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REGROUPEMENT DES MÉDIAS CRITIQUES DE GAUCHE (QUEBEC)

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10.02.2026 à 13:57

La bestialité coloniale en Algérie !

Omar Haddadou

Que le lecteur (trice) m'absolve de circonscrire cet écrit, pondu promptement, et lui conférer le caractère d'un commentaire, un ressenti émanant de mon for intérieur. Que suggèrent ces 2 photo-archives poignantes, prises pendant la guerre d'Algérie 1954-1962 ?

De Paris, Omar HADDADOU

Gardons-nous de revenir sur les tenants et l'aboutissants de la violence de cette guerre que d'aucuns continuent à qualifier abjectement « d'Evénements ». Si tel est le cas, les Historiens logeraient alors les barbaries du Nazisme en France (1939-1945) à la même enseigne ! Anthropologiquement, l'Homme persécuté se mue toujours en oppresseur, colon prédateur, despote insatiable, une fois affranchi du joug qui le condamnait auparavant à l'asservissement.

Revenons à ces photos ! On y voit, sur la première, un jeune algérien torse nu (On aurait dit Marlon Brando) ligoté comme une bête sauvage par des Parachutistes français, fiers d'exhiber leur proie aux photographes. Indéniablement, c'est séquence passage à tabac pour lui faire cracher le morceau. Car une bataille urbaine ne se gagne que par l'efficacité d'un Service de Renseignements agissant.

Le Résistant (e) obéit à la logique de la lutte contre l'envahisseur. L'Envahisseur aux dispositions de la colonisation ! Dont la torture pratiquée en Algérie avec ignominie. Le captif est sommé par le Front de Libération Nationale (FLN) de ne pas passer aux aveux au minimum 24 heures après sa chute.

Cela permet au Réseau clandestin de disparaitre dans la nature. Les tortionnaires que l'on voit sur la photo le savent et n'hésitent pas à passer à la vitesse supérieure par des méthodes épouvantables pour lui tirer les vers du nez.

En Algérie, dans chaque immeuble, il y a des mémoires vivantes qui vous racontent cette horreur ! Des voisins (es) portent encore les cicatrices de la torture. Il suffit d'exhumer le contexte pour qu'ils vous exhibent la traçabilité de l'atrocité.

Sur ce support historique poussiéreux en noir et blanc, il y a le Donneur d'ordres et les Exécutants de la sale besogne. Le chef n'a pas jugé utile de se mettre en face le photographe. Il est conscient de l'ignominie dont il est l'artisan. Une protection contre son intégrité physique ? Un cas de conscience ? Ce qui demeure patent, est le fait qu'il Il torture un mortel, lui le mortel !

Sa posture de Cowboy suffisant rappelle fidèlement celle des SS dans la même circonstance. Le jeune conscrit qui se trouve derrière, scrute le sol, méditatif, refusant de cautionner la cruauté. Ce pays où les gens s'abreuvent des vertus psychologiques vivifiantes du soleil, de la mer et du paysage, n'est pas le sien ! Il s'y trouve embaqué pour trucider sa population et baliser la campagne de domination et de spoliation.

La deuxième photo est l'indice imprescriptible par excellence de « la civilisation » introduite en Algérie par la France. En la considérant, on comprend pourquoi elle se garde de regarder son passé colonial en face. La Gégène ! Phonétiquement, ça donne déjà des frissons.

Le Peuple algérien d'alors l'a subie ! Son évocation est déjà un trépas ! Une abomination de la culture occidentale que les médias français et les Politiques éludent, tant elle est infamante ! Une métastase dans la République !

La boite qui fait souffrir le sujet par une forte décharge électrique. Le corps de la victime bien ligoté, les bourreaux l'incrustent dans le creux des pneus, faisant office de bassin, et déclenchent la Gégène ! A y voir de plus près, le Parachutiste ployé au milieu de la chambre semble se délecter de la prise de photo. Son regard traduit sa volonté à se mettre fièrement en évidence et à immortaliser ce moment de persécution et de domination. Les photos de ces péripéties sinistres, comme des milliers d'autres, ne figureront jamais dans les manuels scolaires des enfants en Hexagone.

Je pensais que la grandeur d'une Nation est celle qui se consigne avec ses gloires et ses tares ! Voilà un avant-goût des « bienfaits » du colonialisme français en Algérie. O.H

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10.02.2026 à 13:52

Le fantôme de Hannah Arendt peut-il nous aider à comprendre ce qui se passe avec Mister Cheetos Univers ? Quelques extraits ici et là.

Marc Simard

Probablement pas en ce qui concerne la psychologie du personnage. Cependant, son œuvre peut nous permettre de questionner notre manière de comprendre le totalitarisme du 20e siècle et, qui sait, peut-être celui du 21e siècle. Commençons par quelques points. Pour Arendt, le système totalitaire (…)

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10.02.2026 à 12:38

Allemagne - Siemens Energy : une déléguée du personnel indésirable

Gerhard Klas

Le Conseil du travail de Nuremberg aurait dû se prononcer dès le 9 janvier sur une injonction provisoire qui aurait permis à Isabella Paape, déléguée du personnel et membre du syndicat IG Metall, d'accéder à nouveau aux locaux de l'entreprise et à l'intranet. Elle avait été licenciée sans préavis en novembre, sans motif, et s'était vu interdire l'accès à l'entreprise.

3 février 2026 | tiré d'Inprecor.fr

De toute évidence, l'approche des élections professionnelles n'y est pas pour rien, tout comme la volonté de jouer la montre : sans accès aux locaux de l'entreprise, Mme Paape ne peut mener une campagne efficace pour les élections du comité d'entreprise du 3 mars chez Siemens Energy Global GmbH à Erlangen.

Si elle devait attendre que son recours contre son licenciement abusif soit examiné, dont l'audience de conciliation est prévue début février, une grande partie de la campagne électorale serait déjà terminée. « Je serais de fait exclue de la campagne électorale au sein de l'entreprise », explique la tête de liste « Gemeinsam aktiv » (Actifs ensemble). Son affaire donne déjà le ton pour les élections nationales des comités d'entreprise, qui doivent avoir lieu entre mars et mai 2026.

Le juge du tribunal du travail s'était déclaré en arrêt maladie le 9 janvier, mais avait auparavant proposé un accord à l'amiable, que Isabella Paape et son avocat avaient toutefois refusé, car il n'apportait guère d'amélioration par rapport à la situation actuelle. Le 15 janvier, le tribunal du travail a finalement donné partiellement raison à Isabella Paape. Jusqu'au 5 mars, Siemens doit lui permettre à nouveau d'accéder à l'entreprise les jours ouvrables entre 11 h et 14 h sur les sites d'Erlangen et de Forchheim. « Je je suis très heureuse de pouvoir à nouveau parler en personne avec mes collègues au sein de l'entreprise », déclare Isabella Paape.

Toutefois, elle ne bénéficie pas encore d'une égalité totale de traitement elle n'est toujours pas autorisée à utiliser les moyens de communication numériques de l'entreprise. Sur des sites comme Erlangen, cela représente un inconvénient majeur, car moins d'un tiers des salarié.e.s sont régulièrement présents au bureau, les autres travaillent à domicile ou sont en déplacement à travers le monde. Mme Paape a donc décidé de déposer un recours auprès du tribunal régional du travail par l'intermédiaire de son avocat.

Une sanction ?

Isabella Paape, qui travaille chez Siemens depuis 2002 et militait activement au sein du comité d'entreprise et du syndicat sur le site d'Erlangen, qui compte plus de 7 000 salarié·e·s, a reçu mi-novembre son deuxième congédiement sans préavis, sans qu'aucune raison concrète ne lui soit donnée.

Elle a dû rendre ses outils de travail, tels que son ordinateur portable et son téléphone professionnel, et s'est vu interdire l'accès à l'entreprise. Elle avait déjà reçu un premier avis de licenciement en juin 2025. Cependant, le comité d'entreprise n'ayant pas donné son accord à ce licenciement, la direction n'a pas poursuivi sa démarche. Siemens aurait dû saisir le tribunal du travail afin de substituer à l'opposition du comité d'entreprise une décision d'approbation du tribunal. Mais l''affaire aurait alors été rendue publique.

Ce n'est qu'en novembre que le deuxième licenciement sans préavis d'Isabella Paape a reçu une l'approbation du comité d'entreprise. La question de savoir si le comité d'entreprise a été consulté dans les règles n'est apparemment pas encore tranchée. À ce jour, Isabella Paape n'a toujours pas été informée des motifs de son licenciement.

Motif de licenciement inconnu

I.Paape et ses nombreux soutiens reprochent à l'entreprise de vouloir la réduire au silence en raison de son implication au sein du comité d'entreprise et de son engagement critique au sein de l'entreprise.

I.Paape est membre du comité d'entreprise depuis plus de dix ans. En 2022, elle a lancé la liste syndicale « Gemeinsam aktiv » (Actifs ensemble) pour les élections au comité d'entreprise qui a remporté deux sièges dès le premier tour. Depuis, ces élu·es se sont imposé·es par leur sérieux et leur compétence comme des représentant.e.s à l'écoute des préoccupations des travailleuses et des travailleurs. Ils ont par exemple obtenu que le montant de la prime de rendement soit nettement revu à la hausse, ce qui a permis à nombre de salarié.es de toucher davantage d'argent. Avec des événements en ligne, des consultations des collègues et via l'intranet, la liste a su s'imposer auprès du personnel et pourrait remporter d'autres sièges encore au comité d'entreprise lors des prochaines élections en mars.

Est-ce pour cette raison qu'Isabella Paape a été licenciée ? « À notre connaissance, aucun incident ne justifie objectivement une mesure aussi extrême », déclarent ses collègues de la liste. « Nous considérons donc ce licenciement comme une attaque contre le travail engagé du comité d'entreprise et comme une tentative d'affaiblir les voix critiques et actives au sein de cette instance. »

MCis comme certains membres du comité d'entreprise du site d'Erlangen ont manifestement approuvé la demande de licenciement présentée par l'employeur, les voix critiques qualifient ces derniers de « jaunes » qui ont préféré défendre les intérêts de la direction plutôt que de représenter de manière indépendante les intérêts des salariés.

Le fait qu'un comité d'entreprise approuve le licenciement de l'un de ses propres membres sans en exposer les raisons de manière transparente et sans les soumettre à un examen public est considéré dans les milieux syndicaux comme une violation du principe de solidarité. Dans sa prise de position sur cette affaire, le syndicat GEW (éducation et sciences) d'Erlangen dénonce une « attitude contraire à la solidarité et juridiquement contestable ».

Solidarité

Le GEW a déjà condamné publiquement ce licenciement fin novembre, y voyant un « coup porté à ceux et celles, qui sont la grande majorité, qui n'ont rien d'autre à vendre pour gagner leur vie que leur force de travail ».

Une pétition a également été lancée dans le but de faire annuler ce licenciement et de permettre à Isabella Paape de se présenter aux prochaines élections du comité d'entreprise. La fédération régionale du DGB de Moyenne-Franconie lui a emboîté le pas début décembre. Estimant notamment que « certaines dispositions importantes régissant la cogestion n'avaient pas été correctement appliquées », elle a exigé « l'annulation immédiate du licenciement sans préavis d'Isabella Paape ». Mi-décembre, le syndicat IG Metall Erlangen a suivi le mouvement après un vote unanime de son assemblée des délégué·es et a « instamment appelé les parties concernées à respecter les dispositions légales ».

Malgré son licenciement, Mme Paape a finalement confirmé fin décembre sa nouvelle candidature au comité d'entreprise et se présente en tête de liste. « Même dans des conditions difficiles, nous continuerons à travailler activement sur les questions qui préoccupent beaucoup d'entre nous au quotidien, qu'il s'agisse de la garantir la rémunération tarifaire prévue par la convention collective, de l'augmentation de la charge de travail, des questions relatives au temps partiel pour les salarié.e.s âgé.s. et au régime de retraite complémentaire de l'entreprise, ou encore de la pérennité des sites et des réorganisations », explique la liste « Gemeinsam aktiv » (Actifs ensemble).

« Notre mobilisation », ajoutent les autres membres de la liste, « suscite de plus en plus l'attention des médias ». Selon eux, de nombreuses personnes, tant au sein de Siemens Energy qu'à l'extérieur, « observent attentivement ce qui se passe et comment la direction réagit face à un comité d'entreprise critique et mobilisé. Cela nous encourage à continuer dans cette voie ». Cependant, le harcèlement dont Isabella Paape est victime de la part du comité d'entreprise intimide beaucoup d'autres collègues. « S'ils parviennent à la licencier, plus personne n'osera ouvrir la bouche ici », pronostique l'élue au comité d'entreprise.

Pour signer la pétition : www.openpetition.de/petition/online/betriebsraetin-isabella-paape-kuend….

Publié le 1er février 2026 par Sozialistische Zeitung, traduit pour ESSF par pierre Vandevoorde.

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