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07.01.2026 à 12:15

Déclaration de Paris : la France et le Royaume-Uni prêts à envoyer des troupes en Ukraine après un cessez-le-feu

Agathe Grinon
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"L'Europe et les États-Unis ont montré un front uni pour l'Ukraine à Paris", note Politico. Rassemblés dans la capitale française ce mardi 6 janvier, "les 35 pays de la Coalition des volontaires ont validé la 'déclaration de Paris', détaillant des garanties de sécurité robustes pour une paix solide et durable" [Le Parisien]. La présidente de […]

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Texte intégral (1628 mots)
Le sommet de la Coalition des volontaires à Paris, le 6 janvier 2026 - Crédits : Number 10 / Flickr CC BY-NC-ND 4.0
Le sommet de la Coalition des volontaires à Paris, le 6 janvier 2026 - Crédits : Number 10 / Flickr CC BY-NC-ND 4.0

"L'Europe et les États-Unis ont montré un front uni pour l'Ukraine à Paris", note Politico. Rassemblés dans la capitale française ce mardi 6 janvier, "les 35 pays de la Coalition des volontaires ont validé la 'déclaration de Paris', détaillant des garanties de sécurité robustes pour une paix solide et durable" [Le Parisien].

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a salué sur X une "forte démonstration d'unité pour l'Ukraine […] des États membres de l'UE, des alliés de l'Otan et des amis de l'Ukraine". Libération souligne que les "deux émissaires de Donald Trump sur l'Ukraine, Steve Witkoff et Jared Kushner", étaient également présents.

Cette trentaine de dirigeants a signé une déclaration d'intention conjointe qui se résume en un projet pour l'après-guerre, en formulant notamment "des garanties de sécurité pour soutenir l'Ukraine en cas d'accord de paix avec la Russie", explique Politico. Le média détaille ce plan qui comporterait "la surveillance et la vérification d'un futur cessez-le-feu" dirigées par les États-Unis, avec l'Allemagne et le Royaume-Uni en appui. Néanmoins, La Croix souligne que s'ils "ont affiché leur volonté d'être en 'soutien', les États-Unis ne sont pas signataires de la déclaration et les contours de leur engagement militaire demeurent flous".

La déclaration d'intention conjointe mentionne par ailleurs le "déploiement d'une force multinationale après un cessez-le-feu en Ukraine" [France info]. Mais comme le rappelle  Euronews, "la Russie ne montre aucun signe de compromis pour conclure un accord de paix et mettre fin à la guerre".

La France prête à envoyer des militaires en Ukraine

La force multinationale évoquée serait dirigée par la France et le Royaume-Uni. The Guardian souligne que les deux pays "ont déclaré [qu'ils] étaient [prêts] à déployer des troupes en Ukraine au lendemain d'un accord de paix".

Le président français "a affirmé que l'armée française prendra part aux opérations de contrôle de la frontière russo-ukrainienne après la signature d'un cessez-le-feu", rapporte France info, qui rappelle qu'Emmanuel Macron a insisté sur le caractère dissuasif de ce déploiement, affirmant sur France 2 que "ce ne sont pas des forces qu'on engage au combat".

De son côté, le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a détaillé ce déploiement, expliquant qu'il s'agissait de mettre "en place des centres militaires à travers l'Ukraine et [de construire] des installations protégées pour les armes et l'équipement militaire pour soutenir les besoins de défense de l'Ukraine" [Politico].

Le média précise que la "France, le Royaume-Uni et l'Ukraine ont signé mardi [6 janvier] une déclaration distincte exposant ces engagements".

Des contributions européennes disparates

Si la France et le Royaume-Uni sont impliqués dans le déploiement de forces armées, d'autres pays européens se montrent plus réservés. Les Echos soulignent notamment "que certains pays préféreront apporter un appui logistique, comme l'Italie, la Pologne ou la Roumanie, plutôt que des soldats".

Le chancelier allemand Friedrich Merz, "a précisé que la contribution de son pays nécessiterait l'accord du Bundestag et [qu'il] limiterait le déploiement de troupes aux seuls pays voisins de l'Ukraine" [Euronews]. La contribution espagnole n'est pas encore fixée mais le Premier ministre, Pédro Sánchez, s'est réjoui des avancées : "la porte est ouverte pour que 2026 soit l'année de la fin de la guerre. C’est une très bonne nouvelle" [Euronews].

D'autres pays européens, mais aussi voisins, ont affirmé leur collaboration par des contributions spécifiques. Le Premier ministre belge a indiqué sur X que l'aide de son pays "portera en particulier sur la mise à disposition de capacités aériennes et maritimes ainsi que sur des efforts dans le domaine de la formation". Euronews souligne que la Turquie "participera à l'opération en apportant un soutien maritime".

Politico note la retenue d'autres États européens : le "Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a répété que la Grèce ne participerait pas à une force militaire européenne en Ukraine". "Giorgia Meloni a de son côté rappelé dans un communiqué son refus d'envoyer des troupes au sol en Ukraine" [France info].

Les discussions se poursuivent aujourd'hui à Paris entre l'émissaire américain Steve Witkoff et Volodymyr Zelensky, avant que ce dernier rejoigne Chypre, pour assister "à une cérémonie marquant le début de la présidence semestrielle [chypriote] du Conseil de l'UE" [Le Monde].

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06.01.2026 à 13:23

Guerre en Ukraine : la coalition des volontaires se réunit à Paris autour des garanties de sécurité

Lou Caubet
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"Pas moins de 27 chefs d'État ou de gouvernement, essentiellement européens, sont attendus dans la capitale française. En tout, 35 pays seront représentés" aujourd'hui pour discuter des garanties de sécurité de l'Ukraine [TF1]. "Les dirigeants de l’Otan et de l'Union européenne" font également le déplacement [Le Monde]. En amont du sommet, Emmanuel Macron doit déjeuner […]

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Texte intégral (1696 mots)
Volodymyr Zelensky (à droite) et Keir Stramer (à gauche) lors d'une précédente réunion de la coalition des volontaires à Londres le 8 décembre 2025 - Crédits : Number 10 / Flickr CC BY-NC-ND 4.0

"Pas moins de 27 chefs d'État ou de gouvernement, essentiellement européens, sont attendus dans la capitale française. En tout, 35 pays seront représentés" aujourd'hui pour discuter des garanties de sécurité de l'Ukraine [TF1]. "Les dirigeants de l’Otan et de l'Union européenne" font également le déplacement [Le Monde]. En amont du sommet, Emmanuel Macron doit déjeuner avec "son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky et les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner" [France 24].

La réunion vise à afficher la "convergence" des alliés de l'Ukraine sur les garanties de sa sécurité, précise l'Élysée [France 24]. La discussion, qui vise à prévenir toute nouvelle attaque ou invasion de la part de la Russie en cas d'accord de cessez-le-feu, "prolongera le thème abordé dans la déclaration commune publiée par un groupe de dirigeants européens après leur réunion à Berlin le mois dernier" [Euronews].

Plus précisément, la coalition souhaite trouver un terrain d'entente sur cinq points, explique un responsable de l'Élysée à Politico : "les modalités de surveillance d'un cessez-le-feu […] ; le soutien militaire aux forces armées ukrainiennes ; la 'force de réassurance' multinationale en Ukraine après la guerre ; les engagements à soutenir Kiev en cas de violation du cessez-le-feu par Moscou ; et les accords de coopération à long terme en matière de défense avec l'Ukraine".

Pas de déploiement militaire terrestre

Le cessez-le-feu pourrait notamment être "vérifié" par "des moyens techniques, des drones, des satellites" plutôt que par un déploiement militaire terrestre, poursuit France 24. Encore doit-il advenir. En décembre, les conversations entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky puis son homologue russe Vladimir Poutine "n'ont pas permis d'avancer sur les concessions territoriales exigées par Moscou et le statut de la centrale nucléaire de Zaporijjia", rappelle également la chaîne d'information internationale.

"Les tractations se sont poursuivies au niveau des négociateurs, en particulier ukrainiens, européens et américains" pour remédier aux blocages. Mais aujourd'hui, "les discussions achoppent sur deux points : les garanties de sécurité au profit de Kiev et l’avenir du territoire ukrainien passé sous contrôle russe", observe Ouest-France.

Prévue par l'actuel plan de paix soumis en décembre à la Russie, "l'adhésion de l’Ukraine à l'Union européenne représente un autre niveau de garantie", note Euronews. Pour Kiev, "l'inscription d'une date d'adhésion dans le texte final constitue une priorité absolue, car elle pourrait contribuer à atténuer le coût des concessions territoriales et favoriser un résultat positif lors d'un éventuel référendum".

Front uni

"Les Européens font tout pour essayer de peser sur la résolution du conflit, eux qui restent toujours cantonnés au rôle de spectateur des négociations de paix amorcées entre Washington et Moscou", souligne RFI. Le bloc "vient de conclure, avec beaucoup de difficulté, un accord visant à prêter 90 milliards d'euros à l'Ukraine. Son objectif principal est de mettre fin à la guerre en Ukraine de manière équitable et rapide", rappelle Politico.

Or les "nouvelles tensions transatlantiques" menacent "de faire s'effondrer toute cette structure fragile" [Politico]. Moins de deux jours après l'enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro, Donald Trump a affirmé dimanche que les États-Unis avaient "besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale" [Le Monde]. De quoi susciter de vives protestations du Danemark, à qui appartient ce territoire, et de ses alliés européens.

Euronews souligne que "les documents [discutés ce mardi] devraient être approuvés 'au niveau de tous les dirigeants', et qu'une rencontre avec Donald Trump et les dirigeants européens ne serait programmée qu'ensuite". "Tout ne sera pas divulgué […], secret militaire oblige", précise en revanche RFI.

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19.12.2025 à 12:23

Conseil européen : les Vingt-Sept valident une aide de 90 milliards d'euros pour l'Ukraine, la signature de l'accord UE-Mercosur reportée

Lou Caubet
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Ce jeudi 18 décembre, les négociations au cœur du Conseil européen se résumaient à deux points. D'une part, "convaincre les Vingt-Sept d’utiliser les actifs russes immobilisés pour financer l’effort de guerre ukrainien". De l'autre, faire en sorte que les États membres "mandatent la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, afin qu’elle puisse signer, […]

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Texte intégral (1986 mots)
"Le compte n’y est pas", a répété le président Emmanuel Macron concernant le traité UE-Mercosur, avant d'obtenir le report de sa signature - Crédits: Conseil européen

Ce jeudi 18 décembre, les négociations au cœur du Conseil européen se résumaient à deux points. D'une part, "convaincre les Vingt-Sept d’utiliser les actifs russes immobilisés pour financer l’effort de guerre ukrainien". De l'autre, faire en sorte que les États membres "mandatent la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, afin qu’elle puisse signer, samedi 20 décembre au Brésil, l’accord de libre-échange avec quatre pays du Mercosur" [Le Monde].

Sur le premier point, "après des heures de discussions à huis clos, les Vingt-Sept ont approuvé un prêt à taux zéro de 90 milliards d’euros, financé directement par le budget de l’UE" [Ouest-France]. Il s'agit d'un "accord essentiel pour éviter une rupture de financement" de l'Ukraine, dont les besoins sont "estimés à 137 milliards d'euros" [France Info]. Prévu pour 2026 et 2027, ce prêt est "le moyen le plus rapide et le plus efficace de couvrir les besoins financiers de l'Ukraine à un moment critique pour le pays" [Euractiv].

Pas de mobilisation des avoirs russes

Mais ce n'était pas le projet initial : "la Commission européenne et le chancelier allemand Friedrich Merz défendaient depuis septembre un mécanisme fondé sur les 210 milliards d’euros d’avoirs de la banque centrale russe immobilisés dans l'UE" [Ouest France]. Or le Premier ministre belge Bart de Wever "a exigé qu'on lui offre des 'garanties non plafonnées' pour protéger la Belgique et Euroclear, le dépositaire qui détient la majeure partie des actifs russes, [de potentiels représailles russes]" [Euronews]. Ce qui n'a pas été accepté par les autres dirigeants.

De plus, "la Hongrie, la République tchèque et la Slovaquie ne participeront pas à ce programme", précise Euronews. Le Monde souligne que "jamais jusqu’ici, les Vingt-Sept ne s’étaient désolidarisés sur la question de l’assistance financière" à l'Ukraine. Ainsi, "Kiev aura son argent, mais pas tout le symbolisme qui lui était destiné", notamment celui de voir la Russie payer pour l'effort de guerre ukrainien, souligne El País.

Si la décision finale constitue "un revers politique pour Ursula von der Leyen et Friedrich Merz, les deux principaux promoteurs du projet" [Euractiv], elle permet néanmoins à l'Ukraine "de conserver l’un de ses principaux leviers dans les négociations", estime Emmanuel Macron [Le Monde]. Un élément clé, "à l’heure où les États-Unis de Donald Trump tentent de négocier un accord de paix en Ukraine sans y associer les Européens".

Mercosur : une victoire française ?

"En marge de ce sommet européen entre chefs d’État et de gouvernement jeudi à Bruxelles, des milliers d'agriculteurs sont venus faire entendre leur colère" [Radio France]. Une colère sur laquelle s'appuie aussi le président français, qui a obtenu le report de "la signature en début d’année prochaine [du traité avec le Mercosur]" [Libération].

"Alors que Bruxelles était paralysée par les agriculteurs, la France et la Pologne se sont opposées au Mercosur, mais c'est finalement l'Italienne Giorgia Meloni qui a poussé à retarder l'accord jusqu'en janvier", explique El País. Emmanuel Macron "n’a pas ménagé ses efforts pour garder [la Première ministre italienne] à ses côtés et empêcher ainsi Ursula von der Leyen de s’envoler vers le Brésil" [Le Monde ]. Mais le chef d'État "avait surtout bien conscience que l’affaire pouvait être fatale au gouvernement de Sébastien Lecornu", et il "ne [voulait] pas paraître en perte d’influence à Bruxelles".

"Au Brésil, le président Luiz Inacio Lula da Silva, qui menaçait de rompre les discussions si l’Union n’était pas au rendez-vous prévu, […] a finalement accepté de patienter après que Giorgia Meloni lui eut assuré qu’elle consentirait à l’accord entre l’UE et le Mercosur" conclut Le Monde. Ainsi, "l'affaire est renvoyée à janvier 2026" [Le Monde]. Or "même avec ce délai, il est douteux que le président puisse l'accepter, ce qui va l'isoler sur la scène continentale", juge Libération. Car alors que "la patience du Brésil est à bout, et [que] le Chili vient de basculer à l’extrême droite", cet accord permettrait à l'UE de "concurrencer [enfin] la Chine".

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