ukraine, le Groenland ou le commerce. "Gérer ses à-coups" et les poussées de tensions, quitte à avaler des couleuvres, quand monter au créneau serait peine perdue. "Il pense qu'il faut choisir ses batailles", analyse Célia Belin, chercheuse au Conseil européen pour les relations internationales. "C'est un principe de réalité: quand la gesticulation ne sert à rien, ça nous rend à la limite plus faibles", dit-elle à l'AFP. Selon elle, "l'Europe a besoin que la France", pays doté de l'arme nucléaire et porteuse par tradition gaulliste d'une voix à part, "se mette plus en avant dans la confrontation avec Trump".

20.01.2026 à 17:45

Assassinat du père Olivier Maire: "Pourquoi ?", demandent ses frères

FRANCE24
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"Ce que je voudrais vraiment, c'est savoir pourquoi", a déclaré à la barre l'un des frères d'Olivier Maire, âgé de 63 ans. "Olivier c'était la non-violence, la pacification", a-t-il ajouté, se souvenant de ses sourires et de sa "gentillesse". A son autre frère, l'avocate générale demande comment, selon lui, la victime a pu réagir face à l'attaque et aux coups mortels. "Olivier n'a pas pensé à se défendre, mais à se protéger", a-t-il deviné. Absent mardi matin à l'ouverture de l'audience, l'accusé, ressortissant rwandais âgé de 45 ans, a refusé de se présenter malgré la sommation de la cour. Un mandat d'amener a donc été délivré. A son arrivée en fin de matinée, Emmanuel Abayisenga, flottant dans son survêtement gris - il pèse 39 kg, a-t-il été mentionné à l'audience - marchait avec difficulté, à pas lents. Un membre de son escorte l'a saisi sous les aisselles pour l'installer sur son siège. Lundi, au premier jour du procès, l'accusé était resté impassible, regard fixé devant lui. "Merci de respecter mon droit au silence. Je n'ai pas besoin d'une interprète ni d'un avocat", avait-il écrit en début d'audience à la présidente. Coups à la tête Au cours de l'enquête, Emmanuel Abayisenga a fait plusieurs déclarations confuses sur les faits. Souffrant de troubles urinaires, il a notamment dit que le père Olivier Maire voulait le faire "castrer" pour résoudre ses problèmes de santé. Il a aussi affirmé en garde à vue avoir frappé le prêtre après que celui-ci l'a sciemment fait tomber dans l'escalier menant à leurs logements. En août 2021, sous contrôle judiciaire après avoir été incarcéré dans le cadre de l'enquête sur l'incendie de la cathédrale de Nantes - faits pour lesquels il a depuis été condamné à quatre ans de prison - Emmanuel Abayisenga est hébergé par la congrégation des missionnaires montfortains de Saint-Laurent-sur-Sèvre, en Vendée. Le 9 août, en début de matinée, il se présente à la gendarmerie, bagages en mains, et demande à être envoyé en prison. Le corps d'Olivier Maire, 61 ans, est découvert allongé sur le sol du bâtiment où lui et M. Abayisenga logeaient. D'après l'autopsie, la victime est décédée dans la nuit du 8 au 9 août des suites de coups violents portés à la tête. Sur les photos projetées mardi devant la cour d'assises, une flaque de sang encadre son visage. Discernement Les experts psychiatres qui ont examiné Emmanuel Abayisenga ont retenu l'altération de son discernement au moment des faits. Le sujet "de l'altération ou de l'abolition du discernement" sera "la principale question de ce dossier", a déclaré lundi Me Antoine de Guerry de Beauregard, avocat de la congrégation, partie civile au procès. Né au Rwanda et arrivé en France en 2012, l'accusé a été débouté à plusieurs reprises de ses demandes d'asile. Il a fait l'objet de quatre obligations de quitter le territoire français (OQTF) entre 2015 et 2019. Lors de son procès en 2023 pour l'incendie de la cathédrale de Nantes, il avait déclaré avoir été profondément marqué par une agression subie au sein de l'édifice fin 2018. Dans un mail adressé à de nombreux contacts le jour de l'incendie, il livrait son amertume face à sa situation administrative et cette agression. Avant la mort d'Olivier Maire, il avait confié à plusieurs personnes sa volonté de quitter la congrégation pour retourner en prison. Le verdict est attendu jeudi.
Texte intégral (593 mots)
"Ce que je voudrais vraiment, c'est savoir pourquoi", a déclaré à la barre l'un des frères d'Olivier Maire, âgé de 63 ans. "Olivier c'était la non-violence, la pacification", a-t-il ajouté, se souvenant de ses sourires et de sa "gentillesse". A son autre frère, l'avocate générale demande comment, selon lui, la victime a pu réagir face à l'attaque et aux coups mortels. "Olivier n'a pas pensé à se défendre, mais à se protéger", a-t-il deviné. Absent mardi matin à l'ouverture de l'audience, l'accusé, ressortissant rwandais âgé de 45 ans, a refusé de se présenter malgré la sommation de la cour. Un mandat d'amener a donc été délivré. A son arrivée en fin de matinée, Emmanuel Abayisenga, flottant dans son survêtement gris - il pèse 39 kg, a-t-il été mentionné à l'audience - marchait avec difficulté, à pas lents. Un membre de son escorte l'a saisi sous les aisselles pour l'installer sur son siège. Lundi, au premier jour du procès, l'accusé était resté impassible, regard fixé devant lui. "Merci de respecter mon droit au silence. Je n'ai pas besoin d'une interprète ni d'un avocat", avait-il écrit en début d'audience à la présidente. Coups à la tête Au cours de l'enquête, Emmanuel Abayisenga a fait plusieurs déclarations confuses sur les faits. Souffrant de troubles urinaires, il a notamment dit que le père Olivier Maire voulait le faire "castrer" pour résoudre ses problèmes de santé. Il a aussi affirmé en garde à vue avoir frappé le prêtre après que celui-ci l'a sciemment fait tomber dans l'escalier menant à leurs logements. En août 2021, sous contrôle judiciaire après avoir été incarcéré dans le cadre de l'enquête sur l'incendie de la cathédrale de Nantes - faits pour lesquels il a depuis été condamné à quatre ans de prison - Emmanuel Abayisenga est hébergé par la congrégation des missionnaires montfortains de Saint-Laurent-sur-Sèvre, en Vendée. Le 9 août, en début de matinée, il se présente à la gendarmerie, bagages en mains, et demande à être envoyé en prison. Le corps d'Olivier Maire, 61 ans, est découvert allongé sur le sol du bâtiment où lui et M. Abayisenga logeaient. D'après l'autopsie, la victime est décédée dans la nuit du 8 au 9 août des suites de coups violents portés à la tête. Sur les photos projetées mardi devant la cour d'assises, une flaque de sang encadre son visage. Discernement Les experts psychiatres qui ont examiné Emmanuel Abayisenga ont retenu l'altération de son discernement au moment des faits. Le sujet "de l'altération ou de l'abolition du discernement" sera "la principale question de ce dossier", a déclaré lundi Me Antoine de Guerry de Beauregard, avocat de la congrégation, partie civile au procès. Né au Rwanda et arrivé en France en 2012, l'accusé a été débouté à plusieurs reprises de ses demandes d'asile. Il a fait l'objet de quatre obligations de quitter le territoire français (OQTF) entre 2015 et 2019. Lors de son procès en 2023 pour l'incendie de la cathédrale de Nantes, il avait déclaré avoir été profondément marqué par une agression subie au sein de l'édifice fin 2018. Dans un mail adressé à de nombreux contacts le jour de l'incendie, il livrait son amertume face à sa situation administrative et cette agression. Avant la mort d'Olivier Maire, il avait confié à plusieurs personnes sa volonté de quitter la congrégation pour retourner en prison. Le verdict est attendu jeudi.

20.01.2026 à 17:43

Donald Trump : la première année de son mandat en 10 phrases

FRANCE24
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Ce mardi 20 janvier marque le premier anniversaire du retour de Donald Trump à la Maison Blanche. Il y a douze mois, il a promis d'inaugurer un "âge d'or" pour les Américains. France 24 revient sur dix prises de parole qui ont marqué son retour à la tête des États-Unis.
Texte intégral (593 mots)
Ce mardi 20 janvier marque le premier anniversaire du retour de Donald Trump à la Maison Blanche. Il y a douze mois, il a promis d'inaugurer un "âge d'or" pour les Américains. France 24 revient sur dix prises de parole qui ont marqué son retour à la tête des États-Unis.

20.01.2026 à 17:40

Marine Le Pen auditionnée à Paris au procès en appel des assistants parlementaires

FRANCE24
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Aux premières heures de son interrogatoire au procès en appel des assistants parlementaires d'eurodéputés du Front National, décisif pour sa candidature en 2027, Marine Le Pen s'est efforcée mardi de casser l'image d'un "système" institutionnalisé de détournements de fonds européens par son parti. La cheffe de file de l'extrême droite est actuellement inéligible en raison de sa condamnation en première instance.
Texte intégral (593 mots)
Aux premières heures de son interrogatoire au procès en appel des assistants parlementaires d'eurodéputés du Front National, décisif pour sa candidature en 2027, Marine Le Pen s'est efforcée mardi de casser l'image d'un "système" institutionnalisé de détournements de fonds européens par son parti. La cheffe de file de l'extrême droite est actuellement inéligible en raison de sa condamnation en première instance.

20.01.2026 à 17:39

Des bulldozers israéliens démolissent des bâtiments au siège de l'Unrwa à Jérusalem-Est

FRANCE24
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Des forces israéliennes ont "pris d'assaut" le complexe peu après 07H00, a dit à l'AFP un porte-parole de l'Unrwa, Jonathan Fowler, précisant qu'elles avaient forcé les gardes de sécurité à partir. Le site n'est plus occupé par l'Unrwa depuis l'interdiction il y a un an de ses activités par Israël, qui accuse cette agence de liens avec le Hamas. Israël considère que cette interdiction s'applique aussi à Jérusalem-Est, la partie de la ville qu'il occupe depuis 1967 puis a annexée, en violation selon l'ONU du droit international. Un photographe de l'AFP a vu des engins de chantier démolir au moins un bâtiment du complexe, au-dessus duquel flottait un drapeau israélien, en présence de responsables politiques israéliens. "Il s'agit d'une attaque sans précédent contre l'Unrwa et ses locaux, elle constitue une violation grave du droit international et des privilèges et immunités des Nations unies", a dénoncé M. Fowler. "Cela devrait nous servir de signal d'alarme", a-t-il ajouté, "ce qui arrive aujourd'hui à l'Unrwa peut arriver demain à n'importe quelle autre organisation internationale ou mission diplomatique". Interrogé par l'AFP, le directeur de l'Unrwa en Cisjordanie occupée(dont dépend Jérusalem-Est), Roland Friedrich, a discerné une "probable intention" israélienne de "s'emparer des terrains pour construire des colonies". Immunité en question Le ministère des Affaires étrangères israélien a défendu une "mise en oeuvre de la législation israélienne existante concernant +l'Unrwa-Hamas+". Les autorités israéliennes ont accusé des employés de l'agence d'avoir participé à l'attaque du Hamas en Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre dans la bande Gaza. L'ONU avait annoncé en août 2024 avoir limogé neuf de ses employés à Gaza, indiquant qu'ils pourraient avoir été impliqués, tout en précisant que leur commission d'enquête n'avait pas pu authentifier les renseignements utilisés par Israël pour fonder ses allégations. Le complexe "ne bénéficie d'aucune immunité et sa saisie par les autorités israéliennes a été effectuée conformément au droit israélien et international", a aussi soutenu la diplomatie israélienne, affirmant qu'il "appartenait à l'Etat d'Israël". Il s'agit "d'une installation des Nations Unies (...) donc inviolable en vertu de la Convention sur les privilèges et immunités des Nations Unies, que tous les Etats membres de l'ONU sont tenus de respecter", a objecté M. Fowler. Selon lui, l'Unrwa loue son siège de Jérusalem-Est à la Jordanie depuis 1952 via un bail ininterrompu. "Historique" L'Autorité palestinienne a condamné l'action israélienne et mis en garde contre "une escalade délibérée (...) dans le cadre d'une attaque systématique" contre l'Unrwa et "d'une tentative de saper le système international de protection des réfugiés palestiniens". La Jordanie a dénoncé une "violation flagrante du droit international" et l'Arabie saoudite a exprimé son "soutien à l'Unrwa dans sa mission humanitaire" en faveur des Palestiniens. Le chef de l'agence, Philippe Lazzarini, a aussi fustigé sur X une nouvelle tentative des "autorités israéliennes d'effacer l'identité des réfugiés palestiniens". A ce statut de réfugié, transmis de génération en génération, est associé le droit au retour, que conteste Israël, l'un des points les plus litigieux du conflit israélo-palestinien. Créée en 1949, l'Unrwa gère des centres de santé et des écoles destinés aux réfugiés palestiniens dans les Territoires palestiniens, au Liban, en Syrie et en Jordanie. Le ministre de la Sécurité intérieure, Itamar Ben Gvir, s'est rendu sur place pour saluer "un jour historique (...) très important pour la gouvernance à Jérusalem". "Pendant des années, ces soutiens au terrorisme étaient ici, et aujourd'hui ils sont chassés (...) c'est ce qui arrivera à quiconque soutient le terrorisme", a ajouté cette figure de l'extrême droite dans un communiqué sur Telegram. Début décembre, l'Urnwa a déjà dénoncé la saisie par les autorités israéliennes de biens sur le même site. La police avait indiqué à l'AFP que l'opération relevait d'un recouvrement de dettes. Après le début de la guerre à Gaza, les autorités israéliennes ont déclaré le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres et M. Lazzarini personae non gratae en Israël.
Texte intégral (729 mots)
Des forces israéliennes ont "pris d'assaut" le complexe peu après 07H00, a dit à l'AFP un porte-parole de l'Unrwa, Jonathan Fowler, précisant qu'elles avaient forcé les gardes de sécurité à partir. Le site n'est plus occupé par l'Unrwa depuis l'interdiction il y a un an de ses activités par Israël, qui accuse cette agence de liens avec le Hamas. Israël considère que cette interdiction s'applique aussi à Jérusalem-Est, la partie de la ville qu'il occupe depuis 1967 puis a annexée, en violation selon l'ONU du droit international. Un photographe de l'AFP a vu des engins de chantier démolir au moins un bâtiment du complexe, au-dessus duquel flottait un drapeau israélien, en présence de responsables politiques israéliens. "Il s'agit d'une attaque sans précédent contre l'Unrwa et ses locaux, elle constitue une violation grave du droit international et des privilèges et immunités des Nations unies", a dénoncé M. Fowler. "Cela devrait nous servir de signal d'alarme", a-t-il ajouté, "ce qui arrive aujourd'hui à l'Unrwa peut arriver demain à n'importe quelle autre organisation internationale ou mission diplomatique". Interrogé par l'AFP, le directeur de l'Unrwa en Cisjordanie occupée(dont dépend Jérusalem-Est), Roland Friedrich, a discerné une "probable intention" israélienne de "s'emparer des terrains pour construire des colonies". Immunité en question Le ministère des Affaires étrangères israélien a défendu une "mise en oeuvre de la législation israélienne existante concernant +l'Unrwa-Hamas+". Les autorités israéliennes ont accusé des employés de l'agence d'avoir participé à l'attaque du Hamas en Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre dans la bande Gaza. L'ONU avait annoncé en août 2024 avoir limogé neuf de ses employés à Gaza, indiquant qu'ils pourraient avoir été impliqués, tout en précisant que leur commission d'enquête n'avait pas pu authentifier les renseignements utilisés par Israël pour fonder ses allégations. Le complexe "ne bénéficie d'aucune immunité et sa saisie par les autorités israéliennes a été effectuée conformément au droit israélien et international", a aussi soutenu la diplomatie israélienne, affirmant qu'il "appartenait à l'Etat d'Israël". Il s'agit "d'une installation des Nations Unies (...) donc inviolable en vertu de la Convention sur les privilèges et immunités des Nations Unies, que tous les Etats membres de l'ONU sont tenus de respecter", a objecté M. Fowler. Selon lui, l'Unrwa loue son siège de Jérusalem-Est à la Jordanie depuis 1952 via un bail ininterrompu. "Historique" L'Autorité palestinienne a condamné l'action israélienne et mis en garde contre "une escalade délibérée (...) dans le cadre d'une attaque systématique" contre l'Unrwa et "d'une tentative de saper le système international de protection des réfugiés palestiniens". La Jordanie a dénoncé une "violation flagrante du droit international" et l'Arabie saoudite a exprimé son "soutien à l'Unrwa dans sa mission humanitaire" en faveur des Palestiniens. Le chef de l'agence, Philippe Lazzarini, a aussi fustigé sur X une nouvelle tentative des "autorités israéliennes d'effacer l'identité des réfugiés palestiniens". A ce statut de réfugié, transmis de génération en génération, est associé le droit au retour, que conteste Israël, l'un des points les plus litigieux du conflit israélo-palestinien. Créée en 1949, l'Unrwa gère des centres de santé et des écoles destinés aux réfugiés palestiniens dans les Territoires palestiniens, au Liban, en Syrie et en Jordanie. Le ministre de la Sécurité intérieure, Itamar Ben Gvir, s'est rendu sur place pour saluer "un jour historique (...) très important pour la gouvernance à Jérusalem". "Pendant des années, ces soutiens au terrorisme étaient ici, et aujourd'hui ils sont chassés (...) c'est ce qui arrivera à quiconque soutient le terrorisme", a ajouté cette figure de l'extrême droite dans un communiqué sur Telegram. Début décembre, l'Urnwa a déjà dénoncé la saisie par les autorités israéliennes de biens sur le même site. La police avait indiqué à l'AFP que l'opération relevait d'un recouvrement de dettes. Après le début de la guerre à Gaza, les autorités israéliennes ont déclaré le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres et M. Lazzarini personae non gratae en Israël.

20.01.2026 à 17:35

Un an après l'investiture de Donald Trump, la pression financière s'intensifie aux États-Unis

FRANCE24
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En 2024, Donald Trump promettait ceci : "Dès le jour où je prêterai serment, nous ferons rapidement baisser les prix et rendrons l'Amérique abordable à nouveau". Pourtant, un an après son entrée à la Maison Blanche, les prix à la consommation ont augmenté de 2,7% par rapport à un an auparavant, avec une pression financière qui s’intensifie pour de larges pans de la population.
Texte intégral (729 mots)
En 2024, Donald Trump promettait ceci : "Dès le jour où je prêterai serment, nous ferons rapidement baisser les prix et rendrons l'Amérique abordable à nouveau". Pourtant, un an après son entrée à la Maison Blanche, les prix à la consommation ont augmenté de 2,7% par rapport à un an auparavant, avec une pression financière qui s’intensifie pour de larges pans de la population.

20.01.2026 à 17:33

Municipales à Paris: Hidalgo finit par apporter son soutien au candidat de la gauche Emmanuel Grégoire

FRANCE24
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"J'ai toujours dit que je voterais pour la gauche et celui qui conduit la liste, c'est Emmanuel Grégoire", déclare l'édile dans un entretien aux Echos. "Mais attention, une alliance avec La France insoumise, c'est sans moi. Emmanuel Grégoire le dit clairement", ajoute Anne Hidalgo qui voit dans Jean-Luc Mélenchon "une impasse pour la gauche". La semaine dernière lors de sa dernière cérémonie voeux à l'Hôtel de ville, au terme de douze ans de mandat, la maire n'avait pas prononcé le nom de celui qui fut son premier adjoint pendant six ans, affirmant être "tenue par la loi à une réserve". Son soutien du bout des lèvres intervient après des mois de silence sur la campagne d'Emmanuel Grégoire, tête de liste d'une union de la gauche (écologistes, communistes et ex-Insoumis de L'Après) au scrutin des 15 et 22 mars. Anne Hidalgo est en froid avec son ancien dauphin, longtemps considéré comme son héritier naturel, qui avait quitté l'Hôtel de ville en 2024 pour devenir député. En annonçant renoncer à briguer un troisième mandat, elle avait désigné le sénateur Rémi Féraud pour lui succéder, déclenchant une primaire fratricide remportée par Emmanuel Grégoire en juin dernier. Sa détestation était allée jusqu'à dire qu'elle ne soutiendrait pas Emmanuel Grégoire s'il remportait ce vote interne au PS, au motif qu'il ferait "perdre la gauche" aux municipales. Ses propos avaient choqué de nombreux militants. Dans son entretien aux Echos, Anne Hidalgo "espère" qu'en mars "les Parisiens ne feront pas le choix de Rachida Dati", la candidate de la droite, car il y a "un réel danger qu'elle s'allie avec l'extrême droite" de Sarah Knafo, la candidate de Reconquête. Elle met aussi en garde contre "la montée des personnalités, comme Rachida Dati, Sarah Knafo ou encore Sophia Chikirou (candidate de LFI) qui manient l'intimidation, les invectives et rabaissent le débat". "Je rappelle que Rachida Dati va être jugée en septembre 2026 pour corruption et trafic d'influence. Si elle est condamnée, elle pourrait devoir céder sa place", tacle en outre la maire. La ministre de la Culture doit être jugée pour corruption et trafic d'influence, soupçonnée d'avoir indûment perçu 900.000 euros entre 2010 et 2012 d'une filiale de l'alliance Renault-Nissan quand Carlos Ghosn en était le PDG alors qu'elle était eurodéputée. Des charges qu'elle conteste. "Moi, je n'ai pas de procès", répond Anne Hidalgo au sujet de son voyage polémique à Tahiti en 2023, pour lequel le Parquet national financier (PNF) a ouvert une enquête.
Lire plus (451 mots)
"J'ai toujours dit que je voterais pour la gauche et celui qui conduit la liste, c'est Emmanuel Grégoire", déclare l'édile dans un entretien aux Echos. "Mais attention, une alliance avec La France insoumise, c'est sans moi. Emmanuel Grégoire le dit clairement", ajoute Anne Hidalgo qui voit dans Jean-Luc Mélenchon "une impasse pour la gauche". La semaine dernière lors de sa dernière cérémonie voeux à l'Hôtel de ville, au terme de douze ans de mandat, la maire n'avait pas prononcé le nom de celui qui fut son premier adjoint pendant six ans, affirmant être "tenue par la loi à une réserve". Son soutien du bout des lèvres intervient après des mois de silence sur la campagne d'Emmanuel Grégoire, tête de liste d'une union de la gauche (écologistes, communistes et ex-Insoumis de L'Après) au scrutin des 15 et 22 mars. Anne Hidalgo est en froid avec son ancien dauphin, longtemps considéré comme son héritier naturel, qui avait quitté l'Hôtel de ville en 2024 pour devenir député. En annonçant renoncer à briguer un troisième mandat, elle avait désigné le sénateur Rémi Féraud pour lui succéder, déclenchant une primaire fratricide remportée par Emmanuel Grégoire en juin dernier. Sa détestation était allée jusqu'à dire qu'elle ne soutiendrait pas Emmanuel Grégoire s'il remportait ce vote interne au PS, au motif qu'il ferait "perdre la gauche" aux municipales. Ses propos avaient choqué de nombreux militants. Dans son entretien aux Echos, Anne Hidalgo "espère" qu'en mars "les Parisiens ne feront pas le choix de Rachida Dati", la candidate de la droite, car il y a "un réel danger qu'elle s'allie avec l'extrême droite" de Sarah Knafo, la candidate de Reconquête. Elle met aussi en garde contre "la montée des personnalités, comme Rachida Dati, Sarah Knafo ou encore Sophia Chikirou (candidate de LFI) qui manient l'intimidation, les invectives et rabaissent le débat". "Je rappelle que Rachida Dati va être jugée en septembre 2026 pour corruption et trafic d'influence. Si elle est condamnée, elle pourrait devoir céder sa place", tacle en outre la maire. La ministre de la Culture doit être jugée pour corruption et trafic d'influence, soupçonnée d'avoir indûment perçu 900.000 euros entre 2010 et 2012 d'une filiale de l'alliance Renault-Nissan quand Carlos Ghosn en était le PDG alors qu'elle était eurodéputée. Des charges qu'elle conteste. "Moi, je n'ai pas de procès", répond Anne Hidalgo au sujet de son voyage polémique à Tahiti en 2023, pour lequel le Parquet national financier (PNF) a ouvert une enquête.

20.01.2026 à 17:30

États-Unis : la culture américaine face à Donald Trump

Louise DUPONT
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Un an après le retour au pouvoir de Donald Trump, Louise Dupont revient sur le rapport paradoxal et conflictuel qu'entretient le Président américain avec la culture et les arts. Nominations controversées à Hollywood, offensive contre les politiques de diversité, reprise en main symbolique du Kennedy Center : le président américain entend reprendre le contrôle du récit culturel américain. Face à cette pression, artistes et institutions s’organisent, entre prises de position publiques et mobilisation pour la liberté d’expression.
Lire plus (87 mots)
Un an après le retour au pouvoir de Donald Trump, Louise Dupont revient sur le rapport paradoxal et conflictuel qu'entretient le Président américain avec la culture et les arts. Nominations controversées à Hollywood, offensive contre les politiques de diversité, reprise en main symbolique du Kennedy Center : le président américain entend reprendre le contrôle du récit culturel américain. Face à cette pression, artistes et institutions s’organisent, entre prises de position publiques et mobilisation pour la liberté d’expression.
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