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REGROUPEMENT DES MÉDIAS CRITIQUES DE GAUCHE (QUEBEC)

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10.02.2026 à 12:23

Clémentine Autain veut représenter la gauche comme candidate à la présidence de la république

Clémentine Autain

La députée Clémentine Autain, candidate à la présidentielle via la primaire unitaire de la gauche, a lancé sa campagne en présentant son projet de « Sécurité sociale de l'alimentation ».

Son manifesteReprendre la main, Satisfaire nos besoins, Sécuriser nos vies.

Pourquoi je suis candidate

Je veux représenter la gauche et les écologistes à l'élection présidentielle de 2027. Pour porter un projet, celui d'un État qui nous donne les moyens de reprendre la main. Pour satisfaire nos besoins authentiques et sécuriser nos vies. Ce que je défends, c'est la vie meilleure. Pour toutes et tous.

Car il n'y a pas de fatalité à ce monde égoïste et dangereux, à la vie chère et à l'insécurité alimentaire, aux déserts médicaux et aux urgences saturées, au mal-travail et au mal-logement, aux délocalisations et à la désindustrialisation, aux violences faites aux femmes et au narcotrafic, au racisme et à l'antisémitisme, au chaos institutionnel et au rejet des institutions. Ce sont des choix politiques. Nous pouvons en faire d'autres.

La clé de notre victoire face au pouvoir en place et à la menace de l'extrême droite, c'est l'union des gauches et des écologistes, sur la base d'un projet de transformation en profondeur du pays. Une gauche franche et collective : là est mon engagement depuis toujours. Satisfaire nos besoins authentiques

La vie meilleure, c'est d'abord de nous donner un objectif, à la fois simple et ambitieux : satisfaire nos besoins authentiques.

Alors que des pans toujours plus grands de nos vies sont soumis à la loi du profit, mon ambition est de faire reculer la place de la marchandisation, pour permettre à chacune et chacun d'accéder à la dignité et à la liberté. Les défenseurs du capitalisme nous avaient promis la prospérité. Or les inégalités ont explosé et toute une série de besoins artificiels, créés par la soif de rendement du capital, viennent épuiser nos forces de travail, la planète et nos désirs.

Accéder à la vie meilleure, c'est d'abord contribuer à relever le défi climatique. La bifurcation écologiste doit rimer demain avec la vie meilleure, et non contraintes et restrictions pour le plus grand nombre.

Accéder à la vie meilleure, c'est ensuite bâtir les conditions de la liberté : assurer un accès à une alimentation saine, aux soins, à un logement digne, à l'éducation, à la culture, ou encore à la mobilité. Et c'est aussi redonner du sens à l'emploi : pour qu'il nous permette de produire ce dont nous avons réellement besoin, et de vivre dignement. Le partage de la valeur doit se rediriger vers les travailleuses et les travailleurs, celles et ceux qui produisent les richesses. L'État pour nous

Pour cela, je propose une méthode : transformer l'État, pour qu'il nous serve, au lieu de servir les intérêts des marchés financiers.

Devenu esclave des lois du marché, l'État s'est dépossédé de ses savoir-faire et de sa capacité à améliorer nos vies. Il doit se redonner les moyens d'agir au service du bien commun. Pour cela, l'esprit public doit irriguer le sommet de l'État.

Cela suppose de réformer les écoles de la haute fonction publique, mieux encadrer les allers-retours entre le privé et le public, ou encore élever le nombre et le niveau des hauts cadres. Cela suppose aussi de mettre fin à l'hémorragie de tous ces services publics privatisés, et d'en créer de nouveaux, comme un service public de la petite enfance ou du grand âge. Car étendre le commun est une condition du progrès humain.

Je ne propose pas que l'État fasse tout lui-même : je veux qu'il orchestre la satisfaction de nos besoins, en lien avec les collectivités locales, l'économie sociale et solidaire, les TPE/PME qui irriguent une économie de proximité soucieuse de bien commun, le monde du travail et de la création, les comités citoyens.

Refonder l'État suppose de lui redonner de l'air budgétaire. Notre système fiscal est impuissant à mettre à contribution ceux qui ont le plus, et dont la richesse atteint des sommets toujours plus indécents. Une grande réforme de la fiscalité est l'une de mes grandes priorités, d'abord pour que les très hauts patrimoines et les grandes entreprises paient leur juste part d'impôts. Enfin, un État-stratège doit planifier pour transformer.

Je veux faire de la France et de l'Europe un modèle au niveau mondial de la bifurcation écologiste. Si elle est bien réalisée, elle sera juste, et dégagera du pouvoir vivre pour la population.

Alors que les entreprises ferment les unes après les autres à coups de délocalisations, nous devons d'urgence stopper cette dynamique et agir pour la réindustrialisation. Nous devons nous doter d'une approche stratégique : la France ne peut pas rayonner seulement pour son industrie du luxe et l'aérospatial. Je propose un « Airbus du médicament » et de faire de la France un modèle en matière de production alimentaire saine et accessible. Sécuriser nos vies

Ma démarche porte une ambition : sécuriser nos vies.

Sécuriser nos vies, ce n'est pas fantasmer des boucs-émissaires, ce n'est pas accroître la haine des arabo-musulmans et des étrangers. C'est prendre le mal à la racine, et organiser la société pour qu'elle nous protège.

Cela suppose d'élever les protections sociales et les filets de sécurité pour éviter le basculement dans la pauvreté, et accompagner les vulnérabilités. Au lieu de détruire les conquêtes du Conseil National de la Résistance, à commencer par la sécurité sociale, nous devons en imaginer de nouvelles, comme la Sécurité Sociale de l'Alimentation. Celle-ci permettra d'assurer à chacune et chacun l'accès à une alimentation de qualité, tout en permettant à ceux qui la produisent d'en vivre dignement, sans détruire les écosystèmes.

Pour sécuriser nos vies, il faut faire reculer toutes les violences, et agir en s'attaquant à leurs causes, et non focaliser notre attention sur la seule répression. Agir contre les inégalités et les discriminations, mettre en place une loi-cadre contre les violences faites aux femmes, investir dans la protection de l'enfance et désaturer les secteurs psychiatriques et psychologiques, réformer la police républicaine, ou encore agir avec méthode et sérieux pour lutter contre le narcotrafic, voilà mes solutions pour lutter contre l'insécurité.

Enfin, l'urgence est à apaiser et élever le niveau du débat public. Notre démocratie est aujourd'hui en danger. Pour la protéger, il nous faut agir pour le pluralisme, avec une grande loi anti-concentration dans les médias. Il nous faut assurer la qualité de l'information, avec un meilleur service de l'audiovisuel public, et le soutien à la recherche et à l'indépendance des chercheurs à l'égard des intérêts privés. Les propos tenus sur les réseaux sociaux doivent aussi être régulés, ainsi que la captation de nos données par les GAFAM qui accaparent nos libertés. Une France influente

Enfin, face à la bascule du monde opérée par Donald Trump, la France devra retrouver son influence et son rayonnement sur la scène internationale, pour promouvoir un autre ordre du monde que celui de la loi du plus fort et de la prédation. Ne pas se laisser impressionner, ni vassaliser : voilà ce qui est attendu de la France et de l'Europe.

Face à l'internationale réactionnaire et autoritaire, la France doit affirmer son alignement sur les principes, ceux du droit, de la justice, de la coopération, du partage des richesses et des ressources. Tenir tête à l'échelle internationale nous enjoint à acter la fin de l'OTAN, et à impulser une autre coalition diplomatique et de défense à l'échelle européenne. Et à nouer des liens étroits avec les pays du Sud. Vers la VIème République Tout cela ne sera possible que si nous refondons notre République, pour renouer un lien de confiance entre citoyenne, citoyens, institutions, et politiques. Nous devons donner plus de pouvoir direct aux citoyens, notamment avec le RIC, et une meilleure représentativité et diversité des élus, grâce à la parité sociale.

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10.02.2026 à 12:23

France : un budget de sursis pour un régime en crise

William Daunora

Le budget a donc été définitivement adopté lundi 2 février à l'issue d'une séquence qui aura montré l'ampleur de la crise de régime et l'illégitimité du gouvernement. Trois gouvernements, un Premier ministre qui se saborde avant des mobilisations, une loi spéciale et un budget encore unanimement rejeté en commission des finances trois jours avant son adoption via le 49.3… Le pouvoir obtient un sursis. Mais pour combien de temps ?

Hebdo L'Anticapitaliste - 786 (05/02/2026) Copied to clipboard

Un budget de guerre sociale et de guerre tout court

Lecornu l'écrivait aux patrons il y a quinze jours pour les rassurer : « Vous demandiez de la stabilité (…). Ce message a été entendu. » Et « l'ensemble des règles fiscales applicables aux entreprises est stabilisé ». Traduction : ce budget permet de stabiliser la situation politique sans toucher aux plus de 200 milliards d'euros d'aides publiques aux entreprises.

Dans ses grandes lignes, le budget 2025 est reconduit, avec le saupoudrage de quelques millions, que le PS pourra revendiquer (dégel du barème de l'impôt sur le revenu, abattement des retraitéEs maintenu…). Des miettes par rapport au seul poste de dépenses qui augmente : l'armée, avec une hausse de plus de 13 % (de 54 à plus de 60 milliards d'euros).

Le budget 2026 s'offre même la suppression de l'Institut national de la consommation (INC) et de son magazine, 60 millions de consommateurs. En 2025, l'INC, c'est notamment des alertes sur les produits ultratransformés dans l'alimentation pour les enfants, sur la présence de plastifiants dans des huiles d'olive, de pesticides et de fragments plastiques dans les épices, de métaux lourds dans des ­e-cigarettes, sur les manquements des assureurs et sur les poupées sexuelles d'apparence enfantine vendues sur la plateforme Shein…

« Il faut passer à autre chose »

C'est le vœu formulé par Lecornu. La suite va arriver en fait très vite car les prochaines attaques sont déjà sur la table. À commencer par le budget 2027, dont les premières réunions préparatoires auront lieu dès la fin des municipales. Ce budget devra doubler les réductions de dépenses pour tenir l'engagement de réduction du déficit à 4,1 % du PIB en 2027 (contre 5 % en 2026). Ces discussions vont s'ouvrir alors qu'il n'y a toujours pas de majorité. Du coup, une simplification du débat parlementaire est envisagée, « pour fluidifier les débats à venir », selon Yaël Braun-Pivet.

Les patrons sont déjà passés à autre chose. À la nouvelle mouture d'un sous-contrat pour les jeunes notamment : un CDI qui pourrait être rompu sans raison les premières années et payé moins que le SMIC… Vingt ans après, c'est le retour du Contrat première embauche (CPE). Mais le CPE, en 2006, c'est aussi la dernière grande victoire d'un mouvement social d'ampleur… Plus que jamais, l'enjeu est de remettre ça. (Lire à ce sujet notre dossier page 5.) Comment repartir ?

La séquence qui se ferme avec l'adoption du budget ne clôt pas la crise politique. Et le risque que le RN accède au pouvoir est plus que jamais là. Les choix d'alliance du PS avec le gouvernement nous rapprochent de l'abîme.

Nous avons besoin de maintenir la perspective de l'unité politique autour d'un programme de rupture et de reprendre le chemin de la rue et des luttes. Dans les projections de François Bayrou, la baisse la plus importante des dépenses devait être réalisée en 2026 pour pouvoir lâcher du lest l'année de la présidentielle. Même si nous n'avons pas fait plier le gouvernement, ce sont bien nos mobilisations de l'automne et nos résistances de ces dernières années qui ont poussé le gouvernement à diviser par deux la réduction du déficit initialement prévue.

Il n'y aura pas de sortie de crise sans son approfondissement par nos mobilisations. Les municipales peuvent être l'occasion de construire des fronts antifascistes, de popularisation et de soutien aux luttes à l'échelle locale. Dès la journée de grève féministe du 8 mars, nous pouvons faire converger les différents fronts de notre solidarité internationale (Iran, Ukraine, Palestine, Venezuela, etc.) et antimilitariste. On ne passera pas à autre chose tant qu'on n'aura pas mis un coup d'arrêt aux projets de ce gouvernement !

Willam Donaura

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10.02.2026 à 12:22

État espagnol : régularisation de 500 000 travailleurEuses sans-papiers !

Louison Le Guen

Le gouvernement espagnol a décidé de mettre en œuvre un processus de régularisation de personnes migrantes qui travaillent actuellement sur le territoire de l'État espagnol mais qui sont en situation irrégulière.

3 février 2026 | tiré d'Europe solidaire sans frontières Louison Le Guen | Crédit Photo. Photothèque Rouge https://europe-solidaire.org/spip.php?article77978

Il s'agira de mettre en place un permis de séjour initial d'un an qui ouvrira la voie à une régularisation permanente. Cela devrait permettre à quelque 500 000 étrangers d'obtenir un permis de travail et de séjour à moyen terme.

Décret royal

Pour aller vite et contourner l'écueil d'une farouche opposition du PP (Partido Popular, droite réactionnaire), Sánchez a choisi de passer par la voie d'un décret royal, approuvé par le Conseil des ministres, évitant ainsi un affrontement parlementaire dans un contexte de majorité relative. Cette démarche du pouvoir répond à une initiative législative populaire (ILP) qui avait recueilli plus de 700 000 signatures certifiées début 2025, et fait suite à une négociation entre le gouvernement et Podemos (parti de gauche radicale).

Nos camarades d'Anticapitalistas ont accueilli favorablement cette mesure : « Après des années de pression de la part du mouvement de régularisation, le gouvernement a annoncé la promulgation d'un décret royal qui ouvrirait la voie à la régularisation de milliers de migrants sans-papiers. Les anticapitalistes, dans l'attente des détails précis du décret, se joignent aux organisations politiques, sociales et syndicales qui saluent cette annonce. Dans un contexte de montée du racisme à l'échelle mondiale, toute mesure visant à améliorer les conditions de vie des personnes issues de l'immigration profite à l'ensemble de la classe ouvrière. »

Vigilance !

Bien entendu, pas question pour eux d'accorder un blanc-seing à un gouvernement social-libéral qui a fait ses preuves de gestionnaire du capital ! C'est pourquoi « il est nécessaire de poursuivre l'approfondissement de ces mesures et de lutter contre les obstacles que la droite et l'extrême droite tenteront d'opposer à leur mise en œuvre. Il est indispensable de progresser vers la pleine réalisation des droits politiques de toutes les personnes vivant et travaillant en Espagne, à l'échelle européenne et mondiale. Par ailleurs, si de telles mesures facilitent la vie de milliers de personnes, elles ne résolvent pas, à elles seules, les problèmes découlant du racisme et de l'exploitation capitaliste. (…) Les problèmes liés à la hausse du coût de la vie, au logement et à la stagnation des salaires, ou encore les problèmes d'ordre démocratique, tels que le renforcement des pouvoirs de police et l'autoritarisme d'État, ou l'existence de lois ségrégationnistes comme la loi sur l'immigration et de structures carcérales comme les CIE (Centres de rétention administrative pour migrants). »

Un exemple à suivre ?

Dans un contexte européen (et mondial) où le modèle dominant est l'hostilité envers les migrantEs, la chasse aux migrantEs étant une activité partagée par les gouvernements autoritaires ou formellement démocratiques du monde entier, nous ne pouvons que nous féliciter d'une telle mesure, quelles qu'en soient les limites et les pièges (en termes de tri des migrantEs notamment). Il est de notre responsabilité politique de repasser à l'offensive pour la régularisation des sans-papiers, notamment en nous inscrivant dans la préparation des manifestations du mois de mars à l'initiative de la Marche des solidarités.

Louison Le Guen P.-S.

• Hebdo L'Anticapitaliste - 786 (05/02/2026). Publié le Mardi 3 février 2026 à 18h04 : https://lanticapitaliste.org/actualite/antiracisme/espagne-regularisation-de-500-000-travailleureuses-sans-papiers

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