Version smartphones allégée
🟥 Accueil 🟩 Revues 🟦 International
Lien du flux RSS
Site institutionnel de référence sur les questions européennes

▸ les 12 dernières parutions

12.01.2026 à 11:29

Répression des manifestations en Iran : des sanctions européennes à l'étude

Florian Chaaban
img

"Les manifestations en Iran se poursuivent malgré une répression policière brutale, qui s'est intensifiée ces derniers jours et a fait plusieurs centaines de morts, selon diverses ONG", titre El País. À l'origine de ce mouvement "initialement déclenché à Téhéran le 28 décembre" [La Libre], "des commerçants dénonçant la cherté de la vie et la dépréciation de la monnaie". […]

L’article Répression des manifestations en Iran : des sanctions européennes à l'étude est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

Texte intégral (1984 mots)
La cheffe de la diplomatie de l'Union européenne, Kaja Kallas, est disposée à proposer de nouvelles sanctions contre le régime iranien, alors que celui-ci réprime des manifestations aux quatre coins du pays - Crédits : Conseil européen
"Je suis prête à proposer de nouvelles mesures en réaction à la répression brutale des manifestants" iraniens, a déclaré dimanche la haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Kaja Kallas - Crédits : Conseil européen

"Les manifestations en Iran se poursuivent malgré une répression policière brutale, qui s'est intensifiée ces derniers jours et a fait plusieurs centaines de morts, selon diverses ONG", titre El País. À l'origine de ce mouvement "initialement déclenché à Téhéran le 28 décembre" [La Libre], "des commerçants dénonçant la cherté de la vie et la dépréciation de la monnaie".

Une situation suivie de près par l'Union européenne et la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen. "L'Europe se tient aux côtés du peuple iranien dans son combat légitime pour la liberté", a déclaré l'Allemande sur X dimanche après-midi. Selon l'ONG Iran Human Rights, la répression du mouvement a causé "la mort d'au moins 192 manifestants", relaie Le Monde. Et l'organisation "avertit que le nombre réel de victimes pourrait être beaucoup plus élevé".

Lors de sa "première prise de parole après trois nuits de manifestations intenses contre les autorités [dimanche]" [France info], le président iranien Massoud Pezeshkian a accusé les "'ennemis de l'Irande vouloir 'semer le chaos et le désordre' dans le pays en ordonnant des 'émeutes'". Ciblés, les États-Unis affichent leur soutien aux manifestants. "Le président Donald Trump a déclaré que les États-Unis 'sont prêts à aider' car l'Iran 'aspire à la liberté", note la BBC.

Vague de rassemblements en Europe

"Plus de deux mille personnes ont défilé à Paris à l'appel des partisans du fils de l'ancien chah d'Iran, pour soutenir le mouvement de contestation en cours", écrit France 24, mentionnant également la réunion de "milliers de personnes à Londres". La chaîne de télévision paneuropéenne Euronews témoigne quant à elle d'une "autre manifestation […] dans la capitale allemande, Berlin".

"Les manifestants, dont beaucoup sont des Iraniens vivant à l'étranger ou des personnes d'origine iranienne, affirment qu'ils ont le devoir de manifester et de montrer leur soutien à distance, alors que les Iraniens du pays, de tous âges et de toutes origines, continuent de descendre dans la rue pour se battre pour leur liberté", complète le média.

Internet et lignes téléphoniques bloqués

"Les organisations de défense des droits humains peinent à contacter leurs interlocuteurs […] en raison de la coupure totale d'Internet dans le pays et préviennent que le bilan des victimes risque de s'alourdir encore" [The Guardian].  Selon la chaîne qatarie Al-Jazira citée ce lundi matin par Le Monde, "le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghtchi, a [indiqué] que l'accès à Internet serait bientôt rétabli en Iran".

"De plus, la publication de reportages, de photos et de vidéos sur les manifestations de masse est interdite", souligne la Tagesschau. "Cette mesure alimente également les craintes que le régime de Téhéran n'utilise ce black-out, comme il l'a fait lors de précédentes manifestations, pour réprimer brutalement les protestations", poursuit la chaîne allemande.

Médiation et risques de sanctions

La répression en cours suscite l'inquiétude de la communauté internationale. Face à cette situation chaotique décrite comme "l'un des plus grands défis lancés aux autorités iraniennes depuis la révolution islamique de 1979" [Euronews], "la haute représentante de l'Union européenne [pour la politique étrangère et la sécurité], Kaja Kallas, s'apprête à proposer de nouvelles sanctions contre l'Iran" [Politico].

La cheffe de la diplomatie européenne "a précisé que ces sanctions s'ajouteraient aux sanctions 'radicales' déjà en vigueur concernant la prolifération nucléaire et le soutien de Téhéran à la Russie". "Cette proposition marque la réponse la plus forte à ce jour d'un responsable de l'UE à la répression sanglante menée par l'Iran", ajoute le média européen.

En parallèle, le président américain Donald Trump a affirmé que le régime iranien "avait contacté Washington pour 'négocier' et qu'une rencontre était 'en cours de préparation'. Plus tôt, [le milliardaire] avait déclaré que l'armée américaine étudiait des 'options très fortes'" [Ouest-France]. Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, "a [déjà] prévenu qu'en cas d'attaque des États-Unis sur l'Iran, la république islamique visera l'armée et le transport maritime américains", relate RTL.

Dans ce contexte particulièrement sensible, le fils de l'ancien chah et figure de l'opposition iranienne en exil aux États-Unis, Reza Pahlavi, "a affirmé dimanche être 'prêt à retourner en Iran' à la première opportunité et à y mener une transition politique" [TF1]. Décrit comme un personnage "controversé" [France info], cet homme de 65 ans "représente aujourd'hui un espoir pour une partie des Iraniens". Le gouvernement, qui affirme ce matin que "la situation est désormais totalement sous contrôle" [Le Figaro], a décrété hier soir "trois jours de deuil national pour les 'martyrs' de la 'résistance'" [Le Parisien].

Les autres sujets du jour

Brexit

Culture

Défense

Mercosur

Ukraine

L’article Répression des manifestations en Iran : des sanctions européennes à l'étude est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

09.01.2026 à 11:58

UE-Mercosur : sans la France, une majorité de pays de l'UE approuve l'accord

Lou Caubet
img

"Après 25 ans de négociations, enfin le dénouement. Les pays membres de l’Union européenne (UE) ont approuvé ce vendredi la signature du traité de libre-échange avec les pays du Mercosur, malgré l’opposition de la France" [Le Parisien]. "Une procédure écrite va être lancée pour confirmer formellement ce vote", précise Le Monde. En dépit des "concessions […]

L’article UE-Mercosur : sans la France, une majorité de pays de l'UE approuve l'accord est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

Texte intégral (1842 mots)
La France a voté contre l'accord UE-Mercosur lors de la réunion des ambassadeurs des États membres vendredi 9 janvier - Crédits : Conseil européen
La France a voté contre l'accord UE-Mercosur lors de la réunion des ambassadeurs des États membres vendredi 9 janvier - Crédits : Conseil européen

"Après 25 ans de négociations, enfin le dénouement. Les pays membres de l’Union européenne (UE) ont approuvé ce vendredi la signature du traité de libre-échange avec les pays du Mercosur, malgré l’opposition de la France" [Le Parisien]. "Une procédure écrite va être lancée pour confirmer formellement ce vote", précise Le Monde.

En dépit des "concessions 'incontestables' de Bruxelles, la France votera 'contre' l'accord commercial entre l'Union européenne (UE) et quatre pays du Mercosur, vendredi 9 janvier", avait déjà tranché Emmanuel Macron [Le Monde]. "La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, [pourrait se rendre] au Paraguay [le 12 janvier] pour signer l'accord" [Politico].

"L’Autriche, la Hongrie, la Pologne et l’Irlande ont également suivi la position de la France, votant contre la signature du traité", indique Le Parisien. L'Humanité précisait déjà ce matin que ces États seraient trop "peu nombreux pour pouvoir constituer une minorité de blocage (quatre États représentant au moins 35 % de la population de l'UE)".

Pour rappel, "l'accord Mercosur a été conclu en décembre 2024 par la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, avec l'Argentine, le Brésil, le Paraguay et l'Uruguay, dans le but de créer une zone de libre-échange d'environ 700 millions de personnes de part et d'autre de l'Atlantique après plus de 25 ans de négociations" [Euronews].

La France dit "non"

Sur X, Emmanuel Macron avait annoncé dès hier que "la France a décidé de voter contre la signature de l'accord entre l'Union européenne et les pays du Mercosur". "Face à la pression [des agriculteurs], Emmanuel Macron a fini par céder", avance L'Humanité.

Une majorité qualifiée soutenant l'accord, c'est désormais "la première fois que la France est mise en minorité au Conseil […] un nouveau coup dur pour le président Macron, aux prises avec une profonde crise politique dans son pays, et sous la pression des syndicats d'agriculteurs depuis plusieurs jours", explique Euronews. France 24 reconnaît que "la France s'est isolée en disant que cet accord était 'épouvantable'".

Lâchée par l'Italie "prête à donner son aval, potentiellement décisif" insiste Le Monde, la France a échoué à former une minorité de blocage "après une série de concessions de la part de la Commission européenne, notamment des garanties renforcées pour surveiller les perturbations du marché et des paiements anticipés en espèces pour les agriculteurs" [Euronews].

Le recours auprès de la Cour de justice de l'Union européenne comme levier

"Et si la France ne s'avouait pas vaincue ?", s'interroge Le Parisien. Selon le média régional, "la France serait [toutefois] en mesure de saisir, seule, la Cour de justice de l'Union européenne pour vérifier la conformité du controversé traité avec le droit de l'UE", notamment sur "la méthode de ratification choisie par Bruxelles.".

Un point de tension déjà appuyé par "quelque 150 eurodéputés issus de cinq groupes politiques rassemblant 21 nationalités différentes [qui] ont déposé l'an dernier une résolution demandant un avis juridique de la Cour sur l'accord UE-Mercosur" [Les Échos]. "Ils estiment que la Commission européenne a outrepassé son mandat 'en divisant l'accord entre ses parties commerciales et politiques, afin de contourner l'approbation des Parlements nationaux au cours du processus de ratification'".

"Cette proposition de saisine des juges européens, qui devait être inscrite à l'ordre du jour du Parlement en novembre dernier, avait été recalée pour des raisons de procédure. Mais le Parlement va néanmoins devoir l'adopter ou la repousser lors d'une prochaine session plénière", complète le quotidien économique. Car l'institution aura quoi qu'il arrive son mot à dire dans le processus final de décision.

Les autres sujets du jour

Guerre en Ukraine

Groenland

Relations extérieures

Transports

L’article UE-Mercosur : sans la France, une majorité de pays de l'UE approuve l'accord est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

08.01.2026 à 12:59

Accord UE-Mercosur : face aux dernières tractations, les agriculteurs font entendre leur voix

Manon Mazuir
img

"Des tracteurs d'agriculteurs membres de la Coordination rurale sont entrés dans Paris ce jeudi 8 janvier avant l'aube, certains présents à la tour Eiffel, afin de porter les revendications de la profession", annonce TF1 Info. "Ils sont une centaine à être entrés par le sud de la capitale" mais "'la plupart sont bloqués aux portes […]

L’article Accord UE-Mercosur : face aux dernières tractations, les agriculteurs font entendre leur voix est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

Texte intégral (2181 mots)
L'objectif est de bloquer Paris jeudi, assure la Coordination rurale, afin de faire entendre sa colère, comme ici lors de manifestations en janvier 2024 - Crédits : Kakoula10 / Wikimedia Commons CC-BY-SA-4.0
L'objectif est de bloquer Paris jeudi, assure la Coordination rurale, afin de faire entendre sa colère, comme ici lors de manifestations en janvier 2024 - Crédits : Kakoula10 / Wikimedia Commons CC-BY-SA-4.0

"Des tracteurs d'agriculteurs membres de la Coordination rurale sont entrés dans Paris ce jeudi 8 janvier avant l'aube, certains présents à la tour Eiffel, afin de porter les revendications de la profession", annonce TF1 Info.

"Ils sont une centaine à être entrés par le sud de la capitale" mais "'la plupart sont bloqués aux portes de la [ville]', a indiqué le ministère de l’Intérieur" [Ouest-France], qui précise que "seule une vingtaine de tracteurs ont pénétré dans Paris intra-muros. Le reste des tracteurs est aux portes de Paris".

En cause : "l'adoption prochaine par l'Union européenne du Mercosur, le traité de libre-échange avec l'Amérique du Sud, qui cristallise le ressentiment" [France info].

Bras de fer avec le gouvernement

"La situation qu'on voit depuis cette nuit, ce matin, n'est pas acceptable, […] je n'ai qu'une chose à dire, tout ça est illégal, nous ne laissons pas faire et nous ne laisserons pas faire", s'est indignée Maud Bregeon, la porte-parole du gouvernement, relaie France info dans un autre article. Témoin de cette tension, "un accueil hostile a été réservé [ce matin] à la présidente de l'Assemblée, sortie [du Palais Bourbon] sous les huées et les sifflets des agriculteurs", quelques heures avant sa rencontre avec les syndicats [Le Monde].

"Un arrêté de la préfecture de police mercredi soir avait en effet interdit aux tracteurs l'accès à certaines zones sensibles de la capitale, notamment l’Élysée, Matignon, le Parlement, les ministères de l'Agriculture et de la Transition écologique, ou le marché de Rungis, entre autres", rapportent Les Echos.

François Walraet, secrétaire général de la Coordination rurale, assure "qu'en France, on ne peut discuter et obtenir des choses que quand on arrive sur un rapport de force […] Sinon, tant qu'on n'est pas dans un rapport de force intense, on n'a toujours que des réponses vagues, des réponses floues.", relate France info.

"Une cellule interministérielle de crise a été activée, mercredi en fin de journée, 'pour faire le point' sur les actions des agriculteurs", a appris Le Monde auprès de l'entourage du ministre de l'Intérieur.

L'accord Mercosur et la gestion de la dermatose nodulaire en cause

Les agriculteurs protestent en premier lieu "contre l’accord de libre-échange entre l’UE et des pays du Mercosur" [Ouest-France]. Source de vives tractations, ce dernier "permettrait notamment à l’UE d’exporter davantage de voitures, machines, vins et spiritueux. Dans le sens inverse, il faciliterait l’entrée en Europe de viande, sucre, riz, miel et soja sud-américains, ce qui alarme les filières concernées", rappelle Le Huffington Post.

Les agriculteurs protestent aussi "contre la gestion par l'État de l'épizootie de dermatose nodulaire bovine (DNC) qui a attisé la colère agricole début décembre dans le sud-ouest de la France", souligne Ouest-France.

Face à la colère des agriculteurs, le gouvernement tente de temporiser : "le Premier ministre Sébastien Lecornu a notamment reçu les syndicats lundi et mardi et promis des annonces 'concrètes' d'ici vendredi", notent Les Echos. "Mercredi soir, Emmanuel Macron s'est également montré ferme sur le dossier de la taxe carbone européenne aux frontières. Le chef de l’État plaide pour l'exclusion des engrais de ce mécanisme qui augmenterait drastiquement les coûts pour les agriculteurs".

Tentatives d'apaisement de la Commission européenne

Ces derniers jours, et notamment au terme d'une réunion des ministres de l'Agriculture des Vingt-Sept mercredi 8 janvier, "la Commission européenne a multiplié les annonces financières et réglementaires […] pour amadouer les agriculteurs et faire passer la pilule du traité commercial avec les pays du Mercosur" [Les Echos].

Elle s'est notamment "engagée à baisser les droits de douane sur l’engrais azoté et l’ammoniac, le temps de mener à bien le parcours législatif qui lui permettra, a-t-elle annoncé, de suspendre la taxe carbone aux frontières sur les engrais, avec effet rétroactif au 1er janvier" [Le Monde]. "Sur la question des pesticides interdits en Europe, la Commission a rappelé qu’elle travaillait déjà à une possible révision des règles sur les résidus de pesticides dans les produits importés".  L'exécutif européen a également proposé "une rallonge budgétaire dans la future PAC, en débloquant 45 milliards d’euros de manière anticipée dès 2028" [BFM TV].

Signature de l'accord prévue le 12 janvier

La signature de l'accord sur le Mercosur "devrait aboutir, vendredi 9 janvier, à l’issue d’une réunion des ambassadeurs de l’UE, qui précède une signature formelle programmée le 12 janvier. Le front commun des opposants à ce traité de libre-échange n'aura tenu que le temps de la trêve des confiseurs. L’espoir de la France de coaliser autour d’elle une minorité de blocage a fait long feu, l’Italie ayant finalement choisi de soutenir l’accord" [Le Monde].

D'après Ouest-France, "la France devrait voter vendredi à Bruxelles contre l’accord de libre-échange avec le Mercosur […] selon un ministre. Mais la position française définitive sera donnée par le Premier ministre et le président, selon la porte-parole du gouvernement". "La possibilité d’une abstention de la France […] est également évoquée". Ce jeudi matin, le vice-Premier ministre irlandais a quant à lui assuré "que son pays allait voter contre l'accord" [BFM TV].

Toutefois, "le traité de libre-échange doit encore être approuvé par le Parlement européen", rappelle Le Monde. "Et tous les experts de l’hémicycle strasbourgeois le disent : s’il y a une majorité pour, elle sera très serrée".  Ce n’est pas tout. "À plus court terme, le Parlement européen pourrait ''saisir la Cour de justice de l’Union européenne' et ainsi 'interrompre la procédure d’adoption du Mercosur'", rappelle la porte-parole du gouvernement citée par Le Monde.

Les autres sujets du jour

Groenland

Présidence du Conseil européen

Numérique

Ukraine

L’article Accord UE-Mercosur : face aux dernières tractations, les agriculteurs font entendre leur voix est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

07.01.2026 à 12:15

Déclaration de Paris : la France et le Royaume-Uni prêts à envoyer des troupes en Ukraine après un cessez-le-feu

Agathe Grinon
img

"L'Europe et les États-Unis ont montré un front uni pour l'Ukraine à Paris", note Politico. Rassemblés dans la capitale française ce mardi 6 janvier, "les 35 pays de la Coalition des volontaires ont validé la 'déclaration de Paris', détaillant des garanties de sécurité robustes pour une paix solide et durable" [Le Parisien]. La présidente de […]

L’article Déclaration de Paris : la France et le Royaume-Uni prêts à envoyer des troupes en Ukraine après un cessez-le-feu est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

Texte intégral (1628 mots)
Le sommet de la Coalition des volontaires à Paris, le 6 janvier 2026 - Crédits : Number 10 / Flickr CC BY-NC-ND 4.0
Le sommet de la Coalition des volontaires à Paris, le 6 janvier 2026 - Crédits : Number 10 / Flickr CC BY-NC-ND 4.0

"L'Europe et les États-Unis ont montré un front uni pour l'Ukraine à Paris", note Politico. Rassemblés dans la capitale française ce mardi 6 janvier, "les 35 pays de la Coalition des volontaires ont validé la 'déclaration de Paris', détaillant des garanties de sécurité robustes pour une paix solide et durable" [Le Parisien].

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a salué sur X une "forte démonstration d'unité pour l'Ukraine […] des États membres de l'UE, des alliés de l'Otan et des amis de l'Ukraine". Libération souligne que les "deux émissaires de Donald Trump sur l'Ukraine, Steve Witkoff et Jared Kushner", étaient également présents.

Cette trentaine de dirigeants a signé une déclaration d'intention conjointe qui se résume en un projet pour l'après-guerre, en formulant notamment "des garanties de sécurité pour soutenir l'Ukraine en cas d'accord de paix avec la Russie", explique Politico. Le média détaille ce plan qui comporterait "la surveillance et la vérification d'un futur cessez-le-feu" dirigées par les États-Unis, avec l'Allemagne et le Royaume-Uni en appui. Néanmoins, La Croix souligne que s'ils "ont affiché leur volonté d'être en 'soutien', les États-Unis ne sont pas signataires de la déclaration et les contours de leur engagement militaire demeurent flous".

La déclaration d'intention conjointe mentionne par ailleurs le "déploiement d'une force multinationale après un cessez-le-feu en Ukraine" [France info]. Mais comme le rappelle  Euronews, "la Russie ne montre aucun signe de compromis pour conclure un accord de paix et mettre fin à la guerre".

La France prête à envoyer des militaires en Ukraine

La force multinationale évoquée serait dirigée par la France et le Royaume-Uni. The Guardian souligne que les deux pays "ont déclaré [qu'ils] étaient [prêts] à déployer des troupes en Ukraine au lendemain d'un accord de paix".

Le président français "a affirmé que l'armée française prendra part aux opérations de contrôle de la frontière russo-ukrainienne après la signature d'un cessez-le-feu", rapporte France info, qui rappelle qu'Emmanuel Macron a insisté sur le caractère dissuasif de ce déploiement, affirmant sur France 2 que "ce ne sont pas des forces qu'on engage au combat".

De son côté, le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a détaillé ce déploiement, expliquant qu'il s'agissait de mettre "en place des centres militaires à travers l'Ukraine et [de construire] des installations protégées pour les armes et l'équipement militaire pour soutenir les besoins de défense de l'Ukraine" [Politico].

Le média précise que la "France, le Royaume-Uni et l'Ukraine ont signé mardi [6 janvier] une déclaration distincte exposant ces engagements".

Des contributions européennes disparates

Si la France et le Royaume-Uni sont impliqués dans le déploiement de forces armées, d'autres pays européens se montrent plus réservés. Les Echos soulignent notamment "que certains pays préféreront apporter un appui logistique, comme l'Italie, la Pologne ou la Roumanie, plutôt que des soldats".

Le chancelier allemand Friedrich Merz, "a précisé que la contribution de son pays nécessiterait l'accord du Bundestag et [qu'il] limiterait le déploiement de troupes aux seuls pays voisins de l'Ukraine" [Euronews]. La contribution espagnole n'est pas encore fixée mais le Premier ministre, Pédro Sánchez, s'est réjoui des avancées : "la porte est ouverte pour que 2026 soit l'année de la fin de la guerre. C’est une très bonne nouvelle" [Euronews].

D'autres pays européens, mais aussi voisins, ont affirmé leur collaboration par des contributions spécifiques. Le Premier ministre belge a indiqué sur X que l'aide de son pays "portera en particulier sur la mise à disposition de capacités aériennes et maritimes ainsi que sur des efforts dans le domaine de la formation". Euronews souligne que la Turquie "participera à l'opération en apportant un soutien maritime".

Politico note la retenue d'autres États européens : le "Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a répété que la Grèce ne participerait pas à une force militaire européenne en Ukraine". "Giorgia Meloni a de son côté rappelé dans un communiqué son refus d'envoyer des troupes au sol en Ukraine" [France info].

Les discussions se poursuivent aujourd'hui à Paris entre l'émissaire américain Steve Witkoff et Volodymyr Zelensky, avant que ce dernier rejoigne Chypre, pour assister "à une cérémonie marquant le début de la présidence semestrielle [chypriote] du Conseil de l'UE" [Le Monde].

Les autres sujets du jour

Environnement

Groenland

Numérique

Parlement européen

L’article Déclaration de Paris : la France et le Royaume-Uni prêts à envoyer des troupes en Ukraine après un cessez-le-feu est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

06.01.2026 à 13:23

Guerre en Ukraine : la coalition des volontaires se réunit à Paris autour des garanties de sécurité

Lou Caubet
img

"Pas moins de 27 chefs d'État ou de gouvernement, essentiellement européens, sont attendus dans la capitale française. En tout, 35 pays seront représentés" aujourd'hui pour discuter des garanties de sécurité de l'Ukraine [TF1]. "Les dirigeants de l’Otan et de l'Union européenne" font également le déplacement [Le Monde]. En amont du sommet, Emmanuel Macron doit déjeuner […]

L’article Guerre en Ukraine : la coalition des volontaires se réunit à Paris autour des garanties de sécurité est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

Texte intégral (1696 mots)
Volodymyr Zelensky (à droite) et Keir Stramer (à gauche) lors d'une précédente réunion de la coalition des volontaires à Londres le 8 décembre 2025 - Crédits : Number 10 / Flickr CC BY-NC-ND 4.0

"Pas moins de 27 chefs d'État ou de gouvernement, essentiellement européens, sont attendus dans la capitale française. En tout, 35 pays seront représentés" aujourd'hui pour discuter des garanties de sécurité de l'Ukraine [TF1]. "Les dirigeants de l’Otan et de l'Union européenne" font également le déplacement [Le Monde]. En amont du sommet, Emmanuel Macron doit déjeuner avec "son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky et les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner" [France 24].

La réunion vise à afficher la "convergence" des alliés de l'Ukraine sur les garanties de sa sécurité, précise l'Élysée [France 24]. La discussion, qui vise à prévenir toute nouvelle attaque ou invasion de la part de la Russie en cas d'accord de cessez-le-feu, "prolongera le thème abordé dans la déclaration commune publiée par un groupe de dirigeants européens après leur réunion à Berlin le mois dernier" [Euronews].

Plus précisément, la coalition souhaite trouver un terrain d'entente sur cinq points, explique un responsable de l'Élysée à Politico : "les modalités de surveillance d'un cessez-le-feu […] ; le soutien militaire aux forces armées ukrainiennes ; la 'force de réassurance' multinationale en Ukraine après la guerre ; les engagements à soutenir Kiev en cas de violation du cessez-le-feu par Moscou ; et les accords de coopération à long terme en matière de défense avec l'Ukraine".

Pas de déploiement militaire terrestre

Le cessez-le-feu pourrait notamment être "vérifié" par "des moyens techniques, des drones, des satellites" plutôt que par un déploiement militaire terrestre, poursuit France 24. Encore doit-il advenir. En décembre, les conversations entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky puis son homologue russe Vladimir Poutine "n'ont pas permis d'avancer sur les concessions territoriales exigées par Moscou et le statut de la centrale nucléaire de Zaporijjia", rappelle également la chaîne d'information internationale.

"Les tractations se sont poursuivies au niveau des négociateurs, en particulier ukrainiens, européens et américains" pour remédier aux blocages. Mais aujourd'hui, "les discussions achoppent sur deux points : les garanties de sécurité au profit de Kiev et l’avenir du territoire ukrainien passé sous contrôle russe", observe Ouest-France.

Prévue par l'actuel plan de paix soumis en décembre à la Russie, "l'adhésion de l’Ukraine à l'Union européenne représente un autre niveau de garantie", note Euronews. Pour Kiev, "l'inscription d'une date d'adhésion dans le texte final constitue une priorité absolue, car elle pourrait contribuer à atténuer le coût des concessions territoriales et favoriser un résultat positif lors d'un éventuel référendum".

Front uni

"Les Européens font tout pour essayer de peser sur la résolution du conflit, eux qui restent toujours cantonnés au rôle de spectateur des négociations de paix amorcées entre Washington et Moscou", souligne RFI. Le bloc "vient de conclure, avec beaucoup de difficulté, un accord visant à prêter 90 milliards d'euros à l'Ukraine. Son objectif principal est de mettre fin à la guerre en Ukraine de manière équitable et rapide", rappelle Politico.

Or les "nouvelles tensions transatlantiques" menacent "de faire s'effondrer toute cette structure fragile" [Politico]. Moins de deux jours après l'enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro, Donald Trump a affirmé dimanche que les États-Unis avaient "besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale" [Le Monde]. De quoi susciter de vives protestations du Danemark, à qui appartient ce territoire, et de ses alliés européens.

Euronews souligne que "les documents [discutés ce mardi] devraient être approuvés 'au niveau de tous les dirigeants', et qu'une rencontre avec Donald Trump et les dirigeants européens ne serait programmée qu'ensuite". "Tout ne sera pas divulgué […], secret militaire oblige", précise en revanche RFI.

Les autres sujets du jour

Groenland

Mercosur

Numérique

Venezuela

L’article Guerre en Ukraine : la coalition des volontaires se réunit à Paris autour des garanties de sécurité est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

19.12.2025 à 12:23

Conseil européen : les Vingt-Sept valident une aide de 90 milliards d'euros pour l'Ukraine, la signature de l'accord UE-Mercosur reportée

Lou Caubet
img

Ce jeudi 18 décembre, les négociations au cœur du Conseil européen se résumaient à deux points. D'une part, "convaincre les Vingt-Sept d’utiliser les actifs russes immobilisés pour financer l’effort de guerre ukrainien". De l'autre, faire en sorte que les États membres "mandatent la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, afin qu’elle puisse signer, […]

L’article Conseil européen : les Vingt-Sept valident une aide de 90 milliards d'euros pour l'Ukraine, la signature de l'accord UE-Mercosur reportée est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

Texte intégral (1986 mots)
"Le compte n’y est pas", a répété le président Emmanuel Macron concernant le traité UE-Mercosur, avant d'obtenir le report de sa signature - Crédits: Conseil européen

Ce jeudi 18 décembre, les négociations au cœur du Conseil européen se résumaient à deux points. D'une part, "convaincre les Vingt-Sept d’utiliser les actifs russes immobilisés pour financer l’effort de guerre ukrainien". De l'autre, faire en sorte que les États membres "mandatent la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, afin qu’elle puisse signer, samedi 20 décembre au Brésil, l’accord de libre-échange avec quatre pays du Mercosur" [Le Monde].

Sur le premier point, "après des heures de discussions à huis clos, les Vingt-Sept ont approuvé un prêt à taux zéro de 90 milliards d’euros, financé directement par le budget de l’UE" [Ouest-France]. Il s'agit d'un "accord essentiel pour éviter une rupture de financement" de l'Ukraine, dont les besoins sont "estimés à 137 milliards d'euros" [France Info]. Prévu pour 2026 et 2027, ce prêt est "le moyen le plus rapide et le plus efficace de couvrir les besoins financiers de l'Ukraine à un moment critique pour le pays" [Euractiv].

Pas de mobilisation des avoirs russes

Mais ce n'était pas le projet initial : "la Commission européenne et le chancelier allemand Friedrich Merz défendaient depuis septembre un mécanisme fondé sur les 210 milliards d’euros d’avoirs de la banque centrale russe immobilisés dans l'UE" [Ouest France]. Or le Premier ministre belge Bart de Wever "a exigé qu'on lui offre des 'garanties non plafonnées' pour protéger la Belgique et Euroclear, le dépositaire qui détient la majeure partie des actifs russes, [de potentiels représailles russes]" [Euronews]. Ce qui n'a pas été accepté par les autres dirigeants.

De plus, "la Hongrie, la République tchèque et la Slovaquie ne participeront pas à ce programme", précise Euronews. Le Monde souligne que "jamais jusqu’ici, les Vingt-Sept ne s’étaient désolidarisés sur la question de l’assistance financière" à l'Ukraine. Ainsi, "Kiev aura son argent, mais pas tout le symbolisme qui lui était destiné", notamment celui de voir la Russie payer pour l'effort de guerre ukrainien, souligne El País.

Si la décision finale constitue "un revers politique pour Ursula von der Leyen et Friedrich Merz, les deux principaux promoteurs du projet" [Euractiv], elle permet néanmoins à l'Ukraine "de conserver l’un de ses principaux leviers dans les négociations", estime Emmanuel Macron [Le Monde]. Un élément clé, "à l’heure où les États-Unis de Donald Trump tentent de négocier un accord de paix en Ukraine sans y associer les Européens".

Mercosur : une victoire française ?

"En marge de ce sommet européen entre chefs d’État et de gouvernement jeudi à Bruxelles, des milliers d'agriculteurs sont venus faire entendre leur colère" [Radio France]. Une colère sur laquelle s'appuie aussi le président français, qui a obtenu le report de "la signature en début d’année prochaine [du traité avec le Mercosur]" [Libération].

"Alors que Bruxelles était paralysée par les agriculteurs, la France et la Pologne se sont opposées au Mercosur, mais c'est finalement l'Italienne Giorgia Meloni qui a poussé à retarder l'accord jusqu'en janvier", explique El País. Emmanuel Macron "n’a pas ménagé ses efforts pour garder [la Première ministre italienne] à ses côtés et empêcher ainsi Ursula von der Leyen de s’envoler vers le Brésil" [Le Monde ]. Mais le chef d'État "avait surtout bien conscience que l’affaire pouvait être fatale au gouvernement de Sébastien Lecornu", et il "ne [voulait] pas paraître en perte d’influence à Bruxelles".

"Au Brésil, le président Luiz Inacio Lula da Silva, qui menaçait de rompre les discussions si l’Union n’était pas au rendez-vous prévu, […] a finalement accepté de patienter après que Giorgia Meloni lui eut assuré qu’elle consentirait à l’accord entre l’UE et le Mercosur" conclut Le Monde. Ainsi, "l'affaire est renvoyée à janvier 2026" [Le Monde]. Or "même avec ce délai, il est douteux que le président puisse l'accepter, ce qui va l'isoler sur la scène continentale", juge Libération. Car alors que "la patience du Brésil est à bout, et [que] le Chili vient de basculer à l’extrême droite", cet accord permettrait à l'UE de "concurrencer [enfin] la Chine".

Les autres sujets du jour

Économie

France

Mercosur

Relations extérieures

L’article Conseil européen : les Vingt-Sept valident une aide de 90 milliards d'euros pour l'Ukraine, la signature de l'accord UE-Mercosur reportée est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

12 / 12
  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Public Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Centrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique du Nord ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
CADTM
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
Global.Inv.Journalism
 
  MÉDIAS D'OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Catastrophes naturelles
Conspis
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Information
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie